Transcription de l'épisode avec Patrick Bourdon : BOURDON

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Avertissement : Cette transcription est le fruit d'une collaboration avec une intelligence artificielle qui fait de son mieux, mais qui ne saisit pas toujours toutes les "subtilités" de nos discussions.  Le fichier audio/vidéo original demeure la seule référence officielle. Si un passage vous semble bizarre, faites confiance à vos oreilles et allez écouter l'épisode !


0:00 Hugo Lachance : Nous sommes le 16 mars 2025 en provenance de la salle des tortues à Montréal et aujourd'hui on se met en mode country parce que je reçois un de mes coups de cœur instantanés de la musique Country Folk. Alors, je reçois Patrick Bourdon à l'album podcast.  Et bonjour à tous, bienvenue à l'album podcast. Je vais commencer par les remerciements d'usage. Alors je remercie tous les nouveaux abonnés autant sur YouTube que sur les réseaux sociaux Instagram, Facebook. Venez nous rejoindre, prenez un petit 2 secondes pour vous abonner. Ça coûte rien puis ça fait extrêmement plaisir.

0:53 Hugo Lachance : Alors merci à toutes les nouveaux abonnés. Cet épisode est commandité par la microbrasserie Hopéra. Hopéra c'est une gagne fantastique à Jonquière. Ils ont un restaurant bar sur la rue Saint-Dominique vraiment sympathique et aussi une usine où ils brassent leurs bières que vous pouvez visiter. Vous pouvez aller voir les fermenteurs qui sont nommés à des groupes de la scène locale. Vous allez voir, c'est vraiment cool. Ils ont aussi évidemment des super bons produits. Leurs bières sont vraiment excellentes. Alors, je remercie Vlad et toute son équipe de commanditer cet épisode.

1:23 Hugo Lachance : Aussi, un gros merci à la salle des tortues, c'est l'endroit où est-ce qu'on se trouve en ce moment. Si vous avez besoin d'une salle écran vert pour n'importe quel genre de tournage, vidéoclip corporatif, humour, n'importe quoi, c'est un studio qui est tout équipé, caméra, son, lumière, c'est vraiment une chouette place et Véronique va vous accueillir. Alors, les liens sont dans la description ou sinon, fouillez sur les réseaux sociaux : la salle des tortues. Merci beaucoup Véro, c'est vraiment chouette.

Chapitre 2 : SEGMENT : Présentation de l'artiste

1:59 Hugo Lachance : Aujourd'hui, je suis avec Patrick Bourdon. Bienvenue à l'album podcast.

2:02 Patrick Bourdon : Salut Hugo, ça va ?

2:03 Hugo Lachance : Oui, ça va toi ?

2:04 Patrick Bourdon : Bien sûr, ça va bien. Merci de l'invitation.

2:06 Hugo Lachance : Écoute, on est ici pour parler de ton album Bourdon. Ça fait 6 mois qu'il est sorti environ.

2:09 Patrick Bourdon : Ouais, sorti en octobre.

2:13 Hugo Lachance : OK. Puis comment ça se passe pour ton album ?

2:15 Patrick Bourdon : Ça se passe bien. Pas mal de shows qui s'en viennent quand même pour l'été. Là, pendant l'hiver, c'était assez tranquille. J'étais sur le booking justement pour essayer de donner une vie à ça pendant l'année à venir. Mais ouais. Non, ça se passe bien. Une coupe d'entrevues comme ça justement, j'en suis bien content.

2:28 Hugo Lachance : Super. Moi, je t'ai découvert un peu par hasard. Comment ? Parce qu'on travaillait sur un épisode, je pense c'était avec la relationniste de presse Rosalie. On travaillait sur un autre projet puis finalement elle me dit « Écoute, connais-tu Bourdon ? ». Non, écoute ça. Puis j'ai écouté puis ça a tout de suite été un coup de cœur instantané. J'ai vraiment tripé sur ce que tu as fait. J'en ai même parlé à Robert, mon collègue à l'école, puis il a approuvé, il a dit « Fais une émission avec ».

2:55 Patrick Bourdon : Ah ouais ! [rires] Merci Robert et Rosalie.

2:58 Hugo Lachance : Je pose toujours les mêmes six questions à mes invités histoire d'apprendre à te connaître comme du monde. Alors Patrick Bourdon, c'est un petit gars de où ?

3:06 Patrick Bourdon : Sainte-Julie.

3:07 Hugo Lachance : Sainte-Julie en banlieue de Montréal. OK. Puis ton album d'enfance c'est quoi ?

3:11 Patrick Bourdon : Ouais, je me suis préparé un peu avant d'arriver. J'avais entendu les questions un peu là, j'y pensais puis de mon souvenir, il me semble que ça avait été le premier spectacle que j'ai vu aussi au Centre Bell : Simple Plan. Puis le premier album que j'ai souvenir d'avoir eu ou d'avoir acheté, c'était leur deuxième, No Pads, No Helmets... Just Balls. J'avais bien tripé jeune, 6-7 ans, mon frère m'avait montré ça. Je pense ça jouait à MusiquePlus puis il m'avait fait découvrir ça.

3:45 Hugo Lachance : Cool ! Puis ton album d'adolescence, celui qui t'a forgé ?

3:53 Patrick Bourdon : Ouais, sûrement du Rory Gallagher je dirais. Le premier album, ça a été un déclic. J'écoutais différents trucs quand même mais là ça a comme été un déclic. Je jouais de la guit depuis que j'avais 8 ans, tu sais, mais comme un gars de 8 ans joue de la guit. Puis là j'avais découvert ce gars-là puis ça a allumé une switch, je te dirais.

4:10 Hugo Lachance : Je connais pas ce gars-là moi.

4:12 Patrick Bourdon : C'est bon. Un Irlandais qui roulait gros dans les années 70-80. De cette gagne-là un peu qui a surtout pogné en Europe. Il a pogné aux États aussi mais beaucoup en Europe. Un peu dans la même veine que des Jimmy Page.

4:27 Hugo Lachance : OK. Mais son nom, j'entends tout le temps son nom mais ça me dit rien. Enfin j'ai jamais écouté.

4:30 Patrick Bourdon : C'est différent un peu, il y a vraiment de la personnalité dans son affaire. Ça avait été un déclic de se dire qu'on pourrait peut-être faire quelque chose. Je savais que je voulais faire de la musique mais Gallagher ça m'avait ouvert un peu la porte de peut-être l'approcher de même, ça pourrait être cool.

4:45 Hugo Lachance : All right. Puis qu'est-ce qui jouait dans le char de tes parents ou à la maison ?

4:51 Patrick Bourdon : Ouais. Du Richard Desjardins, Jamil. Oui, Jamil ça jouait pas mal. J'ai retrouvé cet album-là il y a une coupe d'années puis je suis retombé là-dedans un peu. Ça avait été bien, pas si nostalgique mais des souvenirs qui sont revenus en rafale. Avant de venir j'écoutais ton épisode avec Arianne Roy puis moi aussi les albums de Mes Aïeux ça roulait pas mal. Mais sans doute beaucoup d'autres, du fun avec bien des années 70-80. On dirait que mes parents ont arrêté de découvrir de la musique dans les années 90, fait que j'ai découvert Jean Leloup à peu près l'an passé, Daniel Bélanger l'an passé. C'est du bon rattrapage, mais je connais, mais j'écoutais Plume puis Desjardins.

5:35 Hugo Lachance : Ah c'est bien, c'est correct. Puis c'est ça, ton premier instrument c'est la guitare j'imagine ?

5:40 Patrick Bourdon : Ouais exact.

5:41 Hugo Lachance : OK puis à quel moment as-tu réalisé que la musique allait être fondamentale pour toi ?

5:44 Patrick Bourdon : Je le sais pas trop. J'ai souvenir d'être retourné... moi comme je te l'ai dit, j'ai grandi à Sainte-Julie. J'étais allé au CPE à Sainte-Julie puis ma mère par la suite a commencé à travailler là-bas au CPE comme secrétaire-réceptionniste. Puis j'ai souvenir d'être retourné avec elle, je devais être à la fin du primaire ou début du secondaire, et d'avoir croisé une ancienne éducatrice qui m'avait dit que même là, j'en parlais que je voulais jouer de la guitare. Mais tu sais, j'ai pas de souvenir de ça au CPE à 3 ou 4 ans. Mais ça a toujours été ça. Dès que j'ai catché que ça existait de la guit, j'en parlais. Puis même je m'obstinais un peu avec mes parents pour qu'ils m'en achètent une. Je voulais vraiment avoir une guit pour Noël toutes les années dont je me souviens. Finalement ça a été à 8 ans l'année où ça a commencé parce que l'école de musique à Sainte-Julie acceptait juste de t'enseigner à partir de 8 ans, question de motricité puis tout. Fait que je le sais pas trop, ça a toujours été là. Pourtant mon père a neuf doigts, il a perdu un doigt quand il était jeune. Il joue pas de guit, ma mère est pas musicienne non plus.

6:55 Hugo Lachance : OK, ça a poppé comme ça dans ton esprit.

6:57 Patrick Bourdon : Ouais, ça a toujours été là, je sais pas pourquoi.

7:00 Hugo Lachance : Cool. En faisant des recherches sur toi, j'ai cherché ton nom sur Wikipédia pour apprendre à te connaître. Puis je suis étonné par le nombre de significations de ton patronyme « Bourdon ».

7:10 Patrick Bourdon : Ouais, j'ai pas de page moi ! [rires]

7:14 Hugo Lachance : C'est pour ça que je suis allé voir « Bourdon ».

7:16 Patrick Bourdon : OK. Ah ben je serais bien curieux. Vas-y.

7:18 Hugo Lachance : Toutes les synonymes. Fait que je t'en nomme quelques-uns puis tu me dis si ça te correspond. C'est un peu weird. En broderie, le point de Bourdon est l'un des points de couture utilisés.

7:29 Patrick Bourdon : OK. Ah ouais ! Ben parfait. Ben sans doute, on crée une manière de créer des liens, la musique.

7:33 Hugo Lachance : En impression, le bourdon est une erreur d'impression où une série de mots ou de feuilles est manquante.

7:41 Patrick Bourdon : Ah bah ça peut-être que je m'y identifie un peu. Il y a de quoi de croche mais ça marche pareil.

7:47 Hugo Lachance : Quand j'ai vu ça, j'ai fait « Ah oui man ! Ça, ça fit avec ses textes ».

7:50 Patrick Bourdon : Ouais, ça c'est un peu plus ça.

7:51 Hugo Lachance : C'est vraiment cool. En hydrologie, Bourdon est un lac dans le département de l'Yonne en France.

7:58 Patrick Bourdon : Ah ben on apprend des choses à l'album podcast ! J'ai déjà magasiné des grandes quantités de liquides, je te dirais. [rires] Tu peux me rapprocher d'un lac d'une certaine manière.

8:09 Hugo Lachance : C'est très bon. En musique, le bourdon désigne une ou plusieurs cordes qui vibrent toujours sur la même note ou forment un accord continu avec la tonique ou la dominante de la gamme utilisée dans le morceau, comme une vielle à roue, un harmonium, une cornemuse.

8:23 Patrick Bourdon : Ouais bah sans doute aussi. À travers, je joue du banjo. Il y en a un bourdon là-dessus, ça vient peut-être chercher ça par là.

8:33 Hugo Lachance : Je savais que tu allais réussir à faire des liens. Il y a plusieurs personnes célèbres aussi qui portent ton nom mais là on n'ira pas là.

Chapitre 3 : Biographie

8:41 Hugo Lachance : Tu m'as envoyé ton dossier de presse puis j'ai regardé ta biographie. On va passer à travers un peu. J'aime ça voir comment tu te décris. Alors, j'ai fait un amalgame des bios que j'ai trouvé. Je t'en lis des bouts et je t'invite à les commenter histoire de connaître ton parcours à travers les groupes heureusement infâmes de l'adolescence et les concerts dans les cafés et les bars. Patrick fait ses armes depuis déjà plusieurs années.

Hugo Lachance : J'avais noté ta discographie mais là on dirait qu'elle a disparu d'un accident de copier-coller.

Patrick Bourdon : J'ai sorti un EP en 2020 qui s'appelle Débraillé. Petite affaire vraiment. Moi je connais rien rien rien dans le son là. Puis j'ai enregistré ça dans l'appartement de mon ex à l'époque puis un studio de pratique que j'avais puis ça ça c'est assez croche là mais moi j'aime bien là c'était cool. Il y a le grain d'ailleurs qui est sur mon dernier album qui est la version originale était sur Débraillé que j'ai réenregistrée par la suite. C'est de 2020, ensuite 2021, un autre EP sauf dimanche lui là qui s'en venait un peu plus country que j'ai enregistré d'une maison à Parc Extension puis 2023 temps partiel qui est le premier album complet qui a été le premier que j'ai fait avec Benoît Bouchard. Lui, il a co-réalisé avec moi cet album-là puis il a fait la prise de son puis le mix pour mon dernier. Il a aussi fait la prise de son puis le mix de temps partiel.

Hugo Lachance : Cool. Est-ce qu'il y a un concept dans cet album-là ?

Patrick Bourdon : Pas de concept ou un thème ou un film country tout revient. C'est je me suis rendu compte rétroactivement que les trois thèmes qui ressortent, c'est l'amour, le travail, puis l'espèce de tu sais, ça sonne quasiment cliché de dire l'anxiété là, mais espèce de vibe anxieux, état dépressif puis bon espèce de manière de vivre avec ça, de dealer avec ça, tu sais.

Hugo Lachance : OK. Cool. C'est les trois thèmes, je te dirais. Caroline Bertrand 25 octobre 2025, ça c'est la une des critiques de ton album. Les adeptes de Country de Folk ont de quoi s'émouvoir comme taper du pied au rythme des chansons accrocheuses de ce chaleureux cowboy nouveau genre influencé par le country américain classique valse allègrement entre bonhomie et mélancolie. Ambiance de party western et atmosphère introspective ce qu'on disait enrichi d'harmonica, de violon et de pedal steel. Mais Bourdon n'a pas des airs de cowboy solitaire ayant presque entièrement enregistré son opus en direct, immortalisant les réactions de ses complices en studio procédé organique qui ne rehausse que davantage l'authenticité de sa proposition. Chantant avec simplicité et tendresse tout ce qui pousse grâce ou bien à cause autour de lui, le poète du quotidien crée en marge des tendances posture conférant à ces chansons un caractère intemporel. Quelle a été la réception de l'album ? Ça c'est une des critiques de l'album. Mais comment les gens ont reçu ton album ?

Patrick Bourdon : Mais c'est encore là, tu sais, j'ai quand même joué d'un espèce de visibilité modérée, je te dirais là, je me considère assez underground quand même dans cette patente-là, mais pour les retours que j'ai reçus, ça, je trouve ça incroyable. Je capotais là puis des commentaires que j'ai reçus à travers des gens tu sais des gens dans le public ou dans l'industrie, ça revenait quand même des beaux commentaires sur le fait que justement ça semblait peut-être être un peu plus mûr, avoir une teneur peut-être un peu plus comment dire c'est un mix comme authenticité puis aussi ça paraît que tu as évolué dans tes textes dans ton travail c'est ça un espèce pas d'aboutissement, c'est le début de quelque chose là, mais il y a comme de peut-être j'ai le sentiment que les gens trouvent que il y a peut-être de quoi de plus à se mettre sous la dent tout le monde, je vais le formuler.

Hugo Lachance : Moi je trouve qu'il y a de quoi de plus à se mettre sous la dent là-dedans. C'est un très bon album.

Patrick Bourdon : Merci, c'est gentil.

Hugo Lachance : C'est pour ça que j'étais content quand je suis tombé là-dessus parce que moi j'avais jamais entendu parler de toi puis écouter ton album, ça fait waouh. J'ai l'impression de découvrir quelque chose dans une espèce de mer où est-ce que le style country folk il y en a beaucoup tu sais comme je disais tantôt il y a des pièges des fois mais toi tu démarques super bien à cause de tes textes ta façon de chanter fait que j'apprécie vraiment c'est cool d'entendre.

Patrick Bourdon : C'est un peu ça que j'espère là en espérant le faire découvrir à vos auditeurs.

Hugo Lachance : Fait qu'on va présenter l'album donc titre c'est BOURDON en majuscule.

Patrick Bourdon : Ouais juste pour le fun bah je me disais qui que ce soit écrit en majuscule ou en minuscule, je vais le mettre en majuscule comme ça ça va être clair.

Hugo Lachance : Sorti le 24 octobre 2025 les balls c'est indépendant. Parole musique et réalisation Patrick Bourdon. Arrangements Patrick Bourdon et l'industrie musicale du Québec. Ouais au grand complet. Puis justement on va en parler là les musiciens qui sont présents sur l'album. Donc c'est quoi l'industrie musicale du Québec ? Je vais les nommer puis après ça on parle de contexte. Donc Patrick Bourdon, guitare acoustique voix guitare électrique tambourine. Émile Pix Veilleux guitare électrique et cœur. Guillaume Guy Scott Pedal Steel et cœur. Marie-Ève au piano Mélissandre Archambault violon. Olivier Tanguay batterie et cœur Xavier Paquet basse donc c'est quoi ce band là toutes des chums ?

Patrick Bourdon : Ouais des gens tu sais le band a changé quand même à travers les années là j'ai commencé à jouer en band en 2018 si je me trompe pas ouais 2018 fait que là tu sais j'avais 19 bon là les liens d'amitié changent les horizons changent le premier guitariste il est reparti être menuisier mais tout des gens que j'ai rencontrés à travers ces années-là à travers des spectacles avec d'autres band à travers des des amis en commun puis c'est bien important pour moi de jouer avec des chums du monde que j'aime surtout si on part tu sais quand on part en tournée puis tu sais juste l'album on est allés à Saint Prime au studio à Gab Bouchard là on est partis une semaine fait juste de ça je veux pas faker cette chimie là dans le sens ça se fake pas en fait que j'ai besoin c'est ça tout du monde que j'aime beaucoup puis qui sont top of the game.

Hugo Lachance : Ben là ça paraît à mon avis à moi. On les salue. Donc prise de son et mixage Benoît Ben Bouchard en parlait tantôt. Matriçage Charles David Dubé. Puis il y a les studios studio d'Endurant.

Patrick Bourdon : Ouais. C'est ça. Il y a trois tounes qu'on a faites au d'endurant quand même.

Hugo Lachance : OK.

Patrick Bourdon : C'est assez récent. C'est Gab Bouchard le chanteur qui a bâti son studio puis il a appelé ça à cause la cause studio. On salue Gab.

Hugo Lachance : J'aime ça saluer du monde et Ben Multimédia and Friends International.

Patrick Bourdon : Ouais, c'est le studio la traque à Ben Bouchard. C'est comme ça qu'il appelle ça.

Hugo Lachance : OK, c'est bon. Nombre de pistes, il y en a 10. Et conception de la pochette. Tiens, regarde, il y a une super belle pochette. On va la faire apparaître. Moi, j'aime ça. Attention ! 1 2 3 et voilà. Cool. Marie-Ève Pépin.

Patrick Bourdon : Marie Pépin. Pépin, excuse-moi. Pepin. Ouais, c'est vrai. Il y a pas d'accent aigu. C'est ta blonde, c'est ça. OK. Fait qu'elle a fait une petite linogravure vraiment cool. Puis elle a fait dans le fond si tu regardes le disque aussi plus tard, il y a une linogravure sur l'étiquette qui indique le côté A, côté B, c'est tout elle qui a fait ça. Les t-shirts aussi qu'on vend en spectacle, c'est une linogravure qu'elle a faite elle-même qu'on imprime à maison.

Hugo Lachance : Ah oui, OK. C'est beau ça. Super bel objet.

Patrick Bourdon : Ça marche au bout ça a été encore là ça a été un travail de entre chums et entre amoureux amoureuse mais tout le pour le design ensuite c'est Jérémy Rivet ça c'était mon ancien coloc un bon chum à moi c'est que toutes des chums qui ont travaillé sur l'album.

Hugo Lachance : OK ça c'est le fun. Super puis le petit texte en arrière est-ce qu'on peut le lire tu penses ?

Patrick Bourdon : Oui certain parce que j'avais pas connaissance de ça on a enregistré cet album là en cherchant plaisir liberté et légèreté essayer de se calisser du regard de l'autre alors qu'on crée quelque chose pour l'offrir à l'autre. Ça a donné ça. Ces 10 là ont vu le jour entre 2022 et 2025. Chacune ayant émergé quelque part entre la shop de XP à Brossard, un Airbnb la pointe sec de Mont-Louis. Salut Yannick.

Hugo Lachance : Salut Yannick.

Patrick Bourdon : On avait viré une pas pire nous autres avec mon band là-bas.

Hugo Lachance : Ah ouais je pense que toutes les bandes avec Maïm Soleil l'autre fois ils parlaient de la pointe sec aussi.

Patrick Bourdon : Une maison de Saint-Félicien, un chalet de Sainte-Émélie-de-l'Énergie, salut Pascal et une coupe d'appartements et de bars de Montréal. On a un beau gros merci à mes multiples employeurs pour le financement à l'industrie musicale du Québec, pour le trip, à tout le reste de la gagne mentionnée à l'intérieur et à vous d'avoir acheté, volé, reçu ce disque. C'est chouette ça. C'est vraiment cool ça.

Hugo Lachance : Alors donc la pochette c'est super. Yeah.


Chapitre 1 : SEGMENT : Salut à toi!

0:00 Hugo Lachance : Je continue le nouveau segment que j'ai inauguré lors du dernier épisode. C'est le segment Salut à toi. L'idée derrière ça, c'est de faire un shoutout dans le fond, saluer un podcast indépendant que j'aime. Puis l'idée c'est que si ça fit avec eux, ben ils peuvent relancer. Donc le but c'est de présenter un podcast indépendant.

0:23 Hugo Lachance : Puis aujourd'hui, ben je veux saluer le travail d'Alex et Max de Du bruit à mes oreilles et du crime à mes oreilles. C'est des podcasts qui touchent dans le fond évidemment à la musique underground. Ça fait des années qu'ils font ça. Ils font un super bon travail. Ils produisent aussi d'autres balado, donc du True Crime et cetera. Puis ils s'intéressent beaucoup à la scène locale. Je pense que Patrick tu avais participé.

0:44 Patrick Bourdon : Ouais. Ouais, je l'ai fait quand quand j'ai sorti Sauf dimanche.

0:46 Hugo Lachance : Ah ouais, OK. Salut les gars, c'est cool. Donc allez voir leurs réseaux sociaux. Les liens sont dans la description, ils font vraiment une belle job. Puis j'avais enregistré aussi un épisode au Pouzza qu'on va probablement répéter cette année. Alors salut la  gang  de Du bruit à mes oreilles.

Chapitre 2 : SEGMENT : Une chanson après l'autre

1:05 Hugo Lachance : C’est ça fait qu'on va commencer par le segment une chanson après l'autre. On va commencer par la première toune qui s'appelle « La shop ».

Chapitre 3 : La shop

1:21 [Musique]

1:37 Patrick Bourdon (Chant) : Je fais toute ma semaine à shop. J'ai arrêté de penser pour forcer 40h d'une boîte de tôle. C’est aussi bien même. Je balaye ce qui traîne en dessous du bruit du ban puis du gel des trocs qui voyagent plus que moi avec mon petit pad puis mon impression de faire de quoi je pense à rien d'autre que ce qui s'en va à l'autre qui s'en va de l'autre pas de l'autre.

2:18 Hugo Lachance : Donc « La shop », ouais parle-moi de cette chanson-là.

2:18 Patrick Bourdon : Ben, c'est la dite shop là de XP à Brossard qui est mentionnée derrière l'album. J'ai travaillé c'est une compagnie de kiosques d'exposition dans le fond là. C’était de la production de pièces puis du montage. Puis j'ai travaillé là pendant un an, un an et demi. Mais c'était tout un trip justement. C'était avec des chums. La shop appartenait à des chums puis on allait faire des montages pour la Formule 1. Fait qu'on c'était ça la job à Austin au Texas justement là que j'étais revenu.

2:55 Patrick Bourdon : Fait que ben un peu ça j'ai écrit ça après cette période-là justement qui était assez folle quand même pour toutes sortes de raisons dans le sens que on partait que ça faisait assez parté puis c'était des belles années c'était cool c'était de la job assez intense par moment fait que c'était un peu espèce d'hymne de relation entre la job straight puis la vie à l'extérieur puis bon le temps que tu mets sur quelque chose puis sur une autre.

3:28 Hugo Lachance : Ouais moi j'en ai fait de la shop puis ça ouais j'ai moi j'ai enseigné au secondaire mais plus jeune puis même des fois l'été j'allais travailler dans des shops me changer d'idée faire un peu plus de cash aussi mais je trouve que tu résumes vraiment c'est quoi travailler dans une shop. Parce que mais tu as une banalité là-dedans, c'est incroyable. Puis tu l'exprimes vraiment c'est espèce de tiédeur de ça genre Ouais, tu fais toujours la même affaire à la même place, tu sais quand est-ce ça commence, tu sais quand est-ce ça finit. Avec ton ton de voix aussi on y croit tu sais.

3:59 Patrick Bourdon : Ouais mais ça marche bien ça. Je suis content. C'est un beau commentaire que tu me donnes là. J'avais peur un peu au début que parce que je veux dire personne le sait si j'ai fait ça pour vrai ou non.

4:10 Hugo Lachance : Mais tu l'as fait pour vrai ?

4:12 Patrick Bourdon : Oui oui oui. Plus jeune aussi dans pour Juste pour rire. J'étais à l'entrepôt dans Saint-Léonard pour Ouais ouais ouais. Des affaires de même. Mais cool mais c'est ça que j'espérais que ça sonne pas comme le gars qui s'imagine travailler dans ce genre-là ça avait été fait ça serait peut-être mal reçu tu sais mais je pense que juste en lisant ça paraît que tu l'as fait.

4:34 Hugo Lachance : Ouais ouais ouais. Tu as des belles tu sais « je fais toute ma semaine à shop, j'ai arrêté de penser pour forcer 40h d'une boîte de tôle. Lundi au vendredi, je suis bien facile à trouver, toujours la même place, à faire toujours la même chose. Si je longe les trocs qui voyagent plus que moi avec mon petit pad puis mon impression de faire de quoi » tes textes sont bons. J'aime beaucoup j'aime beaucoup ça. C'est juste assez poétique puis assez comme réaliste. J'aime bien ça.

4:59 Hugo Lachance : Puis musicalement, il y a une super belle ambiance dans cette tune-là. Tu as-tu quelque chose que tu pourrais discuter de la musique là-dedans ?

5:09 Patrick Bourdon : Celle-là ? Ben un peu comme je te disais tantôt, j'essaie de travailler ces deux aspects-là en même temps. À un moment donné les lignes se brouillent là. Ça doit être en 2022 ou 2023 que j'ai écrit ça. Fait que là, je me souviens plus vraiment à quel point j'avais une idée bien claire de ce que je voulais musicalement. C'est venu pas mal en même temps, je te dirais.

5:31 Patrick Bourdon : Mais clairement l'espèce d'intro interminable puis assez monotone, c’était voulu pour mettre la table pour ce qui s'en venait dans le thème pour l'esprit de la shop dans le fond. Mais je t'avouerais de mon souvenir, j'y allais puis au feeling, je trouvais la mélodie, je travaillais la mélodie puis je trouvais les accords qui suivaient avec ça. Fait que ça parce que c'est un monde qui on s'entend on réinvente pas la roue musicalement. C'est voulu.

6:00 Hugo Lachance : Exact. Fait comment tu deales avec ça ? Tu sais mettons tu dis cette toune ressemble à une autre comment tu travailles avec ça ?

6:08 Patrick Bourdon : Oh ben tu sais ça reste comme pas que je m'en fous dans le sens que j'irais pas si je sens vraiment que subconsciemment j'ai recopié de quoi je vais pas le faire là. Faut quand même que tu aies un regard sur toi-même je pense quand tu crées. Mais mettons l'intro de ça même l'erreur ça fait un peu Cayouche toute l'ambiance fait un petit peu Cayouche tout mais même ça c'était voulu.

6:31 Patrick Bourdon : Je m'étais fourré en l'enregistrant c'était Guillaume le joueur de pedal steel dans le band qui a dit : « Garde donc ça c'est cool ».

6:31 Hugo Lachance : Ah ouais, moi j'adore ça aussi comme à fin de ton album aussi. La fin ça c'est auto. Ah oui oui quand on se parle. Ouais c'est ça.

6:43 Patrick Bourdon : Ouais ouais. Ben c'est ça mais ça c'était vraiment voulu. C'est pour ça il y a pas de concept dans l'album mais il y avait quand même la direction artistique et esthétique de garder ces imperfections-là.

6:55 Hugo Lachance : Fait que bon ça colle super bien à ça. On passe à « Waitress ».

Chapitre 4 : Waitress

7:04 [Musique]

7:04 Patrick Bourdon (Chant) : J'ai roulé une nuit puis j'ai couru puis j'ai couché dans mon char pour être sûr de rien manquer puis juste pour pas coucher dehors. Ça fait un bout que je fake d'avoir rien à peine. Je commence à me croire. Je me pitche tout le temps dans tes histoires de rester debout toute la nuit à cracher n'importe quoi le plus fort possible puis à cracher n'importe où en comptant dans mon change les façons de me mettre dans marge.

7:47 Hugo Lachance : Long j'aime bien ces paroles-là. « Je me pitche tout le temps dans toutes les histoires de rester debout toute la nuit à cracher n'importe quoi le plus fort possible puis à cracher n'importe où en comptant dans mon change les façons de me mettre dans merde, j'ai toujours sauté sur la plus facile ». C'est super bon. C’est parti de l'idée que ?

8:13 Patrick Bourdon : J'avais commencé à noter des idées de ça à une fin d'été là où j'avais fait pas mal de show puis d'être un peu sur le cul de comme criss, trop de party ça ça me ramène ben gros tu reviens souvent au lac au Saguenay là mais à Alma là ça avait vraiment pogné son sens un matin de me réveiller sur le sofa d'un chum puis de comme ok là. Ouais, ça fait là tourner travailler là l'automne doit arriver.

8:42 Patrick Bourdon : Ouais, ça me donner un break à moi-même, je pense. C’est ça là un peu.

8:47 Hugo Lachance : Ah ben ça, je pense c'est dans « Attends-moi ».

8:49 Patrick Bourdon : OK. Ouais, c'est ça. Ça a tout été écrit dans le même temps. Ça c'est ça les thèmes reviennent. Ouais, c'est des thèmes récurrents mais c'est sympathique. Non, mais ça aussi puis le trip même le titre combien ont été écrits sur les... on parlait avec Véro tantôt, on a travaillé longtemps au Des Brumes fait des situations de bar comme ça de l'autre côté du comptoir, j'en ai vécu aussi.

9:11 Hugo Lachance : Ouais. Fait que non, super bonne toune as-tu autre chose à ajouter ?

9:11 Patrick Bourdon : Ben sur l'inspiration, celle-là, musicalement, ça avait été quand même un pas un grand travail, mais j'avais été bien inspiré par Sturgill Simpson. J'aimais cet aspect, surtout son premier album là, High Top Mountain. Ça vaut la peine de réécouter ça le monde, mais espèce de son country mais un peu rock que je trouvais ça badass là. Je voulais essayer de repartir un peu dans cette veine-là là c'est quelque chose qui rentre un peu avec des mélodies à harmoniser, pedal steel puis des breaks en country l'idée est venue d'écouter du Sturgill Simpson à ce moment-là.

10:05 Hugo Lachance : On passe à la troisième, « J'sue pis j'saigne ».

Chapitre 5 : J'sue pis j'saigne

10:11 [Musique]

10:21 Patrick Bourdon (Chant) : J'sue pis j'saigne pour faire mon cash. Puis je brûle sous le soleil comme un roux. Je m'accroche fort au fil qui retient le cerf-volant qui me vole au-dessus puis qui me tient debout. Ça c'est toi qui est toujours là à me surplomber.

10:51 Hugo Lachance : Donc « J'sue pis j'saigne ». « J'sue pis j'saigne pour faire mon cash puis je brûle sous le soleil comme un roux ». Ça c'est drôle. « Je m'accroche fort au fil qui retient le cerf-volant qui me vole au-dessus puis qui me tient debout ». Super merci.

11:08 Patrick Bourdon : Ouais, j'ai écrit ça : « comme un roux ». Ah oui, OK. Roux, c'est bon.

11:13 Hugo Lachance : Puis parle-moi de cette tune.

11:13 Patrick Bourdon : Ben un peu tu sais cet album-là ça tourne autour de trois thèmes. On écrit à peu près tout le temps la même histoire mais de différentes manières là tu sais puis au final de mon côté après ça c'est évidemment la personne qui l'écoute qui l'applique à ce qu'elle veut. Je suis un peu réticent, je veux pas juste dire bon celle-là parle de ça celle-là parle de ça.

11:45 Patrick Bourdon : Mais évidemment que cette tune-là tire sa source de la shop encore une fois de la même shop mais je trouvais ça intéressant d'approcher différentes optiques, différentes lorgnettes à travers lesquelles voir une histoire tu sais qui à première vue va avoir l'air d'une toune de job encore mais c'est une toune d'amour en fait. C'est une toune sur ma blonde à l'époque que ça me tentait pas de quitter la maison pour aller à shop l'hiver ou de partir pour 3 semaines. Ça me tentait de partir pour avoir du fun mais avec ça vient l'ennui puis la distance puis ce qui est pas si loin de la musique non plus. C’est un mode de vie qui fait que il y a des bouts tu es à maison puis l'hiver tu travailles à la job straight puis l'été c'est bon ben on va se revoir un autre tantôt. Fait que c'était ça je trouvais ça le fun de l'approcher différemment, une toune d'amour cachée peut-être.

12:46 Hugo Lachance : Puis tu parlais dans la critique que j'ai lue tantôt que vous enregistrez tout live ?

12:52 Patrick Bourdon : Tout le monde ensemble. Ouais ben sauf quelques exceptions. La première de mars 2025 on est partis à Saint-Prime pour 4 ou 5 jours puis on a enregistré tout sauf « Décor », « Attends-moi » puis « Waitress » ça c'était au D'Endurance en novembre précédent. Marie-Jeanne la pianiste était encore à l'université, elle pouvait pas quitter pour une semaine.

13:22 Patrick Bourdon : De toute façon, on s'était rendu compte que selon les manières de s'isoler pour quand même avoir du jeu pour le mix, on aurait pas vraiment pu avoir le piano en même temps. Donc c'était tout le band sauf le piano. Puis le piano, on l'a fait au mois de mai 2025 au studio de Ben Bouchard. Autrement au D'Endurance c'était tout le band : piano, guitare, pedal steel, drum, basse, tout le monde ensemble. C'était bien important pour moi de se rapprocher le plus possible de cette méthode-là.

13:55 Hugo Lachance : Ouais tout en même temps ?

14:00 Patrick Bourdon : Ouais tout en même temps. Les backs on les a faits après. Je l'aurais pas fait autrement puis je me vois pas travailler si différemment que ça dans des prochains albums non plus là ça je trouve ça amène une belle dimension organique de quoi d'un peu plus proche de ce que j'entends quand je la fais puis quand on la pratique.

14:27 Hugo Lachance : Donc ça c'était « J'sue pis j'saigne ». Moi je l'ai associée à la shop. J'ai pas vu tant l'histoire d'amour quand même mais chacun fait son interprétation après ça.

14:52 Patrick Bourdon : Ouais mais c'est pour ça que j'aime ça faire le podcast aussi parce que tu sais on a toutes les secrets. On poursuit avec « Décor ».

Chapitre 6 : Décor

15:00 [Musique]

15:00 Patrick Bourdon (Chant) : Emmitouflé dans ma couverte de hache pour oublier ce qui se passe dehors. Le paysage suffit le silence. Zigzag entre les bruits du char qui vire sa grosse poulie. Enfin un peu de temps pour rien dire. Quand tes yeux se dessinent dans le décor, je brasse la tête pour pas faire pire. Casser la fenêtre puis venir te rejoindre, me coucher sur ton chemin. Je laisse le temps passer sur l'asphalte puis je dévisage mes mains.

15:37 Hugo Lachance : Donc « Décor ». Ouais, très beau texte.

15:39 Patrick Bourdon : Merci. Je suis fier de celle-là honnêtement. Ça paraît tellement des belles images là-dedans là : « emmitouflé dans ma couverture de hache pour oublier ce qui se passe dehors. Le paysage suffit, le silence zigzag entre les bruits du char, la tête qui vise la grosse poulie enfin un peu de temps pour rien dire quand tes yeux se dessinent dans le décor. Je brasse la tête pour pas faire pire ». C'est vraiment bon. Puis manque, tu parles de DD ?

16:04 Patrick Bourdon : Ouais, c'est juste Desjardins ou c'était une allusion. C'était juste une petite référence, un petit clin d'œil à C'est peut-être juste parce que j'ai plus de blonde.

16:24 Hugo Lachance : Tu l'as enregistrée comme tout seul celle-là, j'imagine ?

16:24 Patrick Bourdon : Ouais, ben au Dandurand moi tout seul dans un boot là dans une pièce isolée. Puis Mélisande au violon, Xavier à la basse qui étaient dans la grande salle. OK encore tous les trois en même temps mais là on a un poison qui nous sépare pour des fins de mix.

16:46 Hugo Lachance : Chanté en même temps ouais parce qu'il y a plus une proximité là comme si tu étais chez vous là dans la garde-robe genre c'est voulu ?

16:53 Patrick Bourdon : C'est Ben qui est au mix là. Au début ça sonnait pas vraiment de même puis j'ai clarifié mon idée quand même à travers le processus un moment donné je suis revenu puis j'ai dit : « Faut que ça sonne plus de telle manière ». Dans le sens l'idée s'est clarifiée puis on a retweaker le son un peu pour le reverb.

17:14 Hugo Lachance : Ouais, moi je trouve c'est une bonne idée ça. Ça donne une belle proximité avec ça fait différent des autres tunes. On y va avec « Attends-moi ».

Chapitre 7 : Attends-moi

17:33 [Musique]

18:00 Patrick Bourdon (Chant) : Donc encore une fois je rends ta maison tu vas-tu finir par me croire ? Attends-moi donc, je rends ta course. Attends-moi donc encore ma belle. Une dernière fois avant que ça pète. Attends-moi donc encore un peu presque 500 pièces une nuit de marde.

18:20 Hugo Lachance : Donc « Attends-moi ». Mais là on revient en arrière. Rewind un peu. On revient à la toune d'avant qui était « Décor » parce qu'il y a vraiment ma meilleure parole de l'album je trouve là c'est : « je regarde des vagues venir se tuer sur les mouettes qui mangent du foam puis j'essaie de pas penser à mes paupières qui tombent » j'aime bien ça les mouettes qui mangent du foam ça sonne tellement bien la façon dont tu le dit là.

18:45 Patrick Bourdon : Ah ben merci c'est très très cool. OK on y va « Attends-moi ». « Rendu là je dois mon cul à tout le monde des excuses à ma blonde un appel à ma mère du cash à mes chums puis un break à moi-même ». Celle-là je l'ai écrite pas mal dans la même batch que « Décor » puis c'est pour ça que je les ai sorties toutes les deux comme single double avant que l'album sorte.

19:11 Patrick Bourdon : Je les voyais un peu comme connectées ensemble tu sais puis il y a un segue entre les deux. Il y a pas vraiment de break sur l'album entre les deux tunes. Je voyais ça c'est deux tunes qui traitent un peu de la même patente. L'espèce de distance, l'ennui. « Décor », bon, tu peux l'entendre tout seul, tu dis : « Ah bon, peut-être quelle histoire triste ». Bon, puis il fait pitié blablabla. Puis là ensuite la réponse peut-être un peu comme : « mais c'est toi qui est parti mon homme, tu sais ». Fait que prends ton gaz égal là. Ouais, c'était un peu ça toune assez intense qui se dit on l'écoute, on comprend.

19:54 Hugo Lachance : Absolument. Mais c'est ça la force ta force c'est vraiment dans l'image que tu réussis à faire avec tes textes. Je pense c'est vraiment ça qui m'a marqué. Les passages que tu soulèves aussi parce que juste « les mouettes qui mangent du foam ». Ah ça c'est malade ça.

20:16 Patrick Bourdon : Mais c'est juste on était à Porto mes deux chums en voyage puis on checkait des mouettes manger du styromousse là sur la plage là tu sais. Là, j'ai noté des affaires, mais je trouvais ça intéressant, tu sais, on dirait que des fois il y a de quoi de poétique dans la vraie vie là, tu sais, tu le vois même ça a l'air d'une image mais Chris c'était ça pour vrai là.

20:38 Hugo Lachance : Ouais. Il y a quelque chose dans la banalité de la poésie comme moi ça m'a fait penser on regardait les pigeons puis ils mangent des bouts de cigarettes puis à la fin ils meurent à cause de ça. Tu sais ça m'a fait c'est ça que ça m'a fait penser.

21:02 Patrick Bourdon : Bah tu sais c'est l'impression des fois ça dépend de comment tu le mets ou entre quelle phrase tu le mets que ça va chercher une valeur dans le contexte de la chanson. J'ai l'impression ou juste de soulever un mot tu t'attends pas dans une toune comme ça ben c'est ça tu sais il y a de quoi dans la sonorité aussi qui est importante de jouer là puis il y a l'intro aussi avec les violons la mélodie au violon c'est super cool.

21:26 Hugo Lachance : Ah ben merci ça justement ça a pas été enregistré live dans la mesure où il y a juste une violoniste fait qu'elle a doublé ça j'avais trouvé ça malade. On va lancer des fleurs à Mélisande justement. Mélisande c'est la plus récente venue dans le groupe. Quand on a entamé le travail sur l'album, j'avais envoyé des références au groupe. Puis là-dedans il y avait une référence, c'était Bob Wills, un vieux de la vieille de Western Swing.

22:03 Patrick Bourdon : C’est un vrai vieux violonneux du Texas qui est un peu l'instigateur du Western Swing justement un espèce de mélange de jazz puis de country tu sais puis quand j'envoie ça elle a allumé comme un feu rouge : « ben oui Bob Wills » elle avait le référent. Directement de trouver une violoniste qui a exactement ce référent-là. En studio elle avait allumé : « mais ça ferait ben un peu de doubler à la Bob Wills » j'étais comme là waouh reste dans le groupe pour toujours s'il te plaît là. Fait que non je lance des fleurs à elle mais tes musiciens sont très bons.

22:35 Patrick Bourdon : Ouais mon chemin est pavé de gens extraordinaires c'est le pedal steel est super magique. On continue ouais avec « Le grain ».

Chapitre 8 : Le grain

22:56 [musique]

23:45 Patrick Bourdon (Chant) : Oh, il y a des grains de beauté dans le sable de la plage de la peau de ton ventre, je les ramasse. Je garde les coquillages, je me fais un sablier. Bon le grain le chante B intro.

24:03 Hugo Lachance : Merci. C'était ça justement qui était bien inspiré de B. OK. OK. Ouais. OK. Je vois jumpy là.

24:09 Patrick Bourdon : Ouais. Oui. Avec les kit est super bonne là-dedans aussi.

24:13 Hugo Lachance : Ça marche. Les paroles aussi chouette celles-là.

24:16 Patrick Bourdon : Merci. C'est une plus vieille ça. Celle qui était sur Débris, une tout autre forme, vraiment plus folk.

24:22 Hugo Lachance : Je vais aller l'écouter.

24:23 Patrick Bourdon (Chant) : Il y a des grains de beauté dans le sable de la plage de la peau de ton ventre. Je les ramasse, j'écarte les coquillages, je me fais un sablier le temps qui passe et ça m'scelle les images. J'ai de la graine de voyou puis tu me dis que je devrais pas mais je l'arrose à tous les jours malgré tout. Je l'arrose malgré toi. Plus souvent qu'autrement je la noie, je verse tout ou je verse pas.

24:43 Hugo Lachance : C'est joli.

24:44 Patrick Bourdon : Merci. Je l'ai réenregistré. J'étais bien fier de celle-là quand même. Je l'aime bien.

24:49 Hugo Lachance : Ouais mais avais-tu la même forme un peu comme Bob Wills ?

24:54 Patrick Bourdon : Mais non vraiment pas. C'est ça. Je l'aurais pas refait pour la refaire pareil pareil là mais non vraiment pas.

25:00 Hugo Lachance : C'était très finger picking un peu plus doux, murmuré quasiment.

25:05 Patrick Bourdon : Ouais, c'est cool.

25:06 Hugo Lachance : Là, tu laisses la place un peu plus à ton band aussi là-dedans.

25:10 Patrick Bourdon : Ouais, ouais, ouais, c'est ça. On a dosé un peu. C'est bien souvent, il y a juste une personne qui joue par-dessus le rhythm là, tu sais. On se donne des petits breaks pour que chacun brille un peu.

25:18 Hugo Lachance : Ouais, ouais, ouais, ouais. C'est ça. Tu as quelque chose à ajouter sur cette chanson-là ?

25:24 Patrick Bourdon : Non, non, pas vraiment.

25:25 Hugo Lachance : J'ai hâte de l'écouter. Ah ben ça fait longtemps que tu l'as écouté ton album ? Ça fait-tu longtemps ?

25:32 Patrick Bourdon : Non non réellement je l'ai réécouté en plus en prévision de l'entrevue là quand même. Cette semaine en travaillant, j'ai réécouté.

25:39 Hugo Lachance : OK, cool. On continue avec Débarques.

Chapitre 9 : Débarques

25:43 [musique]

25:58 Patrick Bourdon (Chant) : OK, c'est embarqué. Puis tu as pris des débarques qui t'ont arqué le dos comme si tu portais le poids du monde dessus. Mais tu sais que c'est pas vrai, ça se passe pas de même. La vie t'emmène où elle veut ben ton sac à dos est plein de garnottes que tu as gardées par nostalgie pour regarder trois-quarts de pouces de large quand ça devient trop lourd de perdre ton temps à voir tout le tour.

26:32 Hugo Lachance : Donc Débarques. Moi j'aime bien ça dans ton texte, c'est j'aime ça qu'il y ait des mesures, des trucs.

26:38 Patrick Bourdon : [rires]

26:38 Hugo Lachance : Ah ouais moi j'aime ça parce que tu sais j'ai baigné là-dedans aussi tu sais.

26:44 Patrick Bourdon : Ah ouais ou ouais quand même.

26:45 Hugo Lachance : J'aime ça qu'il y ait des références au travail puis aux matériaux puis ouais c'est ça des trucs qu'on ne perçoit pas non plus dans des chansons mettons plus ordinaires plus courantes.

26:57 Patrick Bourdon : Ouais ouais ouais c'est ça. Ouais ça tombe pas dans le champ lexical de la poésie tant que ça là, de la garnotte trois-quarts de pouce.

27:03 Hugo Lachance : [rires] Moi j'aime bien ça.

27:05 Patrick Bourdon : Ah ben c'est ça, on en revient un peu à ça tu sais ça existe ça c'est comme les sacres c'est comme toutes ces affaires-là bon le parté des affaires tu sais des trucs qu'on vit on vit mais on ne les chante pas tout le temps tu sais.

27:19 Hugo Lachance : Comme il y a une manière je pense de non c'est ça mais c'est un champ lexical qui est propre au genre aussi au country on parle d'affaires un peu plus ordinaires mettons là mais je trouve qu'il y a une bonne façon d'intégrer avec tes mots. Puis là-dessus vous êtes lancés dans le rockabilly pour la fin.

27:34 Patrick Bourdon : Ben, j'étais bien inspiré par les show live de Willie Nelson.

27:37 Hugo Lachance : OK.

27:38 Patrick Bourdon : Sais que que ça tire puis que ça drive, ça drive. Il est à guit classique.

27:42 Hugo Lachance : Il est à guit classique.

27:43 Patrick Bourdon : Il est à guit classique mais ça ça drive puis ça devient rock un peu puis un peu survolté justement espèce de boule d'énergie que on dirait que ça sort ça pète jamais mais ça continue à monter monter monter monter puis ah moi j'aime bien ça.

27:56 Hugo Lachance : Ouais. Non c'est une bonne je l'aime beaucoup celle-là. Elle fait du bien aussi rendu là dans l'album. Puis c'est ça qu'est-ce que j'avais isolé là ? Toute la merde qui est restée collée remonte en haut. C'est dégueulasse mais il y a de quoi de beau si ça te met un sourire dans face. J'ai des belles dimanches.

28:13 Hugo Lachance : [rires] On continue avec l'impôt et la mort. Prise 7.

Chapitre 10 : L'Impôt et la mort (prise 7)

28:36 [musique]

28:49 Patrick Bourdon (Chant) : À soir, il n'y a pas une chaise qui fait la job pour m'asseoir. Ça sent humide, c'est sale puis j'ai la tête qui spine. Je reviens de vivre mon trip un peu partout. Je suis parti comme on rentre de voyage. J'étais parti.

29:17 Hugo Lachance : [rires] Donc l'impôt et la mort prise 7. Si l'impôt et la mort attendent que je tourne le coin, je vais me sauver de celui qui court le plus vite. Je vais vivre vite comme un char puis garder mes factures. C'est bon pour me fondre dans le décor puis regarder les regarder manger le mur. Il n'y a pas une toune qui fait de billet qui me faudrait, il n'y a pas une bière qui me calme, pas de grand bol d'air qui ferme les voies dans ma tête. Très beau texte.

29:43 Patrick Bourdon : Merci.

29:44 Hugo Lachance : Ouais. Alors cette chanson-là ça avec j'ai écrit ça une fin d'été à peu près sûrement le même été que Bourdon après l'été 2023.

29:56 Patrick Bourdon : Ouais ouais mois d'août 2023 on a fait pas mal de show puis j'étais sur le cul.

30:01 Hugo Lachance : [rires].

30:03 Patrick Bourdon : Je me souviens ben les deux dernières Débarques puis l'impôt et la mort ça a été écrit assez rapidement je me contredis un peu avec ce que je t'ai parlé de mon processus plus tôt là mais la majorité des tunes ça s'est fait sur un certain temps bon emmagasiner puis à trimer à travers ça tu sais mais l'impôt et la mort je suis revenu d'une run de show tard je venais d'aller porter le trailer.

30:25 Patrick Bourdon : Mes colocs dormaient là, je me suis mis à table de la cuisine, j'ai mangé puis j'ai sorti ma guit puis j'ai écrit ça à peu près d'un trait. Ouais, c'était même là, je me sentais vraiment comme Chris là là, tu sais.

30:38 Hugo Lachance : Ouais. Ouais. Ben c'est ces chansons tellement réalistes. Sais je parlais de ça justement, il y a Renaud qui a fait un album. Tu connais Renaud ?

30:44 Patrick Bourdon : Ouais.

30:45 Hugo Lachance : Son album qu'il a fait live, un vieil album un peu obscur, il reprend des chansons des années 30 40. C'est à Bobino ou...

30:53 Patrick Bourdon : Ouais, c'est ça.

30:54 Hugo Lachance : Non, non, pas Bobino. Un autre c'est chanson réaliste.

30:58 Patrick Bourdon : OK. Non, je connais pas.

30:59 Hugo Lachance : Je te parle de mais c'est c'est il y a des liens à faire parce que dans l'impôt et la mort, c'est vraiment on revient encore au travail dans le fond, tu sais, autant que musicien que quand tu es travailleur autonome, mais tu sais, il faut que tu gardes tes factures puis l'impôt va toujours te rattraper puis ça j'aime beaucoup cette image là. Puis tu l'as enregistré comment ça ? Même au Durant aussi ou à Saint-Prime ?

31:20 Patrick Bourdon : À Saint-Prime.

31:21 Hugo Lachance : OK.

31:22 Patrick Bourdon : C'était une des journées qu'on avait fait le plus. On roulait à peu près à deux tunes par jour pour cette partie-là. Puis là, ça c'était la 3e. Puis pour la petite histoire, c'est ça c'est on l'avait bien placé dans l'horaire. Moi ma fête c'est le 3 mars, on est arrivé là-bas le 2 mars. Fait que le 3 après la première journée de studio ça viré pas mal puis le 4 là il y avait de quoi d'un petit peu plus dur.

31:45 Hugo Lachance : [rires] Ouais ouais, c'était plus tough.

31:48 Patrick Bourdon : C'était cool parce que tu vois ça c'était le 4 on a enregistré ça dernière de la journée puis là je commençais à chercher mon air un peu mais je me suis dit OK mais c'est peut-être ça l'ambiance qu'il faut là. Fait qu'on s'est mis Xav puis moi face à face dans la grande salle du studio les lumières fermées fin de journée l'hiver puis on s'est clenché une coupe de prises... prise 7 en fait oui ben exactement.

32:08 Hugo Lachance : [rires]

32:09 Patrick Bourdon : Puis tu entends à la fin de Débarque tu entends vraiment le moment on finit la 6e. Puis là, j'arrête, je me rends compte, je me suis trompé. On jase un peu avec Ben puis Guillaume Pioli qui était en régie puis on se relance une autre take puis bon c'est la 7e, tu sais.

32:25 Hugo Lachance : Ouais, ça c'est le fun.

32:25 Patrick Bourdon : Fait que c'était c'était ça là, c'était vraiment fin de journée fatigué. On s'est remis dans l'ambiance où j'étais quand je l'écrivais peut-être un peu un petit moment magique quelque part. C'était mon moment préféré je pense du vraiment.

32:38 Hugo Lachance : Ouais. Ouais c'est cool ça arrive des petites tunes de même tu sais si tu l'avais enregistré un autre moment ailleurs, ça ne serait vraiment pas la même chose.

32:44 Patrick Bourdon : Non non pas la même ambiance. Ça m'avait bien ému ça. C'est un beau moment avec mon chum.

32:48 Hugo Lachance : Ah c'est cool ça. On le salue X.

32:50 Patrick Bourdon : Ah ouais. Salut.

32:51 Hugo Lachance : On continue avec l'avant-dernière, Larmes de champagne.

Chapitre 11 : Larmes de champagne

32:56 [musique]

33:16 Patrick Bourdon (Chant) : Toujours jamais là. Ça dépend qui demande des départs qui se rendent pas. Mets ton cimetière de gris. Tu t'es fait une maison dans une carcasse d'autobus. La vie en trois saisons rouille moins vite mais fatigue plus.

33:41 Hugo Lachance : Donc Larmes de champagne écrite à Pointe-Sec. Ah ouais OK.

33:46 Patrick Bourdon : En bonne partie après mais on a fait la résidence en 2024.

33:51 Hugo Lachance : OK.

33:52 Patrick Bourdon : Puis ouais, ça en est une justement, tu sais, quand je t'ai dit que j'étais allé, je travaillais, j'avais commencé à travailler sur une autre toune puis des moments venus des flashs que je prenais en note sur le côté pour me rendre compte que j'ai écrit une toune à droite, j'ai rien écrit de bon à gauche. Fait que j'ai gardé ça, je l'aime bien celle-là. Un peu plus mêlante, je pense qu'elle est un peu plus tu sais un peu moins directe que les autres mais je l'aime bien.

34:17 Hugo Lachance : Il y a des belles phrases là-dedans par exemple des choses un peu moins bêtes qui sortent de tes gestes, un peu moins peur de faire un peu moins peur tout court. On va tout à nos mères qu'on pourra plus se plaindre nos larmes de champagne direct dans nos verres. Il y a j'aime bien ça aussi les jours te ventent d'en face, il te faudrait de quoi de solide la vie dans un bloc de glace. Tu travailles fort sur ta Floride. Ça c'est cool. On va avoir rempli le trou. On va voir taper la terre, taper la terre la terre qui était déjà à nous faire nos frais sur le dos d'hier.

34:44 Patrick Bourdon : C'est chouette ça.

34:45 Hugo Lachance : [rires] Je suis fier de celle-là. On continue la dernière toune Autour.

Chapitre 12 : Autour

34:54 [musique]

35:13 Patrick Bourdon (Chant) : Je me suis longtemps demandé comment manœuvrer à travers tout ça. Je me suis longtemps demandé pourquoi j'étais là. J'ai toujours fait un peu semblant.

35:36 Hugo Lachance : Donc Autour puis je voulais juste mettre la fin.

35:40 Patrick Bourdon : Oui, certain. Vas-y, vas-y.

35:41 Hugo Lachance : Je sais pas si je vais arriver dessus là mais vraiment la fin de la tune. Ouais, ouais, ouais.

35:49 Patrick Bourdon : Bon ben ce qu'il faut, je pense là. Pour moi, c'est bon. Pour moi, c'était elle. Ben, je suis content qu'on soit d'accord. Moi les deux, je l'ai de vivre avec.

35:57 Hugo Lachance : Cool.

35:58 Patrick Bourdon : Bon, ce qui est sûr, c'est qu'on vit avec quatre choses.

36:06 Hugo Lachance : [rires] Ouais, c'est cool de garder ça quand même. Tu finis l'album avec ça. C'est comme c'est ça, tu sais, l'album est comme ponctué de moments où tu l'impôt et la mort au début, mais tu nous entends parler à la fin de Débarques. Après ça, je m'accorde même le grain le violon s'accorde au début. Je trouvais ça le fun de garder des entretounes un peu puis des traces de l'extérieur là comme ça.

36:24 Patrick Bourdon : Tu n'as pas je voyais ça un peu comme tu tu enlèves un peu le passe-partout du cadre là tu sais. C'est comme tu vois pas juste la toile tu vois ce qu'il y a autour là.

36:34 Hugo Lachance : Ouais. Ouais exact. Non non c'est bon. Ça donne ça donne ça donne un côté humain un côté tu as l'impression d'être là.

36:41 Patrick Bourdon : C'est ça. C'est ça qu'on visait.

36:42 Hugo Lachance : Participer à ça. Ouais. Il y a des belles paroles là-dedans aussi.

36:46 Patrick Bourdon : Celle que j'aime bien, c'est j'ai sculpté le poids sur mon dos pour l'alléger un temps soit peu et rendre juste un peu plus beau pour les yeux et même installer les sangles pour l'entraîner hors de l'eau.

36:59 Hugo Lachance : C'est bon ça.

37:00 Patrick Bourdon : Merci. Sculpter le poids sur mon dos. J'avais hésité à la mettre au début. Je ne le regrette pas. C'en est une dont on me parle quand même beaucoup là dans une certaine mesure là à travers l'album et je pense qu'elle a fait son petit chemin. Mais je suis bien fier de celle-là aussi. C'est ça, j'avais été le dernier à avoir décidé là quand j'étais à... je l'ai terminé en janvier 2025 là, un mois avant qu'on commence à monter les tunes puis à pratiquer. Puis c'est là ça c'était au chalet de Saint-Émilie de l'énergie. J'étais parti finir les arrangements puis là il fallait que je finisse les paroles parce que j'avais je l'avais laissé je l'avais tellement laissé traîner parce que je me disais non je pense pas c'est trop.

37:41 Hugo Lachance : Ouais ouais mais non je suis content. OK cool. Ben on a passé à travers l'album mon cher Patrick.

37:45 Patrick Bourdon : [rires] La grande traversée du désert.

37:47 Hugo Lachance : Oui c'est fait. Non je suis content de l'avoir fait des fois c'est tu sais il y a certains artistes qui sont plus volubiles sur leurs tunes puis toi tu laisses les chansons quand même parler par elles-mêmes tu sais.

37:59 Patrick Bourdon : Bah tu sais des fois on se le disait des fois c'est tellement direct aussi que là je te parle de la shop si en plus je t'explique chaque journée de la shop ben là [rires] on vient couper un peu du plaisir d'interprétation tu sais mais c'est super content que je le fasse.

38:11 Hugo Lachance : Il me reste un dernier segment... segment Rafales. Alors ça serait quoi ton top 3 de l'album ? Des chansons ?

38:20 Patrick Bourdon : Ouais, des chansons de l'album dans l'ordre ? Je ne sais pas trop mais je te dirais, je vais dire Décor, Larmes de champagne puis Attends-moi.

38:29 Hugo Lachance : OK.

38:30 Patrick Bourdon : À mon avis si tu me demandais demain, je vais dire d'autres choses.

38:34 Hugo Lachance : Ouais, ben c'est ça. Moi souvent j'en ai un dans la tête puis on fait le podcast puis il y a des affaires qui changent pendant le podcast. Mais c'est sûr que la shop c'est un incontournable, c'est clair.

38:45 Patrick Bourdon : J'sue pis j'saigne, je l'aime bien. Puis Décor, j'aime beaucoup Décor aussi d'un autre genre un peu mais belle job.

38:57 Hugo Lachance : Quelle chanson représente le mieux cet album ? Si tu avais à faire écouter une toune à quelqu'un pour dire voici mon album. C'est la question.

39:04 Patrick Bourdon : C'est une bonne question ça. Ben j'irais peut-être à La shop.

39:08 Hugo Lachance : Ouais.

39:10 Patrick Bourdon : Ouais, ça fait que l'ambiance est capturée puis ça tire un peu partout là.

39:16 Hugo Lachance : Puis la meilleure toune en show de cet album là ?

39:19 Patrick Bourdon : De cet album là et on ne l'a pas fait beaucoup en show. On a fait le lancement.

39:22 Hugo Lachance : J'en ai fait un show solo une semaine mais... OK. OK.

39:25 Patrick Bourdon : Non mais on l'a fait au complet au lancement. Qu'est-ce qui était hmmm mais peut-être encore J'sue pis j'saigne elle rentre quand même en spectacle.

39:35 Hugo Lachance : C'est ouais. La shop a aussi bien marché puis oui oui oui oui oui.

39:39 Hugo Lachance : OK. Une coupe de bons... si tu avais à enlever une toune ce serait laquelle ?

39:46 Patrick Bourdon : Oh ben juste parce qu'il faut répondre je vais dire Le grain vu qu'elle était déjà enregistrée sous une autre forme.

39:51 Hugo Lachance : OK c'est bon c'est bon mais je la ressortirais en single après.

39:54 Patrick Bourdon : [rires].

39:56 Hugo Lachance : Le vrai est pas loin pas gaspiller. Puis qu'est-ce qui te rend heureux dans cet album là ?

40:02 Patrick Bourdon : Ah ben vois-tu je suis content. C'est le premier album que je sens que le produit fini concorde exactement avec l'idée que j'avais avant qu'on enregistre quelques notes que ce soit. Tu sais, je suis content d'être resté fidèle à la ligne que je m'étais tracée. Je l'ai réalisé moi-même là, c'était le premier. Puis je trouve que j'ai atteint ce que je visais.

40:27 Hugo Lachance : Ouais. OK. OK. Ça paraît aussi avec tout ce que ça implique là. Puis bon, c'est moi ça me plaît vraiment beaucoup. Puis qu'est-ce qui s'en vient avec toi ?

40:35 Patrick Bourdon : Des spectacles cet été, on part en tournée surtout on a monté un... on se monte un spectacle, on retourne à Pointe justement monter le show là avec Thomas-Ariel puis Tom Chican on part à trois ça s'appelle « 3 pour 1 » : Ariel-Bourdon-Chican. Un peu justement dans la veine de tu sais on s'en parlait on disait un peu comme Le Roi, La Rose et Le Loup, Forcier puis Plume là tu sais. Plume-Picassonade des trucs de même on s'est rendu compte tu sais c'est moi qui ai proposé ça me tentait de partir avec des chums c'était comme logique financièrement aussi on a juste engagé une personne à la batterie.

41:13 Hugo Lachance : OK vous vous switchez là ? OK OK.

41:15 Patrick Bourdon : Ouais on est tout le monde ensemble fait que Tom Chican à la basse, Tom Ariel à la guit acoustique moi à la guit électrique.

41:21 Hugo Lachance : OK.

41:21 Patrick Bourdon : Fait qu'on s'en va, on a quasiment pas loin d'une dizaine de shows de bookés là. On a une dizaine pas mal. Puis moi une petite run en Gaspésie, une petite affaire à la Côte-Nord avec mon mon band en trio avec Émile puis Xavier.

41:34 Hugo Lachance : OK.

41:34 Patrick Bourdon : Fait que je ne sais pas quand est-ce que ça va sortir mais on a commencé à annoncer des dates pour « 3 pour 1 » puis je vais annoncer tout le reste en avril ou en mai.

41:41 Hugo Lachance : Puis l'album on se le procure où ?

41:42 Patrick Bourdon : L'album il est disponible pour l'instant... les discaires c'est juste à Montréal là pendant l'été j'en profiterai pour aller en distribuer chez un discaire ailleurs mais à Montréal il y a le 33 Tours, le Vacarme, Vatnick, Sonic, L'oblique, Bandcamp ou en spectacle aussi.

41:58 Hugo Lachance : OK et puis c'est vinyle et CD j'imagine ?

42:01 Patrick Bourdon : Là je vais en faire imprimer pour l'été des CD. Faut que je réponde à ce courriel-là tantôt justement.

42:07 Hugo Lachance : Ben Patrick Bourdon c'est tout. Mais merci beaucoup. C'est vraiment le fun.

42:10 Patrick Bourdon : Merci à vous.

Chapitre 14 : Conclusion

42:12 Hugo Lachance : [rires] Et ben oui, merci auditeur auditrice, allez suivre les réseaux sociaux de Patrick Bourdon, procurez-vous son album. Je tiens à remercier Hopéra pour la commandite et surtout Véro pour la salle des tortues. Merci Véro. Alors, on se retrouve pour un prochain épisode de l'album podcast. Merci.