Transcription de l'épisode avec CAPABLE! : Le désordre organisé
Avertissement : Cette transcription est le fruit d'une collaboration avec une intelligence artificielle qui fait de son mieux, mais qui ne saisit pas toujours toutes les "subtilités" de nos discussions. Le fichier audio/vidéo original demeure la seule référence officielle. Si un passage vous semble bizarre, faites confiance à vos oreilles et allez écouter l'épisode !
Hugo Lachance : Nous sommes le 26 février 2025 à Montréal et c'est le premier podcast que j'enregistre aussitôt, parce que je reçois aujourd'hui un papa punk, et moi aussi je suis papa. Alors je reçois Israël Trudel Denis à L'Album Podcast à 9h le matin. C'est parti ! Bonjour tout le monde ! Je reçois Israël, en fait du groupe CAPABLE!. Mais avant de vous le présenter convenablement, je tiens à remercier tous ceux et celles qui se sont abonnés au podcast. Je vous invite d'ailleurs à aller faire un tour sur YouTube, Apple Podcast, Spotify, Facebook, Instagram, Blue Sky... Les réseaux sociaux sont sans limite. Non, sérieusement, abonnez-vous, c'est un geste qui ne coûte pas cher puis qui fait extrêmement plaisir. Donc faites le tour des plateformes, ce serait très apprécié. Bienvenue à L'Album Podcast ! Ça fait plaisir. On se connaissait déjà, par exemple.
Israël : Ben oui, ça fait longtemps qu'on se connaît. Tu as déjà été mon patron, je pense, à la Roquette.
Hugo Lachance : C'est vrai, c'est vrai, ça fait très longtemps. Quand j'étais semi-gérant à la Roquette, je pense. Je pense que j'étais un meilleur barman que gérant ! Je te remercie d'avoir accepté l'invitation.
Israël :J'avais déjà pensé à faire une capsule par vidéo, par chanson, pour expliquer mes processus de création, puis quand Phil me dit que tu serais intéressé à m'avoir, ben je me suis dit ça va faire la job. Je suis vraiment content, c'est super.
Hugo Lachance : Merci Phil de nous avoir mis en contact. La raison pour laquelle je voulais te parler aussi, c'est le message que tu m'as écrit sur Messenger pour la participation. Je vais le lire parce qu'il y a une raison derrière ça. Le 2 décembre dernier, tu m'écrivais ceci : « Salut Hugo, j'ai pas eu la chance de te croiser hier au GAMIQ, mais Evelyne ta copine (qu'on salue d'ailleurs) et Phil du Clash Podcast (qu'on salue aussi) parlaient de la possibilité de discuter de l'album à ton podcast. J'en serais vraiment ravi. C'est vraiment un album important pour moi côté création, pour moi de signer chez Stomp Records, mais surtout que c'est l'album que j'ai écrit en transition vers la sobriété et le résultat de 20 ans de bûchage dans la scène punk montréalaise à essayer de me tailler une place, une identité. » C'est un message qui m'a fait vraiment plaisir, premièrement parce que cet album semble tellement important pour toi, et deuxièmement que tu me fasses assez confiance pour en discuter au podcast. Quand tu m'as envoyé ton message, j'ai vraiment vu que tu avais envie d'en parler. Tu nous reçois aujourd'hui chez toi.
Israël : Oui, définitivement, c'était le plus facile pour nous deux de faire ça chez nous. Mais qu'est-ce qui est cool, c'est que c'est ici, dans cette pièce même, que j'ai composé toutes les tounes de l'album (sauf une, on en discutera tout à l'heure). C'est vraiment mon bar/musée du jeu de société. C'est mon lieu de création. Pour l'album, c'est la première fois que je travaillais avec une guitare électrique. D'habitude, je travaillais toujours avec une guitare sèche pour composer les chansons, puis je me suis dit que ça suffisait. Je me suis acheté une guit électrique puis un petit ampli pour travailler les chansons. Je pense que ça paraît aussi sur l'album.
Hugo Lachance : Avant de parler de l'album Le désordre organisé, je pose les mêmes questions à tout le monde. Israël, c'est un gars de où ?
Israël : Je viens de Rouyn-Noranda en Abitibi, puis j'ai déménagé à 20 ans à Montréal dans l'espoir de faire du punk, littéralement.
Hugo Lachance : Ton album d'enfance, le plus loin que tu te souviennes ?
Israël : Diane Tremblay... sinon, mettons Green Day, Insomniac, à 11 ans. J'ai écouté ça puis j'étais comme : il n'y avait plus de retour en arrière. C'est drôle de choisir un style tout d'un coup quand ça te marque. C'est ça que je veux, c'est ça que j'aime.
Hugo Lachance : Ton album d'adolescence ?
Israël : Une chanson pour agrémenter vos repas des Marmottes Aplaties, mettons. Excellent choix ! J'écoutais pas mal de Wizo, un band allemand. Puis Atom and His Package, Making Love, qui m'a amené un amour du synth-punk, un peu Nintendo dans le fond.
Hugo Lachance : Qu'est-ce qui jouait dans le char de tes parents ou à la maison ?
Israël : Beaucoup de Francis Cabrel. Mon père c'est un tripeux de Pink Floyd, fait que je l'ai beaucoup écouté. Beaucoup de Québécois, une bonne culture québécoise. Mes parents achètent québécois. Je suis bien élevé avec Gerry Boulet, ces affaires-là. J'ai un beau cadre de Offenbach qui m'inspire quand je compose mes chansons. Le vieux rock québécois, je l'apprécie encore. Beaucoup de trad, de Bottine Souriante.
Hugo Lachance : J'ai vu sur une de tes publications que tu as fait ton entrée au Punk Rock Museum de Las Vegas avec ton ancien groupe. Raconte-nous ça.
Israël : En fait, Hugo Mudie, qui a travaillé sur l'album justement, a des parts dans ce musée-là. Il a envoyé sa fameuse veste qu'il portait dans les Sainte Catherines. Sur cette veste-là, il y avait une pine de « Bonne Journée ». Fait que mon band est au Punk Museum ! J'y vais d'ailleurs en mai, ma blonde pour ma fête m'a acheté des billets. C'est un peu plate d'aller aux États-Unis dans le climat actuel, mais bon, c'est acheté.
Hugo Lachance : Tes anciens projets avant CAPABLE!, c'était « Bonne Journée », mais tu as eu d'autres choses avant ?
Israël : J'ai eu « Bonne Journée » avec Benoît Poirier. C'était mon premier band à Montréal, ma première collaboration avec Hugo Mudie. On a fait une bonne run d'environ 10 ans. Après ça, il est parti dans « Jésus les Filles ». Moi j'ai fait une dépression, ça me tentait de raccrocher ma guitare. Avant ça, j'avais plusieurs bands à Rouyn-Noranda : Ex-Ombre, j'ai joué dans les Prostiputes avec Félix B. Desfossés (le grand historien qu'on salue), puis j'ai joué dans les Sprats aussi. Je fais partie de la scène locale, que ce soit montréalaise ou abitibienne.
Hugo Lachance : Là tu es à Montréal puis tu as fondé CAPABLE!. Raconte-nous l'histoire du band.
Israël : Je m'étais promis de ne plus jouer de musique. Sébastien Pilon, qui venait me voir en show à Rouyn, m'a approché. Il m'a dit qu'il aimerait ça faire de la musique avec moi parce qu'il pense que j'ai un talent pour composer. Je me sentais prêt à reprendre ma guitare. On est partis ça à trois. Max Bonenfant s'est joint au band. On s'est donné comme objectif : si on attend d'être prêts, on ne va jamais rien faire. Go, go, go, on sort ça ! On a fait quatre EP de six tounes de même, puis après 9 ans de carrière, on se rend compte que le band est stable. Fait qu'on s'est dit : c'est le temps de faire un album.
Hugo Lachance : On va nommer la discographie.
Israël : 2016 : Un peu crust, un peu emo. 2017 : Société problème. 2018 : Hot dog chicane. 2021 : Brûle brûle brûle. 2024 : Le désordre organisé.
Hugo Lachance : Je vous ai suivis de loin parce que j'avais un peu écarté le punk de ma vie, mais Phil du Clash Podcast m'en a parlé. J'ai écouté l'album comme il faut puis j'ai vraiment trippé. Finalement, ça fait du bien de se replonger dans ce style-là. Dans le groupe, il y a Israël (guitare, voix), Maxime Bonenfant (basse, voix), Sébastien Pilon (guitare) et Mathieu à la batterie.
Israël : Mathieu est le dernier qui est rentré. Je pense que tu en as parlé à l'autre podcast, mais tu m'avais envoyé une demande à cette époque-là pour drommer dans le band ! J'étais comme « ghosté », mais c'est juste que Mathieu est arrivé, il était parfait, il savait quoi faire.
Hugo Lachance : Je ne savais pas ça ! J'étais dans un moment où je me disais ça serait l'fun d'essayer d'autre chose. Désolé de ne pas avoir répondu. Votre devise « Si on attend d'être prêt, on va jamais rien faire », c'est votre phrase de motivation ?
Israël : Ça représente bien. Quand j'essayais trop d'être prêt dans d'autres bands, ça ne menait à rien. Juste d'essayer d'avancer, ce n'est pas grave si on se trompe. Depuis que je suis dans cette mentalité plus positive, tout va mieux dans ma vie. C'est l'fun d'essayer d'inspirer les gens. C'est un peu la devise de ton podcast aussi. Tu arrives avec tes téléphones, tu filmes le monde, tu fais quelque chose parce que ça te passionne.
Hugo Lachance : D'où vient le nom ?
Israël : Trouver un nom, ce n'est jamais facile. On a essayé la méthode du chapeau, le dictionnaire. CAPABLE!, c'était le deuxième préféré de tout le monde. Qu'est-ce qui est l'fun, c'est qu'on est un band vraiment démocratique. Tout le monde a son mot à dire, on passe au vote pour chaque motion, la majorité l'emporte tout le temps parce que personne n'a un ego plus fort. CAPABLE!, c'était le nom qui ne dérangeait personne.
Hugo Lachance : Comment on crée dans CAPABLE! ?
Israël : Je suis le compositeur principal. Je fais un gros brouillon de toune ici à la maison puis je l'amène au band. Tout le monde met son grain de sel, on la monte ensemble. On jamme une fois par semaine depuis 10 ans. C'est rare les bands qui sont constants comme ça. C'est ma manière de m'exprimer profondément.
Hugo Lachance : Si je te demandais une phrase pour décrire ton groupe maintenant ?
Israël : Semi-pro.
Hugo Lachance : On va présenter l'album. Si tu avais à mettre des étiquettes sur ton band ?
Israël : C'est le style qu'on a inventé : le « crust-emo ». Sinon, c'est un album de punk rock classique francophone.
Hugo Lachance : Titre : Le désordre organisé. Année : 23 février 2024. Compagnie de disque : Stomp RecordsemoIsraël : Je pensais jamais pouvoir signer sur ce label-là qui sort majoritairement des bands anglophones. C'est la plus grande étiquette de disque punk, ska et psychobilly au Canada. On leur a envoyé l'album, puis silence radio pendant 5 mois. On était sur le point de l'envoyer à d'autres compagnies quand ils nous ont réécrit. C'était un gros step d'atteint, je suis fier parce que petit train va loin.
Hugo Lachance : Réalisation : Hugo Mudie et CAPABLE!. Marc Desgagné écrit que Hugo Mudie a dit qu'il vous aiderait à « contrôler votre chaos », ce qui a amené au titre de l'album.
Israël : Hugo m'a invité dans sa cave, dans son mini studio. Il m'a dit : « Ça serait cool si tu arrêtais de suivre la guitare avec ta voix à telle place ». Il nous a donné des trucs pour que ce soit plus catchy. L'album parle de vieillir, de mettre ses affaires en ordre même si on est punk.
Hugo Lachance : Pour les musiciens, Hugo Mudie et Guillaume Melos se rajoutent aux cœurs. Claude Diabo écrit que le fait que les pièces soient chantées en français, c'est « du bonbon ».
Israël : Ce n'est pas un statement, ça me vient tout seul. J'ai écouté WD40, Overbass, GrimSkunk, les Marmottes Aplaties, les Vulgaires Machins. C'est naturel. Chez Stomp, ce n'était pas une barrière. Ils m'ont dit : on aimerait avoir plus de bands montréalais.
Hugo Lachance : Studio : Mountain City Studio. Comment ça marche le financement ?
Israël : On voulait mettre tous nos œufs dans le même panier. On avait quelques milliers de dollars dans la caisse du band à force de vendre des t-shirts et de faire des shows. On ne se paye jamais, tout l'argent retourne dans le band. Stomp nous a aidés à payer une partie après la signature. Adrian et Hugo ont aussi travaillé sur le projet parce qu'ils y croyaient.
Hugo Lachance : Mixage : Adrian Popovic. Mastering : Marc-André Beaudet des Sainte Catherines. La pochette est un dessin de Maxime Bonenfant.
Israël : On voulait faire une photo avec un drone d'objets placés à terre, mais on n'avait pas le temps. Max avait fait un design de t-shirt avec plein de petits objets qui représentaient nos tournées : un pizza-ghetti, un petit Rouyn pour nos racines... On a pris ce design-là pour la pochette.
Hugo Lachance : L'album est une célébration de la musique qui fait du bien quand ça va mal. Un album à propos d'être un punk vieillissant, composé durant la COVID.
Israël : C'était une grosse phase où on a manqué d'interactions sociales. Le monde était au rendez-vous au show de lancement, c'était sold out. Ça m'a fait sentir bien, mais j'ai peur pour le prochain maintenant !
Hugo Lachance : On va passer au segment une chanson après l'autre. On commence avec « Poussière d'étoile ».
Israël : C'est une belle transition entre ce qu'on faisait avant et le nouvel album. Je tripe sur la vulgarisation scientifique de l'univers, Neil deGrasse Tyson. Ça me fait capoter de penser au trou noir au centre de la Voie Lactée, Sagittarius A*. On est juste un speck là-dedans. La vie est courte, profitons-en. C'est notre kick-off de jam pour réchauffer la voix.
Hugo Lachance : On poursuit avec « Bras dessus sous de bras ». On s'arrête là. Tu parles de la relève punk, c'est cool.
Israël : Il y a une effervescence de jeunes punks à Montréal en ce moment, comme Conflit Majeur. Je veux qu'il y ait une relève quand je vais arrêter. Collaborer, c'est la meilleure affaire. Cette chanson-là m'est venue en rêve. Je chantais en anglais dans mon rêve, puis j'ai sorti le premier riff en français après ma sieste. C'est un hommage aux Bouncing Souls. Le titre est une inside joke : on se disait souvent qu'on allait voir des bands pour être « bras dessus sous de bras ».
Hugo Lachance : Je viens de voir ton tatouage de Perlin !
Israël : C'est l'épisode de Passe-Partout où il montre sa caisse à bière. On a tous des souvenirs de jeunesse.
Hugo Lachance : On continue avec « Nulle part ailleurs ».
Israël : Une toune qui a pris 20 ans à composer. J'ai traîné ces riffs depuis l'époque de Bonne Journée. Le lead au milieu, c'est inspiré de Secret of Mana sur Super Nintendo. J'essayais de devenir meilleur à la guit électrique. C'est une chanson sur l'inclusion, je nomme les « non-binaires ». Les shows punks sont des safe spaces pour moi.
Hugo Lachance : On passe à « Tout ce que j'ai ». Tu parles de ta sobriété.
Israël : C'est une célébration de la scène locale. Je droppe une ligne d'Overbass. J'étais encore toxicomane quand j'ai écrit celle-là, mais j'en prenais conscience. Ça me stressait de jouer sub, mais maintenant je ne suis plus jamais anxieux avant de jouer. Je gère. Ça fait partie de vieillir.
Hugo Lachance : On continue avec « Punk famille ».
Israël : Composée en grande partie par Max Bonenfant. Je voulais parler de sobriété, mais il n'était pas d'accord, fait qu'on a parlé de la scène montréalaise, les jeans noirs et les manches coupées. C'est un gros succès avec le public en show.
Hugo Lachance : On y va avec « Uvave ».
Israël : C'est « Une vie à vivre ». C'est le Yolo en français. C'est le wake-up call que je me suis donné quand j'avais la COVID, séquestré dans ma cave. Je me suis dit « j'arrête de boire ». Cette fois-là, c'était la vraie. J'ai vu tous les bénéfices : mon fils fait une crise et je suis capable de gérer, mon ben va mieux, mes relations aussi.
Hugo Lachance : On continue avec « Mercredi sans écran ».
Israël : Avec l'arrêt de boisson viennent les problèmes d'anxiété. Les médias sociaux m'affectaient beaucoup. Ma blonde et moi on a instauré les mercredis sans écran pour jouer à des jeux de société. Je parle de jouer au crib. C'est un moment privilégié.
Hugo Lachance : « Punk différent ». C'est quoi un punk différent ?
Israël : Je me sens vieillir. Je travaille dans un bureau avec mon mollet et mes jeans patchés, ça clash. Quand j'ai commencé, c'était pour me rebeller contre mes parents. Maintenant, j'essaie d'être punk en aidant les gens, en étant inclusif. L'attitude punk évolue avec la personne.
Hugo Lachance : On poursuit avec « Galerie ».
Israël : C'est la toune pandémique. Le seul moyen de voir du monde, c'était sur nos galeries. C'était un moment émotionnellement intense de pouvoir se revoir dehors.
Hugo Lachance : « Jamais si près du but ». Tu parles d'exploiter sa créativité.
Israël : Il ne faut pas être jaloux du succès des autres, il faut le célébrer. J'ai volé la ligne à un album de RV Benoît. Petit train va loin si tu fixes des objectifs réalisables.
Hugo Lachance : On termine avec « T-shirt préféré ».
Israël : Mon fils est autiste, et on a eu la discussion sur la vie et la mort. Ça m'a mis à l'envers pendant trois mois. C'est une chanson à récapitulation, comme le trad. Je mélange les objets insignifiants qui nous sont chers avec les choses importantes comme notre enfant. C'était une toune libératrice.
Hugo Lachance : Rafale ! Ton top 3 de l'album ?
Israël : Brûle brûle brûle, T-shirt préféré, puis Nulle part ailleurs.
Hugo Lachance : Quelle chanson représente le mieux cet album ?
Israël : « Bras dessus sous de bras ».
Hugo Lachance : Qu'est-ce qui te rend heureux ?
Israël : C'est la consécration de beaucoup d'années de travail. Je suis au top de ma game.
Hugo Lachance : Une toune à sacrifier ?
Israël : « Mercredi sans écran », parce qu'elle tombe flat en show.
Hugo Lachance : Où se procurer l'album ?
Israël : Sur Bandcamp et chez les disquaires. Il est juste en vinyle.
Hugo Lachance : Merci beaucoup Israël !