Transcription de l'épisode avec Bad Skin : Bad Skin
Avertissement : Cette transcription est le fruit d'une collaboration avec une intelligence artificielle qui fait de son mieux, mais qui ne saisit pas toujours toutes les "subtilités" de nos discussions. Le fichier audio/vidéo original demeure la seule référence officielle. Si un passage vous semble bizarre, faites confiance à vos oreilles et allez écouter l'épisode !
Hugo Lachance : Nous sommes le 22 mai 2025 à Montréal et aujourd'hui j'ai l'honneur de recevoir Tamara, la guitariste du groupe punk féminin Bad Skin, à L'Album Podcast ! Yes sir ! Bonjour à tous. Avant de vous présenter convenablement mon invitée, ben j'ai des petits remerciements à faire. Tout d'abord, juste pour rappeler que l'épisode est une présentation de La salle des tortues. La salle des tortues, c'est un endroit avec un écran vert qui est juste derrière nous. Alors si vous avez des projets de sketchs d'humour, des trucs corporatifs, des vidéoclips, qu'est-ce qu'on peut faire avec un écran vert, des films, n'importe quoi, alors contactez Véronique Lambert. Vous la trouvez facilement sur les réseaux sociaux. C'est un studio qui est tout équipé : micros, caméras, éclairage, tout est vraiment professionnel. Alors pour toutes vos idées de grandeur, ben passez à La salle des tortues ! Aussi, je tiens à remercier ceux et celles qui se sont abonnés au podcast, ça fait vraiment plaisir.
Pour les autres, je vous invite à vous abonner sur Facebook, Instagram, Spotify, YouTube surtout, laissez des likes, partagez, c'est chiant mais c'est ça la business, vous savez ce que c'est. Alors voilà pour ça. Tamara, bienvenue à L'Album Podcast !
Tamara : Merci, merci ! Très heureuse d'être ici, c'est vraiment cool.
Hugo Lachance : Je suis vraiment content ! Donc Tamara Galdames Morales, alias Dope, bienvenue !
Tamara : Tu l'as bien dit mon nom en plus !
Hugo Lachance : Bah oui, c'est enseigné au secondaire fait que je suis habitué avec tous les noms. Puis fait là, vous revenez d'Angleterre, comment ça s'est passé ?
Tamara : Ça s'est super bien passé mais c'est la vie sur la route, hein, je te dirais. On n'a pas le temps de manger, on n'a pas le temps de dormir, mais c'était vraiment le fun avec les filles, on a vraiment ri tout le long. Ouais, ouais !
Hugo Lachance : OK, puis vous avez fait quoi ? Vous êtes allées comme pour une tournée de promotion ?
Tamara : Ouais, c'est ça exactement. C'était la deuxième tournée en Angleterre, mais c'était notre troisième fois là-bas. C'est juste que la deuxième fois, on est allées faire seulement un festival, c'est le Rebellion Festival. C'est un gros festival qui se déroule à Blackpool en Angleterre. Mais cette fois-ci, on est retournées pour une deuxième tournée puis on a fait cinq villes différentes, cinq jours de suite, fait que c'était intense mais c'était le fun !
Hugo Lachance : Ah ouais, cinq shows en pyjama, cinq soirs ?
Tamara : Oh ouais !
Hugo Lachance : Puis ben, êtes-vous allées en Écosse aussi ? Je pense que ça faisait partie de la tournée.
Tamara : C'est exact, oui, en Écosse aussi.
Hugo Lachance : OK, bon parfait, génial ! Alors je commence toujours en présentant mes invités par les mêmes questions parce qu'on est tous nés quelque part. Alors Tamara, c'est une fille de où ?
Tamara : Ben en fait, moi je suis née à Montréal, ouais, sur le Plateau-Mont-Royal. Mais dans le temps, c'était plus ghetto sur le Plateau. Ouais, c'est dans le temps que Véro et moi on travaillait au Kébrou sûrement, oui, ben ça fait à peu près 29 ans de ça. Puis en fait, j'ai des origines chiliennes, fait que mes deux parents sont chiliens, ok. Fait que je parle espagnol, c'est pas tout le monde qui le sait que je suis latina, mais je suis latina, oui, je suis chilienne.
Hugo Lachance : Il y a quand même ton nom qui te trahit.
Tamara : Exactement, mon nom là, j'arrive c'est direct !
Hugo Lachance : OK, cool ! Et puis ton album d'enfance, le plus loin que tu te souviennes ?
Tamara : Je me rappelle quand je faisais l'épicerie avec ma mère puis on achetait les petits biscuits de Noël avec des brillants verts et roses, ah c'était tellement bon ça ! Puis je me rappelle juste que mes parents écoutaient beaucoup Charles Aznavour, fait que ça c'est vraiment un album de mon enfance, je dirais. Ouais, ouais, ouais.
Hugo Lachance : Puis ton album d'adolescence, celui qui t'a formée ?
Tamara : Ce qui m'a portée à créer le band, c'était beaucoup Nirvana avec Smells Like Teen Spirit, je l'écoutais en boucle. Sinon j'aimais beaucoup le band L7, c'est un all-girl band des États-Unis, puis sinon Courtney Love aussi, Bikini Kill, c'était vraiment les albums que j'écoutais quand j'ai commencé le band.
Hugo Lachance : OK, cool ! Et puis qu'est-ce qui jouait dans le char de tes parents ?
Tamara : La musique latine, ouais, ouais, de la salsa, du meringué, peut-être moins la bachata dans le temps, mais la cumbia aussi, c'est vraiment populaire au Chili la cumbia. Ouais, ouais.
Hugo Lachance : Puis pourtant, ça se reflète pas du tout dans ta musique.
Tamara : Ben non, mais j'essaie tranquillement de composer des chansons en espagnol, c'est comme ma prochaine étape un peu.
Hugo Lachance : OK, fait que là on a sorti une nouvelle chanson, une chanson qui s'appelle Cœur Rebelle, mais en français.
Tamara : Exact !
Hugo Lachance : Mais là on va la faire en... elle est faite en fait, elle est déjà enregistrée en version espagnole aussi, ouais, Corazón Rebelde.
Tamara : C'est une bonne idée par exemple, parce que vous chantez en anglais, vous avez deux chansons en français et celle-là ça sera la troisième en fait, la troisième, ok.
Hugo Lachance : Ah bon, super ! Et puis à quel moment as-tu réalisé que la musique allait être fondamentale pour toi ?
Tamara : Ben depuis que je suis petite en fait. Dans le temps, ça s'appelait Rojo, Fama contra Fama, c'était une émission chilienne. Puis dans le fond, c'était des jeunes, c'était comme un mix concours à la American Idol, puis moi je me rappelle je prenais n'importe quoi pour faire un micro et je chantais. Je le savais depuis que j'étais petite que j'allais être une performeuse, mais quoi exactement, je pensais pas que j'allais avoir un band de rock, ça c'est sûr que je m'attendais pas à ça.
Hugo Lachance : Puis qu'est-ce qui t'a menée au rock ?
Tamara : Ben c'est comme je disais, quand j'ai découvert genre Nirvana puis L7, c'était vraiment comme j'étais comme : « OK, moi je veux faire de la musique organique », ok. Puis c'est ça qui m'a vraiment poussée à faire ça, je voulais jouer de la guitare, je savais même pas jouer de la guitare là, mais...
Hugo Lachance : Ben parce que ma question c'est plus ce que je voulais dire, plus qu'est-ce qui t'a menée vers le punk, parce que vous êtes identifiées comme un band un peu rock punk quand même.
Tamara : Ouais, ben c'est vraiment quand j'ai commencé à aller au Cégep Marie-Victorin, ok, j'ai découvert le rock là-bas même si c'était pas trop populaire. Mais c'est juste que j'ai tellement trippé sur le band Nirvana que j'étais comme : « Oh my God, je veux tellement un band, je veux être dans un band puis je veux jouer de la guitare ! »
Hugo Lachance : C'est parce que moi quand Nevermind est sorti, c'était en 91 je pense, moi j'étais en secondaire 4 ou en secondaire 5, puis c'est fou comment cet album-là a fait un tour puis a séduit carrément une autre génération, c'est incroyable quand même, vraiment. Et puis ton premier instrument, Tamara ?
Tamara : Mon premier instrument, ben c'était le chant, mais après ça j'ai commencé à jouer du piano un petit peu, ok. Après ça ben je voulais jouer de la guitare, mais j'avais tellement des petites mains que j'étais pas capable de jouer de la guitare, j'étais juste pas capable.
Fait que là j'étais comme : « OK, qu'est-ce que je prends que je vais pouvoir adapter à ma taille ? » J'ai dit : « Bon, je vais essayer de jouer du ukulélé. » Fait que j'ai dit à mes parents : « Achetez-moi s'il vous plaît un ukulélé. » Je pense qu'il avait coûté comme 200 dollars, on était partis en road trip avec mes parents à Miami puis j'avais trippé sur un ukulélé dans une boutique puis mes parents ils ont été full fins, ils me l'ont acheté, tu sais.
Fait que là après ça ben je traînais dans les corridors de Marie-Victorin puis je jouais, puis n'importe quelle toune que j'aimais dans ce temps-là, j'étais comme : « OK, je vais la prendre, je vais la jouer. » Puis je la fredonnais, je la jouais, je voulais juste développer en fait le rythme puis pouvoir chanter en même temps de jouer un instrument, puis après ça ben la guitare éventuellement, ouais.
Hugo Lachance : Comment tu es passée à la guitare ? C'est quoi ta première guitare ?
Tamara : C'était une Epiphone blanche, ok, puis my God la pauvre elle a tellement vécu l'enfer parce que je la traînais dans le métro. Dans le temps, j'avais même pas de case de guitare, je la traînais enveloppée dans une serviette, dans une couverture ou dans un drap, puis je la mettais sur ma strap puis je l'amenais de même n'importe où, c'était drôle, ouais vraiment !
Hugo Lachance : Oh cool ! Fait qu'on est ici dans le fond pour parler de ton band, de votre vinyle de Bad Skin, puis dans le fond c'est une compilation si on veut de vos plus grands succès.
Tamara : Exactement.
Hugo Lachance : Avant de parler du vinyle par contre, j'aimerais ça savoir si tu as eu d'autres projets avant Bad Skin.
Tamara : Non, c'est mon seul et unique projet en fait. J'ai toujours voulu avoir un groupe de musique fait que j'ai essayé d'intégrer, d'essayer de faire de la musique avec une coupe de personnes, mais on dirait que je voyais pas leur ambition, je voyais pas que leur ambition matchait mon ambition. Dans ma tête, le band que j'allais créer, je voulais pas que ça soit un band de garage, ok.
Fait que depuis le début je disais : « Bon, nous il faut qu'on pratique minimum quatre fois par semaine. » Dans le temps, les filles avaient même pas 18 ans là, moi je le disais : « On va jouer dans les bars, on va aller faire ci, on va faire ça. » Fait que tu sais, j'ai essayé d'intégrer des groupes avec des gars, ouais, mais des fois les gars on dirait qu'il y avait une autre idée par rapport à moi qui intégrait le band, si tu vois ce que je veux dire, là j'étais comme : « OK bon, eux clairement sont pas dans la musique, sont pas assez sérieux, sont trop sloppy. »
Fait que là je me suis dit que je voulais créer un band à mon image avec un safe space, puis je voulais vraiment appeler le band Bad Skin depuis le début. Fait que personne voulait appeler le band Bad Skin, j'ai dit : « Tu sais quoi ? Je vais le faire moi-même puis on va le nommer Bad Skin ! »
Hugo Lachance : Mais ça, ça se reflète dans votre travail, dans les écrits et dans votre présence médiatique, l'ambition est là, tu es vraiment sérieuse dans ton projet là.
Tamara : Ben merci, oui ça paraît !
Hugo Lachance : Fait qu'évidemment tu es pas toute seule dans le band, non ? Donc toi c'est Dope au chant principal et à la guitare rythmique, il y a Victoria à la guitare lead, il y a Maria à la basse puis Samantha à la batterie, exact.
Tamara : Exact.
Hugo Lachance : Hey on les salue les filles, shoutout les girls ! Il y a des anciens membres aussi, hein ?
Tamara : Oui.
Hugo Lachance : C'est qui ? Est-ce qu'on leur fait un shoutout ou ça s'est mal fini, ou... ?
Tamara : Non, ben pour de vrai jamais en mauvais termes, ok. Puis les filles, ça a comme tout le temps été mes enfants, fait que...
Hugo Lachance : Ah ouais ?
Tamara : Tu sais, puis dans le fond il y a tellement des choses qui peuvent arriver, c'est dur d'avoir un band là ! C'est dur de faire des choix, des fois c'est : « OK, il faut qu'on parte la semaine prochaine à Toronto », puis il faut que ton travail puisse te le permettre, il faut que ton mode de vie puisse te le permettre, puis c'est pas tout le monde qui a cette chance-là ou cette liberté-là. Même nous, il a fallu qu'on s'organise pour faire ce podcast, tu es venue toute seule. Oui, c'est ça, exact, exact.
Hugo Lachance : On va parcourir votre biographie. Formé en 2015, Bad Skin est un groupe punk féminin qui ne laisse personne indifférent. Alimenté par des tenues colorées et une présence scénique explosive, ces quatre musiciennes sont nées pour briser les moules et foncer à toute vitesse dans le monde de la musique. Depuis leur formation, Bad Skin s'est imposé comme une force incontournable de la scène punk, délivrant un message d'authenticité et d'acceptation de soi. Leur crédo : Live Fast Die Punk. Raconte-moi la formation de Bad Skin, comment vous êtes arrivées justement à vous fusionner pour créer le band.
Tamara : Ben merci tout d'abord pour la description, c'était vraiment on the point.
Hugo Lachance : Ben c'est votre biographie, c'est votre texte de bio.
Tamara : Ben merci à mon équipe pour cette bio, beau travail ! En fait, comment Bad Skin a été créé, c'est ça, ouais. Comme je te disais, moi je voulais vraiment un band puis j'avais un girl band dans ma tête, là j'étais comme : « Bon OK, je me fais un band de filles, ça va ressortir du lot. » Dans le temps, il y avait beaucoup beaucoup de bands aussi, puis c'était beaucoup des gars fait que j'étais comme : « Garde, je vais me faire un band de filles, on va prendre avantage du fait qu'on est cute pour essayer de compenser pour le fait qu'on sait pas trop jouer au début ! » Non mais c'est la vérité, c'est la vérité, tu comprends.
Hugo Lachance : Oui, je comprends très bien, tu sais.
Tamara : Fait que j'étais comme : « OK garde, on va faire un band de filles, on va voir ce que ça amène, ça va clairement nous séparer du reste de tous les bands de Montréal. » Euh fait que je me suis dit je me pars un band de filles, mais là dans le temps moi j'habitais à Laval. Moi j'ai déménagé très tôt à Laval, je devais avoir 3 ans je pense, mes parents ils ont acheté une maison là-bas. Fait que là à Laval, il n'y a pas trop de monde qui écoute du punk rock puis il n'y a pas trop de monde qui font de la musique ou qui sont dans la scène, il n'y a pas de scène vraiment là-bas.
Hugo Lachance : Non, pas trop, pas trop.
Tamara : Fait que là je me suis dit : « Bon, c'est où que je peux trouver les bibites de la musique ? » Fait que là j'ai dit bon je vais cibler les cégeps, je savais qu'il y avait des cégeps qui avaient des programmes en musique dont Marie-Victorin, ok. J'ai été à Marie-Victorin, j'ai mis des flyers, j'ai écrit ça à la main, j'ai imprimé ça old school, j'ai coupé les petits numéros comme ça puis tout. Éventuellement, j'ai fait le tour, je mettais ça dans le métro partout où je me disais qu'il pourrait avoir une musicienne qui passe par là puis qui se dise : « Ah, je veux faire ça, ça me tente, let's go ! »
Hugo Lachance : C'était quoi qu'est-ce qui était écrit à peu près là, parce que tu cherchais des musiciennes ?
Tamara : Oui, oui exact, c'était vraiment genre : « Je cherche des filles musiciennes qui veulent partir un band sérieux, pratiques quatre fois par semaine. » Puis dans le temps c'est tellement drôle parce que moi je m'appelais genre Tommy Marley sur Facebook, c'était mon nom dans ce temps-là, puis il y a plein de filles qui pensaient que j'étais un gars, ah ouais ! Parce que je m'appelais Tommy, fait qu'il y a plein de filles qui étaient réticentes, tu comprends. Après ça j'étais comme : « Non, je suis une fille ! » Fait que là finalement, ben vraiment par chance, j'ai trouvé des girls puis éventuellement ben le projet a pris la lumière, ok.
Bon parlant du nom, il y a Mike Cohen pour The Suburban le 3 novembre 2021 qui a écrit là-dessus, d'où vient le nom de Bad Skin ?
Tamara : En fait, c'est vraiment juste parce que je trouve que dans la société, même en tant que femme ou en tant qu'homme, on a beaucoup de pression pour avoir une apparence de magazine. Ouais, fait tu sais quand tu es jeune c'est les boutons, quand tu es vieux c'est les rides, fait que c'était vraiment juste Bad Skin, ok, on s'en fout de tout ça. Puis moi aussi j'ai une condition, ça paraît pas full parce que j'ai réussi à la traiter, mais je fais beaucoup d'eczéma, ok, ouais. Fait que ça, pour moi, ça a vraiment été un gros complexe dans ma vie, mon eczéma puis tout ça, fait j'étais comme : « En plus je fais de l'eczéma, fait que Bad Skin, ok ! »
Hugo Lachance : Ah c'est bon, mais je trouve que c'est un beau nom. Il y a deux aspects dont j'aimerais parler avec toi par rapport au groupe. Le premier c'est comme c'est une mission, hein, vous vous êtes donné pour mission de vous adresser à la future génération et de promouvoir l'importance de la confiance en soi, un message qui résonne fortement et qui a contribué à l'expansion rapide de votre fan base. C'est qui les fans de Bad Skin ?
Tamara : Sincerement, c'est de tout âge, ouais. J'ai des messieurs qui trippent sur Bad Skin puis j'ai des jeunes de 16 ans qui trippent sur le groupe.
Hugo Lachance : OK, dans votre biographie, vous dites vous être donné une mission pour justement donner de la confiance en soi, l'expression, comment vous le faites dans vos paroles, dans votre présentation ?
Tamara : Vraiment, je pense que la mission c'est d'inspirer les gens aussi puis d'inspirer la confiance en soi, ok. Puis moi, une petite fille qui vient puis qui me dit : « Je vais me partir un band parce que je t'ai vue sur le stage », pour vrai pour moi c'est vraiment une grosse récompense. Puis aussi tu sais, les jeunes c'est le futur, ouais, puis je pense que c'est le côté le plus vulnérable qu'on a sur la terre, c'est les animaux puis les enfants, ok. Fait que c'est ça, la mission c'est vraiment d'inspirer les jeunes parce que c'est la future génération.
Hugo Lachance : Puis dans cet article, la performance live de Bad Skin est décrite comme étant explosive, énergétique et électrifiante. Leur show mêle le caractère brut du punk avec une présence scénique captivante, créant une expérience immersive pour le public. À quoi faut-il s'attendre à un show de Bad Skin ?
Tamara : À suer ! Ouais non pour vrai, ouais, on bouge beaucoup, c'est vraiment dynamique, c'est très coloré aussi. Là même là en ce moment, ben là aujourd'hui je suis venue en pyjama, j'espère que ça te dérange pas, mais j'étais pressée fait que je suis partie, je me suis réveillée de même, je suis partie, là tu dors avec des talons, ouais c'est ça. Ça c'est mes pantoufles. Non mais je trouve que c'est important, tu sais, comme le monde paye des fois 10 dollars ou plus cher mettons pour les festivals, je trouve que c'est important qu'on soit habillées sur notre 31 pour le public.
Hugo Lachance : Ben oui ! On va en parler un petit peu de d'ailleurs de votre truc, de votre apparence, parce que je pense que ça fait vraiment partie de votre image, on va y venir. Mais là on parle de shows, parce que là vous avez fait beaucoup quand même, beaucoup de shows, des tournées internationales comme on disait tantôt, de jouer au Royaume-Uni, au Rebellion Festival, une performance remarquée au plus grand festival punk du monde. C'est quoi le Rebellion Festival ? Je connais pas.
Tamara : C'est vraiment un gros festival de punk, c'est à Blackpool en Angleterre, c'est vraiment cool, ok ouais ouais ouais.
Hugo Lachance : Fait que vous avez joué là-bas puis ça a bien marché ?
Tamara : Ouais, ça a vraiment bien marché, vraiment ouais ouais. Non mais avez-vous une fan base là-bas, tu commences à voir les résultats ? Ouais, vraiment tranquillement pas vite, mais c'était vraiment le fun là, c'était le fun de voir des vrais punks, ouais, ouais, ouais, des "oï" là, c'est là que ça se passe !
Hugo Lachance : Vous avez joué, vous avez joué au Spike Festival en Bulgarie, au Summerfest aux États-Unis, première partie de The Romantics. C'est où ça le Summerfest ?
Tamara : Le Summerfest c'est au Wisconsin, à Milwaukee, tellement une belle place ! La vibe, le monde sont full chaleureux, il fait chaud. Non, c'était vraiment c'était super bien organisé aussi, c'était vraiment ça, je pense que c'est un des plus gros festivals des États-Unis là, ok ouais.
Hugo Lachance : Festival en Suède, donc tournée Royaume-Uni/Écosse qui est prévue, et puis c'est quoi, c'est quoi les moments clés de ces tournées-là ? Est-ce qu'il y a des moments qui sont arrivés où vous vous êtes dit : « Ah, il y a quelque chose qui se passe pour Bad Skin ? »
Tamara : Euh ben tu sais en fait, dès qu'on a l'opportunité d'aller ailleurs puis qu'on a les fonds pour le faire, on va le faire. C'est sûr qu'il faut que ça soit quand même assez stratégique, tu sais. Mais les moments clés, c'est vraiment quand tu vois comment les gens réagissent, ok, à la performance, quand le monde est dedans, le monde trippe tout ça.
Puis après ça, moi pour de vrai je trouve c'est tellement important comme artiste de prendre le temps de descendre du stage, d'aller voir ton public, d'interagir avec le public, de comprendre : est-ce que vous avez aimé ça, est-ce que vous avez trippé, c'est quoi votre feedback ? On prend des photos, partagez sur les réseaux sociaux, ça c'est vraiment je trouve que c'est le moment clé là.
Hugo Lachance : Vous vous occupez de votre public, vous entretenez bien votre public.
Tamara : 100 %, c'est le plus important.
Hugo Lachance : Je regarde tout ça, j'ai parcouru votre site web, je regarde les textes, les tournées que vous avez faites. Comment vous gérez Bad Skin, est-ce que c'est toi qui est derrière tout ça ou vous avez... est-ce que c'est toi et ton équipe ou vous avez un label ?
Tamara : Ouais, on a une compagnie de disques, ça s'appelle Dance Plant Records. Mais ils ne sont pas spécialisés dans le rock nécessairement, ils ont vraiment des artistes de tout genre, ouais. Mais c'est en grande partie pourquoi on est capables de financer la plupart de nos projets, c'est vraiment grâce à eux, ok.
Puis dans le fond, comment ça a parti, c'est vraiment moi qui prenais des cours de guitare, tu sais, dans le temps que je traînais ma guitare dans les draps parce que je savais pas jouer. Fait tu sais, il y avait un de mes amis qui était comme : « Ah, il y a un cours de guitare là-bas à 10 pièces. » OK on y va ! « Ah, il y a un cours de guitare là-bas qui est gratuit », je suis comme : « On y va, si c'est gratuit on y va ! »
Puis là, le monsieur qui donnait les cours de guitare, ben c'était le monsieur qui possède la compagnie de disques, le propriétaire de la compagnie de disques. Fait que là, moi je suis arrivée là avec mes rêves, je disais : « Je vais avoir un band de filles, ça va être la plus grosse affaire tu vas voir ! », puis là je mettais de la sauce puis tout ça. Puis il a dit : « Ah ouais, elle est folle ! »
Ah ouais, là je suis partie, un mois plus tard j'ai dit : « Bon, je les ai trouvées les girls, là on part le band, c'est là là ! » Il a dit : « OK, montrez-moi what's up. » On est allées dans le studio, dans le sous-sol d'un de mes amis, on a joué une coupe de tounes tout de travers puis il était comme : « OK, c'est bon, on part ça ! »
Hugo Lachance : Fait que c'est un peu eux qui sont derrière la scène, mais c'est plus moi qui vais dire : « OK go, on y vai », puis on y va, puis là les filles sont comme : « OK ouais, on y va ». C'est ton projet à toi chapeauté par le lab, ouais, exact, ok super.
Donc vous avez fait aussi plusieurs festivals au Canada : Le Phoque OFF, Music 4 Cancer, Rock La Cauze, FestiVoix, etc., etc., puis le Festival du Gros Gras.
Tamara : Oh, malheureusement qui a été annulé !
Hugo Lachance : On devait jouer ensemble, je sais, je suis tellement triste là ! Ben oui, j'étais content, ok on va se rencontrer, on va jouer ensemble, le Gros Gras a été annulé, ouais, rest in peace, on vous aime, on se reprendra pour ça. Mais ça, vous avez joué à Toronto comme ça, fait que finalement ça roule bien votre affaire.
Tamara : Oui, ça roule bien quand même, ouais.
Hugo Lachance : Il y a Sébastien Tacheron, le 21 juin 2017 pour Daily Rock, je te cite, Tamara : « Rouge à lèvres et pantalons troués, nous essayons de faire revivre le Punk Rock tout en projetant une image rebelle et à l’encontre des normes de la société. » Ça, parlons-en de l'image que vous projetez. Donc vous avez un look un peu glam rock, punk pop avec une attitude badass. En quoi ça vous définit votre look, parce que votre image est quand même forte, il y a un côté évidemment que je vais dire sexy dans tout ça, vous jouez là-dessus, comment ça vous définit cette image-là, pourquoi avoir choisi cette image-là ?
Tamara : Ben je pense que ça a vraiment commencé tranquillement, là. Tu sais, j'ai toujours aimé aussi faire de la couture, customiser mes vêtements aussi. Là j'ai un petit peu plus d'argent fait que là je peux m'acheter des trucs un petit peu plus flayés, mais dans le temps je faisais de la couture, je rajoutais les spikes, je collais, je peinturais même les patchs puis je les collais, tu sais.
Fait que ça a toujours été un peu ancré en moi, la fashion, j'aime quand même la fashion, fait que là j'ai dit : « Bon, comment je peux intégrer ça dans le band puis que ça nous fasse ressortir du lot aussi en même temps ? » Les gens méritent aussi qu'on soit bien habillées quand on vient chanter, ouais.
Fait que ça a été comme un peu... ça s'est développé avec le temps puis là j'ai vu que ça marchait, j'ai vu que le monde aimait ça quand on coordonnait nos outfits. Le monde se rappelle du band aussi parce qu'on coordonne nos outfits, fait que c'est vraiment juste pour que le monde s'en rappelle puis qu'on ressorte du lot, là.
Hugo Lachance : Et puis, c'est qui tes idoles dans le fashion rock ?
Tamara : Moi je sais pas pour vrai, je m'inspire de pas mal tout, je te dirais, je m'inspire de vraiment de tout, ok.
Hugo Lachance : Parce que dans toutes vos pochettes, parce que vous avez sorti plusieurs singles, je pense deux albums, ouais deux ou trois albums, le look est vraiment important, l'attitude est vraiment importante, ça, ça paraît, ça transparaît dans vos vidéoclips aussi. Fait puis tu en fais une partie toi-même, parce que là vous vous organisez là-dedans là, c'est toi qui diriges le look des autres ou... ?
Tamara : Ben à mettons on va y aller à mettons comme là en Angleterre, là j'étais là, il fallait que... c'est quatre filles fait que cinq journées, fait que c'est 4 x 5, c'est 20 outfits, ah ouais ! Ok, oui quand même, ok. Mais j'ai une garde-robe là, tu la verrais, je suis vraiment folle, coordonnée par couleur puis tout là, genre des jupes je dois en avoir 50 minimum, ok. Fait tu sais comme on y va même un peu comme : « OK, cette journée-là on va s'habiller en vert ».
Hugo Lachance : Mais vous faites ça ensemble, comme... ?
Tamara : Ouais, fait c'est ça, fait là : « OK, on s'habille en vert, ok là demain on s'habille en rose, ok on s'habille en rose », puis là tu sais de quoi ça a l'air, qu'est-ce qui fit, puis là dans les pratiques : « OK, ça va être ça ». Puis non, non, c'est bon parce que c'est bon d'avoir une esthétique aussi, de vendre l'esthétique avec votre produit pour que comme tu dis, les gens s'en rappellent puis se fassent une image de Bad Skin.
Hugo Lachance : Je continue toujours dans le même article : « Le sujet nous tient beaucoup à cœur, car nous avons également subi quelques injustices en tant que femmes au cours de notre carrière. Parfois on nous regarde de haut, mais quand nous sommes sur scène les gens aiment ce que nous faisons et ça montre également aux gens que les filles ont peut êtres aussi rock n roll que les hommes ! Les femmes sont souvent dévalorisées que ce soit au travail ou sur un stage, la discrimination existe vraiment. Heureusement au Québec les gens sont très ouverts d’esprit grâce à notre grande diversité culturelle. Ce qui diminue cette inégalité. Le Rock c’est un terrain miné d’hommes qu’il faut peu à peu conquérir. »
Cet article a été publié en 2017, wow, bien avant le MeToo. Est-ce que tu vois que la scène a évolué ou qu'il y a des efforts qui ont été déployés par le milieu de la musique depuis ce temps ?
Tamara : Ben oui, c'est sûr que oui, oui. Je me rappelle dans le temps, on jouait au Rock Fest pour La Santé Mentale, ouais. Puis on attendait, on faisait juste attendre avant d'embarquer sur le stage, puis il y a un gars d'un band que je nommerai pas, puis je me rappelle même plus c'était quoi exactement, mais il est juste venu de même puis gratuitement il a dit : « Ah, vous faites quoi vous à part être des groupies ? » Ah ouais ! OK.
Mais je pense qu'il savait pas qu'on était dans le lineup aussi, tu sais, fait que là j'étais comme : « OK, genre c'est quoi ce commentaire-là ? » On n'a même pas répondu, puis après ça on a fait notre show, puis il est revenu nous voir puis il a dit : « Hey je savais pas ! », puis genre : « Wow, vous étiez vraiment bonnes », puis tout ça. Fait que j'ai même pas eu besoin de répondre. Toi mon cher ami, on te salue, je t'aime pareil, ok c'est pas grave !
Puis non, puis une autre fois aussi, j'étais au... c'était la graduation de l'ÉTS je pense, puis j'avais des amis qui jouaient là-bas pour le show genre le party de fin de session de graduation, puis ils m'avaient invitée comme invitée spéciale juste pour venir chanter genre deux trois tounes. Fait que là moi j'attendais, tu sais, devant le stage, j'encourageais les gars puis tout ça, puis tu sais genre là il y a un gars, je le regarde comme il est cute, je vais lui parler, là moi je suis pas gênée fait que je lui parle, puis là il me dit... il me dit c'est quoi qu'il me dit, il me dit : « Ouais toi, je pense c'est lui qui m'a dit ça, ouais toi c'est lequel ton chum ? » ou de quoi de même qu'il m'avait dit.
Puis là j'étais comme : « OK, toi tu es plus cute, ok ! » Puis après ça, encore une fois, les gars m'ont appelée, j'ai embarqué sur le stage puis je te jure là, genre tout le monde avait la bouche genre à terre comme ça. Mais tranquillement pas vite, je trouve que ça change.
C'est sûr qu'il y a des festivals des fois que je regarde, je suis comme : « Eh, il y a zéro filles dans le lineup puis c'est comme allô, on est là genre, on a quatre filles dans le band là, qu'est-ce que vous voulez de plus gentil ? » Puis ça fit aussi avec le style. Mais pour de vrai, comme il y a eu du monde qui a essayé de nous mettre des bâtons dans les roues, comme il y a eu du monde qui nous a full aidées aussi dans la scène, dans la scène là tu sais, fait qu'on a eu plus de chance que de situations comme ça, ok ouais.
Hugo Lachance : Mais super, c'est vrai que c'est pas évident pour les filles des fois. Tu sais, même moi j'ai mon épisode avec une invitée, il y en a un qui a mis un commentaire pas rapport, tu sais pas sur l'entrevue, mais sur l'apparence parce que tu étais rendue à un certain âge. Puis là j'ai fait la gaffe d'aller l'envoyer chier un peu puis d'ailleurs on te salue puis c'est ça, fait tu sais on souhaite que les choses évoluent pour la présence féminine partout, qu'il y ait plus de filles sur le stage. Puis vous avez joué au Pouzza Fest aussi, hein ? C'est ça, ouais vraiment, ça fait longtemps, le Pouzza c'est un festival qui est vraiment ouvert là-dessus, super ouvert, ouais, ouais vraiment.
Tamara : Mais tu sais, je trouve que pour vrai, pour moi c'est pas un handicap d'être une femme là, c'est même au contraire !倾Je suis tellement contente d'être une femme, ça m'a tellement menée loin dans la vie puis c'est tellement une de mes forces que je l'utilise à 100 % là. Moi j'ai pas peur d'être sexy puis j'ai travaillé dans les bars quasiment toute ma vie, fait que moi là, quelqu'un qui va me dire un commentaire sur mon apparence, tu es capable de le gérer, ouais, ouais, ouais, 100 %.
Hugo Lachance : On va passer à travers votre discographie dans le fond. Il y a Riot Girl en 2016, c'est un EP, oui. Pussy Power en 2017, ouais un album. Live Fast Die Punk en 2021. Heartbreak Tour en 2022, puis le vinyle 2024 Bad Skin, c'est ça exact, exact, yes. Là, on va commencer à parler de présenter l'album. Ouais, ben en fait j'ai une exclusivité avant tout pour toi. Oui, exact, ben on va avoir un nouvel album qui va sortir bientôt.
Tamara : Ah oui ! Mais là ça devrait déjà être sorti vu que ça va être... Oui probablement, je sais pas, je sais pas où je suis rendu dans mes épisodes, mais je pense que c'est en juillet, oui c'est ça, fait que ça devrait déjà être disponible puis ça va s'appeler Miss Behave, vraiment Miss Behave, ouais. Puis là c'est toutes des nouvelles tounes, ah ouais OK, avec le même lineup ? Ouais, avec le même lineup, ouais, ouais, toutes des nouvelles tounes. Quelques covers aussi, ok. C'est sûrement qu'une coupe de chansons qui vont toutes se retrouver dans l'album, ouais, ah wow, yes !
Hugo Lachance : Donc, oui c'est ça, présentation de l'album. Phinky, le 26 septembre 2021 sur thepunksite.com : « La formation montréalaise Bad Skin évoque un concentré de punk des années 90, s'inspirant de ses ancêtres des années 70 et donnant du fil à retordre aux Runaways. Ce que Shirley Manson et Brody Dalle ont évoqué, ce que Courtney Love a concocté, et même le défi lancé par Hayley Williams, Bad Skin le supporte dès la sortie de son deuxième EP, Live Fast Die Punk. »
Les étiquettes c'est chiant, ok, mais il faut en mettre pour guider les auditeurs. Si on avait à mettre des étiquettes sur Bad Skin pour déterminer le style, ça serait quoi ?
Tamara : Rock, glam, punk, Barbie, Barbie, je sais pas pour de vrai, je sais pas. Non, non mais ça fit, c'est pas mal ça ouais, ok pas mal.
Hugo Lachance : Fait qu'on va y aller alors, le titre est éponyme évidemment parce que c'est une compilation, c'est ça exact, ok. Sorti en 2024, compagnie de disques Dance Plant Records, il y a 10 pistes, puis parlons de la pochette, yes. On peut montrer la pochette, je vous la montre, vous êtes prêts ? Yeah, super belle pochette ! Comment vous avez fait, comment vous avez travaillé la présentation visuelle ?
Tamara : Ben en fait, la jupe puis la plupart des outfits qui sont là, je les ai faits. Comme mettons le short là, c'est de la peinture acrylique puis j'ai écrit des affaires dessus. Ça c'est la jupe, je l'avais déjà, mais j'ai rajouté les petits genres de petits rubans trucs. Puis aussi il y avait un pantalon, mais là je sais pas pourquoi il apparaît pas, mais c'est ça, je voulais dans le fond travailler sur notre branding. Je me suis dit : « Bon garde, quoi de mieux que d'utiliser le rose à notre avantage ? » Fait que j'étais comme : « OK, faut que ça soit rose ».
J'avais trouvé un studio, le studio Focus, qui avait un background tout rose aussi fait que là je me suis dit : « OK, on va prendre des photos là-bas ». Mais ils ont aussi un background blanc au complet, j'ai dit : « Bon, on va prendre des photos sur le background blanc aussi tant qu'à y être ». Puis finalement, ça a donné que comme à La salle des tortues où est-ce qu'on est en ce moment... Yes, exact, exact, fond vert.
Puis c'est ça, fait que ça a vraiment donné comme ça. Même la journée même, je pense la bassiste était même pas censée porter ça, elle a comme switch de linge puis ça a donné que c'était ça le linge qu'il y avait. Ça donne un super beau packaging, il y a un bel insert pour mettre le vinyle, le vinyle rose à l'intérieur, puis bon fait là ça a été sorti. Puis moi je m'intéresse à la composition, comment vous composez les tounes dans Bad Skin ?
Tamara : Ben c'était souvent avec mon ancienne guitariste à mettons, elle arrivait avec un riff puis là j'étais comme : « Ah ça c'est bon ça, ça matche avec le band, ok on va essayer de patenter quelque chose par rapport à ça ». À mettons comme Grey Day, c'est moi qui l'ai composée, j'étais chez nous puis j'ai fredonné quelque chose puis là j'étais comme : « Oh ça j'aime ! »
Mais c'est rare que les paroles viennent avant l'instrumental, mais ça arrive aussi des fois. Comme la toune Grey Day justement, j'étais juste chez nous, j'ai fredonné ça, on a essayé de trouver les accords puis ça a parti comme ça, fait que ça dépend vraiment de la situation, de l'inspiration, de la toune. Je pense qu'aucune toune n'a été composée pareil.
Hugo Lachance : Puis comment tu présentes ta toune au band, genre tu arrives, tu enregistres un petit quelque chose sur ton téléphone ou... ?
Tamara : Ouais, exactement, ça peut être genre guitare sèche avec la voix puis là on travaille par rapport à ça, ok cool. Et puis comment ça s'est passé les sessions d'enregistrement, parce qu'évidemment là-dessus il y en a plusieurs, mais généralement comment ça se passe, où est-ce que vous enregistrez, comment vous procédez en studio ?
Tamara : On enregistre avec Vincent Côté à Sainte-Sophie, ok, dans le Nord. Vraiment un beau studio, il y a un petit studio chez eux dans son sous-sol puis pour de vrai il est vraiment bon le gars là, fait que tout est enregistré là. Ouais, la plupart ouais, ben non il y a une coupe de... peut-être pas les premiers albums, mais le dernier, The Heartbreak Tour, puis après ça ça a tout le temps été là, puis là on change pas de place, c'est sûr qu'on reste là pour le reste des tounes, fait que ouais, chez Vincent Côté chez lui, c'est celui qui réalise dans le fond.
Hugo Lachance : Euh non là c'est pas mal tout fini, puis lui mettons il va dire : « Joue-la de même à la place, on pèse plus de même, on va rajouter une tambourine », il aime bien la tambourine fait qu'on met de la tambourine. Une espèce de co-réalisation avec le producteur, parce que sur le vinyle c'est drôle parce que c'est une compilation, mais on entend les époques. Des fois ça sonne super trash lo-fi, des fois c'est comme produit, une grosse différence entre les tounes. Là ce vinyle-là est sorti, est-ce que ça a été quoi la réponse, est-ce qu'il y a eu des... ça a été quoi la réception de ce vinyle-là, avez-vous eu des commentaires, est-ce que les médias en ont parlé ou c'est un objet promotionnel ?
Tamara : Ben je pense que le monde a vraiment aimé ça parce que le monde attendait vraiment qu'on sorte un vinyle, je me le suis fait demander tellement de fois puis j'étais comme : « Oui, ça s'en vient, ben oui ! » Puis mais j'avais juste pas l'opportunité de le faire ou ça s'adonnait juste pas, puis là finalement on a fait affaire avec une compagnie des États-Unis, puis mais ça c'était avant tout ce qui se passait, tu comprends, c'était pas maintenant, fait que fait que c'est ça. Puis ils nous ont dit : « Garde, on vous offre la chance de le faire », on l'a fait puis le monde a vraiment aimé ça là, ouais.
Vous pouvez penser parce que c'est un gros investissement faire des vinyles, c'est pas... la différence entre presser un vinyle puis presser des CD c'est vraiment, vraiment énorme. Fait tu sais, ça s'était juste pas adonné, puis là ma compagnie de disques a dit : « Garde, on a trouvé peut-être les bonnes personnes pour le faire », j'ai dit : « Let's go, on y va ! »
Moi sincèrement, je suis pas satisfaite à 100 % du vinyle pour être honnête, j'aurais peut-être voulu qu'il soit différent, peut-être les images ou quoi que ce soit. Je suis vraiment contente que le vinyle soit rose par exemple, mais il est en deux couleurs, il y a le rose néon, neon pink, puis il y a le marble pink, mais tu sais en tant qu'artiste on n'est jamais satisfait, on va toujours trouver de quoi, ça finit plus parce qu'il faut passer à autre chose après, exact, exact. Fait que là j'étais comme : « Bon on y va, on le fait », c'est un très beau produit. Ah ben merci, merci, ben il y en a un autre qui s'en vient, j'ai bien hâte d'entendre ça par exemple. Euh est-ce qu'on l'écoute cet album-là ? Yes, let's go on l'écoute ! On va commencer avec la première, c'est White Rabbit.
Tamara : One pill makes you larger, and one pill makes you small. Donc White Rabbit, évidemment, la chanson évolue, hein ? Ça devient plus rock après. Parle-moi de cette chanson-là.
Tamara : Ben en fait, c'est un cover de Jefferson Airplane, là je vous le cacherai pas, bien sûr, bien sûr, bien sûr. Ouais, c'est ça, ben oui, ben oui. C'est un gros classique. J'adore Jefferson Airplane, le côté psychédélique puis tout ça de la toune. Dans le fond, c'est vraiment le monsieur de notre compagnie de disques aussi. Il était tout le temps en train de nous challenger. Il était comme : « Oh, cette toune-là vous devriez la faire, c'est un bon cover puis... » puis tout, puis moi j'étais comme... moi je trippe, je trippe sur Jefferson Airplane.
Fait que j'étais comme : « Bon, on va le faire, on va l'essayer, pourquoi pas ? » Puis j'ai fait la direction artistique aussi du vidéoclip, et j'ai fait aussi... j'ai dirigé, dans le fond, l'histoire derrière la vidéo. Je sais pas si tu l'as vu, si le monde l'a vu, mais...
Hugo Lachance : Non, j'ai pas vu, j'ai regardé quelques-uns, il n'y a pas celui-là.
Tamara : Il est vraiment cool la vidéo, vraiment. Il y a toute une histoire puis il y a un plot twist à la fin, vraiment intéressant. Fait que, ben de toute façon, je vais tout mettre ça dans les commentaires pour ceux qui écoutent sur YouTube, ça va... fait que fait c'est ça. Fait que c'était vraiment juste un défi, là. J'étais comme : « Bon OK, on va on va l'essayer, on va le faire ».
On a enregistré la toune, mais moi j'ai vraiment trippé quand on a fait le vidéoclip, l'histoire. On a fait ça au Manoir Black Swan à... c'est où ça déjà ? C'était où... à... non, pas Kanawaki, l'autre place... non, c'est ça, Chambly. Je m'en rappelle plus, mais Manoir Black Swan, puis c'était tellement beau à l'intérieur.
Fait que là, ma compagnie de disques voulait vraiment un vidéoclip, là moi j'étais comme : « Bon ben ok, on va trouver une toune à un moment donné qui va fiter avec le décor », puis là finalement, ben ça a été tellement cool faire ce vidéoclip-là. Ils m'ont dit : « Vous avez juste 4 h », finalement ça a pris 12 h enregistrer la vidéo, c'est sûr.
Hugo Lachance : Puis c'est dispendieux là, louer cette place-là, c'est comme 300 pièces de l'heure, ouais exact.
Tamara : Fait que là j'étais comme : « Ben non, ça va juste prendre 4 h », finalement 12 h plus tard on a fini la vidéo.
Hugo Lachance : Mais vous êtes contente du résultat ?
Tamara : Ah ouais, vraiment. Puis ça a été le vidéoclip sur YouTube qui a eu le plus de views, là. On a dépassé les 150 500, là. OK, ah ouais, ouais vraiment, vraiment. Ah ok, je suis passé à côté, je vais aller voir ça, je te le promets, c'est sûr et certain, s'il te plaît, j'ai mis full d'efforts dedans.
Hugo Lachance : On passe à la prochaine. Yes, on y va avec Monsters, j'aime bien. Donc Monsters, un... oui c'est chiant, on aimerait les écouter au complet. Non, non, non, je dis pas ça pour ça, j'étais comme : « Ah c'est cute, ça me ça ça me rappelle des souvenirs. » Ben oui, ben oui, ça fait longtemps, ouais. Est-ce que tu écoutes tes albums souvent ?
Tamara : Oh non, je te dirais, parce que j'aime tellement pas la qualité de la production genre du son, là. Mais dans le temps j'étais comme : « Oh, non » puis ouais, mais ça, moi je trouve que ça sonne pas si super. Ah ouais, non, mais c'est ça, c'est on s'entend que c'est pas une hyper production, mais c'est lo-fi, ça fait très ça fait très punk, et des fois ça peut ça peut faire un charme, tu sais.
Quand tu écoutes des tounes du groupe Misfits, c'est sûr tu vas pas là pour la qualité sonore, mais ça donne un charme au produit. Fait que parle-moi de ça, Monsters, c'est qui les monstres ?
Tamara : Les monstres, je pense que c'est vraiment les monstres qui sont dans notre tête, genre, ok. Fait que c'était comme un peu ça la toune, puis c'est tellement drôle parce qu'on savait tellement pas jouer, là. Genre, c'est tellement drôle puis on savait pas qu'est-ce qu'on faisait, notre compagnie de disques nous a juste garrochées en studio puis était comme : « Go, on enregistre un album ! » Puis on l'a fait de même, tu sais.
Dans le temps, j'ai étudié après en technique sonore, mais tu sais même dans le temps, dans le temps c'était tout enregistré dans la même pièce, du coulage partout, c'était vraiment, vraiment là.
Hugo Lachance : Cool quand même, assumé puis mis sur un vinyle aussi.
Tamara : Ouais, ouais, ouais, 100 %. Mais tu sais, c'est ce qui nous définit un peu, puis on a grandi par rapport à ça, tu vois l'évolution aussi, exactement. Puis my God, c'est tellement drôle parce qu'on finit d'enregistrer l'album, cet album-là Pussy Power, puis l'ingénieur est comme : « J'ai tout effacé ! »
Hugo Lachance : Pour vrai ? Oui ?
Tamara : Donc je te le jure, je te le jure, c'est ça l'histoire derrière cette chanson-là. Ah ouais, OK, ah ouais, ouais vraiment, fait qu'on a dû tout recommencer après, pour vrai. Ouais, wow ok, je te dis, l'album a tout été effacé puis recommencé, ouais. Pussy Power, j'espère qu'il vous a pas chargées, non c'était la compagnie de disques, c'est correct.
Hugo Lachance : On continue avec Grey Day, ah oui, great, cute, on change de on change de son, ouais, un petit peu, le son a un petit peu évolué, ouais, ouais, ouais.
Tamara : On s'en venait un petit peu meilleures, là, ouais, parce que là on se rendait plus confortables. Là, c'est le deuxième, le deuxième ouais, c'est... ouais, c'est ça que je cherche en ce moment, ouais c'est le deuxième album, deuxième album 2017, ouais, ouais exact. On savait un petit peu plus qu'est-ce qu'on faisait, on s'en on s'en venait un petit peu mieux aussi pour la composition.
Mais ça, cette chanson-là, je l'ai vraiment écrite chez nous, j'avais rien à faire, c'était tellement plat. J'étais avec mon chum de ce temps-là, il faisait gris dehors, il y a personne qui était disponible pour faire quoi que ce soit, puis j'étais : « Today is a grey day, all my friends are all my friends are working, i know that you are too » puis là c'était comme ça, comme : « OK » puis c'est devenu comme... c'est une des tounes les plus populaires, ouais vraiment. C'est comme votre... ouais, ouais, ouais.
Puis c'est drôle parce que je porte exactement l'outfit que je portais pour ce vidéoclip-là, ouais, ouais, il y a juste pas le chandail que je porte, mais ouais. Puis ça, ça a été tout un défi là, filmer ce vidéoclip-là, là. Ok, parce que moi dans ma tête, j'étais comme : « OK, je veux que le band soit au milieu d'un skatepark puis je veux qu'il y ait des gars autour qui font du skate » puis là j'étais comme : « Où qu'on va faire ça ? »
J'ai essayé d'appeler la ville parce que je voulais filmer ça au skatepark de Van Horne, mais j'ai j'ai fait le tour des skateparks là, mais j'étais comme : « Ah, lui c'est le plus cool, il y a full de graffitis. » Je voulais même faire venir quelqu'un qui allait faire un graffiti Bad Skin, je suis vraiment folle, ok c'est correct, de l'ambition, oh my god.
Fait que là, j'étais comme là on va appeler la ville, moi je voulais faire ça full légalement, tu sais, fait que j'étais comme bon on va faire ça légal, ça me tentait pas que quelqu'un vienne puis qu'il interrompe la moitié du processus, fait que j'ai dit : « Garde, on va essayer d'appeler la ville. » Là, la ville, ils ont rien voulu savoir, ils nous ont jamais répondu, ok.
Fait que là, comme une vraie punk, j'ai dit : « On va y aller, on va le faire, on va y aller le faire pareil ! » Fait que j'ai dit on va se lever le plus tôt possible, je pense qu'on est arrivées à 5 h du matin. J'ai un de mes amis, Mike, qui est venu nous aider à amener les amplis parce que moi j'avais loué des amplis là, full gros, j'avais pas pensé à ça, j'ai comme on va mettre ça dans le trou. Eh, on a fait rentrer ça là-dedans, je sais pas comment, la batterie, tout, toute dans le trou.
Puis là, on a tourné, j'ai fait venir deux gars, il y a un des deux gars que c'est le numéro 1, le skateboarder numéro 1 au Canada, Phil, puis j'ai dit : « Ah, tu as un de tes amis qui pourrait venir aussi puis tout ça, je leur ai fourni genre des chandails Bad Skin. » J'ai dit : « Mettez les pantalons les plus trash que vous avez. » Puis c'est ça comme un peu l'anecdote de ce vidéoclip-là, là, vraiment ouais.
Puis il y a personne qui nous a interrompues finalement, on a pu faire tout le tournage, mais il y avait une coupe de personnes qui étaient comme : « Eh là, vous prenez toute la place, là, les enfants ils veulent... » J'étais comme : « Eh, vous comprenez pas qu'est-ce qu'on fait en ce moment, on fait un vidéoclip là, revenez demain s'il vous plaît, tu comprends, s'il vous plaît ! »
Hugo Lachance : C'est sûr, c'est super cool ça.
Tamara : Ah ouais, ouais, ouais, non mais j'aime ça ton ambition, je trouve ça le fun, ça donne une belle drive, ça propulse ce projet, ça prend du monde comme toi dans un band, ouais, vraiment, vraiment. Mais c'est ça, je me dis des fois, je me dis bon on fait quoi, on fait ça, ok je m'en fous comment qu'on va réussir à le faire, mais on va le faire, comme là si tu as rien, tu auras jamais rien, exact, puis c'est vrai, tellement vrai dans la vie, là. J'ai tellement comme... que des fois on m'a dit non, mais souvent on m'a dit oui, 75 % des chances des fois on me l'a dit oui, puis oh my god, c'est juste trop drôle.
Hugo Lachance : On continue avec une toune que je connais, je connais pas celle-là, non, tu la connais pas, non moi non plus. Plastic fantastic, you can brush my hair and dress me everywhere, imagination, life is your creation. Et voilà, on laisse la suite aux auditeurs, alors c'est quoi le... ouais, pourquoi vous avez décidé de faire ce cover-là ?
Tamara : Ben encore une fois, c'est de la compagnie de disques qui a dit : « Barbie Girl, vous devriez le faire, tu sais, tout le monde connaît cette toune-là puis tout ça », puis tu sais dans le temps, on essaie de se faire connaître aussi un peu, fait que j'ai dit bon, un cover pourquoi pas, tu sais. Je me suis dit on va l'essayer puis c'est un cover qui fit, c'est sûr, hein, ça fit avec Bad Skin, ouais vraiment. Puis je pensais pas que ça allait fiter autant puis que le monde allait autant aimer ça, mais je te jure que des fois il y a des gros messieurs qui sont dans le fond du show puis qui ont la barbe jusqu'au genou, puis ils commencent à chanter Barbie Girl, oh my God, ça c'est la meilleure affaire qui peut arriver, le monde trippe vraiment, ouais, ouais. Est-ce que ça fait l'effet ?
Tamara : Ouais, ouais 100 %, 100 %. Quand on joue cette toune-là, le monde devient malade là, fou là, je te jure c'est trop fou là, mais ça marche aussi avec Bad Skin, avec le look, avec le côté un peu plastique, ça... ouais, exact.
Hugo Lachance : Oh cool, on y va avec une autre toune de Pussy Power, All the drugs. Yes, c'est parce qu'on parle on parle de glam rock, de pop punk, mais celle-là est vraiment... elle fait vraiment penser à tes influences puis L7, vraiment grunge, super grunge.
Tamara : Mais j'ai tout le temps vraiment trippé sur le grunge, puis je trippe encore vraiment plus sur le grunge que le punk, je suis capable de l'apprécier quand même, mais si j'ai le choix, c'est sûr que je choisis le grunge.
Hugo Lachance : OK, moi j'aime bien le son de Pussy Power, my god c'est my god.
Tamara : Ben merci, mais pour moi c'est comme : « Oh, c'est comme ça me fait mal aux oreilles », mais ça me rappelle aussi tellement de bons souvenirs là, vraiment. All the drugs, ça paraît que je savais juste jouer quatre accords.
Hugo Lachance : Bah oui, mais ça fait penser aussi à mes premiers bands au Saguenay, on trippait sur un quatre-pistes, ça sonne de même ouais, le bon vieux temps. Non, puis un passage vraiment, puis cette toune-là je trouve que tu sais il y a des il y a des phrases clés aussi, genre à un moment donné il y a une place où je dis : « Remember that girls can also play guitar », genre, mais on s'entend que avec le titre, on sait tous de quoi je parlais, All the drugs. Ouais, ça... mais est-ce que c'est c'est autobiographique ou... ?
Tamara : Euh non, c'est vraiment juste... j'étais buzzée puis j'ai écrit cette...
Hugo Lachance : Ah ouais OK, ah ouais ouais vraiment, mais je pense je l'ai écrite genre vraiment tard le soir, la plupart de mes de mes inspirations c'est à comme 4 h du matin, c'est là que je suis le plus inspirée, je sais pas pourquoi. Je finis mon chiffre de travail, je suis dans mon char, j'écris des tounes. Ah ouais OK, je l'écris la nuit.
Hugo Lachance : Ah, je l'aime bien moi celle-là. On continue avec Completely Insane, oui, insane, un changement de son, ah ouais tu l'entends clairement. Hey it's me, you say always love and I know, on parle un peu plus de grunge, on on se rapproche de Blink un peu plus, merci. Ça c'est le funketté, oui, oui ouais. Ben non mais tu parlais tantôt que vous aviez un message à livrer, tu sais, à la jeunesse, ben je trouve ça cool que tu assumes tes vieilles tounes, que tu les mettes sur un vinyle parce que tu aurais pu tu aurais pu quand même les les les skipper, là, ouais. Fait tu sais, ça démontre que vous avez un parcours, vous êtes parties de là, vous êtes rendues là, ça fait partie de votre mission, exact, exact, 100 % ouais. Vraiment, alors parle-moi de cette chanson-là, Completely Insane.
Tamara : C'est vraiment dans le fond, c'était un heartbreak, c'est quelqu'un qui m'a cassé le cœur puis j'ai écrit cette chanson-là, ok ouais. Bon ouais, mais de Heartbreak Tour, est-ce qu'on le salue ? Non, non, absolument pas, au moins tu as une chanson à mon père, Guillermo Galdames, le seul et unique homme de ma vie, ah ouais. Guillermo Galdames, on te salue, love you papa, ouais. C'est une bonne bonne, ça c'est quand même 2022 l'album, de Heartbreak Tour ouais, puis il y a vraiment un changement, une évolution au niveau de la composition puis des puis de la production, ça paraît. Puis on... est-ce qu'on écoute l'autre ? Yeah, J'aurais pu t'aimer, ah oui, avec ma vedette, un certain Peake. J'ai compris, je serai jamais assez, comment avancer à force de me comparer avec ton passé, j'aurais pu t'aimer.
Hugo Lachance : Moi je peux dire quelque chose, en français ta voix est différente, ouais hein, ta voix est différente, mais c'est... j'aime beaucoup quand tu chantes en français, je trouve que ça fit, ah ben merci my god, ta voix est plus ben plus naturelle, bien entendu tu sais. Mais je sais pas, ben c'est peut-être juste cette toune-là aussi, mais je pense qu'il y a elle a une texture qui est différente puis j'ai là j'ai bien hâte d'entendre en espagnol aussi, ouais, ouais c'est fou, ben c'est fou comment qu'elle m'envoie en français, en anglais et en espagnol, c'est complètement fou, mais j'aime bien quand tu chantes en français. Ah ben merci, moi aussi j'aime, ouais, ouais ouais, 100 %. Ben oui, oui, oui 100 %, puis tu sais ça fait partie de moi aussi, là tu sais comme le français ça a été important dans ma vie, comme l'espagnol ça a été important dans ma vie, puis comme l'anglais c'est international fait que ça doit faire partie de ma vie, veut pas, absolument.
Mais ouais, je voulais en fait on voulait faire une toune en français, on voulait faire un shoutout au Québec, on est d'ici fait que pourquoi pas, puis qui de mieux que le légendaire Vincent Peake pour venir faire un featuring avec nous, sincèrement, oui, oui, oui. La prochaine la prochaine toune... non mais sérieux shoutout à Vince là, si vous l'avez pas rencontré dans votre vie là, cet homme-là est tellement c'est un gentleman, vraiment, c'est un être... il est trop fin, il est vraiment fin. J'en reviens pas que je l'ai rencontré, j'ai proposé le projet, il m'a dit oui direct, il a demandé rien en retour, il s'est déplacé à notre studio, il est venu faire des back vocals, il est revenu pour faire le vidéoclip, sincèrement là, il aurait pu être il aurait pu être une grosse tête puis me dire : « C'est qui eux ? » puis non puis tout ça, puis voir qu'il a pris le temps puis qu'il nous a donné l'opportunité de créer ce classique-là, que je trouve que c'est juste mémorable.
Hugo Lachance : Ben c'est tu parlais de mission tantôt, lui aussi c'est sa mission d'encourager les bands de la relève aussi, tu sais. Non mais c'est quelqu'un d'extraordinaire Vincent. Oui, d'ailleurs on essaie de de se rencontrer pour faire un épisode de L'Album Podcast je pense depuis 2 ans, mais on va y arriver. Ben il est très occupé, puis même en étant aussi occupé, il a pris le temps de venir faire ça puis c'est tellement un beau projet. Encore une fois, ça va avec The Heartbreak Tour, c'est quelqu'un qui m'a... encore une fois le même gars qui m'a cassé le cœur, mais pour vrai, merci parce que j'ai fait de l'argent grâce à cette chanson-là, fait merci for the heartbreak, i write better songs now, mais ouais ça reste une bonne toune, belle belle production. Puis le vidéoclip, vous l'avez tourné à quelle école ?
Tamara : C'était une école à Blainville ou à Mirabel, ok, ok. J'ai essayé encore une fois, je voulais faire ça à l'UQAM, au Cégep du Vieux, j'ai contacté les organisations puis il y a juste... c'était juste trop compliqué, fallait payer des assurances au cas où qu'il arrive des affaires, tout ça. Fait que là, à un moment donné je suis comme : « Mon dieu, ben ça, ça se fera jamais. »
Moi je voulais, moi puis mon le gars qui... Nicolas Marakas, c'est le gars qui fait tous nos vidéoclips, un très bon ami à moi d'ailleurs, lui aussi il a toujours voulu filmer dans une école, n'importe quel projet il m'a dit : « Un jour on va faire de quoi dans une école », j'ai dit : « Ben c'est cette toune-là ! » Fait qu'on a essayé de tous les côtés d'essayer de trouver une école puis personne approuvait le projet, là. OK, non c'était vraiment pas évident, fait que mais moi, tête dure comme je suis, j'ai pas abandonné, puis là ma bassiste est comme : « Ben moi, ma mère travaille dans une école, elle est psychologue dans une école. » Je suis comme : « Ça te tentait pas de me le dire avant ? Appelle ta mère tout de suite ! »
Fait que là, on appelle Isabelle puis là, sans problème : « On peut vous prêter l'uniforme si vous voulez puis... » Ah ouais mon dieu, c'est cool, ouais vraiment, fait qu'on a été vraiment chanceuses encore une fois. Puis j'avais un peu... tu sais à mettons, si tu regardes bien le vidéoclip, il y a un peu comme des Easter eggs, genre des petites trucs par-ci par-là, tu sais. Vincent Peake dans le fond, au début, les concierges... c'est le concierge, mais c'est un shoutout aussi à Smells Like Teen Spirit de Nirvana, tu comprends ? Exactement, je voulais que ça soit comme un peu comme dans un rêve dans sa tête qui se passe, fait quand qu'il met le CD puis il met ses écouteurs, ben c'est comme son confort pendant que lui il fait son travail, puis c'est comme ça se passe tout dans sa tête un peu, tu sais, fait que c'est c'est vraiment le fun, ouais. Vidéoclip encore là, je vais le mettre dans les dans les dans les commentaires. Écoute on y va, on continue, Clowns for president. Oh, i've seen everything, i've seen it all and I will never trust, Clowns for president. On est encore là, on sent encore des influences grunge.
Tamara : Ah ouais, ouais 100 %, 100 %, 100 %.
Hugo Lachance : Moi je trouve que c'est vraiment comme ça, c'est 2021-22 à peu près, ouais 21. Je trouve que c'est un bon milieu, je trouve, entre Pussy Power puis vos nouvelles compositions, ouais j'aime bien cette toune-là moi.
Tamara : Ah merci, merci, c'est vraiment c'est très politiquement engagé, si je peux dire ça comme ça, oui, Clowns for president. Moi je trouve qu'en tant que société, il faudrait qu'on se supporte plus puis que le monde qui est par-dessus nous, à la fin de la journée, sont juste là pour... ok, pour s'enrichir. Vous vous permettez un commentaire politique ?
Tamara : Ben oui, 100 %. Mais tu sais, c'est pas j'attaque pas ni un ni l'autre, c'est vraiment juste que je pense qu'à la fin de la journée, gauche, droite, en haut, en bas, à la fin de la journée en haut de la pyramide c'est les mêmes gens qui contrôlent tout le monde, fait que tu sais. À la fin de la journée, les différentes les différentes branches politiques, c'est vraiment juste pour nous diviser à la fin de la journée, parce que la personne ils vont quand même prendre les décisions pareilles, tu sais, fait que je trouve qu'il faut s'unir en tant que peuple, puis notre façon de voter, c'est vraiment tous les jours qu'est-ce qu'on consomme, qu'est-ce qu'on consomme pas, c'est notre façon de voter guys, cool. Alors on continue avec We are the girls.
Tamara : Ah ouais, c'est vraiment haut en show, comme je... comme fou, ça c'est récent, ça c'est genre 23 OK ouais, 2023, la production c'est c'est un hit là, c'est très très cool, ah ouais ouais ouais vraiment. Puis tu sais, l'histoire dans ça c'est que je voulais faire comme un girl anthem, ouais, fait que comme Riot Girl, fait là je me suis dit bon j'ai besoin de une... je voulais faire un featuring aussi, ouais.
Fait je me suis dit bon, faut que je trouve une fille qui a la même énergie, les mêmes ambitions, qui est aussi bien connue aussi dans le dans le dans le milieu du rock, fait que là j'ai je me suis dit : « Garde, je pense que je peux essayer de rentrer en contact avec la chanteuse de Rumkicks », ok, c'est un band de la Corée, ok. Mais sont vraiment hot, sérieux là, ouais ouais, sont vraiment hot puis la fille là, c'est un peu comme moi là, tu sais comme continue, tu sais des fois elle a des changements de band puis tout ça, de membres de band, mais elle continue tout le temps à persévérer puis moi ça, je trouve ça vraiment admirable. Fait que je me suis dit : « Garde pour vrai, elle a tellement des couilles cette fille-là, la veux dans... c'est elle qui va faire le featuring avec nous. »
Là, je savais qu'on allait se rencontrer au Rebellion Festival au mois d'août, ok, fait j'ai dit : « Moi je veux faire un vidéoclip cette fois cette journée-là aussi, fait faut que la toune elle soit prête avant le Rebellion Festival. » Fait que là, mais elle habite en Corée, tu sais, fait que là j'étais comme : « Bon ok, on va je vais lui chanter qu'est-ce que... » puis elle parle pas anglais aussi la fille, là, OK ouais, c'est ça, c'est un autre défi aussi là, tu sais. Fait que là, j'ai tout chanté ses parts dans le fond puis j'ai dit : « Enregistre-les puis renvoie-les-nous puis nous on va la mixer. » Comment tu es entrée en contact avec elle vu qu'il y a une barrière de langue ?
Tamara : Euh ben par par écrit, écrit. Mais dans le fond, c'est parce que le monsieur qui s'occupe de nous quand on va en Angleterre, il est ami avec le gars qui lui s'occupe d'eux quand eux vont en Angleterre, fait que ça a été ça un peu la connexion. Fait que j'étais comme : « Oh s'il te plaît, parle à lui pour qu'il aille parler à elle » puis que finalement ça s'est ça s'est donné, là. Elle a enregistré ses backs ses backs vocals, elle nous les a renvoyés en studio, puis même au studio comme le monde qui était là doutait, je veux pas nommer mais le monde doutait, était comme : « Oh il me semble qu'elle chante pas bien puis il me semble qu'il y a quelqu'un de meilleur » puis moi j'étais comme : « Non, c'est ça la vision, c'est ça qu'on a besoin, je vous le dis c'est ça, c'est ça ! » Moi je suis vraiment tête dure, j'étais comme : « Non, c'est ça, c'est ça, c'est ça ! » puis finalement le produit est tellement beau, ça a tellement marché, les gens ont adoré, vraiment là, c'est cool.
Dans le titre, c'est pas écrit featuring Rumkicks, ah bon, on va changer ça tout de suite, ma compagnie je vous appelle direct, mais c'est vraiment bizarre que ça soit pas écrit, mais puis finalement j'ai j'ai fait faire aussi un une image aussi, je voulais quelque chose comme bande dessinée aussi, ouais vraiment, puis on a filmé ça on the spot dans la rue à Blackpool en Angleterre, on a filmé... j'ai fait j'ai amené une petite caméra comme ça puis on l'a filmé comme ça, le vidéoclip dans la rue même, là, cool ouais, c'est une un une de mes plus grosses fiertés cette chanson, parfait, c'est tout, non c'est parfait, on continue avec Fuck you, oh pour finir les...
Hugo Lachance : Fuck you, fuck you. Alors cette chanson-là, de quoi tu... qui qui t'envoie chier comme ça, là ?
Tamara : Je sais pas, tout le monde je pense, ça fait du bien des fois, ouais. Mais c'était vraiment juste... j'étais vraiment en mode rebelle je pense dans cet album-là, j't'en comme : « I'm walking off school with my fucking bad attitude, fuck l'école, fuck tout ! » Je me rappelais juste de moi quand j'étais jeune puis j'étais comme : « Ah, fuck l'école, fuck le monde, genre fuck ce monde de capitalistes là ! » puis c'était comme vraiment... j'ai écrit cette chanson-là par rapport à ça, là ouais.
C'est pour ça que l'album s'appelle Live Fast Die Punk, Live Fast Die Punk, puis c'est tellement drôle parce que tout cet album-là, genre ma voix, je l'ai enregistrée dans une toilette, genre. J'aimais l'écho de la toilette puis on l'a enregistrée de même, mais on n'a pas pensé qu'après ça, l'écho il reste là, tu comprends, c'est mieux d'enregistrer dry puis après ça de mettre... mais c'est un meilleur contrôle, mais ça donne comme je te disais tantôt, cet album-là je trouve que c'est un bon... ça c'est personnel, tu sais, vraiment un bon milieu entre Pussy Power puis les autres, tu sais, je trouve j'aime beaucoup le son justement de la voix un peu grunge, moi ça ça me rappelle des belles années aussi, ben oui, ben oui, ben oui, puis cet album-là non vraiment j'adore, j'adore.
Écoute, on a passé à travers l'album, le vinyle, on va prendre le temps par exemple d'écouter votre nouveau single qui qui est pas sur le vinyle, mais Cœur rebelle : « Dans les rues de ma vie il n'y a pas de contrôle, je crache des mots des feux comme le soleil, j'ai la voix d'une guerrière et un tombeau. » Donc Cœur rebelle, ça paraît encore, vous avez upgradé, ça paraît, vous maîtrisez un petit peu mieux votre son, ouais, chanter en français, ça ça change complètement la la vibe, ouais, puis de quoi tu parles là-dedans, Cœur rebelle ?
Tamara : De suivre son cœur, des ambitions, de jamais arrêter, c'est vraiment ouais, je pense c'est le message que que que tu livres. Ça fait combien de temps ? Une bonne dizaine d'années que ça existe, ouais ça fait 10 ans déjà là, 2025 ça fait 10 ans, ah ouais OK, c'est fou là, ça passe tellement vite, ben oui, hein ? Puis comment tu te sens par rapport à tout ce parcours-là, rendue à 2025 ?
Tamara : Ben je suis vraiment fière, ouais, ouais, j'ai travaillé fort pour vrai puis tu sais, il y a du monde qui croyait pas en moi puis je l'ai fait pareil, puis il y a du monde qui croyait en moi puis merci à Dieu qui m'a envoyé toutes ces bonnes personnes-là.
Hugo Lachance : Moi j'aime bien les gens qui ont cette ambition-là, quand les gens sont fiers de ce qu'ils font, moi c'est quelque chose qui me touche. Pour finir, segment Rafale, ça serait quoi ton top 3 du vinyle mettons, ou des chansons qu'on a écoutées aujourd'hui, ça engage à rien là ?
Tamara : Non, non 100 %, ben J'aurais pu t'aimer 100 %, grâce à la collaboration de Vincent Peake, ça c'est trop mémorable, légendaire. We are the girls 100 %, 100 %, c'est je suis vraiment fière de ces deux-là, mais sinon pour y aller avec quelque chose de plus old school, je pense que Grey Day, vu que le travail de réaliser le vidéoclip ça a vraiment été un tout un défi, fait que ça vaut la peine d'être d'être nommé.
Hugo Lachance : Moi d'habitude je me fais des top 3, mais ça change souvent après avoir entendu les commentaires des artistes, mais moi je te dirais, tu sais comme j'aime bien Monsters, j'aime bien le le vieux son old school, il y a quelque chose, j'ai un lien affectif avec des trucs comme ça. J'aurais pu t'aimer ça sonne vraiment bien aussi puis tu sais, le reste de... je suis moins fan des covers, mais je dirais que We are the girls c'est très bon aussi, ouais, ouais c'est... tu sais ça change tout le temps quand j'entends parler des histoires, mon opinion change là-dessus. Quelle chanson représente le mieux cette cette compilation, si tu avais une toune à faire écouter ?
Tamara : Ben je sais pas pour de vrai, je pense que je vais y aller encore avec... je pense un bon choix, ouais.
Hugo Lachance : Meilleure chanson de ces chansons-là en show ?
Tamara : Barbie Girl, ah ouais je te jure !
Hugo Lachance : Qu'est-ce qui te rend heureuse quand tu regardes cette compile-là ?
Tamara : Euh je sais pas c'est quoi qui me rend heureuse, je sais pas, c'est c'est tellement plein de souvenirs, pour de vrai là, c'est les souvenirs qui me rendent heureuse je pense.
Hugo Lachance : La toune que tu aimes le moins, si tu avais une toune à enlever là-dessus, ce serait laquelle ?
Tamara : Oh OK, attends là, c'est sérieux là, sérieux, écoute, je pense que All the drugs, All the drugs, ok ouais, parce qu'elle est trop simple puis j'aime pas ma voix, le mix, le mix j'aime pas trop le mix.
Hugo Lachance : OK, où peut-on se procurer l'album ?
Tamara : Sur notre page Instagram, il y a un petit lien, tu cliques dessus, ça t'amène direct où il y a le vinyle, ok parfait. Puis qu'est-ce qui s'en vient pour... OK qu'est-ce qui s'en vient, bon ?
Tamara : Ben là cet été, on a quand même des bons shows. Je sais pas si je peux le dire, mais je vais l'annoncer dans le fond, fait qu'une autre exclusivité. Oui, au mois de juillet là, ouais c'est ça, ça va déjà être passé fait que ouais c'est ça, fait que vous le savez déjà qu'on va avoir ouvert pour Billy Corgan de The Smashing Pumpkins, wow ! Ouais je sais, je l'ai même pas mis encore sur ma page Instagram, ben là c'est déjà mis, mais à ce moment-ci c'est pas encore annoncé, Billy Corgan, mais solo ou quoi ?
Tamara : Ben ça s'appelle genre Billy Corgan quelque chose comme ça, il a comme parti un autre band supposément.
Hugo Lachance : C'est où ça ?
Tamara : C'est au Summerfest, ouais, au Wisconsin aux États-Unis, fait quand même fière de ça, puis aussi on va jouer à Cowansville à Soif de Musique, puis aussi ça c'est tellement un beau lineup aussi, je suis fière aussi, Bad Religion et Billy Talent, ouais pas pire, pas pire l'avenir. C'est la fin de l'émission, écoute ben l'avenir semble semble florissant pour pour Bad Skin. Tamara, merci nouvel... oui Tamara, merci beaucoup, merci à toi, ça a été vraiment vraiment cool, vraiment fun, vraiment, je vous souhaite le mieux pour Bad Skin, gracias pour...
Hugo Lachance : Merci à vous les auditeurs, auditrices, oubliez pas d'aller vous abonner s'il vous plaît, ça fait toujours bien plaisir pour tout le travail que ça représente. Un gros shoutout de Véronique Lambert qui nous reçoit pour encore La salle des tortues, si vous avez besoin d'un studio écran vert ou écran comme vous voulez pour tous vos projets de grandeur, ben contactez Véro sur les réseaux sociaux et nous, on se retrouve pour un nouvel épisode de L'Album Podcast, yes !