Transcription de l'épisode avec Michel "Away" Langevin de Voïvod : 40 ans en 4 albums

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Avertissement : Cette transcription est le fruit d'une collaboration avec une intelligence artificielle qui fait de son mieux, mais qui ne saisit pas toujours toutes les "subtilités" de nos discussions.  Le fichier audio/vidéo original demeure la seule référence officielle. Si un passage vous semble bizarre, faites confiance à vos oreilles et allez écouter l'épisode !


Introduction

Hugo Lachance : Nous sommes le 13 janvier 2026 en provenance de Musicopratik à Verdun et aujourd'hui j'invite tout le monde pour ce premier épisode de la 4e saison à se connecter, à se connecter avec un des plus grands band métal du Québec. J'ai l'honneur de recevoir Voïvod à L'Album Podcast ! Hey bonjour à tous ! Avant de vous présenter dignement mon invité, je tiens à remercier les nouveaux abonnés sur Spotify, Apple Podcast, YouTube aussi super important, et les réseaux sociaux Instagram, Facebook. Vous connaissez la poutine : venez vous abonner, ça fait c'est un petit geste qui est gratuit puis qui fait énormément plaisir. Je tiens à remercier aussi ben le Musicopratik. L'épisode est une présentation de Musicopratik. Si vous cherchez des locaux de musique bien adaptés, propres, tout équipés — et puis là je parle d'ampli, de micro, batterie, tout est là — vous pouvez utiliser les locaux pour enregistrer des podcasts comme moi. Il y a même le studio Sophronique adjacent, donc pour un service impeccable ben allez voir ça, c'est tout de suite à la sortie du métro De l'Église à Verdun. Donc c'est vraiment un chouette, des chouettes locaux. Alors merci beaucoup Pat Mainville et le Musicopratik. Aussi, cet épisode est présenté par la microbrasserie Hopera. Merci de nous soutenir encore pour cette cette 4e saison ! Alors la microbrasserie Hopera est située à Jonquière. Il y a un restaurant, un restaurant-bar. Il y a aussi dans le quartier industriel à Jonquière une usine qui s'appelle Hopera La Chope. Alors vous pouvez visiter, hein, il y a des vous pouvez boire de la bière là-bas, vous pouvez il y a il y a un petit pub à l'intérieur et aussi vous pouvez regarder les fermenteurs qui ont été nommés à certains groupes, hein, du Québec dont WD-40 et Voïvod ! Et allez voir aussi la première guitare de Piggy qui est exposée là-bas et puis voilà. Et aussi, dernier commentaire, on laisse la place à Hugo Mudie qui nous parle du Pouzza !


Hugo Lachance : Merci Hugo, merci le Pouzza ! Je suis avec Michel Langevin de Voïvod. Bienvenue à L'Album Podcast !

Michel “Away” Langevin : Merci de m'avoir invité.

Hugo Lachance : Merci d'être là, c'est vraiment vraiment un honneur. Ça fait longtemps qu'on s'en parle quand même.

Michel “Away” Langevin : Oui, c'est vrai.

Hugo Lachance : Puis on est ici pour faire pour célébrer dans le fond les 40 ans et plus de carrière de Voïvod. Un peu 43 ans cette année en fait ?

Michel “Away” Langevin : Il y a comme Snake qui s'est joint au groupe le 7 janvier 83 je pense, donc c'est ouais c'est un anniversaire presque là.

Hugo Lachance : Ah ouais ? OK waouh ! Super. Fait que là, moi j'ai évidemment Voïvod pour moi c'est ma c'est ma jeunesse, puis j'ai tellement de questions que je pense qu'on va être obligé de faire un autre épisode pour faire le tour, mais il a fallu qu'on s'entende sur un concept. Alors le concept, c'est que tu as choisi quatre albums et puis donc c'est ça, d'habitude on prend un album on y va une toune après l'autre, mais cette fois-là tu as choisi quatre albums puis on va discuter plutôt du contexte de création, on n'écoutera pas des extraits comme d'habitude. Fait que voilà. Alors ben on va commencer puis je commence toujours en posant les mêmes questions à mes invités. Michel, c'est un gars de où ?

Michel “Away” Langevin : Moi je viens de Kénogami au Saguenay.

Hugo Lachance : Ouais ouais, moi aussi je viens d'être là !

Michel “Away” Langevin : Ah ouais ? Excellent !

Hugo Lachance : Keno, Keno Power ! Et puis ton album d'enfance, le plus loin tu te rappelles ?

Michel “Away” Langevin : C'était l'album Twist and Shout des Beatles. C'est le premier que j'ai reçu là, comme cadeau de Noël ou quelque chose du genre là, ou j'ai ou j'ai tondu des pelouses pour me l'acheter, mais en tout cas. Puis c'est en fait ça ça se trouve à être le premier album des Beatles mais version nord-américaine avec quelques changements au niveau de des chansons, donc le premier Beatles, ouais.

Hugo Lachance : Super. Ton album d'adolescence, celui-là qui t'a formé là ?

Michel “Away” Langevin : Oh boy ! À ce moment-là, adolescent, je commençais à écouter des ben un petit peu après les Beatles, j'ai demandé l'album Kiss Alive One pour Noël aussi, je l'ai reçu. Puis tout le monde en famille disait "Mets-le, mets-le", là je l'ai mis, "Enlève-le, enlève-le". Là c'était mon mon nouveau groupe préféré. Puis de Kiss à Alice Cooper, Led Zeppelin, tranquillement pas vite je me je me dirigeais tranquillement vers qu'est-ce qui allait devenir le métal là. Mais il y a aussi le à la polyvalente de Kénogami, à la bibliothèque, j'empruntais souvent le magazine Rock & Folk, puis là ils commençaient à parler du mouvement punk. Puis là je commençais à m'intéresser aux trucs de Les Pistols, mais ça a pris du temps avant que je trouve les albums par contre. Mais quand j'ai je réussis à mettre la main sur le premier, le seul album des Pistols finalement, ça a été vraiment une révélation au niveau de mon jeu de batterie où j'ai commencé à mettre des à jouer beaucoup plus sur les toms, le floor, donc c'est devenu un peu plus tribal.

Hugo Lachance : OK.

Michel “Away” Langevin : Puis en même temps j'écoutais beaucoup le rock progressif, puis mon groupe préféré c'était Van der Graaf Generator, très étrange comme musique. Puis mais je dirais que c'est vraiment en 1980, quand l'album le premier album d'Iron Maiden est sorti, c'est là où j'ai vraiment décidé que eu voulais faire ça dans la vie : de la batterie pour la musique plus métal alors.

Hugo Lachance : OK, Iron Maiden, Iron Maiden, OK, le premier, Le Maiden, ouais ouais. Puis qu'est-ce qui jouait dans le char de tes parents ou à la maison ?

Michel “Away” Langevin : À la maison c'était plus ma mère qui qui écoutait la musique en faisant le ménage disons là, puis mais c'était plus dans le genre disco, ABBA, Bee Gees, mélangé avec Claude Dubois, Gilles Vigneault, donc des trucs moins rock. Mon père avait une collection de 45 tours puis un jour j'ai découvert le 45 tours des Rolling Stones, Honky Tonk Women d'un côté puis de l'autre côté, puis j'ai vraiment aimé ça. À ce moment-là, j'avais des des moi puis mon père on s'obstinait : lui il aimait les Stones, moi j'aimais les Beatles, mais il m'a fait découvrir les Stones.

Hugo Lachance : Ouais OK cool ! Puis vous écoutiez j'imagine CKRS aussi ?

Michel “Away” Langevin : Ouais, moi je courais sur l'heure du dîner là, je courais de l'école Sainte-Famille jusqu'à la maison parce que de midi à 1h il y avait le spécial Presley-Beatles et ça là, je voulais pas encon manquer une chanson.

Hugo Lachance : C'est bon ça ! Ah c'est bon ça me rappelle les souvenirs aussi. Puis ton premier instrument, la batterie ?

Michel “Away” Langevin : Batterie, hein, ouais.

Hugo Lachance : OK OK.

Le nom Voïvod

Hugo Lachance : Évidemment Voïvod c'est immense, on pourrait passer des heures à à parler de l'histoire de de Voïvod, mais j'ai quand même fait des recherches évidemment, je me suis préparé pour l'entrevue, et puis quand je je cherche sur le site des archives nationales, le plus dans fond le plus vieil article que j'ai trouvé qui mentionne le mot vo, c'est dans La Tribune le 15 novembre 1915, OK. Alors que que nous dit-on ? En effet, sinon qu'on se dispose à envoyer en Orient toutes les forces nécessaires au succès de l'expédition pour tenir en échec 1 million de bons soldats conduits par un des meilleurs généraux de Guillaume II. Il nous faut un général et des effectifs. Nous avons peut-être un général dans le Voïvode Putnic, je l'entends dire par des hommes de qualité et je ne demande qu'à le croire. Ça partout, surtout en Europe de l'Est là, ils ont des il y ont toujours quelqu'un de haut placé soit un un général dans l'armée ou un un chef de police que son titre c'est Voïvod. Puis là-bas ils savent comment crier Voïvod.

Michel “Away” Langevin : Ouais d'ailleurs l'année passée on on a joué en Pologne un festival, Lublin je pense la la ville s'appelle, puis c'est dans une province qu'ils appellent Voïvodship. OK.

Hugo Lachance : Puis.

Michel “Away” Langevin : Donc les gens étaient vraiment contents de nous accueillir.

Hugo Lachance : Ouais.

Michel “Away” Langevin : Puis c'est ça vient de où le nom de de Voïvod de ton côté ?

Michel “Away” Langevin : Au tout début, c'était au primaire à Kénogami, à la bibliothèque de l'école, je lisais les Bob Morane puis il y en avait un qui s'appelait Le talisman des voïvodes. C'était comme un roi gitan momifié, en tout cas, puis j'aimais beaucoup le mot vo. Par contre ça s'écrivait V-O-I-V-O-D-E. Puis à ce moment-là, ben en en tout en en fait je dirais tout de suite après, j'ai découvert le livre Dracula de Bram Stoker où il expliquait que Dracula était un vo, un roi, un chef guerrier, un chef de guerre. Puis à ce moment-là, j'avais aussi découvert au milieu des années 70 le magazine Métal Hurlant.

Hugo Lachance : Oui.

Michel “Away” Langevin : Puis Moebius, Druillet, Bilal, je copiais beaucoup leur style puis je rêvais de un jour faire des bandes dessinées pour le magazine Métal Hurlant. C'est là que que j'ai créé le concept de Voïvod avec une espèce de vampire qui s'appelait Voïvod à ce moment-là. Je commençais déjà à comment je dirais je j'avais modifié un peu l'orthographe du mot V-O-Ï-V-O-D. Puis donc le Voïvod c'est un espèce de de guerrier qui gardait la la planète Morgoth. Morgoth pour moi c'est Jonquière ! Ouais c'est ça bon. Puis au début le concept était plus Donjon et Dragon, puis.

Hugo Lachance : Mais tu avais quel âge à cette époque-là ?

Michel “Away” Langevin : Oh, 13-14 ans, j'étais très jeune, ouais. OK. Puis donc c'est ça, je faisais le concept, je dessinais, je créais des personnages. Un moment donné, je pense que c'est je dirais autour de Noël 79 où les Russes ont envahi l'Afghanistan, puis j'ai commencé à m'intéresser un peu plus à la géopolitique puis à avoir un peu peur de la guerre nucléaire. Puis début 80, j'ai vu un documentaire de l'ONF qui s'appelait Si cette planète vous tient à cœur, puis là ça parlait beaucoup de de de l'armement nucléaire. Puis à ce moment-là, mon concept a pris une tournure un peu plus apocalyptique. Puis aussi dans ce temps-là, il y avait le début de des films, première vague de de qu'est-ce qu'on appelait le Cyberpunk, Mad Max, Blade Runner, ça ça a beaucoup beaucoup influencé mon concept. Puis quand on a formé le ban en janvier 83, je commençais à parler du concept, on cherchait un nom puis j'ai parlé de du mot Voïvod. Les gars étaient vraiment intrigués, là j'ai expliqué le concept puis on on a décidé de développer au fil des années 80 sur nos albums. Puis à ce moment-là, c'était c'était rendu vraiment post-nucléaire là.

Hugo Lachance : Ouais ouais ouais OK, ça a commencé avec War and Pain, tout le concept était là, c'est ça ouais. C'était fascinant quand même parce que il y a l'imagerie de Voïvod qui est vraiment vraiment forte puis tu sais oui il y a la musique de Piggy qui est originale mais c'est vraiment selon moi Voïvod c'est la conjugaison entre ton art puis la la la part de de de de Piggy à la guitare, la façon dont il jouait, tu sais.

Michel “Away” Langevin : Oui oui, on ça on avançait en même temps en créant le concept. Snake puis moi on s'assoyait souvent pour essayer d'inventer des histoires puis puis le tout était connecté : les dessins, la musique, le concept. Puis ça ça avançait assez rapidement, à peu près un album par année avec une tournée mondiale, fait que il fallait que il fallait qu'on on fonce.

Hugo Lachance : C'est quand même fou ça. Donc j'avais des questions de évidemment tu as répondu à mes questions de de de de Wikipédia parce que j'aime ça, j'aime ça aussi qu'on remette les faits, hein, des fois en posant des questions pour Wikipédia. Donc oui, puis l'autre c'est le groupe se produit aussi dans ce qu'on appelle les mercredis du Vieux-Port, c'est là que Dédé Fortin, des feux des feux chanteurs des chanteurs des Colocs, filme le le groupe pour réaliser le premier vidéoclip, Voïvod.

Michel “Away” Langevin : Oui, Dédé était dans sur un projet qui s'appelait PAF, puis c'est un c'est assez vague là parce ça fait quand même plusieurs années, plusieurs décennies même, mais il me semble qu'il fallait qu'il fasse genre 30 vidéos pendant l'été, montés et tout, puis il y en a même fait un burnout, il me l'a dit ben beaucoup plus tard. Puis donc c'est il nous a filmé au Vieux-Port, on avait joué avec Unruled je pense, des amis punk de Montréal, puis donc ça avait brassé beaucoup donc beaucoup d'énergie dans le vidéo. Puis on a fait des des aussi, il a tourné on a tourné dans un studio quelque part à Montréal pour agrémenter le le la portion en spectacle tout ça, donc c'était notre notre premier premier vidéo.

Hugo Lachance : OK ça je l'ai réécouté ce matin sur il est disponible sur YouTube, c'est quand même hot ! Vous avez commencé, le succès est venu assez rapidement ?

Michel “Away” Langevin : Oui mais ça a pris quand même une coupe d'années avant qu'on puisse tourner internationalement. Donc pendant 2 ans on tournait au Québec surtout.

Hugo Lachance : OK OK c'est ça.

Michel “Away” Langevin : Mais oui on recevait des on était encore à Jonquière, on a déménagé à Montréal à l'été 85, mais pendant qu'on était à Jonquière on avait déjà commencé le fan club où on répondait à des lettres qui venaient partout de partout sur la planète. Tout ça se passait par la poste puis on envoyait nos cassettes, nos démos, nos maquettes à des qu'est-ce qu'on appelait des fanzines qui étaient Xerox là.

Hugo Lachance : Ouais ouais.

Michel “Away” Langevin : Puis donc on on leur réécrivait en envoyant une cassette, ils nous répondaient avec des questions, on répondait aux questions, on leur envoyait ça par la poste puis des mois plus tard on recevait le petit magazine.

Hugo Lachance : Mais comment vous avez parti justement de de de Jonquière pour aller vous avez commencé à Jonquière puis là les gens vous avez vous ont connu à l'international, c'est avec le premier album que s'est passé ?

Michel “Away” Langevin : C'est on avait un ami ben on a toujours on est toujours amis, Wayne Archibald.

Hugo Lachance : Oui, Wayne, salut Wayne !

Michel “Away” Langevin : Salut Wayne. Puis Wayne nous a beaucoup aidés au niveau de Wayne correspondait avec plein plein de gens partout sur la planète puis pas juste des des magazines mais aussi des compagnies de disque, puis c'est lui qui envoyait nos démos partout puis il avait vraiment propagé la nouvelle. Puis éventuellement on a reçu un contrat pour une chanson sur Metal Massacre V. Donc on a enregistré "Condemned to the Gallows" puis on avait juste une journée pour le faire, puis dans un petit studio, Le Terroir, à à La Baie.

Hugo Lachance : Ouais ouais.

Michel “Away” Langevin : Puis donc c'est à cause de Wayne qu'on a eu le contrat pour Metal Massacre puis tout de suite après on a reçu un contrat de Metal Blade pour faire un un album au complet qu'on a enregistré en 2-3 jours au studio Le Terroir aussi, qui est devenu War and Pain.

Hugo Lachance : C'est ça ouais. Ben c'est ça puisqu'on en parle de War and Pain, vous l'avez sorti en 84.

Michel “Away” Langevin : Oui.

Hugo Lachance : Vu que vous étiez très underground, mais j'ai fait j'ai fait un portrait à quoi ça ressemblait le Québec en musique en 1984. Alors à l'ADISQ, le 45 tours le plus vendu c'était René Simard, Comment ça va. Après ça, le microsillon le plus vendu c'est Céline Dion, Les chemins de ma maison. Microsillon de l'année : Daniel Lavoie avec Tension attention. C'était ça qui était dans le paysage musical. L'artiste s'étant illustré le plus hors Québec c'est Men Without Hats. Oh cool ! Il y a des liens à faire, c'est qu'on en parle, groupe de l'année c'était eux. Puis dans ça, il y avait aussi le microsillon rock de l'année, il y avait Visionnaire de Corbeau, À fond de train live de Offenbach et Plume Latraverse, il y avait Éclipse de Soupir avec Normand Brathwaite, Corey Hart First Offense puis The Box. Alors le le grand gagnant c'était Corey Hart cette année-là. Puis le le microsillon de l'année pour enfants c'était Claire Pimparé, Monsieur Fantastique. Non, j'aime ça parler de ça parce que ça remet un peu en contexte aussi parce que tu sais, il y avait Voïvod d'un côté puis il y a l'industrie musicale au Québec, c'était le portrait musical. J'ai fouillé puis je suis tombé sur le plus vieil article que j'ai trouvé, c'est dans Le Progrès-Dimanche le 7 octobre 84 par Louis-Marie Lapointe. Alors Blacky, Snake, Piggy et des gars de Jonquière pétant de santé et qui se sentent suffisamment en forme pour prendre le taureau par les cornes et lui enfoncer guitare électrique, drum, basse entre les deux oreilles histoire de lui apprendre que le rock élevé dans notre région est lancé sur la bonne voie. Les musiciens sont ensemble depuis 2 ans, ils ont joué à la place Nikitoutagan à Jonquière, une fois à Rimouski, ils feront la première partie du show de Venom au Spectrum de Montréal si évidemment Venom se présente la fraise. Black métallique Venom impose sa griffe avec le thème satanique. Venom nous ont beaucoup influencés, pas au niveau des paroles mais de l'énergie.

Michel “Away” Langevin : Ouais puis donc je sais que Piggy aimait beaucoup le guitariste Mantas puis donc ça oui ça c'était une grosse influence pour nous.

Hugo Lachance : Mais je trouve ça le fun de revenir dans le temps un peu avec avec ça fait que, mais on va reparler du show à la place Nikitoutagan. Dans le même article, je vous cite encore : "Nos parents aiment le disque, pas le contenu, on n'est pas satanique", reprenait en riant Piggy. "On parle de guerre et de souffrance, on préfère parler de ça, on aime ça le feeling, le nucléaire, ce qui s'en vient, c'est ce qui fait notre notre originalité." Blacky : "On est toujours en retard au Québec, il y a seulement une petite minorité qui a senti la vague, nous on a embarqué, on est en train de de monter ça, on espère reculer les barrières de cette musique, en tout cas notre disque est sûrement moins mauvais que le premier album de Venom." C'est pas moi qui l'a dit, c'est Blacky, salut ! Oui mais c'est ça, vous êtes embarqués dans la vague assez vite quand même. C'est pour ça mes questions tantôt, je demandais vous êtes propulsés assez rapidement dans dans tout ça là.

Michel “Away” Langevin : Ouais en fait j'étais encore épaté du fait que il y avait pas internet dans ce temps-là puis tout ça se passait par la poste, c'est incroyable. Puis en 80, il y avait British Steel de Judas Priest, Ace of Spades de Motörhead, le premier Maiden, mais juste 2 ans plus tard, même 1 an plus tard, il y avait Venom puis tout de suite après tout le Slayer, Metallica, tu sais, puis en Europe Destruction, puis donc ça ça allait en accélérant. Puis on dirait que ça a été il y a eu une explosion vraiment impressionnante pour pour une période où il fallait qu'on se débrouille avec les moyens du bord quand même.

Hugo Lachance : Bah oui. Tantôt on a parlé de ce qui se faisait au Québec dans au niveau commercial disons, puis mais ça ressemblait à quoi la scène locale au début de Voïvod ? Tu veux dire à Jonquière ? Ben à Jonquière ou même même au Québec là, il y avait Voïvod mais.

Michel “Away” Langevin : En fait à Jonquière, il y avait Death Dealer qui était plus dans le s dans le genre Iron Maiden puis un petit peu après Messiah Force. Il y avait un groupe vraiment qui s'appelait Voïer, OK ça me dit rien ça, V-O-Ï-E-R, les autres étaient comme un peu dans le genre Possessed là.

Hugo Lachance : OK ah ouais OK.

Michel “Away” Langevin : Puis un très bon band d'Arvida.

Hugo Lachance : Ah ouais OK.

Michel “Away” Langevin : Puis ouais à part ça, il y avait un peu de rock progressif, mais il y avait un groupe qui s'appelait Exit, je me souviens bien. Puis mais au Québec c'est à Montréal on venait voir des shows au Spectrum, on venait sur le pouce voir des shows au Spectrum puis on a toujours Moustache là, il y avait Anvil ou des bands comme ça. Puis mais souvent c'était des groupes montréalais qui faisaient des covers de Deep Purple, Led Zeppelin, tout ça. Puis il y avait pas nécessairement de groupe trash métal, qu'est-ce qui allait devenir le trash métal, il y en avait pas vraiment, non.

Hugo Lachance : C'est ça, vous êtes pas mal des des pionniers là.

Michel “Away” Langevin : Ouais après ça, on a fait des petits Agression puis Damnation puis, mais au début on était pas mal tout seuls, je dirais.

Hugo Lachance : Mais c'est ça, j'ai une question par rapport à ça de de Jean-Paul justement, un gars de du Saguenay, une question d'internet. Il aimerait savoir comment les gars de Voïvod s'entendaient avec Death Dealer, y avait-il des interactions ? Je sais qu'Away était bien chum avec Pierre Fortin.

Michel “Away” Langevin : Oui, Jean-Pierre, on est on était des chums de polyvalente de Jonquière ensuite poly de Kéno puis tout ça, puis on a on a fait de la musique ensemble. Le premier band que j'ai fait avec Piggy, c'est Jean-Pierre qui faisait la basse. On avait eu le la permission d'utiliser l'agora de de la polyvalente de Kénogami puis puis dans ce temps-là on jouait du AC/DC, c'était comme il y avait pas grand-chose encore au niveau au niveau métal, ouais.

Hugo Lachance : Bon ben on les salue Death Dealer.

Michel “Away” Langevin : Il y avait une fausse compétition que les gens ont créée où on était supposément en guerre, ah OK. Mais c'est tu sais, je pense que les guitaristes, Yves Pilon il me semble, il y avait la toujours la la pin Voïvod puis il y avait pas c'est mais les gens inventaient des histoires.

Hugo Lachance : Ah bah oui ben oui ça prend ça c'est sûr OK, pour nourrir le milieu. Je continue avec les articles de de journaux : Le Lac-Saint-Jean, 19 décembre 1984 par Doris Larouche. "Sur la scène, les éclairages et la fumée synthétique mettent en relief les visages grimaçants et menaçants du groupe. Le chanteur a la voix tout aussi grave que Rogatien Vachon. On comprend à peine ce qu'il dit mais en fait mais en fait c'est la musique qui est importante. À l'une des rares interventions qu'il que fera le chanteur, il souligne une chose : leurs fantasmes ne sont pas sexuels. Non, nous on rêve plutôt à quelqu'un qui se ferait avaler par la souffleuse." Et on avait une chanson, "Blower", qui parce qu'il y avait toujours des légendes quand on était jeune de jeunes qui avaient fait des forts dans la neige puis se faisaient avaler par la souffleuse, ça c' puis ça m'a toujours traumatisé puis on avait on en avait fait une chanson. Mais la plupart des gens autour de la planète nous demandaient c'est quoi "Blower", pas au courant du concept.

Hugo Lachance : Ah c'est bon ça. On continue dans le Non c'est ça. Moi j'ai participé à une émission pour pour le Bad Crew, on les salue d'ailleurs l'équipe du Bad Crew. J'ai fait les 12 albums qui ont influencé mon existence puis vous faites partie évidemment de ça. Moi je suis né en 75, j'ai j'ai 50 ans, puis je te lis ce que j'ai écrit. "Mon histoire avec Voïvod commence sans trop le savoir en 84 ou 85, je suis pas certain. Mon oncle Luc Lachance travaillait comme éclairagiste à la place Nikitoutagan sur les bords de la rivière aux Sables à Jonquière. Il m'avait proposé de l'accompagner. À l'époque, la structure de cet amphithéâtre extérieur était faite de béton et recouverte d'une toile bleue et blanche. J'attendais sagement dans les gradins, observant les allées et venues des techniciens qui s'affairaient à préparer la sono, l'éclairage et surtout les impressionnantes machines à boucane. Je remarquais quelque chose de particulier : une partie de la scène était surélevée à l'aide de caisses de coke en plastique recouvertes de plywood noir." C'est moi c'est moi qui parle. "C'est un show métal ce soir, un groupe de de Jonquier qui s'appelle Voïvod je pense, est-ce que je vais pouvoir venir ?" "Je suis pas sûr que ta mère va être d'accord, ça risque de brasser pas mal." J'avais à peu près 9-10 ans. Je crois avoir aperçu des gars avec des guitares aux formes funky. Quand nous avons quitté, le band débutait le soundcheck. Je me rappelle surtout un niveau de décibels très élevé. J'aurais aimé avoir un souvenir plus précis de cette expérience car 35 ans plus tard, j'en discutais avec Away et Snake lors de l'enregistrement de la vidéo promotionnelle de notre projet Piggy Monument. Entre-temps, la flamme fut rallumée grâce à Paul Sarasin et son spécial Voïvod diffusé à son émission Solid Rock sur la chaîne MusiquePlus vers 89. C'est grâce au vidéoclip "Tribal Convictions" que je me suis procuré le superbe Dimension Hatröss. Donc ça a été dans vos dans vos premiers show hein ? Le premier à la place Nikitoutagan, oui, juin 83 je pense, OK.

Michel “Away” Langevin : Puis donc je me souviens que il y avait dans la salle nos amis les motards de Jonquière probablement, les Missiles je me souviens plus, et ma grand-mère direct en avant ! Puis ouais ça a été une belle expérience puis on avait d'ailleurs enregistré le spectacle. C'est notre premier, notre notre premier démo qu'on a envoyé c'était ça. Puis à la fin, au rappel, on joue "Stone Dead Forever" de Motörhead puis quand on commence, tu entends les tu entends les moteurs qui qui startent le bec, OK.

Hugo Lachance : Ah ouais OK OK OK OK ah bon ! Fait que j'ai assisté que j'ai presque assisté à un moment historique ?

Michel “Away” Langevin : Le début total total. Puis on a joué après ça au 35e anniversaire à la place Nikitoutagan, on a rejoué un petit peu après. Je pense qu'on a joué trois fois à la place Nikitoutagan, ouais. C'est une belle salle où c'est là où la plaque va être installée aussi, qui est malheureusement le le site a été démoli puis le contracteur a démoli la plaque en même temps.

Hugo Lachance : Oui oui c'est on le salue le contracteur, laisse-nous un bye bye en commentaire. Ça ça c'est métal ! Oui c'est m Oui. J'ai parlé aussi du du spécial MusiquePlus, Voïvod à MusiquePlus à Solid Rock, est-ce que ça a eu une une influence ? Parce que moi, pour ma génération, c'est comme ça qu'on a vraiment découvert Voïvod avec toutes les vidéoclips, tout le l'univers spécial que vous avez fait. Est-ce que ça a eu une influence ?

Michel “Away” Langevin : Oui oui, Solid Rock ça nous a aidés énormément. Puis en plus qu'ils utilisaient "Tribal Convictions" comme chanson-thème, puis vrai donc, et Paul Sarasin et Geneviève Borne nous ont énormément aidés avec Solid Rock puis ce spécial-là pour la sortie de Nothingface, ça vraiment ça nous a donné un boost comme on dit là, on est devenu beaucoup plus populaire au Québec entre autres.

Hugo Lachance : Ah ouais, c'est un parfait timing avec "Astronomy Domine" qui a marché au bout, le cover tout ça, c'est fantastique OK cool ! Mais on le salue Paul.

Michel “Away” Langevin : Ah ben oui Paul, on se croise assez souvent.

Hugo Lachance : Ouais ouais j'aimerais ça l'inviter à L'Album Podcast. J'ai reçu Claude Rajotte au début de l'année passée à pareille date puis j'aimerais ça recevoir Paul, on se reparle. Donc dans dans Voïvod, les membres actuels il y a il y a toi évidemment, Michel, Snake, Michel Langevin, il y a Denis Snake Bélanger, Daniel Chewy Mongrain et Dominique Rocky Laroche. Les anciens membres, évidemment il y a Denis Piggy D'Amour, Jean-Yves Blacky Thériault, Pierre St-Jean, Gilles Brisebois, Eric E-Force Forrest, Jason Jasonic Newsted et puis Vincent Peake, ben oui.

Michel “Away” Langevin : Oui.

Hugo Lachance : Oui, puis les surnoms ça vient de où ? Comment c'est quoi votre mécanique pour ça ?

Michel “Away” Langevin : Oh c'est un c'est un mélange de plein de trucs parce que on savait que les noms québécois allaient peut-être être un peu difficiles à retenir pour les les gens à l'étranger puis on s'est dit qu'on allait faire un on allait trouver des noms qui qui allaient qui étaient représentatifs de la personnalité puis qui allaient être faciles à retenir. Puis c'était comme un mélange de Venom, les Ramones puis les Banana Splits ! C'est bon ça ! Donc moi dans mon cas, au même moment où on a formé le groupe, j'étudiais les sciences à l'université à Chicoutimi puis à cause de mes devoirs, j'arrivais toujours en retard ou pas du tout aux pratiques. Puis entre les pendant les pauses à la pratique, on pratiquait dans le sous-sol du bureau d'assurance du père à Denis Bélanger, Snake, OK. Puis pendant les les breaks, je montais en haut puis je m'installais au bureau du père à Nic puis je je prenais son crayon puis sa son calepin de notes puis je faisais des dessins, OK. Puis je les oubliais là, puis d'ailleurs la mère à Snake qui travaillait aussi au bureau, le matin elle ramassait mes dessins pour pas que son père les voie avant qu'il arrive. Puis elle un jour, elle me les a redonnés, je les ai encore mes vieux dessins, ouais. Puis à cause de mes dessins puis aussi le concept puis le fait que j'arrivais peut-être pas tout le temps, ils m'ont appelé Away. OK c'est bon ça ! C'était mon nom. Puis Snake dans ce temps-là, c'était un grand maigre, puis il était plus enveloppé, ouais rondelet, ouais. Blacky avait toujours les cheveux teints noirs puis lui voulait il voulait qu'on l'appelle Blacky parce qu'il y avait un petit chien quand il était jeune qui s'appelait Blacky, il voulait qu'on puis donc c'est des noms faciles à retenir. OK c'est Piggy qui qui a eu le surnom ingrat, Piggy. Piggy des fois il disait "Je veux plus m'appeler Piggy." OK Piggy, mais ça est resté quand même ça, bah oui. Puis les autres les autres ils ont adopté des des surnoms aussi ? Oui, ben à chaque fois qu'il y a un nouveau membre, on y trouve un surnom. Souvent le nom c'est un nom qui est décidé par le membre lui-même, ah ouais OK OK. Fait que Jason c'était c'était Jasonic, Jason Jasonic, puis Rocky son nom d'artiste était déjà Rock La Roche puis donc on a dit on va t'appeler Rocky, bien content parfait. Puis ben la ressemblance est là en fait, oui tu oui c'est sûr qu'avec les cheveux tout ça, mais est un gros fan de Chewbacca, est capable d'imiter Chewbacca, ouais garde ça en mémoire.

Hugo Lachance : Continue on va faire la discographie rapidement. Donc War and Pain en 84, Rrröööaaarrr en 86, Killing Technology 87, Dimension Hatröss 88, Nothingface en 89, et ça va vite hein !

Michel “Away” Langevin : Ouais oui ça rentre, un album par année.

Hugo Lachance : Un album par année avec une tournée mondiale. Angel Rat 91, The Outer Limits 93, Negatron 95, Phobos 97, Voïvod éponyme en 2003, Katorz 2006, Infini 2009, Target Earth 2013, The Wake 2018, Synchro Anarchy 2022, Morgöt tales 2023. Ouais, est-ce qu'il y en a un autre qui s'en vient ?

Michel “Away” Langevin : Oui il y en a un autre qui s'en vient, en fait en fait il y en a deux qui s'en viennent en même temps. On on est en train de mixer l'album symphonique qu'on a enregistré au Grand Théâtre à Québec avec ça malheureusement, ouais. Puis donc en même temps on compose et on enregistre un nouvel album toujours chez Radical Studio dans le bout de Trois-Rivières, puis donc on fait ça en même temps. En même temps, l'album symphonique va sortir avant l'album studio, on est plus avancés.

Hugo Lachance : J'ai vraiment hâte de voir ça. C'est aussi bon des albums live, 27 vidéoclips, 6 EP, 4 compilations, 21 démos à peu près puis deux DVD, ouais quand même hein.

Michel “Away” Langevin : Ah ouais ouais, moi j'ai j'ai perdu le compte là mais si je suis même pas sûr que mon compte est juste tellement que tellement il y a du stock, on a un bon catalogue. Tellement que les royautés s'accumulent puis là j'ai pas l'intention de prendre ma retraite mais un jour quand je vais décider d'arrêter, je vais quand même je pense pouvoir vivre de mes royautés.

Hugo Lachance : Ah ouais OK ah ben on te le souhaite. Puis là aussi j'aimerais ça par exemple, que je veux pas qu'on embarque là-dedans parce que là on s'en va dans un autre, mais tu es on parlait de justement que tu es un artiste visuel. J'aimerais ça qu'on fasse un épisode tous les deux mais qu'on parle juste d'art, OK on va parler de Voïvod évidemment là, mais qu'on parle juste d'art, j'aimerais ça qu'on fasse ça. Son travail est exceptionnel puis je trouve ça vraiment cool. Mais ouais on fera ça une mannée. Donc le concept c'était 40 pas 40 albums mais 40 ans en quatre albums. Fait que tu as choisi quatre quatre albums, donc Killing Technology, après ça Phobos, l'éponyme, et puis Synchro Anarchy, c'est ça OK.

1- KILLING TECHNOLOGY

Hugo Lachance : Fait qu'on va commencer par le premier : Killing Technology. Alors pourquoi comment nommerais-tu cette période ?

Michel “Away” Langevin : En fait, j'ai décidé de faire quatre albums qui représentent les quatre formations du groupe, OK. Puis Killing Technology ça a été comme marquant pour moi parce que ça a été le le premier album où on a qu'on a enregistré à Berlin, OK. Puis à ce moment-là c'était assez mouvementé parce que il fallait faire un album par année avec une tournée mondiale puis en général, il fallait finir la tournée dans le bout de Berlin pour pouvoir enregistrer un album. Ce qui veut dire qu'il fallait qu'on compose Killing Technology avant de faire la tournée mondiale pour Rrröööaaarrr en 86. On est partis en tournée en Amérique du Nord avec Celtic Frost, ensuite on est partis en Europe avec Possessed, puis à la fin du après le dernier show, on a pris le train pour Berlin pour enregistrer Killing Technology. Donc on pouvait quand même tester les chansons en tournée avant de les enregistrer. Mais on il a fallu qu'on fasse la même affaire pour Dimension Hatröss parce qu'on a fait une tournée mondiale pour Killing Technology avec Kreator puis qui se terminait dans le bout de Berlin pour enregistrer Dimension Hatröss, il a fallu qu'on compose Dimension avant de tourner Killing Technology. Donc c'était vraiment intense.

Hugo Lachance : Mais là, mais c'est dans le coin de la chute du mur, hein, c'est avant un peu avant 89 je pense.

Michel “Away” Langevin : Eu je pense que le la vraie chute, début 90. Puis on essayait d'aller quand on était à Berlin, on essayait d'aller de l'autre côté du mur puis ils voulaient pas parce qu'ils disaient : "You look too funny." Ah ouais ! Ben on avait les jeans déchirés, Blacky avait la moitié du crâne rasé puis nous on a essayé par Checkpoint Charlie qui était pas loin du studio Music Lab où on enregistrait, ils ont dit no way. On a essayé par le métro puis rendus de l'autre côté, ils nous ont retournés. D'ailleurs c'est assez particulier parce que entre Berlin-Est, Berlin-Ouest, il y a qu'est-ce qu'on appelle un no man's land où ils ont fermé deux ou trois stations de métro puis sur les quais du métro, il y avait des soldats qui gardaient pour pas que les gens essaient de passer par le tunnel. Puis dans le tunnel, il y avait comme une arche avec un un autre tunnel puis donc dans le milieu du tunnel, il y avait un un soldat qui gardait le tunnel avec une petite lumière au-dessus là. C'était je trouvais que c'était la job la plus triste que j'avais jamais vue puis donc c'était c'était particulier. Puis aussi, dans le milieu des années 80, la deuxième guerre était terminée depuis quoi, 40 ans tu sais, puis donc il y avait encore les vestiges de la guerre à Berlin, des trous de balles, des des édifices à moitié démolis, des champs pleins de ruines, puis donc c'était ça l'ambiance.

Hugo Lachance : Euh oui complètement.

Michel “Away” Langevin : Ça nous a beaucoup aidés à à développer un son Killing Technology, OK. Parce que Killing Technology c'est aussi c'est moins c'est moins trash, c'est la l'album commençait à être un petit peu plus prog, son un peu plus réservé si on veut, maîtrisé.

Michel “Away” Langevin : Oui c'est on a tout le temps été des gros gros fans de King Crimson, Van der Graaf, mais Piggy avait un pas d'avance sur nous autres au niveau de de sa technique parce que il avait commencé à jouer quand il avait 9 ans puis était déjà bon quand on a formé le groupe. Nous autres on essayait de le rattraper puis je pense que autour de Killing Technology, c'est là qu'on était capables d'intégrer des éléments de rock progressif parce qu'on avait suffisamment appris nos instruments respectifs. Donc notre son a changé un peu puis aussi il est arrivé des événements qui nous ont beaucoup marqués, que qu'on a intégrés à notre son et au concept. Je pense à l'accident nucléaire à Tchernobyl, ensuite le projet Star Wars de Reagan, et puis l'explosion de la navette Challenger. Donc c'est c'est des trucs qui nous ils nous ont beaucoup beaucoup marqués puis donc notre concept est devenu de plus en plus science-fiction.

Hugo Lachance : OK ah c'est hot ça. Puis justement, il y a il y a parlant de changement de son, quand j'ai fait l'épisode 30e anniversaire de Barf, il y a il y a Marc Boncour qui raconte que, mais on parlait le contexte c'est qu'on parlait que lui aimait les les albums heavy puis que les groupes restent heavy tout le temps. Puis il dit : "Quand j'ai entendu Killing Technology de Voïvod, j'ai arraché ma patch !" Imaginez, c'était encore très heavy dans ce temps-là mais.

Michel “Away” Langevin : Mais effectivement la la tournée mondiale avec Kreator, on sentait qu'il y avait des gens qui se grattaient un peu la tête comme qu'est-ce qui se passe avec Voïvod, Killing Technology quand même assez grand pas.

Hugo Lachance : Ouais oui c'est sûr mais en même temps c'était c'était cool pour donner une certaine accessibilité au band, tu sais. Puis c'était tout aussi ben on vendait de plus en plus, hein, puis juste que même Angel Rat, Outer Limits, ça a quand même vendu beaucoup là.

Michel “Away” Langevin : Ouais ouais.

Hugo Lachance : OK. Dans une entrevue en 87 concernant l'album Killing Technology, Michel Langevin décrit pour la première fois le style du groupe sous le terme de space metal. Oh OK, ouais ça marche ça marche space.

Michel “Away” Langevin : Les gens ont tellement trouvé essayé de trouver des noms. Tout le monde nous appelait nuclear metal au début, c'était speed metal puis un moment donné trash metal puis space metal. Il y avait même le bassiste de Cro-Mags, le premier show qu'on a fait aux États-Unis c'était avec Cro-Mags puis Venom au Ritz à New York, puis lui il nous appelait deco metal, comme du déco.

Hugo Lachance : Ah ouais, waouh c'est bien cool ça, fait qu'il y en a eu des noms. Mais je pense que Space Metal ça marche avec le temps, je pense c'est lui qui tient le plus la route.

Michel “Away” Langevin : C'est sûr que les deux premiers c'est vraiment trash puis maintenant on a fait un retour à ce genre de de rock progressif, science-fiction spatiale, puis étrangement on gagne des Junos avec ces albums-là qui sont de plus en plus compliqués.

Hugo Lachance : Ouais puis.

Michel “Away” Langevin : Donc c'est encore plus pertinent, je trouve.

Hugo Lachance : Ouais OK cool. Donc toujours en 87, le groupe sort un single intitulé "Cockroaches", le titre s'inspire du fait que les cafards seraient la seule espèce à survivre à une guerre nucléaire. L'idée de la chanson vient du fait du nombre important de cafards dans l'appartement du groupe à Montréal.

Michel “Away” Langevin : C'est vrai, oui. On a déménagé en 85 à Montréal dans dans l'Est, Bourbonnière, puis juste à côté de nos amis capitalistes, Alien Nation. C'est les autres qui nous avaient comme qui nous avaient dit qu'il y avait un appartement libre en face. Puis la première soirée, on a mis des toasts dans le toaster puis quand les toasts ont sauté, il y a plein de cockroaches qui sont sortis dans le dessus du toaster ! Là on s'est rendu compte, ah c'est infesté, il y en avait il y en avait dans la sauce à spaghetti, ouais ouais. Puis c'est c'est c'était vraiment vraiment c'était rock ! Les quatre les quatre dans le même petit appartement. Puis mais on vivait le on vivait Voïvod à fond de 83 à 89. On a pratiqué à chaque soir puis on composait la musique, on faisait le concept, je faisais des dessins, on faisait tout ça en même temps, on vivait ensemble puis donc c'est pour ça que ça avançait à ce rythme-là.

Hugo Lachance : OK cool, on va passer rapidement à travers les crédits. Le titre donc Killing Technology, année 87, compagnie c'est quoi la compagnie ?

Michel “Away” Langevin : Noise, Noise, OK.

Hugo Lachance : Ouais ça c'est fun parce que quand on a déménagé à Montréal à l'été 85, on est allés s'installer chez Émile, Viger-Hamers je pense dans ce tout le monde pratiquait là. C'était vraiment c'était hardcore, il y avait des groupes hardcore et puis des groupes métal. Puis est-ce que est-ce que c'était plus élevé que les que les locaux qu'il y avait sa rue Saint-Hubert à Kénogami dans le sous-sol ? Ça dit quelque chose ça ? Je les ai pas vus ceux-là, pas OK, OK crash. Mais chez Émile c'était dangereux, il y avait des spectacles, aucune sécurité avec des attaques de skinheads puis c'était c'était vraiment rock and roll. Puis aussitôt qu'on est on s'est installé, il y a quelqu'un que le mur était il y a c'est des blocs de béton puis la deux ou trois dernières rangées il avait manqué de de ciment je pense, qui était pas il y a quelqu'un qui a juste poussé ça puis nous a volé des instruments, des têtes d'ampli, des trucs, puis on était on était mal pris parce que on était en train de on avait enregistré Rrröööaaarrr mais à ce moment-là, on avait pas d'argent pour le mixer, puis il fallait qu'on se rachète des instruments. Puis c'est là que avec notre gérant, Maurice Richard de Rockatac, on a eu l'idée d'organiser un festival puis invité au ce qui est devenu maintenant la grande bibliothèque là, c'était pour faire du patin à roulettes, je me souviens plus comment ça s'appelait, la roul... je sais pas c'était pas le patinodrome ni la Roulatex, c'était je me souviens pas.

Hugo Lachance : Le Palladium, ah bon.

Michel “Away” Langevin : Donc donc on a invité Destruction, Celtic Frost, Possessed, Nasty Savage, puis il y a beaucoup beaucoup de monde qui sont venus même des États-Unis puis tout ça. Puis il y a eu tellement de monde qu'on a réussi à se racheter des instruments, finir le mix de Rrröööaaarrr et cetera, puis on a donné un rough mix à Martin Eric Ain de Celtic Frost qui a ramené ça à Noise à Berlin, parce que autres étaient sur Noise. C'est là qu'on a eu un contrat pour trois albums : Rrröööaaarrr, Killing Tech, puis Dimension Hatröss, puis c'est là où on a enfin pu commencer à tourner à l'international aussi.

Hugo Lachance : OK waouh super ! Donc réalisation Harris Johns et Voïvod, hm hm. Ingénieur de son et prise de son : Harris Johns, hm hm. Mixage : Harris Johns assisté de Blacky et Piggy. Musicien : Piggy, Snake et Blacky. Des paroles de Snake. Studio et mixage : Music Lab à Berlin. Période d'enregistrement : 27 novembre au 14 décembre. Ça c'est quand même assez vite, hein !

Michel “Away” Langevin : Oui c'était vite mais pour nous autres dans ce temps-là c'est c'est ouais parce que on était habitués à beaucoup moins de temps. Puis dans ce temps-là ça se passait pas mal dans le genre, tu faisais la pièce deux, tu l'as jouée deux ou trois fois, combien tu as fait d'erreurs, une coupe, toi une coupe, OK c' ouais bon moyenne. D'ailleurs ça me fait beaucoup rire, la première première pièce qu'on a enregistrée, "Condemned to the Gallows", pour Metal Massacre, à la fin c'est supposé faire tchak mais ça fait t-t-t-tchak, il y en a pas un qui est en même temps, c'est super drôle, ça fait Voïvod c'est correct.

Hugo Lachance : Puis là-dessus, ben en parlant justement on va faire un petit détour par là, le 29 mai 2021, Éric Desrosiers pour La Presse, c'est je te cite : "J'étais chez mon cousin Richard Langevin et il avait sur son mur un dessin qu'il avait fait d'Atom Ant, la fourmi atomique, une bande dessinée que j'adorais, se rappelle-t-il. Aussitôt je lui ai demandé : 'Hé tu me la donnes-tu ?' Il m'a il m'a répondu : 'Non, mais je peux te montrer à la dessiner.' Il n'a jamais arrêté depuis." BD, pochette de disque, édition de beaux livres de ses dessins, Worlds Away: The Art of Michel Langevin. Fait que c'est comme ça que tu as commencé à à dessiner ? Probablement toujours dessiné, mais le premier dessin que je me souviens d'avoir fait c'est Atom Ant à cause de Richard Langevin qui est mon cousin, qui qui est marié à Diane Dufresne d'ailleurs. À travers lui, je me suis ramassé à jouer de la batterie pour Diane Dufresne pendant plusieurs années.

Hugo Lachance : OK je savais pas ça, OK ouais. Puis c'est ça les pochettes, je veux juste faire un petit détour parce que c'est vraiment intéressant. Au début, les deux premières pochettes c'était des dessins, des peintures de l'acrylique ?

Michel “Away” Langevin : Les quatre premières, les quatre premières, OK.

Hugo Lachance : Puis après ça, mais là tu étais passé du côté technologique ?

Michel “Away” Langevin : Ouais en fait moi vu que comme je disais tantôt, j'ai étudié les sciences à l'université, étudié l'art j'avais aucune notion, ça me prenait des mois faire les peintures. Puis puis vu qu'on faisait que ça s'en allait en accélérant le le rythme de de Voïvod, j'avais de moins en moins de temps pour les faire puis c'est devenu problématique. Puis vers 87 environ, j'ai acheté un Commodore Amiga qui était déjà assez multimédia pour l'époque pour accélérer le processus puis là j'ai commencé à faire de l'art de l'art digital à partir de ce moment-là sur Nothingface.

Hugo Lachance : Oui c'est ça, Nothingface.

Michel “Away” Langevin : Puis donc il y avait pas beaucoup de résolutions, pas beaucoup de couleurs puis c'était restreint, mais ça donne ça donne l'esthétique de l'époque, la pixellisation puis tout ça, ouais m'a toujours fasciné. Tu as été un des premiers à faire ça dans le.

Hugo Lachance : Ben des premiers je veux dire, mais mes amis me disaient que c'était pas de l'art, il y avait beaucoup de mes amis qui étaient dans l'art qui trouvaient ça insultant parce que les autres étaient plus fabriquer leur propre canevas. D'ailleurs Rrröööaaarrr je l'ai fait sur il y avait sur un carton de bois d'épicerie parce qu'on avait tellement pas d'argent. On était quand on a déménagé à Montréal, on avait 150 pièces chaque par mois du bien-être, OK. Donc on le premier du mois on mangeait un burger-frites au Lafleur, le reste c'était Kraft Dinner, ramen, puis donc on était quand même pas très fortunés. Donc j'ai j'ai j'ai fait la pochette de Rrröööaaarrr sur un bout de carton puis un de mes amis qui avait étudié en art à l'université était tellement insulté que pour Killing Technology, il m'a fabriqué un canevas.

Hugo Lachance : Un canevas ah OK OK. Sont où ces toiles-là ? Est-ce qu'elles existent encore ?

Michel “Away” Langevin : Oui oui ça j'ai je les ai encore. Il y a des gens qui se sont offerts de me me suis fait offrir des fortunes pour ces ces pochettes-là mais je me c'est des comment je dirais pour moi c'était c'est comme des des souvenirs d'accomplissement puis je les garde précieusement. Puis peut-être un jour je vais les donner à un musée, mais je il y a des musées qui m'ont demandé de de d'en faire don puis mais je les garde pour l'instant.

Hugo Lachance : Oui ça serait une bonne idée par exemple que les gens puissent les voir, moi je serais vraiment curieux de voir ça.

Michel “Away” Langevin : Oui, là en ce moment jusqu'à dimanche, c'est au Musée de Musée d'histoire canadienne, Le Musée d'histoire canadien, Musée canadien de l'histoire pardon à Gatineau, jusqu'au 18 janvier, dans le cadre de une exposition sur la musique des années 60, 70, 80 au Canada.

Hugo Lachance : C'est laquelle ?

Michel “Away” Langevin : Dimension Hatröss avec le costume de scène de Snake d'époque là, les straps puis tout ça, aussi masque à gaz, ceinture de balles.

Hugo Lachance : OK cool. Bon, on revient parce que là on pourrait partir longtemps, moi j'adore ça. Donc c'est ça, il y a il y a le Killing Side puis le Thrashing Side. Donc c'est ce que tu disais tantôt, hein. Selon Wikipédia, la conception de Killing Technology est née de la fascination de Voïvod pour l'esthétique Cyberpunk des années 80, la science-fiction dystopique, les films comme Blade Runner, les thèmes, le dépassement technologique, conflit homme-machine. Donc c'est vraiment ce que tu as ce que ce que tu as décrit. Puis ça tient comment comment ils ont évolué les les sujets dans Voïvod avec en fait avec le développement de la technologie ? Même que on pourra en parler plus tard quand on parlera d'un autre album, mais un moment donné quand internet est arrivé dans le décor, le concept a pris une tournure où ce que il y avait des il y avait beaucoup plus d'infos disponibles au niveau de c'est sûr qu'il y avait beaucoup de de trucs de de complotistes là-dedans là, j'essaie quand même de me tenir un peu loin de tout ça, mais mais ça évoluait avec qu'est-ce qui se passait. Moi en tournée, j'achetais toujours Discover Magazine puis Omni Magazine puis ça là, je lisais ça dans l'avion en me rendant en Europe ou puis je prenais beaucoup de notes puis après ça on en parlait, moi puis Snake on inventait des histoires pour le Voïvod puis tout ça, donc c'est avec le développement de la technologie vraiment, OK cool.

Hugo Lachance : Ouais. Est-ce qu'il y a d'autres choses à ajouter sur Killing Technology ?

Michel “Away” Langevin : C'est pas beaucoup mais je me suis ben j'ai des bons souvenirs de la tournée aux États-Unis avec Celtic Frost, c'était vraiment le party. Les gens il y avait à chaque fois qu'on avait terminé le spectacle, on s'en allait à l'hôtel, il y avait genre 40 voitures qui nous suivaient oui pour faire le party là, c'était genre tout le monde sautait dans la piscine habillé ou pas habillé, OK, puis je me souviens de ça là. Puis la tournée avec Possessed en Europe c'était très très mouvementé, c'était plus politique puis il y avait des émeutes à Bochum à un moment donné. En Allemagne, la sécurité voulait pas que les jeunes fassent un moshpit puis du stage dive puis ils ont commencé à taper sur les jeunes à coups de poing, tout ça. Puis la foule au complet, ils se sont retournés contre la sécurité puis ils sont montés sur scène pour battre la sécurité, la sécurité sont partis en courant. Puis ils ont les gens ont toutes ils ont ils ont détruit l'équipement puis ça a fini en émeute, ça a fini avec une espèce de milice qui est arrivée avec des chiens. Puis moi j'étais arrivé pour sortir par l'arrière du club puis il y avait un chien qui s'est mis à japer, un gros berger allemand qui s'est mis à japer après moi, puis un soldat qui me criait en allemand. J'ai compris qu'il voulait que je sorte par en avant, je suis sorti par en avant, il y avait une rangée de punks qui crachaient sur une rangée d'espèces de polices-soldats puis chaque soldat avait un chien qui attendait l'ordre du soldat, qui attendait l'ordre du commandant. Il a fallu que je passe entre les deux rangées pour me rendre jusqu'à on avait des comme des petites vans là européennes puis donc c'était vraiment vraiment intense.

Hugo Lachance : Waouh ! OK c'est plus sérieux un petit peu, ouais.

2- PHOBOS

Hugo Lachance : On passe à Phobos, parfait, ouais OK. Donc Phobos, alors cette période-là comment tu l'appellerais ?

Michel “Away” Langevin : Ben c'est la période avec Eric Forrest, puis donc la deuxième formation des années 90. À ce moment-là, Blacky avait lâché le groupe tout de suite après l'enregistrement d'Angel Rat pendant qu'on mixait. Snake a lâché début 94, on revenait de.

Hugo Lachance : Mais Blacky, il était pas des vidéoclips de d'Angel Rat, il était.

Michel “Away” Langevin : Non parce que il est parti avant le mix, OK OK. Puis là après ça, on a mixé l'album puis on l'a sorti, puis c'est qui qui était à la basse ? Pierre St-Jean, Pierre St-Jean, OK, qui était dans Heaven's Cry, power métal progressif, ouais, un ami à Piggy finalement. Puis de de La Brique, le bar La Brique, puis donc Pierre a fait l'enregistrement de The Outer Limits avec nous autres puis la tournée Limits. Puis on a eu aussi Gilles Brisebois de Jean Loup qui était sur plusieurs spectacles avec nous autres, Martin Dubé c'est ça son nom, Marty de Éric Lapointe OK, a fait la basse pour nous autres. On avait ouvert pour le groupe Fight, le groupe de de Rob Halford, qui a fini en Alaska, en tout cas OK. Puis finalement, Snake a décidé qu'il en avait assez de la musique, qu'il voulait faire il voulait ouvrir des restaurants puis c'est ça. Donc on a auditionné Eric, on a décidé de finalement de remplacer Blacky et Snake par une personne, devenir un power trio. Puis à travers notre gérant de l'époque, Pierre Paradis, il nous a il nous a il nous a présenté Eric Forrest puis on a fait une audition puis on trouvait que c'était le le match parfait. À ce moment-là, on avait décidé de faire un retour à la musique vraiment heavy du début de Voïvod puis lui venait d'une école un peu comme ça, Eric, plus Sepultura, Machine Head, puis donc c'était parfait pour nous autres. Le problème était que notre musique étant beaucoup plus heavy que Angel Rat, Limits, on s'en allait dans le le rock spatial vraiment là, ouais, puis MCA était pas sûr comment ils pouvaient promouvoir ça là, fait qu'ils nous ont mais on avait une super relation avec les autres, c'est fait qu'ils nous ont dit : "Écoutez, on va pas mettre votre contrat sur une tablette, vous êtes libres de magasiner comme vous voulez." Parce que j'avais des amis dans ce temps-là comme Carcass ou que eux avaient des problèmes avec Columbia je pense, je me souviens bien, puis où le contrat était sur une tablette, ils pouvaient plus utiliser le nom du groupe puis ils s'appelaient Black Star parce qu'ils pouvaient plus utiliser Carcass, ah ouais. J'avais joué en Hollande puis Jeff Walker était avec lui puis il capotait, finalement ils ont poursuivi la compagnie puis ont gagné, mais donc on était chanceux qu'MCA ils nous ont juste libérés, on est retournés au côté indépendant puis on a signé avec Hypnotic à Toronto, ouais OK ouais. Mais ça a donné moi c'est c'est moi c'est un de mes albums préférés de Voïvod, Phobos.

Michel “Away” Langevin : Ah oui ? J'ai adoré tellement tellement travailler là-dessus, le son il est tellement bon, la réalisation est écurante.

Hugo Lachance : Le titre parce que Phobos dans le fond, Phobos est la plus grande des deux satellites naturels de Mars avec Deimos, nommé d'après le dieu grec de la peur, et est caractérisé par sa proximité avec la planète, son orbite rapide, sa forme irrégulière et sa trajectoire qu'il mènera soit à s'écraser sur Mars soit à se désagréger. Le nom Phobos dérive du mot grec pour la peur, d'où le terme phobie, et Deimos signifie terreur. Mais dans cet album-là, il y a tout si si on sent l'espace, les reverbs, le son de la guitare, la voix tout, moi j'adore cet album-là.

Michel “Away” Langevin : C'est le le premier album où j'avais vraiment accès à du data sur internet où j'apprenais des trucs justement que des trucs qui étaient pas mal poussés là, que je savais que c'était des des raconteurs là comme supposément que Phobos avait une une orbite irrégulière qui faisait qu'il y avait beaucoup de gens dans le passé qui pensaient que c'était un satellite artificiel, donc extraterrestre, OK OK. Puis donc je profitais de ces petits éléments-là pour en faire un long concept, on voulait que ça soit un peu comme le Dimension Hatröss des années 90 pour nous autres, puis genre 10 ans plus tard là, ouais. Puis donc on a on a travaillé énormément pour les interludes. Eu j'essaie de me rappeler son nom, j'ai un blanc, James de Malhavok, c'est lui qui m'avait aidé pour faire les interludes, James Cavalluzzo oui c'est ça, puis avec Ivan de Men Without, Ivan il m'a aidé pour les paroles de "The Tower", OK. Il m'avait déjà aidé pour "Electronic" aussi, c'est c'est ça qui est dans les crédits pour ça. Ah oui, je sais pourquoi, parce que pour les interludes, je suis allé chez Ivan qui avait une collection de de claviers, des synthétiseurs, puis Ivan c'est le chanteur de Men Without Hats, c'est sûr c'est un vieux chum. Puis j'avais j'avais déjà fait avec Men Without, j'ai fait l'album Sideways au début des années 90 puis une tournée canadienne, on avait eu vraiment du fun d'ailleurs puis Ivan est encore un ami. Puis puis c'est ça, je suis allé chez eux à son studio puis j'ai fait des samples, de l'échantillonnage de tous ses claviers, ils avaient toute la gagne, ah ouais. Puis j'ai c'est ça que j'ai donné à James de Malhavok pour qu'on on s'amuse avec ces sons-là, on s'est amusés à faire des interludes. Puis lui un génie de l'électronique, James, puis de musique industrielle puis tout ça là, mais c'est bien fait parce que.

Hugo Lachance : C'est bien fait parce que on peut on tu sais souvent les bidouillages électroniques, souvent ça vieillit mal mais dans dans Phobos c'est parfait, ouais super super, j'ai réécouté au complet puis c'est parfait ouais.

Michel “Away” Langevin : Ah ben génial. J'avais fait aussi une petite passe à l'accordéon, j'en avais fait une sur la fin de "The Unknowns" sur Nothingface, mais là j'ai fait "Le Temps Mort" qui représentait dans le concept la le temps où les gens ramassent leurs morts, il y a comme une petite un couvre-feu pour ramasser leurs morts respectifs puis j'ai fait une passe d'accordéon.

Hugo Lachance : OK waouh ah super ! Les crédits : sortie 97, Hypnotic Records sous Universal. Les musiciens : bon Eric Forrest, hein, c'est lui qui s'est ajouté. Musique : ben dans le fond c'est c'est vous qui avez fait toutes les toutes les musiques. Puis il y a il y a une toune de Jason Newsted ?

Michel “Away” Langevin : Oui, pendant les années 90, Piggy, Jason puis moi on avait un trio qui s'appelait Tarrat, T-A-R-R-A-T, OK. Puis on allait chez Jason en Californie dans son studio pour s'amuser puis on faisait des improvisations, mais on avait aussi composé des chansons, OK. Puis Jason pouvait pas les sortir ces chansons-là parce qu'il était sous contrat puis mais on a on a eu beaucoup de fun avec lui puis c'est un vraiment un bon ami. Puis pour Phobos, on a décidé de reprendre, avec l'accord de Jason, une chanson de Tarrat, OK, "M-Body".

Hugo Lachance : "M-Body", ouais oui OK ouais OK OK OK c'est bon OK parfait. Puis comment c'est comment vous l'avez c'est quand même assez exceptionnel quand même, pour en parler un petit peu plus tard, mais comment vous avez rencontré Jason, à travers une tournée ?

Michel “Away” Langevin : Oui, quand on jouait au Stone à San Francisco, bar légendaire, les gars de Metallica venaient toujours nous voir puis on s'est liés d'amitié avec Jason. Puis il nous avait amenés à sa maison à je pense c'était à Oakland dans ce temps-là, puis il avait un petit studio puis on avait même joué du football avec lui, ah ouais OK. Puis on avait fait plusieurs enregistrements pour s'amuser, puis on est restés en contact puis au fil des années puis c'est ça, on on le connaît depuis 88 je pense, OK OK. À son arrivée dans Metallica pratiquement avec ...And Justice for All, ouais c'est ça ouais. D'ailleurs dans ce temps-là, il y avait juste un espèce de bongo puis évidemment au fil des années, on l'a vu comme s'installer de mieux en mieux jusqu'à avoir un domaine. OK cool, on aura l'occasion d'en reparler un petit peu plus tard.

Hugo Lachance : Donc studio Signal to Noise à Toronto, mastering Brett Zilahi, mixé par James Cavalluzzo et Rob Sanzo, réalisation Voïvod et Rob Sanzo, technicienne assistante Sylvie Desmarais, période d'enregistrement mars-avril 97. Ouais, ben dans ce temps-là, on passait beaucoup de temps à Toronto puis pour une coupe d'albums, on passait 3 semaines, 4 semaines à Toronto. On restait à l'hôtel Alexandra qui était très rock and roll en plein centre-ville, puis c'est une belle période pour nous autres, ouais OK cool. Puis c'est ça, il y a quand même 13 pistes là-dessus puis ça se finit par un cover de King Crimson ?

Michel “Away” Langevin : Oui, et puis en plus c'est c'est pas facile celle-là, "21st Century Schizoid Man". Puis la grosse difficulté, c'était que dans le studio, j'avais pas le contact visuel avec Piggy. Ah non OK ! Donc il a fallu qu'on fasse la chanson sans sans se voir puis il y a des bouts c'est vraiment vraiment difficile. Puis Eric Forrest était pas familier avec la chanson, ça fait que Piggy puis moi on l'a jouée la chanson, pas de clic là, live là, puis sans se voir. Puis après ça, Eric a rajouté la basse puis le la voix après, mais c'était c'était vraiment c'était un exploit de faire ça. Même que Ivan était en studio cette fois-là puis il était presque insulté, je m'en souviens. Quand qu'on a fini la on a fait comme trois ou quatre takes là, puis trois ou quatre versions puis ensuite on a choisi une. Mais quand qu'on est sorti, on est allés dans dans le où ce qu'il y avait la console puis il était assis là, puis je me souviens qu' toujours m'en souvenir, il disait : "Vous êtes des malades, vous êtes des malades !" C'est bon ça ! Alors ben voilà pour Phobos, OK. Est-ce qu'il y a autre chose à ajouter ? Phobos a juste que c'est une période où vu qu'on était retournés à l'indépendant en faisant des licences, des des compagnies un peu plus petites, on tournait on tournait toujours, on tournait beaucoup beaucoup en Europe, aux États-Unis, puis je me souviens de cette période-là comme une période de voyages, ah ouais partout dans le monde. Est-ce que c'est dans cette période-là que vous êtes devenus comme vraiment respectés ? Parce que vous êtes respectés par tous toutes vos paires dans le fond, tous les plus grands bands de métal connaissent Voïvod.

Michel “Away” Langevin : Eu c'est dur à dire comme à répondre comme question, mais.

Hugo Lachance : C'est-tu est-ce qu'il y a un moment précis où est-ce que tu te rends compte que vous avez soudé justement avec cette communauté-là, que vous avez gagné un respect ?

Michel “Away” Langevin : Je dirais que ça serait l'année 90 où on a fait la tournée nord-américaine avec Faith No More puis Soundgarden, puis après ça avec Rush. Puis je pense ça a été l'année où tout le monde nous ont découverts, puis à ce moment-là il y avait la chanson "Astronomy Domine" qui jouait à MTV, MusiquePlus, MuchMusic partout, puis je pense que c'est là où on a gagné beaucoup de respect. D'ailleurs j'avais vu Rush au Forum puis il y avait des groupes qui ouvraient pour Rush qui se faisaient huer puis les gens étaient là pour voir Rush puis c'était ma crainte. Puis mais quand on jouait "Astronomy Domine", les gens ils venaient devenaient plus forts que la musique, mais dans le bon sens là, ouais. C'est c'est mais c'est c'est toute une version que vous avez faite par exemple, ouais ouais ouais ça a été un gros succès, ouais. Vous avez tellement donné de belles personnalités entendu parler par les gars de Pink Floyd. Il a fallu qu'on ait l'accord de Dave Gilmour, David Gilmour, puis donc c'est il a écouté, approuvé puis il s'est assuré que les droits soient acheminés à Syd Barrett qui était encore vivant dans ce temps-là, OK. Puis c'est juste une petite anecdote comme ça, on s'en allait jouer avec Rush à Toronto, Maple Leaf Gardens, puis on est arrêté à Kingston pour pour gazer la vanne puis la vanne a jamais reparti, OK. L'équipement était dans un cube de location parti à Toronto, mais la vanne était comme à Kingston, marchait plus. Puis là on a vu un autobus d'un voyage organisé Montréal-Toronto qui s'en allait voir le spectacle, puis on a demandé au chauffeur : "Est-ce qu'on peut embarquer ?" Il nous a laissés embarquer, on a fait Kingston-Toronto debout dans l'autobus ! OK puis les gens allaient vous voir ? Les gens les gens riaient, qu'est-ce que vous faites là ? En expliquant c'était super drôle.

Hugo Lachance : C'est bon ! All right, on va continuer avec Voïvod.

3- VOÏVOD (Éponyme)

Hugo Lachance : Alors ça serait quoi cette période-là pour toi ?

Michel “Away” Langevin : En fait ça découle d'une coupe d'événements. On a fait on a fait l'album Kronik en 98 avec Voïvod avec la avec Eric Forrest puis lors de la tournée en Europe, on a eu un accident très grave où on a fait genre cinq tonneaux avec le véhicule. Eric a été éjecté du véhicule puis très sérieusement blessé, était chanceux d'être vivant. Puis donc était une dizaine de quoi une dizaine de jours dans le coma en Allemagne, ensuite il finalement pour être transféré en Ontario près chez ses parents, mais il était à l'hôpital pendant 1 an peut-être, ah ouais OK OK. On a recommencé en 99, on a on a ouvert pour Iron Maiden, OK, mais après ensuite on est allés c'était en 2000, on est allés en Australie. Mais en revenant de l'Australie, dans le bout des fêtes en 2000, moi puis Piggy on avait perdu le momentum, on se sentait comme les illusions étaient un peu évaporées puis c'est ça, pendant les fêtes en 2000 on a décidé de d'arrêter ça, OK. Donc on a eu un rendez-vous avec Eric, on a discuté de tout ça puis on a décidé de passer à d'autres choses. Par contre, moi puis Piggy on savait qu'on éventuellement on allait collaborer ensemble puis puis en 2001, on s'est retéléphoné puis là on on s'est dit on repart un projet musical. À ce moment-là, lui faisait l'éclairage pour le le beau théâtre sur Saint-Laurent, Le Monument-National, ah ouais OK OK. Puis moi j'étais impliqué avec Diane Dufresne puis donc c'est mais on voulait vraiment recommencer à collaborer, mais pas nécessairement Voïvod, mais pas nécessairement Voïvod. Puis là on a communiqué avec Snake puis qui nous a dit : "Je viens juste d'ouvrir un nouveau restaurant, OK, je vais être prêt dans 1 an environ." Puis on a pensé à Jason. J'ai appelé Jason qui avait à ce moment-là quitté Metallica puis lui me dit : "Moi je prends un genre de sabbatique d'un an tu sais." Puis là, moi puis Piggy on s'est dit : "C'est parfait, on va prendre cette année-là pour composer un album." OK puis c'est ça qu'on a fait, puis à ce moment-là on avait une technique moi puis Piggy qui était assez particulière parce que on partageait un un local avec genre Grimskunk ou Xavier Caféine ou des gens de de Montréal, puis là on écrivait des trucs. Puis Piggy m'envoyait, il me fait il me faisait des CDR avec des riffs de guitare puis moi j'essayais d'imaginer la batterie. Puis ensuite on j'apprenais les j'apprenais ses chansons par cœur à la guitare, juste la guitare, puis là on allait au local puis il y avait ma batterie puis avec une coupe de micros, je jouais la ses chansons mais tout seul, ah ouais OK ouais. Comme ça, il se ramassait avec une piste de batterie mais juste avec une coupe de micros là pour faire des maquettes. Puis ce que ensuite lui refaisait la guitare par-dessus ça puis là puis c'était drôle parce qu'il me dirigeait des bouts parce que c'est quand même assez compliqué la musique de Voïvod puis seul à m'asseoir de me rappeler de ses riffs puis de la la structure de la chanson, puis des fois il me faisait signe "le solo est là, fais le solo !", c'était drôle. Puis finalement on s'est ramassé avec un paquet de chansons pour pour un album puis pendant qu'on on avançait, Snake écrivait des paroles à temps perdu là, puis Jason de son bord, il faisait de la faisait de la basse dans son studio, même des fois c'était juste sous son porche avec une petite enregistreuse avec sa sa basse acoustique, ouais. Puis donc on a avancé comme ça pendant l'année 2001 puis c'est en 2002 que on est allés enregistrer ça à au Record Plant à San Francisco. Mais avant, on est allés à son studio, Chophouse, à ce moment-là il était rendu à San Francisco en banlieue, puis super bien installé là puis un gros studio puis tout ça. Puis là on a passé du bon temps là à monter cet album-là, OK. Puis en en 2002 on en a eu des offres pour faire des spectacles avec Dio, Motörhead, c'est là que Vincent Peake s'est joint à nous autres pour faire la basse pendant qu'on montait sa musique là, on faisait quelques spectacles avec Vincent par-ci par-là, c'était vraiment le fun. Puis donc en 2002 on a enregistré l'album avec Jason puis San Francisco Record Plant puis suite début 2003, on a eu l'offre de tourner partout aux États-Unis avec Sepultura, ah ouais OK ouais. Puis donc on a fait ça, toutes les États-Unis, puis là Jason a eu un call de Sharon Osbourne, OK, puis donc lui a quitté Metallica, le bassiste de s'est joint à Metallica donc Sharon a appelé Jason pour se joindre. Puis là Jay il m'appelle, il dit : "Je viens d'avoir l'offre de jouer pour Ozzy." Là j'étais comme "ah c'est foutu tu sais", puis il me dit dans la même phrase : "Elle m'a offert offert à Voïvod d'ouvrir pour Ozzy !" Ah OK ! Fait que là c'était incroyable, on a fait on a tourné partout au Canada en ouverture d'Ozzy, on a fait l'Ozzfest partout aux États-Unis. À ce moment-là, Jason faisait deux spectacles par jour, OK, puis il essayait de battre le record de Paul McCartney de plus que 3h de spectacle. Donc c'est très très demandant pour Jason de faire deux spectacles par jour puis 3h avec c'est vraiment un guerrier. À la fin de tout ça, il était complètement exténué, tu sais. D'ailleurs on était supposés partir ouvrir pour Ozzy en Europe puis Ozzy, c'est eu un accident puis s'est brisé des os puis il a cancellé ça, puis Jason était content, ah ouais OK. Il va pouvoir me reposer, on était déçus par contre, oui je comprends. Puis j'ai entendu dire qu'il y avait tu as eu une belle anecdote avec Ozzy qui s'était perdu ? Oui oui oui oui oui, je moi je me suis perdu, je sais plus si c'était à Calgary ou c'était quelque part pendant la tournée canadienne, où j'ai j'ai tourné du mauvais côté backstage puis je me suis ramassé dans un couloir qui était plus éclairé. Alors j'essaie de me retourner, j'ai pris le mauvais détour, là j'étais de plus en plus perdu dans le fin fond de l'arena, là je trouve qui, perdu ? Mr. Osbourne ! Mr. Osbourne ! Là je l'ai ramené à ses sécurités qui étaient contents de le revoir, puis puis on j'ai ça a été ma rencontre avec Ozzy, c'est quand même cool, ah waouh ! Ouais ça a été gros une grosse aventure quand même, hein. Ah oui oui, qui a été coupée court malheureusement parce que on était en train de composer un double album puis Piggy a eu un diagnostic de cancer puis c'est ça.

Hugo Lachance : À ce moment-là, c'est son premier diagnostic ? Ou je sais que il a eu en 88 une tumeur, une glande dans la tête là, puis qui il y a eu il a testé des des pilules expérimentales puis ça fonctionnait. Donc on a pu on avait cancellé une tournée aux États-Unis avec Testament puis Vio-lence à cause de cette histoire, finalement on on l'a faite la tournée plus tard quand qu'il a eu le de son médecin, mais avec Vio-lence, juste avec Vio-lence, ouais. Alors ça fait ça donnait un bon album avec "Gasmask Terror" ou "Carry On" qui était le single là-dessus qui était super bonne, tu Ouais des bonnes tounes là-dessus, "Divine Sun", "The Multiverse", c'est plein de bonnes chansons là-dessus. C'est un album qui est plus punk métal peut-être, moins progressif, mais je l'aime beaucoup cet album-là qui est un peu discontinu en ce moment mais on travaille là-dessus, ouais. Il est pas disponible sur les plateformes ? On est en négociation pour sortir la période Jason, un peu comme Noise a sorti la période de Noise des années 80, c'est ça. Puis on est éventuellement on aimerait bien sortir la période Eric Forrest aussi, il y a beaucoup de matériel qu'on qu'on aimerait rassembler, bah oui c'est sûr.

Hugo Lachance : OK cool. Fait que donc Voïvod éponyme 2003, Chophouse Records, réalisation Brian Joseph Dobbs et Voïvod, édition musicale Kent Matcke, Jeff Lefferts et Enrique Gonzalez Müller. Les musiciens c'est vous quatre, les paroles de Snake. Je cherchais sur internet, je suis tombé sur un vidéo de Dave Grohl qui parle de Voïvod et qui disait que quand il était jeune, il cherchait tout le temps les plus weird puis là il parle de Voïvod, quand même cool. Puis aussi mais il dit que il aimait l'accent. Fait que ma question, je sais pas si on l'a déjà posée là, mais ma question c'est comment des gars de de Kénogami — puis je sais comment on parle anglais — vous comment vous avez appris l'anglais aussi que ça ?

Michel “Away” Langevin : Ouais ben écoute, moi je l'ai appris avec Black Sabbath puis un dictionnaire quand j'étais jeune là. Mais à peine la les premières tournées, on parlait presque pas, les les deux trois premiers albums c'est du francanglais disons là tu sais. Puis un moment donné, Harris Johns à Berlin pendant Killing Technology, il dit : "Qui qui qui écrit ces paroles-là ?" Parce que lui est je pense que son père était un un soldat américain qui était basé à Berlin donc il parle parfaitement anglais, puis mais sa mère est une allemande. Mais là ça fait que tout de suite pour Dimension Hatröss, il y avait une secrétaire de Noise Records qui est venue pour nous aider, elle était à la base de Londres, elle anglaise, mais elle restait à Berlin. Puis elle elle nous a aidés à angliciser ça, ah ouais parce qu'au début c'est un peu plus approximatif, oui c'est ça. Puis donc on a eu des gens au fil des années qui nous ont un peu aidés, mais dans le cas de Jason, je demandais à un moment donné de "Tu peux-tu aider Snake ?", puis il a dit "No way." Il voulait rien savoir, il dit "Snake, il parle à l'envers comme Yoda", puis il dit "Je veux pas toucher à ça." "OK c'est vrai, c'est vrai que c'est son style tu sais." OK.

Hugo Lachance : Donc ça le le studio vous l'avez enregistré au Chophouse cet album-là ?

Michel “Away” Langevin : Eu oui on a on l'a on l'a comme en fait on l'a monté à Montréal avec des maquettes, mais on l'a après ça on est allés au Chophouse à San Francisco pour vraiment le peaufiner puis faire du multipiste. Puis une fois qu'on sentait qu'il était prêt, ça c'était en 2002, on est allés au Record Plant à San Francisco, OK c'est ça OK parce que c'est pas c'est pas indiqué dans les les crédits, ah peut-être ouais.

Hugo Lachance : Photo, la pochette évidemment Away, très simple avec le logo de Voïvod et puis photographie Danny Clinch, hm hm.

Michel “Away” Langevin : Ah oui on a fait ça à New York les photos, quand quand on faisait le mastering à New York puis il faisait froid puis on a l'air d'avoir froid sur ces photos, mais ça donne une ambiance.

Hugo Lachance : Fait que suite à ça, donc en 2005 Denis Piggy D'Amour reçoit un diagnostic de cancer colorectal, les complications surviennent de sorte que toute l'intervention était inutile. Piggy a écrit cependant de nombreuses chansons pour laisser au reste de l'équipe de Voïvod un héritage posthume. Il meurt le 26 août 2005 entouré de sa famille dans un hôpital à Montréal. Un an plus tard sort Katorz, résultat de de l'héritage laissé par Piggy, fait j'imagine. Ah ouais, à ce moment-là.

Michel “Away” Langevin : Quand on a décidé de faire en 2004, on a décidé de faire un double album, OK. Puis on a avec la même technique où moi puis Piggy on allait au local puis je faisais de la batterie sans la guitare, mais il y avait déjà composé les pièces, OK. Puis ensuite lui refaisait la guitare par-dessus ça, puis mais ça venait de ses idées à lui, tout ça là, ouais OK. Puis au début, en mars 2005, il m'avait dit : "Tu sais, j'ai mal puis ça me réveille la nuit", puis j'ai dit : "Ben va voir le médecin." Mais là on avait beaucoup de plans avec Jason puis il m'a dit : "J'ai peur que tout s'effondre à cause de moi." J'ai dit : "Ouais mais si tu vas pas voir le médecin, c'est là que tu sais tout tout va s'effondrer pour toi en premier." Puis fait qu'il est allé voir le médecin puis malheureusement il y avait un diagnostic de cancer. Puis donc vers la fin, moi j'ai passé l'été 2005 à aller le voir à l'hôpital puis il m'a dit : "Tu sais, j'ai refait avec Pro Tools sur mon mon laptop, j'ai j'ai refait la guitare au complet avec les solos. Puis c'est juste que le drum était fait avec une coupe de micros au local." Puis il m'a donné le le mot de passe de son laptop puis effectivement les pistes étaient là, OK. Puis il a fallu que je refasse le drum, ben ça c'est après sa mort là, début 2006. Il fallait refaire le la batterie sur des des chansons qui avaient pas été faites sur un click track en partant, qui était puis avec beaucoup d'hésitations parce que j'essayais de me rappeler des chansons, déjà c'est super difficile de refaire la batterie professionnellement, surtout que j'avais toute ma vie été en studio avec Piggy, là il était pas là, il était dans mes écouteurs puis c'était très très demandant. Tellement que on a fait Katorz en 2006, un peu après la mort de Piggy c'était traumatisant, puis puis on a décidé de faire de prendre le double album de le séparer en deux, OK. Puis donc Infini est sorti quoi en 2009, 3 ans plus tard parce que ça avait trop été demandant de. Puis rendu là c'était confus parce qu'on avait reformé le groupe en 2008, mais sans Jason. Mais Jason pendant ce temps-là travaillait sur Infini, l'album Infini en tout fait que lui c'était plus niveau studio, puis nous autres on s'était remis à tourner avec Daniel Mongrain, Chewy, puis on avait rappelé Blacky qui était là pendant quelques années, ouais. Puis donc il y avait un peu deux formations en même temps, OK ouais c'est ça c'est une période confuse. Ben dans le fond, Piggy lui il voulait que son legs continue ? Oui ben il voulait que qu'on fasse quelque chose avec ça puis donc il a puis ça prenait son accord quand même pour que puis l'accord de sa famille qui m'ont donné le laptop puis c'est ça, avec le mot de passe j'ai réussi à à retracer les les tracks Pro Tools, OK.

Hugo Lachance : Puis là comment c'est arrivé ? Ben là on va faire une transition vers vers Synchro ben Synchro Anarchy, mais comment c'est arrivé le choix de de Dan Mongrain ? Parce que quand même c'est c'est des bonnes chaussures à à chausser quand même là, c'est pas c'est pas évident, ça prend la bonne personne.

Michel “Away” Langevin : Il y a eu deux événements. Pendant que le groupe existait plus après l'album Katorz, moi puis Snake on a décidé de prendre un 2-3 ans de de recul, OK. Puis pendant ce temps-là, il y eu un événement au Club Soda qui était pour célébrer le métal québécois puis Piggy tout ça, puis il y avait Blacky, Chewy, Dan Mongrain avec des membres de groupes montréalais, Pat Gordon, Jackson à la batterie de Barf, ils faisaient un medley de Voïvod. Puis là c'est là que j'ai vu que Dan Mongrain est un être à part. Je me suis dit : "Mon Dieu, il y a vraiment l'esprit de Piggy, l'approche." Puis puis il a appris à jouer sur la musique de Voïvod, donc puis aussi j'avais participé à un événement pour un show d'adieu de Ghoulnatics, oui, où je jouais une chanson puis pendant le spectacle, Dan Mongrain est venu jouer une chanson aussi. Puis là à ce moment-là ça j'ai eu le même flash où ce gars est exceptionnel, OK. Puis ça a été la première personne qui nous est venue à l'idée. Quand on était à l'événement au Club Soda, on regardait ça le medley de Voïvod, on se disait : "Ce gars-là c'est que c'est comme un enfant de Piggy." Ou c'est vrai, c'est une continuité, c'est fascinant quand même. Fait qu'on a eu l'offre de Heavy MTL en 2008 pour la première édition de jouer avec Maiden, Mötley Crüe, plein de groupes pendant le le festival, donc ils voulaient qu'on reforme pour ce festival-là. Maix moi puis Snake on était pas convaincus de vouloir refaire ça. Ils ont fait une super bonne offre puis ensuite il y a une deuxième offre parce qu'on a dit non, on a dit non. Pour la deuxième offre, troisième offre vraiment comme plus importante, puis là à ce moment-là notre gérant, James MacLean à Toronto, il nous a dit : "Si vous dites non là, je vais envoyer quelqu'un pour vous casser un bras !" Mais tu là, on s'est dit bah OK, on peut peut-être essayer d'être un spectacle puis on n'aurait pas que ça soit un sacrilège sans Piggy, mais ça s'est tellement bien déroulé. Pendant le spectacle, il y avait des jeunes plein plein de jeunes qui en revenaient pas qu'ils voyaient Voïvod enfin dans leur vie puis ils pensaient jamais voir Voïvod. Puis tout de suite tout de suite le mot s'est passé puis on a eu on a eu l'offre de jouer avec Judas Priest au Centre Bell, ah ouais OK. Ensuite le Monsters of Rock à Calgary avec Ozzy puis Judas Priest, l'offre de Testament pour jouer à Tokyo, OK waouh ! Puis tout ça c'est en 2008 puis ça a juste c'est jamais ça a pas arrêté après ça, OK. Ah mais c'est cool parce qu'il y avait quand même la demande, les gens vraiment contents et vous êtes tombés sur la bonne personne.

Michel “Away” Langevin : Complètement, pas juste au niveau de sa façon de jouer, sa façon de composer. Piggy son style est pas tout à fait comme Dan, Chewy. Piggy était plus old school, boogie, Hendrix, Jimmy Page, puis Dan Chewy est beaucoup plus chirurgical puis très tout est précis puis puis c'est c'est un autre monde. Puis c'est mais c'est tellement poussé comme genre d'écriture que c'est un bon défi pour moi que j'aime ça, j'aime beaucoup le retour au rock progressif qu'on a entamé là sur les derniers albums.

Hugo Lachance : Ouais, ben écoute c'est c'est on le salue Dan Mongrain, excellent travail.

4- SYNCHRO ANARCHY

Hugo Lachance : On va on va continuer avec Synchro Anarchy. Alors cette période-là c'est ça, c'est particulier parce que c'est en pleine pandémie.

Michel “Away” Langevin : Ouais puis donc à ce moment-là, une chance que on a fait on a tourné beaucoup en 2019 puis la dernière qu'on a faite c'était avec Gwar en Europe, ah ouais. Puis en revenant, on a fait des séances d'improvisation fin 2019 puis début 2020 où on a tout enregistré, OK. Une chance qu'on a fait ça parce qu'en mars je pense tout s'est arrêté puis là on avait plus accès au local puis tout ça, mais on avait nos banques d'impro. J'ai à ce moment-là, on s'est mis en en avec la distanciation, chacun chez nous on s'est comme on s'est mis sur Logic Pro, on s'est mis à partager des fichiers, mettre ça sur Dropbox, puis donc à ce moment-là je me suis mis à programmer de la batterie pour les maquettes, OK. Puis là on s'est mis à coller des bouts puis "ça ça marche avec ça, ça ça ça ça fonctionne comme ça", puis finalement ça a rendu l'album quand même assez progressif parce que souvent ça partait d'un idée à une autre assez c'était abrupt. Donc ça donne ça donne un style à l'album. Mais la grosse difficulté c'est qu'on avait pas accès à un local de pratique ou un studio puis c'est vraiment au local que ça se métamorphose en matériel voïvodien disons là, on avait pas ce ce luxe-là, OK. Puis aussi le les spectacles nous manquaient beaucoup puis on a commencé à faire des spectacles en ligne en 2020 puis en 2021 où on faisait des albums classiques, Nothingface ou Dimension Hatröss intégrals, ouais ouais ouais. Puis je me souviens qu' la dernière, on appelait ça les sessions à Hypercube, puis la dernière session, je me souviens qu'on s'est dit : "OK, on a l'offre de faire un album Century Media, un album qu'est-ce qu'on fait ?" Mais par contre, la date de tombée est assez rapprochée, OK. Puis là on était autour d'un feu, je me souviens, puis on s'est dit : "OK on y va, on saute dans le feu." Ouais puis finalement c'est on a travaillé comme des fous pour que ça on a fini par pouvoir avoir accès au studio mais avec des masques, à 2 mètres un de l'autre.

Hugo Lachance : Écoute, avec WD-40 on a fait la même chose ici, le projet 6 pieds on l'a fait ici. Il y avait Jean-Loup, moi j'étais là puis on a fait la première partie, c'est moi j'ai enregistré mes drums dans dans mon local, j'envoyais, Alex faisait la basse, ça a fait exactement la même chose, on a développé une technique pour ça, fait des bonnes maquettes tu sais.

Michel “Away” Langevin : On a développé la technique que on utilise toujours maintenant où dans pour le le nouvel album, c'est basé sur des trucs qu'on fait au local, mais je je programme la batterie pour les maquettes, OK. Puis j'essaie vraiment de programmer comme ça comme je comme je joue, c'est ça. Puis ça fait que les chansons, quand j'arrive au studio, je les connais chaque détour puis donc ça nous a permis de développer une technique à distance qui nous permet d'avancer quand même assez rapidement. Parce que anciennement, ça se passait juste au local une fois ou deux par semaine, puis donc on avance on avance on avance toujours grâce à Synchro Anarchy. Puis à notre grande surprise, on a gagné un Juno ! Oui oui oui oui oui, mais c'est un excellent album particulier mais c'est c'est très bon. Puis pourtant il est très progressif, très pro, The Wake, Synchro Anarchy sont vraiment progressifs. The Wake est très beau aussi puis de The Wake on a gagné un Juno aussi avec. Puis le nouvel album est très spatial, progressif là, celui qu'on est en train de composer, un peu comme Phobos ou dans il y a des bouts qui ressemblent beaucoup à Phobos quand qu'on tombe dans des des rythmes très lourds, comme Neurosis un peu.

Hugo Lachance : C'est Neurosis, oui Neurosis, oui. C'est-à-dire que je sais pas si ça fit dans les temps, c'est pas mal en même temps.

Michel “Away” Langevin : Ben oui parce qu'on a fait on a on a fait des spectacles avec Neurosis et Crisis aux États-Unis, ensuite après ça on a finir par tourner avec Neurosis en Europe. Puis mais là à ce moment-là Eric, on avait déjà eu l'accident en 98 je pense, puis mais c'est des grands amis là puis eux ont été influencés par Voïvod. Puis d'ailleurs on a ouvert on avait ouvert pour Neurosis au Medley puis avec Eric, c'est là où on a invité Snake à venir chanter la chanson "Voïvod" je pense, puis ça a été un peu ça, c'est là où il est un peu revenu dans le cercle.

Hugo Lachance : Waouh ! Donc Synchro Anarchy, on va voir les crédits. Donc année 2022, Century Media, copyright We Are Connected Music. Ouais, on a décidé de de se de se comme de faire un un partenariat avec les quatre membres actuels puis donc un label non c'est c'est pas tout à fait c'est c'est plus pour licenser notre matériel, mais c'est pas c'est pas incorporé ou tu sais c'est c'est juste un en fait on a aussi un comme comment ça s'appelle déjà, société en nom collectif aussi, OK cool. Donc arrangement Chewy, ouais Chewy c'est l'arrangeur du groupe, ouais ouais. Studio Radical, ça c'est c'est son studio à lui j'imagine, toi.

Michel “Away” Langevin : Ça c'est Francis Perron, c'est juste en dehors de Trois-Rivières, à Notre-Dame-du-Mont-Carmel. Depuis la formation avec Rocky, le le mini-album Post Society, donc ça fait plus que 10 ans maintenant qu'on enregistre chez Radical. Puis c'est là qu'on faisait nos sessions Hypercube aussi dans son studio pendant la pandémie, puis donc le le nouvel album on est en train de de l'enregistrer là. Puis c'est lui aussi Francis qui est en train de mixer l'album symphonique, qui a fait notre son pour les spectacles symphoniques puis d'entendre ça.

Hugo Lachance : Mastering Maor Appelbaum, enregistrement et mixage Francis Perron, le dit publié par Piggy Was Here.

Michel “Away” Langevin : Ouais, on a on a comme décidé de de aussi avec la nouvelle formation d'avoir une petite compagnie de publishing qui s'appelle Piggy Was Here, OK, dans le fond parce que vous êtes propriétaires de vos bandes en tout, ouais ouais, OK OK cool.

Hugo Lachance : Donc conception de la pochette Away, et photographie Catherine Deslauriers. Là on a parlé de de Dan, parler de de Rocky aussi, ouais comment il est arrivé dans le band lui ?

Michel “Away” Langevin : C'était en fait on était supposés faire c'était en 2014, on avait un gros spectacle à Jonquière en musique, OK. Mais Blacky a décidé de lâcher le groupe juste avant, OK. Puis à ce moment-là, Dan : "Je connais quelqu'un, je suis certain certain qu'il est capable de faire la job." OK fait qu'on a fait une audition au Cégep de Joliette où Dan enseigne dans le département de la musique. Puis comme Eric Forrest, ça a pris 20 secondes que je savais que c'était le bon gars, bonne attitude. Puis lui il est un peu dans le genre de d'approche au niveau de de sa façon de jouer, c'est c'est exceptionnel, c'est vraiment vraiment développé, OK. Puis donc on savait qu'avec lui on pouvait s'enligner sur des compositions qui étaient plus fusion puis.

Hugo Lachance : Ouais mais c'est un excellent fit par exemple je trouve.

Michel “Away” Langevin : Complètement, vraiment complètement. Puis on a encore on s'entend tellement bien, la chimie est excellente en tournée, les spectacles beaucoup d'énergie. Lui jouait avec Steeve Hill avant, c'est ça ? Ouais c'est ça, OK.

Hugo Lachance : Bon écoute, on salue Rocky, salut Rocky. Ben c'est ça, j'aurais aimé ça dans le fond j'aurais aimé ça réunir le band aujourd'hui mais tout le monde est un peu partout, pas avec nous, ouais il faut ça.

Michel “Away” Langevin : La la copine à Denis est tombée malade puis il faut qu'il s'en occupe. Dan avec ses études tout ça, il y a avec son enseignement tout ça, il a décidé de prendre un break là en ce moment pendant les fêtes. Puis Rocky il est à Cancún en train de faire un spectacle, ah ouais OK c'est bon OK.

Hugo Lachance : Euh non ben on les salue les gars, ce sera pour une prochaine fois. Synchro Anarchy, autre chose à ajouter sur cet album-là ?

Michel “Away” Langevin : Juste Synchro Anarchy juste que ça a été c'est une épreuve là de de faire l'album, mais ça on a beaucoup beaucoup appris puis à partir de là, c'est comme c'est comme si c'était une marche dans un escalier là qui qui mène au prochain album à quelque part, ouais. Ben c'est ça avec cette belle là cette formation cette formation-là vous là vous avez appris à travailler ensemble, j'l'impression que ça va propulser vers l'avenir tu sais puis oui.

Michel “Away” Langevin : Ben pour le 40e anniversaire en 2023, on a décidé de réenregistrer des pièces obscures de notre carrière puis on a sorti l'album Morgöthika, puis ça entre autres on a refait la première chanson, "Condemned to the Gallows", OK. J'ai pas écouté Morgöthika fait que c'est des chansons plus obscures qui s'échelonnent sur toute notre carrière avec une nouvelle chanson qui s'appelle "Morgöthika" puis qui est composée pour l'album. Puis après ça, on s'est mis à à composer du matériel puis là on a eu l'offre à travers on parlait tantôt de l'article avec Céline de Monchamp, ça en en premier lieu c'était pour l'Itinéraire, le magazine L'Itinéraire. Puis je m'implique beaucoup avec Le Bon Dieu dans la rue, L'Itinéraire, Les Impatients, des trucs comme ça, puis je je me suis lié d'amitié avec Céline. Puis c'était un article qui était parrainé par La Presse puis ça a été mis en ligne et aussi par La Presse puis imprimé dans L'Itinéraire. Puis c'est le basson solo, Stéphane Lévesque je pense c'est son nom, de l'Orchestre symphonique de Montréal qui a vu l'article puis il a acheminé l'article à la directrice de production de l'OSM. Puis elle elle a vu le nom Richard Langevin puis vu que Diane Dufresne avait déjà fait l'OSM, elle a contacté Richard Langevin. Puis quand je suis arrivé de tournée, j'avais un message sur mon répondeur de Richard qui me disait : "L'OSM te cherche." Ben c'est c'est incroyable, c'est comme ça que c'est venu, des projets des fois c'est ça ouais. Ah OK c'est ah ouais c'est surprenant OK. Mais là comment ça s'est passé avec l'OSM ? Les gens, les musiciens avaient le goût de jouer du Voïvod ou ?

Michel “Away” Langevin : En tout cas, ils ont eu une bonne expérience, ils s'attendaient pas à une aussi belle réception puis le le l'accueil du public entre les entre les chansons ça applaudissait vraiment fort. Puis donc il y a même un moment donné des gens parce que celle qui conduit, Dina Gilbert, à un moment donné les gens se sont mis à crier "Dina ! Dina !", elle avait jamais vécu ça, c'était super le fun. Puis ensuite on a eu l'offre de à Québec, au Grand Théâtre, avec l'Orchestre symphonique de Québec, puis c'est celui-là qu'on a enregistré pour la sortir en vinyle et en CD, et ensuite on a des offres pour les faire ailleurs, OK. Mais là, les musiciens professionnels ils ont besoin de de de feuilles de musique, comment vous avez transcrit, comment vous avez fait ça ? On a eu en fait on a eu des il y avait des le choix entre trois arrangeurs de l'OSM puis il y en a un que je trouvais on voulait comme que ça soit comme une bande sonore de film de science-fiction, OK, puis entre autres un peu musique concrète à la Planète des singes, puis donc un peu rétro mais moderne en même temps, en tout cas c'est dur à expliquer. Puis à travers les trois maquettes qu'on a reçues, celle de Hugo Bégin, je trouvais que c'était lui qui avait saisi la commande le mieux. Aussitôt qu'on a entendu sa première maquette, ça sonnait comme Mad Max ou tu sais comme un film apocalyptique là tu sais. Et sa maquette il l'a faite comment lui, avec ? Lui il a il a programmé de la batterie puis il a il a mis des des échantillonnages d'orchestre, il a vraiment bien fait ça, il a travaillé fort là. Puis mais Dan Mongrain s'est beaucoup impliqué dans le processus avec Hugo Bégin parce que Dan enseigne la musique, le jazz puis tout ça puis il connaît ça là, les partitions puis tout ça puis les arrangements. Puis déjà sur The Wake, il y avait fait une partition pour des arrangements pour un quatuor à cordes pour des pièces sur l'album, puis il avait aussi fait un arrangement pour des cuivres pour le Festival de Jazz en 2019 pour le spectacle au Club Soda, puis qu'on a refait en studio pour le le vinyle de The End of Dormancy, OK waouh OK. Puis donc il connaît ça les arrangements là tu sais, puis la composition tout ça, donc il il a beaucoup collaboré avec Hugo Bégin.

Hugo Lachance : Ouais j'ai j'ai vraiment hâte d'entendre ça comme tu disais, malheureusement j'ai pas vu le show mais.

Michel “Away” Langevin : Ah c'est c'est vraiment épique, ouais.

Hugo Lachance : Je vais y aller la prochaine fois.

Questions du public et invités

Hugo Lachance : On va passer au segment parce qu'il y a des questions du public, j'ai fait un un appel alors questions du public. Il y a Carl Bormann et Vinny Vinette du groupe Les Ghouls qui ont posé la même question, je connais pas mais après la même question : la première fois que tu as joué de la batterie et les batteurs qui t'ont influencé.

Michel “Away” Langevin : Ouais, la première fois que j'ai joué de la batterie c'était Guy Desmeules, le magasin Guy Desmeules à Jonquière. J'allais à l'école juste pas trop loin puis sur l'heure du dîner, j'allais essayer la batterie qui était en démonstration sur dans le dans la boutique de Ouais dans le magasin, puis je me suis j'écoutais du Beatles puis tout ça puis j'étais très jeune, j'étais secondaire 1 je pense. Puis donc je me suis rendu compte tout de suite que je l'avait, OK. Mais plus jeune encore, je j'avais un ami qui qui jouait du il y avait un groupe, son père avait un groupe qui s'appelait les TD Boys, qui était dans les TD Boys, puis donc c'était le père et ses fils qui jouaient des mariages tout ça. Puis lui était assis sur le bord du trottoir puis jouait du Beatles avec une guitare acoustique puis il chantait du faux anglais là, mais il connaissait les accords. Puis j'ai j'ai demandé comment ça tu connais ça, puis là il dit m'explique qu'il est dans un groupe avec ses grands frères puis tout ça là. Puis il m'amène chez eux puis il y avait la batterie de son frère, ouais. Puis là j'ai vu ça avec les les cymbales qui ressemblaient à des soucoupes volantes, ça c'est la vraie première fois, OK, mais je savais pas jouer du tout là. Puis c'est drôle parce que son frère qui jouait de la batterie qui était plus vieux, il avait caché ses baguettes pour pas qu'on joue puis on a coupé ses piquets de poulailler pour que je puisse jouer ! Il était en furie là, en tout cas bonne Ouais. Puis en tout cas là c'est là j'ai je suis tombé en amour avec ça, avec la la avec la batterie. Puis après ça c'est ça à l'école je voyais la batterie en en display, en exposition chez GD puis je me suis mis à taper là-dessus puis je me suis rendu compte que je l'avais. Au début, j'étais dans ma chambre avec des piquets de poulailler, avec des piquets de poulailler que je tapais sur mes oreillers ! J'avais installé tous mes oreillers puis je tapais sur le lit, sur les oreillers, les plumes revolaient, ma mère était était pas contente là, j'essayais de figurer comment ça comment jouer. Puis quand je suis tombé sur la batterie chez GD, je me suis rendu compte je l'ai vraiment, je suis capable, j'étais capable de faire des beats des Beatles qui étaient finalement le beat de base de AC/DC. J'étais pas capable de faire le beat de "Honky Tonk Women" que j'avais découvert tout ça, j'étais pas capable encore le poum-tchak-poum-poum-tchak tu tu sais, mais j'étais capable de faire du Beatles puis j'ai fini par apprendre le beat le beat d'Elvis, il est dur ça, OK. Ça ça m'a aidé quand j'ai découvert Motörhead, quand j'ai découvert là quand j'ai quand j'étais arrivé pour faire le beat Motörhead, je l'avais déjà là à fond puis c'est ça reste mon beat préféré puis j'ai toujours gardé, il y en a un sur chaque album. Donc donc je dirais que probablement au milieu des années 70 quand que j'ai commencé là vraiment là à saisir comment jouer de de la batterie, puis c'était les Beatles.

Hugo Lachance : OK ben moi c'est un peu la même chose, moi j'étais allé chez Poitevin & Bouchard avec mon avec mon père ouais puis j'ai dit : "Je veux un goujon de bois." Tu sais : "Pourquoi tu veux ça ?" "Je veux ça." J'arrive en bas, je vois là je m'installe devant mes mes vidéocassettes de Solid Rock là, je regarde Tommy Lee puis comme toi, j'ai mis les coussins du divan puis après la gestuelle, puis le kit de Stryper je pense, toute cette patte-là, la fameuse indépendance passée par là aussi.

Michel “Away” Langevin : Ah c'est ça ! Ouais ben tu sais c'est sûr que là j'avais pas de groupe ou tu sais, mais le gars dans chez GD était plus capable de m'entendre taper sur le drum sur l'heure du dîner parce qu'au lieu d'aller dîner chez nous chez nous à la maison, j'allais jouer de la batterie à GD puis là je retournais à mon cours à 1 heure. Puis là je euh une mannée il m'a dit : "Écoute, si tu me donnes une pièce, tu peux aller jouer 1 heure dans les locaux de où ils donnaient des cours de batterie dans le sous-sol, waouh !" Fait que là je tondais des pelouses puis je donnais une pièce à chaque jour, j'allais là, j'ai appris j'ai appris assez rapidement comme ça, waouh c'est hot ça. Ouais puis on parlait de Messiah Force, il y avait le guitariste qui travaillait là chez qui travaillait chez GD longtemps, oui son nom m'échappe, je le connais bien mais son nom m'échappe. Il vient c'est pas il est pas décédé dernièrement ? Non non OK. Il y a le le Ah non non c'est un autre guitariste, l'autre guitariste le soliste ouais, Jean-Denis qui est décédé, ouais ouais OK OK on les salue Messiah Force, ouais c'est ça.

Hugo Lachance : Ben dans le fond, dans les autres questions du public, Jean-François Ferland : "Bonjour. À la fin de la chanson 'The Unknowns' sur l'album Nothingface, ce serait vous qui jouez de l'accordéon. Si c'est le cas, quel est le contexte de l'ajout de ce morceau d'accordéon à cette chanson ? Avez-vous appris à jouer de cet instrument durant votre jeunesse ?"

Michel “Away” Langevin : Non, j'ai appris environ dans le temps de Nothingface où j'ai essayé de de faire une finale à la chanson "The Unknowns", mais j'avais pas de notion tant que ça puis on a été obligés de changer le pitch de l'accordéon pour que ça marche avec les accords, ouais. J'en ai remis sur Phobos, j'ai pas joué énormément, j'ai pas rejoué depuis l'album Phobos en 97.

Hugo Lachance : OK fait que l'invitation est lancée pour que tu joues de l'accordéon sur le prochain album.

Michel “Away” Langevin : J'ai joué sur un album des Doughboys, des amis des amis, ouais, puis John Kastner puis Ah ouais puis j'avais complètement oublié, je viens de me rappeler. Donc j'ai eu juste trois expériences mais j'ai je suis pas très bon puis des fois les gens me demandent de jouer de l'accordéon sur le projet puis je dis je sais pas jouer, j'en ai même plus d'accordéon, je l'avais laissé sur un des frères de Men Without Hats puis je l'ai jamais récupéré. Bon ben là le le défi est lancé.

Hugo Lachance : Ouais. Puis une autre question : "Est-ce qu'on jouait de la musique traditionnelle dans votre famille ?"

Michel “Away” Langevin : Non, il y a pas vraiment de musicien dans ma famille. Moi c'était ça a vraiment été chez GD, Beatles, Alice Cooper, Kiss, plus AC/DC, tout ça. Mais à la maison, il y avait il y avait pas vraiment de c'est moi qui écoutais de la musique sur le système de son familial finalement, OK. J'achetais des vinyles quand j'avais assez d'argent, quand j'avais quand j'avais déblayé des entrées de la de la neige ou tondu des pelouses, ouais. J'étais ma mère m'a aidé à acheter mon premier drum qui était un Sonor, vraiment un drum de bonne qualité. Il datait déjà des années 60, c'était une espèce d'imitation allemande de du de la batterie de Ringo Starr, ah ouais OK. Mais tu avais pas le double bass drum ? Non non, ça j'ai eu ça j'ai eu ça en 83, début 84 peut-être. Mais tu as appris à faire du double bass drum comme au début au début de Voïvod ? Au début de Voïvod, j'avais une petite batterie puis il y avait pas de double bass drum, il y en a pratiquement pas sur War and Pain. Ça j'ai vraiment développé ce style-là en composant l'album Rrröööaaarrr avec les gars de Voïvod. Puis à ce moment-là, j'étais monté avec ma mère à Montréal aller-retour pour acheter un drum chez Steve's, une grosse batterie qui devait valoir une fortune, on était pas si riches là. Ils avaient ma mère puis mon père là ils ont été patients là, ah ouais. À un moment donné, j'étais j'étais sur ma petite batterie dans ma chambre puis la Sonor puis je tapais là-dessus puis je me suis dit : "Ça doit être fort en bas." Je suis descendu, j'étais juste au-dessus de la cuisine, imagine, ouais. J'ai demandé à ma mère : "C'est-tu fort ?" "Reste ici, ah ouais !" Puis elle est allée faire un solo de drum en haut là, hé j'en revenais pas ! J'ai déménagé le drum dans le garage, je jouais avec ma tuque, mitaines puis parce que ça faisait pas de bon sens. Mais vous vous étiez pas fous dans le fond, vous étiez pas Voïvod j'imagine, vous étiez pas fous dans dans l'alcool puis les les.

Michel “Away” Langevin : Non, très excessif là non non. C'est-à-dire qu'il y a eu des il y a eu des tournées, on on en a profité beaucoup là de de des partys tout ça là, mais au niveau de de développer le groupe là, on était très très disciplinés.

Hugo Lachance : Ouais c'est ça, non mais c'est peut-être pour ça aussi que tu avais la confiance de tes parents aussi parce que c'était pas n'importe quoi non plus.

Michel “Away” Langevin : Ouais, ben en même temps c'est-à-dire que il fallait que je continue mes études, Corey, je pouvais pas rester à la maison là comme ça là sans aller à l'école. C'est pour ça que je me suis ramassé en premier au Cégep de Jonquière en sciences pures, ensuite en qu'est-ce qu'ils appelaient le génie unifié à l'université de Chicoutimi, jusqu'à ce qu'on décide de déménager à Montréal finalement.

Hugo Lachance : Est-ce que est-ce que tu as été diplômé à l'université ?

Michel “Away” Langevin : Non non j'ai pas fini parce que je me suis lancé, j'ai fait 1 an à l'université. Par contre, j'ai fait j'ai changé de chimie à sciences pures au Cégep, ça ça comme c'est-à-dire que j'étais allé au Cégep un peu plus longtemps que j'aurais dû, OK ouais ouais.

Hugo Lachance : OK cool, ça paraît ton côté scientifique aussi dans le.

Michel “Away” Langevin : Oui, ben j'achetais des magazines scientifiques puis je je j'intégrais ça à mes concepts parce que tu c'est vraiment de la science-fiction, oui complètement, tu sais c'est inventer des histoires, des mondes à partir de faits quand même scientifiques. Sans ça sans que ça déborde sur le complotisme, mais tous les complots commencent par quelque chose de vrai quelque part puis tu sais. Avant, c'est sûr qu'avant dans mes concepts j'essayais de prévoir qu'est-ce qui allait se passer dans 20 ou 30 ans, mais maintenant avec Snake on a de la misère à prévoir qu'est-ce qui va se passer, on a juste à puis dans qu'est-ce qui se passe en ce moment puis c'est c'est assez science-fiction là.

Hugo Lachance : OK cool. Et pour l'avant-dernière partie de l'entrevue, il y a des gens qui t'ont laissé des messages, là je te demanderais de mettre les écouteurs peut-être les brancher, je me rends compte qu'ils sont pas branchés, OK. Est-ce que tu entends comme faut ? Ouais, OK alors le le premier message.

Fabien Cloutier : Salut Away, c'est Fabien Cloutier. Plein de choses que je pourrais vous dire comme amateur de votre musique parce que au fil des années, vous avez jamais vous avez jamais été paresseux, vous avez toujours continué à chercher, à explorer puis explorer vous avez trouvé aussi puis vous avez jamais oublié d'être bons à travers tout ça, fait que merci. Mais aussi merci pour ce que vous avez permis, je pense à un paquet de de créateurs au fil des ans, on vous a vus naître, on vous a vus évoluer, on vous a vus tenir à vos idées puis je pense que grâce à vous autres, que ça soit en musique mais dans plein d'autres domaines artistiques ici, ben il y a plein de monde qui ont fait un peu plus à leur tête, qui se sont un peu plus écoutés puis qui ont été peut-être plus uniques parce qu'ils vous ont vus avant tenir à ce que vous aimiez puis à ce que vous souhaitiez faire. Fait que je vous dis merci pour ça puis j'espère qu'on va se croiser un moment donné puis s'accoter comme des gars du Lac-Saint-Jean comme des gars du Saguenay, faut dire Saguenay, hein, comme des gars du Saguenay puis des gars de la Beauce peuvent le faire, OK salut les gars à bientôt !

Michel “Away” Langevin : Génial ! Il met pas des chandails de Voïvod lui ?

Hugo Lachance : Oui oui oui oui oui oui, c'est un chum à Snake, ça je pense qu'ils étaient dans des sketchs ensemble pour c'est un acteur.

Michel “Away” Langevin : Oui c'est ça, je l'ai vu avec un chandail une coupe de fois puis ouais.

Hugo Lachance : Ben quand on a fait Piggy Monument, il était il était ambassadeur puis il avait sorti son chandail Outer Limits je pense, ça en bref un t-shirt blanc. Je pense que Snake était dans un de ses sketchs à un moment donné, il faisait un barman ou quelque chose, en tout cas je mélange peut-être, par contre là Snake il connaît beaucoup d'acteurs. Merci Fabien d'ailleurs. Snake, on l'a découvert avec qu'est-ce qui allait devenir le Groupe Sanguin au Cégep de Jonquière en théâtre, il faisait de l'improvisation.

Michel “Away” Langevin : Ah ouais OK, ouais ben moi je le connaissais depuis la polyvalente mais c'était au Cégep que quand je l'ai vu à un moment donné de l'impro, j'ai fait : "Ah lui, on cherchait quelqu'un de théâtral !" OK ah bah oui, hein bah oui ça paraît. La deuxième.

Vlad (Hopera) : Hey salut Away, c'est Vlad de l'Hopera. Je vous envoie un petit message pour vous envoyer un remerciement, en fait plusieurs remerciements. Un remerciement premièrement musical évidemment, vous remercier pourquoi, pour ce que vous avez fait pour le monde de la musique. Des pionniers, des influenceurs évidemment, pas les influenceurs actuels, j'imagine assez mal Snake faire de l'influençage avec son téléphone ! Influencer le monde de la musique comme vous l'avez fait, en 2026 voir encore des bands internationaux qui parlent de vous comme source d'influence, source de motivation, source de création. Un merci pour tout ce que vous avez fait, merci d'être encore là, merci d'innover encore, les concerts avec évidemment l'orchestre symphonique malade. Merci pour ce que vous allez faire parce qu'évidemment on attend encore beaucoup de vous. Un merci humain aussi, ah merci de vous connaître. Ça va faire une dizaine d'années, plus d'une dizaine d'années maintenant que vous aviez débarqué à l'Hopera je pense un dimanche pour un show à Jonquière, la clé était fermée, on avait réouvert pour vous puis là de fil en aiguille bah évidemment je pense qu'on a pris l'habitude de se croiser, de se voir, de se côtoyer. Merci pour votre amitié, sachez que vous serez évidemment toujours, que ce soit avec le fermenteur ou notre centre de dégustation, parmi ben nos amis. Et puis je pense qu'on peut dire officiellement que à tous les jours, vous êtes avec nous. Avec on peut pas le décrocher hélas, mais le vieux vinyle de War and Pain de Piggy qui est toujours avec nous, que ce soit sa guitare ou ses vieux cadres, vous allez toujours faire partie de la famille Hopera. Merci de nous apprécier et puis un gros merci pour tout, et continuez votre bon boulot, on attend encore un autre 40-45 ans de carrière ! On vous aime et puis on se revoit très bientôt pour boire une petite mousse à Jonquière, dans la mère patrie, merci !

Michel “Away” Langevin : Vlad, merci Vlad ! Ouais je pense que c'était le spectacle où on a été à Jonquière en Musique où ils nous ont donné le titre d'ambassadeurs du Saguenay puis on a signé le livre d'or puis la plaque puis tout ça, je pense c'est là qu'on a connu Vlad si je me rappelle bien.

Hugo Lachance : Ah c'est tout un chic type.

Michel “Away” Langevin : Oui oui oui, mais je trouve ça le fun qu'il s'implique dans dans la communauté musicale puis qu'il comme tout le podcast aussi là. Puis il mentionne aussi l'influence, vous êtes une influence pour beaucoup des grands de la musique, qu'est-ce que ça fait de de sentir ça ?

Michel “Away” Langevin : Ah ben tu sais c'est sûr que c'est vraiment un bel hommage qu'il y ait des gens qui sont vraiment importants dans l'industrie de la musique comme Dave Grohl. Écoute, son dernier spectacle ici à côté à l'Auditorium de Verdun, il il a arrêté tout pour me saluer. Il a fallu que je me lève puis avec la bière, salut ! Tout le monde m'applaudissait, follow spot ben puis il y a beaucoup de groupes aussi qui sont devenus plus importants que nous là au niveau de du succès puis tout ça là, Meshuggah, Fear Factory, puis c'est les autres ils nous mentionnent toujours dans les entrevues comme influence principale puis tout ça. Puis ça ça c'est c'est des belles tu sais c'est un bel hommage. Il y a des gens qui vont être insultés parce qu'ils vont se dire ils nous ont copiés, mais on voit pas ça de même nous autres, on voit ça comme un hommage que les gens s'influencent de qu'est-ce que on a fait dans le temps ou maintenant puis ça me dérange pas. Que ces gens-là comme Tool, ou puis évidemment au début je suis jamais certain ça peut être comme ça peut faire partie de d'une appréciation disons de Killing Joke ou tu sais mutuelle, mais finalement on finit par partager la scène avec ces groupes-là en festival en Europe où ils nous disent oui oui on a été influencés par Voïvod puis ça nous le confirme.

Hugo Lachance : Ouais, puis en fait ce qui vous arrive, vous le méritez amplement, une fierté puis c'est pas pour rien aussi que vous avez tous ces honneurs-là qui qui vous reviennent enfin après 40 ans quand même, hein.

Michel “Away” Langevin : Ouais, en fait on est de plus en plus populaires, oui c'est fou.

Hugo Lachance : Ben vous mettez bien. On continue, un message un petit peu plus long mais très bien senti.

Roxane (Enfant Sauvage) : Allô Michel. Eu je sais pas si tu reconnais ma voix, on se parle pas tant souvent de vive voix là. Bref c'est Rox, Rox d'Enfant Sauvage entre autres puis on m'a demandé de faire un petit mot pour toi. J'étais super honorée de participer au podcast que tu es en train de faire avec Hugo, je suppose que les questions et la l'entrevue est intéressante parce que c'est toujours intéressant avec lui. Donc c'est quand même particulier parce que de mémoire, Voïvod fait partie quand même de ma vie, de ma trame sonore depuis que je suis quand même assez jeune là. Je me souviens vraiment des vidéoclips là de de Voïvod là quand j'écoutais MusiquePlus, ça m'avait vraiment marqué. Donc ensuite, je vais t'avouer que j'étais quand même très très heureuse en 2017 sur les Plaines quand vous avez joué avec Metallica pour le Festival d'été. En fait ensuite, l'espèce de pop-up que vous aviez accepté de faire dernière minute proche du Knock-Out, j'étais vraiment vraiment heureuse. C'était magnifique, c'était vraiment c'est un de mes meilleurs souvenirs de concert spontané comme ça de Voïvod. En fait, je vous ai vus vraiment souvent et puis surtout, je me souviens de l'espèce de message que j'avais passé de de je demande au Père Noël, à la petite blagounette, puis finalement vous vous étiez pointés dans mon shop ! J'étais tellement comme j'étais un peu sous le choc là, j'étais comme OK ils débarquent vraiment dans mon shop, fait que merci beaucoup. Puis ensuite, je me souviens qu'on s'est retrouvés en 2018 à l'Anti et puis c'est là un peu plus qu'on s'est parlé pour on célébrait les 70 ans de Lucien. Puis ce que je trouvais vraiment intéressant, c'est que quand je me suis mise à chanter, j'étais vraiment impressionnée puis tu sais j'étais j'étais je débutais un peu dans le au niveau vocal avec un groupe, habituellement j'étais derrière la batterie, fait que voilà. Tu m'avais ben toi entre autres avec les autres également là, mais vous m'avez vraiment mis en confiance. Je me rappelle vraiment que tu m'avais dit que ma voix ressemblait à la la voix féminine dans Crass, ça m'avait marqué beaucoup puis ça m'avait rassuré en fait à ce moment-là. J'ai fait "OK cool tu sais, il apprécie un peu ce que ce que je fais puis comment que je gère le shit." On s'est retrouvés après en 2019 je crois, en partageant la même scène à l'Impérial, j'étais très honorée encore une fois, Enfant Sauvage et Voïvod. Puis depuis ce temps-là, ben je pense qu'on se côtoie ici et là puis je voulais quand même souligner ta depuis tout ce temps-là ta ta gentillesse, ta douceur, ton accessibilité. Merci encore d'avoir dessiné la pochette d'Enfant Sauvage suite à une demande comme ça, fait que quand je parle d'accessibilité c'est un peu ça. Fait que ben voilà, j'espère que tout se passe bien, on se revoit bientôt de toute manière pour encore une autre performance. Bref on en a déjà fait d'autres ensemble avec Aut'Chose. Merci encore pour tout ton apport musical, ton apport personnel, fait que sur ce je te souhaite une bonne fin d'entrevue puis au plaisir de se recroiser. Puis merci encore pour d'être la magnifique personne que tu es et puis que tu seras probablement toujours, je le souhaite, voilà, bye bye !

Michel “Away” Langevin : Merci Rox, c'est cool ! Ah oui on l'aime beaucoup Rox.

Hugo Lachance : J'ai j'ai enlevé des bouts parce qu'elle était comme elle faisait très spontanée, ça durait je pense 5 minutes mais dis salut aussi à ta copine.

Michel “Away” Langevin : On a fait le Pouzza Fest, oui Nathalie elle adore Roxane, puis on a fait le Pouzza Fest ensemble il y a pas longtemps. Puis autre chose bientôt, Salons Rosa, c'est drôle parce que le pop-up pas loin du Knock-Out là, c'était le lendemain matin du show de Metallica. Quand qu'on a ouvert pour Metallica, c'est plein il devait avoir 100000 personnes, c'était fou. Puis pour moi c'était comme une masse un peu abstraite, puis le lendemain c'était direct sur la rue avec les passants, les squeegies puis puis j'ai trouvé ça plus stressant que le show de la veille parce que c'était vraiment le le contact avec les yeux, tu sais, puis c'était c'était c'était pas le même c'était vraiment pas le même contexte, on a on a adoré ça.

Hugo Lachance : Cool, on peut se faire un détour par Aut'Chose ?

Michel “Away” Langevin : Oui bien sûr, ça c'est tout un projet hallucinant.

Hugo Lachance : Comment ça c'est c'est venu au monde ce projet de de de refaire revivre Aut'Chose ?

Michel “Away” Langevin : C'est le Ron McGregor qui est un photographe, un vieux chum de Voïvod depuis le milieu des années 80, puis lui s'occupait du nouveau site web de Aut'Chose puis grand grand ami à Lucien, ouais. Puis à un moment donné, il m'a appelé puis il m'a dit : "Lucien puis Jacques Racine, guitariste d'Aut'Chose, aimeraient beaucoup reformer mais avec un bon band tu sais." Puis là j'ai dit : "Ben c'est sûr que Piggy capoterait parce que moi puis Piggy on écoutait du Aut'Chose." Puis là j'ai suggéré à Ron, Joe Evil de Grimskunk, et Vincent Peake à la basse là. Puis on a fait quoi, une quinzaine d'années, puis mais évidemment Piggy est décédé tout en fait quand on a fait le show réunion d'Aut'Chose, c'était début 2005, puis au Café Campus. Puis c'est là où Piggy se sentait vraiment pas bien, puis après le spectacle, on on est allés au studio Multison je pense puis on a fait le spectacle live en studio pour enregistrer puis pour faire l'album Chansons d'épouvante. Puis tout de suite après, Piggy est allé à l'hôpital puis presque pas ressorti là. Puis donc c'est à ce moment-là Martin Dupuis a fait des on avait des engagements, Martin Dupuis a joué de la guitare, puis on oui de Groovy, ensuite Alex Crow avec qui j'avais joué dans Caféine et dans le groupe Cosmos, un groupe prog qu'on avait ensemble. Dans Cosmos, il faisait du clavier mais c'est un excellent guitariste puis c'est lui qui a pris la relève. Puis donc c'est avec Alex, Joe puis Vincent qu'on va faire le spectacle hommage à Aut'Chose pour le Taverne Tour, hm hm. Puis on l'a fait au FME, le dernier FME, puis avec disons des poètes et poétesses modernes de l'école à Lucien. Donc c'est ça vraiment c'est un super beau spectacle plein d'émotions avec TEKE::TEKE au FME, puis là donc on se refait ça avec Enfant Sauvage à la Sala Rossa le 13 février.

Hugo Lachance : Ah OK cool cool, ça ça sera déjà passé mais bon. Ben merci Roxane pour le pour le message puis allez écouter Enfant Sauvage, c'est trop malade, c'est malade c'est malade. On continue.

Eric Forrest : Bonsoir à tous. Tic tac tabernac qu'est-ce qui se passe Forrest salut ! Merci beaucoup pour l'invitation, parle un petit peu avec nous et parle un petit peu avec c'est magou, incredible souvenir avec très interesting. Interesting was Piggy prend acheter un nouveau truc Digitech, je pense, et lui pour plus space sounds quelque chose, et je pense aide un petit peu beaucoup en fait à la création. Um what else can I say, uh yeah there was uh actually in fact Voïvod released the the de new record, uh it was on privilege to be part of that et j'ai bientôt septembre 2026 même chose anyway merci beaucoup à tous pour le support et Éric Forrest merci pour le message.

Michel “Away” Langevin : Merci Eric ! On est encore en contact avec, il vient souvent sur la scène chanter la toune "Voïvod", "Tribal Convictions", ou dernièrement la la chanson "Rise" de Phobos parce qu'on l'a refaite sur Morgöthika justement. On a demandé à Eric de chanter sur l'album puis on a demandé à Jason de chanter une chanson de la période Jason, de pas de jouer de la basse sur la chanson "Rebel Robot" de la période de Jason.

Hugo Lachance : Ah mais merci Éric d'avoir fait en français parce que j'ai dit que ça allait plaire sûrement aux auditeurs ici.

Michel “Away” Langevin : Oui, ben il est à Toulouse depuis longtemps à cause de ses opérations, c'est un climat qui est qui est plus adapté à Ah ouais OK OK ah bon OK ben merci Éric, très apprécié. On continue.

Jason Rockman : Hey salut les gars, c'est Jason Rockman. Check 2026 ça vient juste de commencer, mais quand je pense à 2025, probablement les trois concerts que j'ai adorés le plus de l'année c'était les trois concerts que je vous avais vus avec les deux symphonies, celui à Montréal et celui à Québec. Honnêtement, probablement les meilleurs shows que j'ai vus de Voïvod parce que c'était vraiment spécial. Alors pour 2026, plus de Voïvod avec les symphonies et plus de musique en général de vous quatre. Merci les gars, je vous adore et tu sais ça déjà, merci !

Michel “Away” Langevin : Jason, merci Jason ! J est un bon ami, Jason. On le croise souvent pour le film We Are Connected à Fantasia puis il était à Meshuggah avec la mascotte des Canadiens là, backstage, hyper métal. Ouais c'est c'est un bon un bon gars un bon gars, bon merci Jason c'est cool.

Hugo Lachance : J'en ai aussi un texte, Luc Lemay oui cool de Gorguts, et concernant le mot pour tu peux simplement lui transmettre que j'ai énormément de respect pour son œuvre et sa démarche artistique. Nous avons nous avons besoin d'un deuxième voyage à la Jack Luminous !

Michel “Away” Langevin : Oh OK OK oui. Ouais c'est c'est un défi ça, d'ailleurs c'était un défi que Mark Berry qui a produit The Outer Limits nous avait lancé parce qu'il il trouvait qu'il manquait une chanson sur The Outer Limits puis il avait il avait dit à Piggy : "Tu es capable de composer une nouvelle chanson ?" Puis Piggy il a dit : "Non seulement ça, mais je vais t'en faire une de 20 minutes !" Puis il a dit : "OK on tu sais", puis ouais on a relevé le défi. On l'a pas jouée souvent en spectacle par exemple, waouh c'est tellement c'est une très bonne toune en plus.

Hugo Lachance : Ouais, je pense qu'on va la remettre dans.

Michel “Away” Langevin : On s'est rendu compte dernièrement qu'on l'avait jouée à Moscou puis oui il y a plusieurs années là, mais j'avais complètement oublié. C'est que Dan Mongrain a retrouvé un DVDR que quelqu'un a donné de du show de Moscou puis il dit : "Hé on jouait 'Jack Luminous' à Moscou !", j'avais oublié, ah ouais OK waouh c'est tellement.

Hugo Lachance : Fait on continue, un dernier message d'un fan que vous connaissez probablement.

Émile : Salut les gars. Euh je vais vous dire félicitations pour vos 40 ans, 44 ans de carrière. Et moi au départ, je suis un fan de Voïvod depuis l'âge de 16-17 ans, quelque chose de même. Avant ça, j'écoutais du heavy métal classique mais whatever, fait que c'est ça. Moi je suis vous c'est ça, félicitations puis après ça vous souhaite encore plein de bonnes années pour pour 2026 avec les spectacles à tourner. Et je vous laisse avec un petit Astronomy de même.

Michel “Away” Langevin : Ouais c'est ça, c'est Émile, oui je connais Émile ! Merci Émile. J'allais rencontrer les vinyles de Aut'Chose ont ressorti l'année passée puis il y a une petite boutique là à Joliette, une boutique d'audio haute fidélité là puis il y a des vinyles, j'ai un blanc j'ai oublié le nom, mais j'ai rencontré Émile là lors du lancement de ces vinyles-là, OK OK. Ouais c'est c'est lui qui m'a aussi écrit la l'anecdote d'Osbourne, ah OK ouais merci Émile c'est super gentil. Il jamme des fois avec Rocky puis Dan de temps en temps, des Rocky fait beaucoup de jams au Bistro de Paris, Jojo puis au Zaricot je pense c'est ça puis je sais que il participe à ces affaires-là.

Hugo Lachance : Exactement, fait que non je suis vraiment content de merci aux gens qui ont laissé des messages, c'est vraiment cool.

La suite pour Voïvod

Hugo Lachance : Écoute, on va terminer là-dessus, mais avant qu'est-ce qui s'en vient pour Voïvod ? Parce qu'il y a beaucoup de choses !

Michel “Away” Langevin : Oui oui ça brasse. Là on a la première affaire, mais en ce moment on enregistre le nouvel album et on mixe l'album symphonique. Mais en mars, on a des spectacles aux États-Unis, OK. En juin, on a des une tournée en Angleterre puis une coupe de festivals dont un en en Islande, on n'est jamais allés là puis ça c'est avec le groupe Midnight, OK, puis très bon groupe à la Motörhead là, OK. Puis ensuite en juillet et août, on a des festivals et des spectacles partout en Europe, OK. Ça c'est c'est pas encore annoncé mais on est en train de monter tout ça. La la mini-tournée américaine c'est avec le groupe BAT, BAT c'est des gens de Municipal Waste, ah ouais OK OK OK. Puis ensuite, on a des offres pour faire le spectacle symphonique mais en 2027, oui oui oui oui OK. Puis donc cette année ça va il va y avoir l'album symphonique qui va sortir, on va finaliser les enregistrements de l'album studio, mais ça va sûrement sortir l'année prochaine. Mais donc plusieurs spectacles cette année puis quoi d'autre, ben on a on a le le documentaire qu'on va sortir en DVD éventuellement, We Are Connected de Felipe Belalcazar qui avait fait le documentaire sur le groupe Death. Il y a le le livre de Jeff Wagner, Brave New Voivod, est déjà sorti, vient juste de sortir, une brique de 550 pages. Eu sûrement d'autres trucs que j'ai oubliés. Surveillez Chicoutimi aussi pour le 350e, il y a des choses qui vont se faire, oui ouais Chicoutimi le 350e, on prépare quelque chose de gros qui est pas mal multidisciplinaire, on s'en va.

Hugo Lachance : Écoute, puis toi personnellement, est-ce qu'il y a des trucs qui qui s'en viennent pour toi au niveau de ta création artistique ?

Michel “Away” Langevin : Moi en fait, anciennement j'étais beaucoup impliqué avec plein de projets musicaux mais j'ai j'ai pas mal mis ça de côté parce que Voïvod est c'est tellement je suis tellement occupé avec Voïvod que je je suis vraiment concentré sur Voïvod. Par contre, en tournée, je fais des dessins à la fin de la journée. Je fais un dessin qui représente ma journée dans chaque ville, OK, puis je suis en train de monter un livre avec tous ces dessins-là, vraiment des milliers là au fil des années, au fil des décennies, puis j'étais en train de monter un livre avec, ouais.

Conclusion

Hugo Lachance : Écoute, merci beaucoup oui d'avoir été là c'est écoute, on aurait pu parler pendant des heures, mais j'aimerais faire un épisode avec toi qu'on parle juste d'art, ça serait vraiment vraiment. Euh ben merci pour d'être là, merci pour Voïvod, merci d'être aussi accessible. Je trouve que Roxane avait bien raison là-dedans, puis merci merci.

Michel “Away” Langevin : Ben merci à toi, je suis content d'avoir participé, cool.

Hugo Lachance : Euh ben merci à vous les auditeurs, auditrices, merci à Hopera, merci à Musicopratik de nous avoir prêté les locaux, allez les voir, ils sont vraiment chouettes ! On se revoit pour un autre épisode de L'Album Podcast !