Transcription de l’épisode avec Ô Voleur! : Le dégel
Avertissement : Cette transcription est le fruit d'une collaboration avec une intelligence artificielle qui fait de son mieux, mais qui ne saisit pas toujours toutes les "subtilités" de nos discussions. Le fichier audio/vidéo original demeure la seule référence officielle. Si un passage vous semble bizarre, faites confiance à vos oreilles et allez écouter l'épisode !
Hugo Lachance : Hey, bonjour tout le monde ! Nous sommes le 14 avril 2024 et nous sommes à Repentigny, dans Lanaudière. Aujourd'hui, je reçois justement un groupe de Lanaudière. En plus, on a pris des risques pour vous, parce qu’à l’Album Podcast, on aime ça prendre des risques.
Hugo Lachance : Bienvenue tout le monde ! Avant de vous présenter mes invités, je veux juste vous inciter à vous abonner au podcast. J'ai une chaîne YouTube, une page Facebook, je suis sur Threads. Mettez des étoiles sur Spotify et laissez un commentaire; c'est vraiment important et motivant, donc je vous encourage à aller faire ça maintenant. Aujourd'hui, on a une nouveauté : on a tenté quelque chose de vraiment cool et j'ai hâte de voir ce que ça donne pour le résultat. Voilà, je suis avec le groupe Ô Voleur! Bonjour les gars !
Les membres du groupe : Salut !
Hugo Lachance : Je suis avec Marc-André Cyr-Sabourin, Julien Lefort et William McDuff. Écoutez, je tiens à remercier Dominique, parce qu'en ce moment on est chez lui. Dominique Gratton est le batteur de la formation, il est juste là et il nous observe. Les autres membres du groupe, c'est qui ?
Marc-André Cyr-Sabourin : Il y a Dominique Gratton qui est le batteur du groupe, Marc-André Poisson qui est à la basse et au clavier, et Patrick Tremblay à la guitare.
Hugo Lachance : Super ! Je vais présenter les autres en premier parce qu'on va parler de vous autres un par un. Je pose toujours à peu près les mêmes questions; j'aime ça commencer par ça parce que ce qui m'intéresse dans le podcast, c'est vraiment la création. C'est le fun de connaître le parcours des invités pour savoir d'où ils viennent et mieux comprendre où ils sont rendus dans leur travail. Marc-André, c’est un petit gars de où, lui ?
Marc-André Cyr-Sabourin : Moi, je viens de Le Gardeur, qui fait maintenant partie de Repentigny. Mais je viens de Saint-Sulpice maintenant; j'aime toujours dire que c'est la ville des frères Rougeau. J'ai grandi dans le quartier et j'ai toujours habité dans Lanaudière. Je suis né à Le Gardeur et toutes les fois que j'ai migré, c'était dans Lanaudière.
Hugo Lachance : Cool ! Moi aussi j'habite maintenant Lanaudière, c'est ma troisième année à Repentigny. Ton album d'enfance, Marc-André ?
Marc-André Cyr-Sabourin : D'enfance, c'est dur à dire parce que j'ai écouté beaucoup de choses. La première cassette que j'ai vraiment achetée avec mon propre argent, c'est Pigeons d'argile de Kevin Parent. J'ai vraiment beaucoup écouté ça. Après ça, mon frère et moi, on a acheté des CD. Ce qu'on a vraiment écouté beaucoup, c'était Jagged Little Pill d'Alanis Morissette, Tragic Kingdom de No Doubt et The Score des Fugees. C'étaient nos trois albums achetés au Walmart avec notre argent de poche.
Hugo Lachance : Et ton album d'adolescence ?
Marc-André Cyr-Sabourin : C’est tellement difficile à dire, ça peut être une période. Je suis un méga fan de Faith No More. J'ai écouté tous leurs albums, mais Angel Dust est un album qui, même s'il sonne daté, vieillit bien et ne perd pas son identité au fil du temps. Ça ne sonne pas juste comme une relique, c'est un album exceptionnel et c'est un de mes préférés.
Hugo Lachance : Qu'est-ce qui jouait chez vous ?
Marc-André Cyr-Sabourin : Chez ma mère, c'était du Chuck Berry, de la musique Motown, les Beatles, Marvin Gaye, Lionel Richie, Michou.
Hugo Lachance : Julien, même question : un petit gars de où ?
Julien Lefort : Repentigny aussi. Maintenant, je suis à Saint-Félix-de-Valois. Je suis encore dans Lanaudière, mais aux limites.
Hugo Lachance : Ton album d'enfance ?
Julien Lefort : La première cassette que j'ai achetée avec mon argent, c'est L'école du micro d'argent d'IAM. C'est excellent et ça jouait tout le temps.
Hugo Lachance : Et ton album d'adolescence ?
Julien Lefort : Je dirais que c'est sûrement The Great Southern Trendkill de Pantera. J'aime demander les albums d'adolescence parce que ce sont souvent des albums phares qui nous suivent toute notre vie.
Hugo Lachance : Qu'est-ce qui jouait chez vous ?
Julien Lefort : Du Francis Cabrel, du Santana, beaucoup de Stevie Ray Vaughan et beaucoup de blues. Ma famille n'est pas composée de musiciens, mais ce sont des mélomanes qui écoutaient beaucoup de musique.
Hugo Lachance : Dans Ô Voleur!, tu es guitariste. Ton premier instrument ?
Julien Lefort : Le trombone à l'école. J'ai joué de la basse aussi avant de jouer de la guitare.
Hugo Lachance : William, même chose : ton album d'enfance ?
William McDuff : Je ne possédais pas vraiment d'album étant enfant, c'est venu plus à l'adolescence. Mais un album qui revenait beaucoup quand j'étais très jeune, c'était le premier CD des Backstreet Boys. Ma petite sœur avait aussi le premier CD des Spice Girls, donc j'ai entendu ça pas mal souvent chez nous.
Hugo Lachance : Ton album d'adolescence ?
William McDuff : Il y a trois albums qui m'ont pas mal marqué : ...And Justice for All de Metallica, The Hills of Modern Man de Spice Icon et 2001 de Dr. Dre.
Hugo Lachance : Qu'est-ce qui jouait chez vous ?
William McDuff : Mon père est musicien, il chante et joue de la guitare. Il jouait pas mal de Bryan Adams, Gowan, Melissa Etheridge, Rush et beaucoup de The Police. C’était assez varié, tendance classic rock.
Hugo Lachance : Tu es guitariste dans Ô Voleur! et tu fais les choeurs. Ton premier instrument ?
William McDuff : La guitare. J'ai joué de la basse et de la contrebasse aussi au secondaire.
Hugo Lachance : Marc-André, selon ta bio, tu t'occupais de gérer Reanimator et d'organiser des spectacles dans Lanaudière avec le Laudier Rock Crew (LRCC).
Marc-André Cyr-Sabourin : Ça a commencé parce que j'avais des amis qui avaient un groupe qui s'appelait As a River et un autre de métal mélodique, Shades of Dust. Patrick, le chanteur de Reanimator, était le meilleur ami du petit frère de mon meilleur ami au secondaire. J'organisais déjà des shows et j'ai commencé à les plugger. Ça a levé super vite pour Reanimator parce qu'il n'y avait pas mille bands de thrash métal old school et les gens avaient le goût d'entendre ça.
Hugo Lachance : Tu as ensuite fondé un projet mathcore influencé par Dillinger Escape Plan et Refused. C'est là que Julien est entré en scène ?
Julien Lefort : Avant de faire de la musique avec Marc-André, je jouais dans Reanimator et lui bookait le band, donc on se côtoyait tout le temps. Test Your Might a vraiment été le moment où on a commencé à créer ensemble. On est des chums de longue date.
Marc-André Cyr-Sabourin : On gravitait tous autour de la même clique, tout le monde travaillait ou étudiait à l'école de musique de Repentigny. On a commencé à jammer dans un local. C'est mort tranquillement quand on a commencé à enregistrer l'album. On avait des tracks de drum tapées dans une chapelle à Saint-Alphonse-Rodriguez, mais il y a eu une panne de courant et ça n'a jamais été plus loin. On avait aussi des différends créatifs sur la suite.
Hugo Lachance : Julien, tu as commencé à la batterie dans Ô Voleur! ?
Julien Lefort : On a commencé guitare-guitare-voix. J'essayais de convaincre tout le monde qu'on n'avait pas besoin de batteur, mais c'était surtout parce que c'était compliqué d'en trouver un. J'ai donc fait le switch de la guitare à la batterie, et Patrick est venu prendre ma place à la guitare pendant une courte période.
Marc-André Cyr-Sabourin : Ça a été long avant qu'on trouve Dominique. Quand William a emménagé dans le coin, j'ai su tout de suite que je voulais qu'il joue dans le band.
Hugo Lachance : William, tu jouais dans Salvation, qui est devenu un groupe de death technique ?
William McDuff : J'avais 14 ans quand j'ai vu mon premier show de métal organisé par Marc-André au Vieux Palais de l'Assomption. Il y avait Reanimator et on a fait : « Faut faire ça ! ». On a monté un band dans un sous-sol et c'est devenu plus death technique avec le temps.
Hugo Lachance : Comment a évolué la scène musicale dans Lanaudière ?
Marc-André Cyr-Sabourin : En 2003, on s'est croisés au show de Groovy Aardvark au Vieux Palais. Il y avait une forte scène emo et pop-punk avec des bands comme September Falling ou La Querelle. On peut aussi nommer Hugo Mudie, Yesterday's Ring. Il y avait des shows mythiques chez le Père Georges à l'Assomption; c'était une cabane à sucre qu'on louait hors saison. Plume Latraverse a aussi enregistré deux ou trois albums dans un studio maison à Repentigny, pas loin de chez nous. On salue Joël Desmarais-Racine qui en parle dans son podcast.
Hugo Lachance : D'où vient ce nom, « Ô Voleur! » ?
Marc-André Cyr-Sabourin : Ça vient de journées d'obstination ! C'était épouvantable de trouver un nom. On était quatre quand on a fini par s'entendre. On aimait l'idée de la ponctuation et le jeu de mots avec le « Ô » exclamatif. On n'est absolument pas un band de rock chrétien, mais j'aimais l'image de Jésus et des voleurs de chaque côté : le bon et le mauvais voleur. Il y avait un aspect divin là-dedans.
Hugo Lachance : À quel moment avez-vous réalisé que vous teniez quelque chose de solide pour un album ?
Marc-André Cyr-Sabourin : On se voyait une fois par mois dans mon sous-sol. J'ai dit aux gars : « J'ai déjà eu un band qui ne s'est pas rendu à l'album, alors au pire, on tape l'album et si ça s'arrête après, au moins on aura fait quelque chose ». Le fait de s'être dit ça, et l'arrivée de Patrick, nous a donné une nouvelle motivation.
Julien Lefort : Avec des tounes à présenter, c'est plus facile de convaincre des gens de rejoindre le groupe.
William McDuff : Au début, c'était vraiment un projet de composition à trois. On écrivait des tounes sans ego, on faisait juste ce qu'on avait le goût de faire. On a eu peur que la formule change en passant à six membres, mais ça fonctionne tout aussi bien. On a un dévouement pour la chanson.
Hugo Lachance : Le titre de l'album : Le dégel.
Marc-André Cyr-Sabourin : C'est venu d'un brainstorm. Le titre de travail était Fret pendant un bout. Finalement, le dégel est devenu un thème central. Il y a le thème de l'hiver, du froid, de la tempête. C'est un album hivernal. La pandémie nous a donné l'impression d'un hiver perpétuel qui a duré pendant toute la création de l'album.
Julien Lefort : J'aime aussi l'ambiguïté du dégel, dans le sens de la sobriété.
Marc-André Cyr-Sabourin : Il y a eu des périodes de gel et de dégel dans la composition. Il y a trois nouveaux papas dans le groupe, donc ça amène des changements de vie. On ne voulait pas faire un album concept, mais l'état mental, le fait de passer d'un stade de froideur à celui d'aller mieux, relie toutes les chansons.
Hugo Lachance : L'album sort le 15 avril 2024. Le lancement se fera au Vieux Palais de l'Assomption le 27 avril avec Oktoplut. C'est une production indépendante. William, tu as fait la réalisation ?
William McDuff : Je suis parti de pas grand-chose avec peu de connaissances, j'ai appris avec des vidéos YouTube. On est tous satisfaits du produit final.
Hugo Lachance : Les batteries sont programmées par William ?
William McDuff : Oui, avant l'arrivée de Dominique, on a programmé le drum sur l'album. On a baptisé le programme « D. Peniston ». On a enregistré les guitares et la basse dans des appartements et des sous-sols à Boisbriand.
Marc-André Cyr-Sabourin : Pour les voix, on a dû tout réenregistrer. On avait fait une première session avec Jean-Philippe Lambert, mais je sortais d'un rhume. En rétrospective, ce n'était pas génial. Quand on a recommencé à jamer avec le groupe complet, j'ai réalisé que je chantais beaucoup plus haut et avec plus d'énergie. On a même réécrit la mélodie d'une chanson. Ça a permis d'intégrer beaucoup plus d'harmonies vocales dans toutes les tounes.
Hugo Lachance : L'enregistrement s'est étalé de juin 2022 à janvier 2024 ?
Marc-André Cyr-Sabourin : On a travaillé fort, mais il y a eu des périodes creuses d'un mois ou deux. Quand on s'est donné des objectifs et des dates, ça a déboulé super vite.
Hugo Lachance : Chapitre 9 : Conception de la pochette. La pochette, c'est quoi l'importance que vous accordez au visuel dans le band ? On avait zéro identité visuelle au départ. D'ailleurs, la pochette, attention : un, deux, trois... et voilà ! C'est fou pareil, hein ?
Marc-André Cyr-Sabourin : C'est Pierre-Marc Duguay qui l'a faite. On en a parlé tantôt, j'aimais vraiment ce qu'il avait fait, par exemple avec Octoplut. Je voyais ce qu'il faisait dans son travail, il est graphiste. Comme il travaille de la maison, je le vois travailler depuis longtemps et je trouvais qu'il faisait un travail hallucinant. C'était automatique dans ma tête, et dans celle des gars je pense, d'aller le voir et de lui demander de créer quelque chose. Je pense qu'on lui a donné des indications quand même assez floues; on savait qu'on voulait que ce soit un peu liminal, un peu perdu dans le bois, un paysage un peu sombre et minimal, avec des polices de caractère assez mystérieuses. On lui avait laissé des tounes aussi pour qu'il les écoute, pour qu'il se mette un peu dans l'atmosphère. Il nous avait fait comme six maquettes et elles étaient toutes belles, mais on a choisi celle-là. Ça fait bien, et je pense qu'il a bien respecté l'atmosphère de l'album.
Hugo Lachance : Absolument, le rendu est super beau avec le logo doublé, je pense que c'est ça exact ?
Marc-André Cyr-Sabourin : Ouais, il y a comme un décalage dans le logo pis je pense même que, avec l'image, ça continue d'inspirer. Moi, quand je regarde la pochette, je pense à d'autres tounes et je veux qu'on sonne comme la pochette. Il y a un échange qui se fait entre la musique pis le visuel qui est intéressant.
Hugo Lachance : C'est super intéressant. Donc, c'est quoi le contexte d'écriture ?
Marc-André Cyr-Sabourin : On a écrit six tounes sur sept à trois dans le sous-sol chez nous. Je pense qu'avec la distance entre nous — parce qu'il est à Boisbriand, à 45 minutes, on est comme dans le milieu — il y a eu beaucoup d'échanges de riffs juste par Internet.
Hugo Lachance : Mais comment tu arrives, mettons ? C'est toi qui écris les riffs ?
William McDuff : Tu en écris aussi, c'est assez partagé. La première toune qu'on a écrite, c'est « Le poids de la neige ». Je l'ai écrite au complet, carrément tout. Ça a comme mis une balise pour l'enregistrement avec des shakers que j'avais faits chez nous. J'avais les riffs, mais la première toune n'est pas sur l'album. On ne s'était pas parlé réellement de faire ça.
Hugo Lachance : Chapitre 10 : L'anecdote de la première toune.
Marc-André Cyr-Sabourin : Moi, je suis arrivé avec une espèce d'affaire qui ressemblait à du Dream Theater mais poche, genre ! Je leur ai renvoyé pis ils ont fait comme : « Ouais, ben c'est correct, mais... ». Des fois, c'est un peu gênant d'envoyer un riff. Je ne savais pas à quoi ils s'attendaient. Pis après ça, Will est arrivé avec « Le poids de la neige ». J'ai écouté pis j'étais comme : « OK, je ne suis pas là-dedans pantoute ! ». J'ai écrit « Fabrifieuse » pis je lui ai renvoyé. « Crépuscule » a suivi vraiment pas longtemps après. On avait chacun nos chevaux dans la course au début : lui avait « Fabrifieuse », moi j'avais « Le poids de la neige », pis après ça « Crépuscule ». Après ça, j'ai fait « Tant pis trop peu trop tard ».
William McDuff : Pis là, on a fait « Et moi » plus en collaboration. On l'a faite dans mon sous-sol en live; il y avait une petite idée de riff, mais on a passé l'après-midi pis à la fin de l'après-midi, elle existait. Ça active la mémoire. Tantôt, tu nous as demandé quand est-ce qu'on a commencé à avoir une identité : je pense que c'est quand on a fait « Et moi » ensemble. C'est le premier extrait, ça a placé une balise pis après ça, vous avez construit alentour de ça. C'est drôle parce que ce sont quand même des tounes qui sont vraiment différentes, pas juste dans leur style, mais quand on écoute l'album, c'est un album qui est quand même relativement homogène. Il y a des différences entre les tounes, bien entendu, mais il y a quelque chose dans le vibe qui vient unifier tout.
Hugo Lachance : Ça paraît que vous avez cherché quelque chose pis que vous avez travaillé ensemble. Je commence à comprendre votre méthode de création pis ça paraît que vous avez travaillé pour l'album, parce que ce n'est pas un album qui part dans tous les sens. Il y a un fil conducteur qui est important.
Marc-André Cyr-Sabourin : Je pense qu'on avait une idée du son qu'on voulait assez précise. Je reviens à Angel Dust de Faith No More, mais c'est un peu ça. Les autres ne sont pas des fans de Faith No More pantoute, mais franchement ! Peut-être un peu, je ne sais pas. Mais Angel Dust, c'est un peu comme nous autres, pas pour dire que c'est notre album, mais il y a des tounes vraiment hétérogènes. Il y a quelque chose dans la façon que c'est produit pis dans la cohésion, dans l'idée de comment on veut que l'album sonne, qui fait que tout a un rapport. Prends « Crépuscule » mettons, versus « Et moi » : « Et moi » c'est un peu une toune punk post-hardcore à la At the Drive-In, pis « Crépuscule » c'est vraiment pas ça.
Hugo Lachance : Tu parles d'étiquettes justement, je vous amène là-dessus. Chapitre 11 : Les étiquettes. C'est chiant, mais on n'a pas le choix de passer par là pour le bien-être de nos auditeurs. Alors, c'est quoi les étiquettes qu'on peut coller à Ô Voleur! ?
Marc-André Cyr-Sabourin : On se décrit nous-mêmes comme du sludge, mais c'est très vague ce que ça représente. C'est du sludge, mais ce n'est pas du Mastodon, pis ce n'est pas du Baroness.
Hugo Lachance : J'allais t'en parler, j'ai entendu du Baroness dans une de vos tounes. J'entends du Vulgaire Machin aussi, peut-être avec les voix ? On entend un peu d'influence métal par-ci par-là, il y a quand même de la technique là-dedans. On va découvrir ça ensemble.
Chapitre 12 : SEGMENT : Une chanson après l'autre. On écoute une trentaine de secondes pis je vous laisse jaser des tounes. On commence avec « Le règne minable ».
Hugo Lachance : Chapitre 13 : Le règne minable. Le choix de la première toune est pertinent parce que ça dicte ce qui s'en vient pour le reste. Moi, ce que j'ai isolé comme paroles, c'est : « Les secondes traînent comme immobiles, les étoiles me regardent d'en haut, ça me scie les jambes tellement c'est beau, catatonie existentielle, seul dans mon bateau... ». Seul dans mon château ?
Marc-André Cyr-Sabourin : Dans mon château ! C'est moi qui l'ai écrit, mais ça aurait été meilleur « bateau » ! En fait, ça aurait marché parce que c'est une chanson sur la contemplation, la communion avec la nature, prendre une pause. Comment la nature l'emporte sur tout ce que nous, pauvres humains, pouvons construire. Tu imagines qu'on contrôle des choses, mais dans le fond, on ne contrôle rien.
Hugo Lachance : « Contemplatif », c'est un bon qualificatif pour votre album. Souvent contemplatif pis introspectif. On contemple le dehors pis le dedans. C'est un voyage intérieur et extérieur. C'est une super bonne chanson. « Le règne minable », en fait, c'est la chanson à Pat. C'est la dernière qui a été composée pour l'album. Pat, c'est le guitariste qui est rentré quand Julien est passé à la batterie. Je pense que l'homogénéité est aussi due à la réflexion qu'on a eue pour l'ordre des pièces, le pacing de l'album. C'est important. J'en parlais avec Éric Goulet, il est quasiment obsédé par ça parce que c'est une manière de raconter une histoire. On continue avec « Crépuscule ».
Hugo Lachance : Chapitre 14 : Crépuscule. Félicitations, Will, c'est toi qui as fait le riff ?
William McDuff : Ouais, merci ! Je l'aime gros, celui-là, je trouve que c'est un riff super intéressant.
Hugo Lachance : Ce que j'ai isolé comme paroles : « N'est pas ma faute tout ce qui s'est passé, c'est l'intrus qui est entré chez moi, je voulais pas le tuer, je voulais défendre les enfants, c'est une tragédie ». C'est toi qui as fait les paroles, Marc-André ?
Marc-André Cyr-Sabourin : C'est moi qui ai écrit ce bout-là. Ça m'a surpris dans le texte, cette idée de... À la base, c'était le premier couplet, ça commençait comme ça pis ça s'en allait ailleurs. Ça faisait un peu un Criminal Minds. On a changé d'idée. Mon inspiration, même si je n'avais pas d'enfant à l'époque... mon père m'a toujours dit : « Si jamais quelqu'un fait quelque chose, c'est terrible ce que je vais faire ». Je peux comprendre ça. Ça partait d'une histoire de quelqu'un qui a juste perdu la tête complètement pis qui a fait quelque chose de terrible mais qui se sent justifié. La façon dont Julien écrit les paroles, on sème le doute : est-ce que cette personne-là s'invente tout ça ? C'est peut-être quelqu'un qui est complètement perdu dans son appartement pis qui se fait un scénario pour justifier l'injustifiable. C'est drôle parce que la ligne qui a été choisie, « l'intrus qui est entré chez moi », c'est un peu comme une idée qui rentre dans ta tête pis qui vient tout justifier. On s'habitue à l'idée pis on accepte des choses qu'autrement on n'accepterait pas.
Julien Lefort : Je pense que c'était la toune qui était la plus « storytelling », comme une histoire à raconter. Dans l'ensemble de l'album, le reste était moins comme ça, donc on l'a un peu diluée pour que ce soit moins narratif. Mais c'est la toune la plus métal de l'album.
Hugo Lachance : On y va avec « Le poids de la neige ». Chapitre 15 : Le poids de la neige.
Marc-André Cyr-Sabourin : Ça rejoint le thème de l'hiver, on est vraiment dedans. « On prendra le temps qu'il faut pour s'engourdir, on sort pas par crainte que l'hiver ne s'étire à l'aurore, le poids de la neige se fait sentir ».
Julien Lefort : Ça parle d'avoir peur de s'investir dans quelque chose. Dans le fond, l'hiver finit à un moment donné, rien ne va changer ça. Le poids de la neige qui se fait sentir, c'est quand toute cette pression-là s'accumule. Ça parle aussi de l'élan créatif. Le fait qu'on ait fait ça dans un sous-sol à trois pendant longtemps, c'est quelque chose qu'on ne peut pas contenir éternellement.
Hugo Lachance : Est-ce que tu as écrit les paroles quand vous aviez déjà commencé à jammer ?
Julien Lefort : Les paroles sont apparues après qu'on a commencé à travailler sur la toune. C'était l'hiver, je venais de lire le roman du même nom de Christian Guay-Poliquin. Salut Christian ! Excellent roman. J'avais le goût de... l'art inspire l'art. Il n'y a pas absolument ces mots-là dans le livre, mais la continuité est belle.
Hugo Lachance : Je remarque que non seulement vous chantez ensemble 90 % du temps, mais vous partagez l'écriture des textes. Marc-André Poisson, qui est rentré dans le groupe, est un poète publié, il a beaucoup collaboré. Comment ça se passe ?
Marc-André Cyr-Sabourin : C'est vraiment circonstanciel. Julien a parfois des idées pis son idée est faite, comme pour « Le poids de la neige », personne n'a pensé toucher à ça. Pis des fois, on n'a pas les mêmes moments de création. Pour « Crépuscule », il a fait les paroles pis j'étais pas dedans pantoute, alors Julien l'a fini. On regarde ce que la personne a fait, on essaie de se faire une tête autour pis on valide.
Julien Lefort : On ne s'assoit pas nécessairement pour écrire ensemble, mais on décrète quelle va être l'histoire qu'on veut raconter. Parfois, c'est du point de vue d'un homme ou d'une autre personne. Moi, je sais ce que je veux faire, mais je me bats contre une page blanche. Un moment donné, pour « Le poids de la neige », j'ai pris un crayon pis ça s'est écrit tout seul.
Marc-André Cyr-Sabourin : C'est quasiment de l'écriture automatique. C'est comme si une partie de toi travaille en arrière pendant que tu fais d'autre chose, pis un moment donné, l'idée te tombe dessus.
Hugo Lachance : C'est exactement ça que je veux savoir, c'est pour ça que je fais le podcast !
Julien Lefort : C'est tough parce que tu as l'impression que tu veux attendre que la foudre te frappe, mais les chances sont minces. Des fois, il faut que tu trouves l'orage ! Pis des fois, tu cherches l'orage pis finalement tu te fais juste mouiller dessus. C'est dur de trouver les bons mots pis les bonnes mélodies.
Marc-André Cyr-Sabourin : Une fois, on était chez un ami pis on s'était monté un petit setup. Will a dit : « Les gars, j'ai écrit une nouvelle chanson ! ». Il la joue, les paroles arrivent... on l'a ri longtemps celle-là, on ne la sortira jamais ! On en a quelques-unes de même. On a toujours été ouverts aux idées des autres. « Le poids de la neige », c'est un texte qui est court pour une chanson de 3 minutes pis on a réalisé qu'elle n'avait pas besoin de plus de mots. On y est allés avec la répétition pis l'évolution de la dynamique. Tu n'es pas obligé d'avoir une structure couplet-refrain.
Hugo Lachance : Chapitre 16 : Longue Distance. Distance et voilà.
William McDuff : « Longue Distance », c'est une chanson à Will. En fait, ça a parti... le lead, c'est Julien qui l'a composé. Il a mis ça sur le Google Drive du band où on met plein d'idées, puis il a « dumpé » le riff carrément. C'était une vieille affaire qu'il avait « recordée » un petit peu crasseuse, tout croche, sur un téléphone. J'ai juste repris la mélodie, je trouvais ça bon, puis tout le reste de la toune a découlé « one shot ».
Hugo Lachance : J'entends un petit peu de Mastodon là-dedans, dans le changement de riff avant le vocal. C'est une belle ambiance, je trouve qu'elle est métal un peu quand même.
William McDuff : Ouais, il y a quand même un aspect... le refrain est super écoutable, c'est comme une chanson pop camouflée. C'était mon but avec l'idée. Moi, je ne contribue vraiment pas aux « lyrics », je suis pourri là-dedans, vraiment, donc je leur laisse faire. Mettons que je compose une toune moi-même, je vais leur envoyer avec un « working title » puis souvent j'essaie de trouver de quoi qui donne un « vibe » ou une idée, puis souvent ça « stick ». Ça peut inspirer les autres à aller dans cette thématique-là.
Marc-André Cyr-Sabourin : « Crépuscule » aussi, c'était un titre de travail. Il nous envoyait des riffs puis ça s'appelait « Crépuscule wave », il n'y avait pas de paroles. On écoutait la toune et ça laissait un indice dans ta tête pour la faire progresser.
Hugo Lachance : Ce que j'ai isolé comme texte, c'est : « C'est une mise en abyme, un mal intemporel. Étant mon pire critique, j'essaie d'être rationnel. C'est pas à la logique qu'on répond à l'appel. Franchir la longue distance pour guérir et renaître enfin ». Paroles de Marc-André ? C'est toute toi qui fais ça ? C'est juste pour dire que des fois je sélectionne certains vers puis je les colle ensemble.
Marc-André Cyr-Sabourin : On ne va pas faire une toune sur la téléphonie ! À ce moment-là, quand on a fait cette chanson-là, j'allais mieux qu'un peu avant. Je suis quelqu'un qui a un trouble d'anxiété diagnostiqué. Je suis quelqu'un d'anxieux, mon cerveau pense à 26 choses en même temps tout le temps. Des fois ça doit être fatiguant, mais ça peut générer trop de panique. J'ai fait des crises de panique que je ne fais plus depuis un bout, mais ça parle de partir de ce moment-là où tu ne comprends pas comment tu vas, pour arriver à un moment où tu te comprends et tu passes à autre chose. Ça ne veut pas dire que cette chose-là ne t'habite plus, ça veut dire que tu es plus en contrôle. Ça m'est souvent arrivé de me réveiller la nuit et de dire à ma blonde : « Je pense que je fais une crise de cœur », alors que c'est juste la panique que tu ne sais pas quoi faire avec, et ça te mène à « te coller au sol pour y trouver ton air ». C'est toutes des choses que j'ai faites. En comprenant mon problème, j'ai eu l'impression de devenir une autre personne. Ce n'est pas par la logique qu'on répond à l'appel, dans le sens que tu as besoin d'aide qui est à l'extérieur de toi.
Julien Lefort : Dans les couplets et les refrains, on a une formule pop, puis à chaque fois qu'on passe d'un à l'autre, on se permet une formule un peu plus métal. On finit avec un solo qui « shredde » totalement. C'est elle qui s'écarte un petit peu plus du lot, mais la chaîne ne débarque pas.
William McDuff : Quand j'ai entendu la mélodie sur le drive, je me suis dit que ça sonnait comme un « single », de quoi de vraiment « catchy ». C'est important d'en avoir une selon moi sur l'album.
Marc-André Cyr-Sabourin : On dirait qu'il y a des paires de chansons : « Crépuscule » et « Fébrifuge » vont ensemble; « Le poids de la neige » et « Tant pis trop peu trop tard » vont ensemble. On a tous des « backgrounds » de bands métal qui battent plus, mais on ne voulait pas faire ça. On essaie toujours de s'éloigner du métal, même si on va jamais ne pas en faire. Si je dis à des gens qui écoutent du métal que mon band c'est du métal, ils ont des attentes, mais là on est plus dans le métal mélodique ou alternatif. On a un besoin de rendre la musique accessible par contraste, en ayant une retenue sur comment on déchaîne ce qu'on sait faire. Dans le désir de vouloir faire de la musique francophone qu'on aimerait entendre davantage, on voulait faire de quoi que quelqu'un qui n'est pas dans ces niches-là pourrait écouter au complet. Chanter en français amène d'autres défis, ce sont d'autres codes que l'anglais. C'est une transition pour moi que j'ai encore de la difficulté à faire.
Hugo Lachance : On continue avec Chapitre 17 : Tant pis trop peu trop tard. Là, on est dans une autre ambiance assez hallucinante : « Le temps est si beau et je mets les ciseaux dedans. Attelle les chevaux et puis mets la charrue devant. Tant pis trop peu trop tard, et si l'orage tarde encore, je jette l'éponge ».
Marc-André Cyr-Sabourin : C'est une chanson sur l'autosabotage. Il y avait ça un peu dans « Le poids de la neige » : avoir peur de montrer quelque chose puis aller jusqu'à le saboter. C'est même de provoquer la catastrophe plutôt que de faire face à une éventualité. J'essaie de provoquer l'orage, puis s'il n'arrive pas, je vais juste abandonner. « Attelle les chevaux puis mets la charrue devant », j'aime bien ça.
Hugo Lachance : On entend aussi au niveau vocal que tu utilises des techniques, un genre d'effet d'octaver.
Marc-André Cyr-Sabourin : J'ai une [__] d'effet que je peux aller recréer aussi « live ». J'ai voulu séparer mon micro : un qui est « clean », puis quand je veux faire des effets, je peux les « blender » pour ne pas que ce soit juste une grosse voix. Ça donne une couleur à la prestation.
Hugo Lachance : Autre chose à ajouter là-dessus ?
Marc-André Cyr-Sabourin : C'est la toune « pas de drum ». Mon envie était d'utiliser une progression harmonique très simple et « catchy », mais de la cacher avec un riff principal super lourd. On voulait créer des textures à la place de créer de la structure. Elle est placée en sandwich entre deux chansons. On a essayé de mettre du drum là-dessus longtemps, mais ça ne marchait pas. C'est mieux comme ça, puis ça donne un « break » pour aller pisser pendant les shows.
Hugo Lachance : On y va avec la dernière chanson... l'avant-dernière, je me suis trompé dans mes trucs ! Chapitre 18 : Émoi. Le premier « single » de l'album : « J'ai encore une fois visité le fond du baril de ma dignité. Demain n'est pas à l'agenda et si l'extase frappe à ma porte, je cherche l'éponge ». C'est la première fois dans un album où j'entends deux fois le mot « éponge ».
Marc-André Cyr-Sabourin : Ça a failli être le nom de l'album ! C'est un rappel à « Tant pis trop peu trop tard ». C'est la même mélodie et structure de riff à la fin. « Tant pis trop peu trop tard » est une chanson sur la contre production, et « Émoi » est la chanson sur la raison pour laquelle on est contre productif. Ce n'est pas une chanson sur moi, c'est sur une ou des personnes que je connais, même si je me reconnais là-dedans à une certaine époque. Quand on est musicien, on a tous connu des gens qui étaient trop proches de la bouteille. Ces gens-là ont de la misère à vivre avec le fait que s'ils réalisent leur problème, il va falloir qu'ils changent leur mode de vie. C'est le plus grand deuil. Tu ne peux pas comprendre que tu ne pourras plus aller faire le party, parce que si tu fais le party, tu creuses ta tombe. C'est un point de vue empathique parce que je parle au « je », je me mets à leur place sans dénigrer ni moraliser. C'est une introspection : si j'avais un problème que je ne voulais pas régler, comment je me sentirais ? L'extase vient avec l'angoisse. À la fin, je cherche l'éponge que j'ai jetée avant parce que je suis contreproductif. On ne la trouve jamais, cette éponge. Musicalement, c'est une collaboration entre nous deux. Julien est arrivé avec le « pattern » du premier riff puis on a tout fait de A à Z. C'était quelque chose de plus « mellow » au début, puis on a créé un bon riff « punché » à la fin.
Hugo Lachance : On va passer à la dernière toune. Chapitre 19 : Fébrifuge. Ça me fait penser un peu à Faith No More dans le temps de King for a Day.
William McDuff : C'est la première toune que j'ai composée pour le band. Elle a changé depuis le début; on l'a travaillée en « jam » pour qu'elle respire un peu plus.
Hugo Lachance : J'ai bien aimé ces lignes-là : « Ramène-moi au pays de l'hiver encore... la langue collée au fer brossé du réverbère, ne me sers plus comme avant, je me tais ».
Marc-André Cyr-Sabourin : On voulait éviter d'avoir un discours manipulateur, une langue de bois. C'est comme une « chanson Frankenstein », on a gardé des bouts et on a tout recollé. Elle solidifie la thématique hivernale de l'album avec cette image de la langue collée au fer d'un réverbère qui nous illumine. Au lieu d'utiliser la lumière de la vérité, on reste figé. On expérimentait, on n'était pas des paroliers à la base. On savait pas où on s'en allait, il y avait une angoisse de savoir si ça allait être la bonne toune et les bonnes paroles. On est allés puiser loin à l'intérieur de nous pour donner une authenticité et une vulnérabilité.
Hugo Lachance : Chapitre 20 : SEGMENT : Rafales. Top 3 du moment ?
Julien Lefort : Le « drop » dans « Le poids de la neige », le solo de Will dans « Longue Distance », et le drum dans « Tant pis trop peu trop tard ».
Marc-André Cyr-Sabourin : « Le poids de la neige », « Tant pis trop peu trop tard » et « Longue Distance ».
William McDuff : « Tant pis trop peu trop tard », « Fébrifuge » et « Longue Distance ».
Hugo Lachance : Mon top 3 : « Crépuscule », « Longue Distance » et « Le règne minable ». Meilleure chanson en spectacle ?
Marc-André Cyr-Sabourin : Celle que je ne chante pas ! Non, « Longue Distance », ça rentre tout le temps.
Hugo Lachance : Quelle chanson représente le mieux l'album ?
Marc-André Cyr-Sabourin : C'est « Le règne minable », elle ouvre la porte à ce qui s'en vient.
Hugo Lachance : Où peut-on se procurer l'album ?
Marc-André Cyr-Sabourin : Le 15 avril sur les plateformes. On va avoir des vinyles au concert le 27 avril, il y en aura 49 de disponibles. On va en laisser dans quelques disquaires indépendants comme Nostalgie à Le Gardeur ou le 33 Tours.
Hugo Lachance : Des projets ?
Marc-André Cyr-Sabourin : Un EP de quatre chansons qui est presque complété, avec les trois nouvelles tounes qu'on a faites ici chez Dominique. Après ça, on va peut-être sortir des « singles » pour tâter le pouls.
Hugo Lachance : Chapitre 21 : Le moment du défi!. Quel artiste suggérez-vous ?
Marc-André Cyr-Sabourin : Je dirais Octoplot ou Reanimator !
Hugo Lachance : Merci beaucoup, c'était vraiment cool ! On se quitte avec une performance « live » de « Le règne minable » enregistrée ici même. On se revoit pour un prochain épisode !
Chapitre 22 : PRESTATION LIVE!.