Transcription de l’épisode WD-40, Spécial 30e anniversaire Épisode 4 : Fantastik Strapagosse

Retour à la page d'épisode


Avertissement : Cette transcription est le fruit d'une collaboration avec une intelligence artificielle qui fait de son mieux, mais qui ne saisit pas toujours toutes les "subtilités" de nos discussions.  Le fichier audio/vidéo original demeure la seule référence officielle. Si un passage vous semble bizarre, faites confiance à vos oreilles et allez écouter l'épisode !


Hugo Lachance : Bienvenue à ce quatrième épisode spécial 30e anniversaire de WD-40 ! Aujourd'hui on s'attaque à Fantastik Strapagosse, après l'épisode épique de la même journée. Évidemment, on ne fera pas l'historique au complet de WD parce que vous pouvez vous référer aux épisodes précédents. Aujourd'hui on continue la période de l'âge d'or de WD-40 avec Fantastik Strapagosse. Au lieu de faire l'histoire sur Internet, j'ai pris des articles et des extraits qui vont vous placer un peu dans l'histoire du band et où vous étiez quand vous avez fait l'album.

Hugo Lachance : Nicolas Tittley dans le Voir du 22 novembre 2001, Jean-Loup, je te cite : « C'est vraiment top de faire du rock au Québec, seulement on a encore mauvaise réputation même auprès des autres musiciens avec qui on partage parfois la scène. Ils nous prennent pour des clubs, mais après nous avoir entendus live, ils viennent nous voir pour nous dire : "Ok, vous savez jouer de vos instruments". Si tu savais le nombre de personnes qui pensent qu'on est vraiment des "bums" ! ».

Alex Jones : On voit que tu avais vraiment besoin d'avoir des amis ! Non, j'ai jamais eu besoin d'amis, moi, j'ai jamais eu de problème avec ma voyante. Les choses allaient bien, j'ai gagné le prix d'artiste pop de l'année au gala des Miami, puis après elle ne voulait plus revenir. On devait faire des vidéos qui n'ont jamais vu le jour et l'album ne se vendait pas aussi bien qu'on l'aurait voulu. C'est clair, il y a cette période sombre qui a influencé l'écriture de Fantastik Strapagosse.

Alex Jones : Ça résume pas mal. J'étais imprégné du Centre-Sud et le Centre-Sud était imprégné en moi. Aux frontières de l'asphalte était très country, on voulait s'évader dans la forêt. Là, c'était assez urbain. C'est là-dedans qu'on a une pochette qui raconte l'histoire du band avec des photos, c'est un délire total, on est dans le psychédélique.

Étienne Carrier : On était dans un autre état aussi. Pour moi, c'est une période sombre. Je pense que je faisais une dépression entre le vide et le Fantastik. Je m'accroche encore mais j'ai les bras morts. Pour moi, ça a été le pire disque qu'on a fait parce qu'avec Alex, on s'éloignait. J'allais m'en aller, je voulais te parler parce que c'était comme ton premier départ de WD-40 dans cette période-là.

Alex Jones : Écoute, j'ai tout vendu, même mes affaires ! Je pense que dans cette période, on était vraiment "gobs", les deux complètement. Ça a donné un album Fantastik en même temps, mais crisse, c'était pas facile pour nous. Moi, je ne me rappelle pas où j'étais dans les années 2000. Avant la naissance de mes enfants, pour moi, ça ne compte pas. C'est un gros blanc, un gros noir, j'ai perdu de grandes boîtes là-dedans. Mais déçu, déçu... j'ai quand même réussi à faire cet album-là et j'en suis bien content. On savait aussi qu'avec l'arrivée de Cabot-Champagne, c'était complètement autre chose. C'est l'album que j'ai négocié sur un banc de parc à Outremont. J'ai demandé combien on avait pour l'album, c'était 10 000 $. 10 000 $ pour vous autres, 10 000 $ pour Éric Goulet en trois versements. Ils ont donné l'argent pour le faire, on l'a fait. Il était content d'avoir des têtes de voir sa pochette. J'ai gossé la pochette en vinyle découpé à l'Exacto, c'était compliqué à prendre en photo.

Étienne Carrier : En même temps, vous ouvriez avec les tounes. Moi, je partais de la shop de tout jazz aussi, j'avais d'autres idées, j'avais commencé des cours de jazz. On était dans quel état... la fin aussi avec Julie qui commençait déjà à avoir un œil vers les Îles, parce qu'il était parti aux Îles une couple de fois. On savait qu'elle partait aux Îles-de-la-Madeleine. Cet album-là est personnel.

Hugo Lachance : On va le présenter comme il faut. Le titre : Fantastik Strapagosse. Il y avait peut-être aussi un truc sado-maso avec une certaine banane, ça se peut, mais moi je n'étais pas là-dedans. C’est un podcast de vieux rockeurs. On est allés au Vietnam pendant quasiment trois mois. On rencontre... c'était un peu comme dans le biopic des Bee Gees ou Forrest Gump. J'ai vu le dalaï-lama. Fantastik Strapagosse, c’est nébuleux, c’est toujours un peu ça. L'année : novembre 2001. Lancement sur La Tribu le 11 septembre.

Alex Jones : Moi je me souviens, parce que je restais en dessous du pont Jacques-Cartier. C'était l'époque des Invasions Barbares qui venaient de sortir au cinéma. J'avais le panneau d'affichage avec le cul à Rémi Girard. Tu voyais la jaquette de l'hôpital ouverte au moment où les avions se sont crachés.

Hugo Lachance : On a entreposé notre "rig" là. Alex Jones, Étienne Carrier, Julien Livernois encore au drum. Éric Goulet aux arrangements et à la guitare.

Alex Jones : On a enregistré chez les anciens beaux-parents de Éric Goulet. Alex a pété le frigidaire ! Je pense qu'on est restés deux ou trois jours là. Au premier accord de guitare, c'était tellement fort que les cadres sont tombés des murs, trois ou quatre cadres à terre. La grand-mère pète, le grand-père dans le frigidaire ! On a pété la vitre du frigidaire, le filtre de la piscine, la lumière, le mobilier de patio... C'était une table en plastique blanc, on s'assoit et on défonce toutes les chaises. Souvent, dans l'album, on sent qu'il fait chaud. Il y a 16 tounes, on a fait la moitié chacun.

Étienne Carrier : J'avais acheté un livre d'anatomie en Hollande puis on faisait des rétroprojections avec mon projecteur de marde sur le mur. On dessinait des squelettes puis on les découpait. Il n'y a absolument rien de vectoriel là-dedans, ce sont des éléments qui se répètent. Je pensais que c'était un dessin vectoriel dans un livre, mais non, on projetait ça sur le mur puis on dessinait par-dessus.

Hugo Lachance : On passe à la rubrique « Ils ont dit ». On cherche des citations. « Après avoir signé ce qui était alors son meilleur disque, WD-40 est à la fois une source de vie et de malédiction véritable. Si c'est du rock, le groupe est condamné à rouler sa grosse pierre jour après jour pour la voir retomber dès qu'il croit avoir atteint le sommet ». C’est beau, celui qui a écrit ça. C’est vraiment votre histoire.

Alex Jones : On savait qu'on fonçait dans le mur. Je pense que c'était le pianiste, comment il s'appelle, André Mathieu ? Non, Claude... un pianiste classique en culottes de cuir. Il faut comprendre qu'au travail, des fois le mur était très dur, mais finalement, en 2001, Fantastik est l'album du changement. Ce trio échevelé s'ouvre sur le jazz, la pop, le post-rock et le rock brut avec « Mourir la face dans slush », un bijou. Ils font un détour par le country avec l'excellent « Je reviens de l'Est ». La voix d'Alex Jones n'a jamais aussi bien sonné et les riffs de guitare sont savoureux. La réalisation de Éric Goulet est aussi simple qu'efficace.

Étienne Carrier : On était un peu plus au niveau de la compétition de la personnalité parce que tu n'étais plus le même guitariste que sur Crampe en masse. On commençait à apporter des affaires, le virage country, on allait vers ça. On était éclatés. Claude Larivée voulait qu'on continue à faire un autre album country, il voulait que ce soit une suite. On a essayé de recoller les morceaux pour faire de quoi qui tient avec du "tape". On l'a fait parce qu'on avait reçu de l'argent "cash", sinon on ne l'aurait jamais fait. Mais ça a donné un classique. C’est un gros album.

Alex Jones : Dans le même article, je disais : « On n'a jamais vendu plus de 2000 albums de Frontières de la sphère. Si on n'en vend pas 4500 de Fantastik, je n'en fais plus d'autres albums de WD ». Je mets la barre haute ! C'est le même genre de personnage qu'Alex Garou, ça marche bien.

Hugo Lachance : J'ai demandé aux abonnés de notre page Facebook quel est votre meilleur moment dans l'album Fantastik. Élisabeth dit : « Te souviens-tu de ce moment dans les toilettes du terminus ? ». Je ne me rappelais même plus que j'avais mis ça là-dessus ! Il y avait « Les parapluies de Sherbrooke » qu'on avait sur nos démos et qui a été au palmarès pendant des mois. On a essayé de la refaire intégralement, c'était pas évident parce que c'est une joke, mais c'est une toune qui revient souvent. C'est la blonde de Éric Goulet dans ce temps-là qui faisait les voix. On a brisé la maison de ses parents !.

Alex Jones : J'ai les étincelles de grandeur dans les gratte-ciels en carton... en fait, ils étaient en bois et on avait tout fait ça. Je travaillais comme technicien aux décors au théâtre et j'avais tout taillé ça à la scie sauteuse dans l'atelier. On avait monté ça sur le stage. Le concept, c'était qu'on était dans des gratte-ciels au milieu de la ville. On avait des "grinders" et des bouts de métal, ça faisait des étincelles partout. On trouvait ça beau.

Hugo Lachance : Julie Lafrance dit : « Je reviens de l'Est, parce que j'y reconnais tellement mon Hochelaga. Je viens de l'Est puis l'album au complet me rappelle ma belle époque à CIBL ». CIBL, dans le temps que c'était dans l'Est, c'était vraiment communautaire. J'adore le vieux CIBL. Dany Lemay dit que c'est le roi de cette époque, Alex filait "en crisse" quand il a écrit ça. Pour lui, Frontières et Fantastik sont les meilleurs albums.

Étienne Carrier : « Mourir la face dans slush », avec le featuring de pianiste. Là où poussent les maisons en tablettes et où les gens sont plus Canadiens qu'Alex !.

Alex Jones : Je me souviens à l'époque, j'en ai fait acheter six pour vous sauver ! On avait une intensité dramatique folle. Le public pensait qu'on avait des maisons et qu'on était riches parce qu'on avait une bonne promotion à cette époque-là. C'est quand on a commencé à jouer avec les Shirley qu'on s'est rendu compte de la réalité.

Hugo Lachance : Segment : une chanson après l'autre. On commence avec « Vivre au-dessus de ses moyens ». Pour moi, c'est la meilleure toune de WD, ton texte est hallucinant. Quelle partition de guitare !.

Étienne Carrier : Vivre au-dessus de ses moyens, vivre plus que pleinement son quotidien. J'ai pas de parti pris pour Alex, mais au niveau des textes, Frontières et Fantastik, c'est vraiment ma période préférée de WD-40. Jean-François Tremblay dit que ce sont des arrangements à la "grande chanson française". Tu as un attachement à la chanson française et ça se sent particulièrement dans cet album.

Alex Jones : C'est tellement une belle chanson qui parle de tout le monde. C'est venu comme une illumination. Ça mettait bien la table. On était au bout de la marde et on disait : « Nous irons jusqu'au bout ». C'est humoristique mais réaliste. C'était juste avant le 11 septembre, la fin du monde.

Hugo Lachance : « Mourir la face dans slush ». Une préférée à jouer en show. C'est une toune de lendemain de poudre. Julien Livernois est vraiment super bon là-dedans, il y a des petits bongos.

Étienne Carrier : Il y avait plus de diversité. J'ai acheté à crédit une Gibson pour cet album-là. J'ai grossi ce riff-là, c'était comme une course dans ma tête. À la fin, j'ai voulu rendre ça moins linéaire pour qu'on arrête tous en même temps.

Hugo Lachance : La prochaine : « Je reviens de l'Est ». Je me pose la question pourquoi cette toune-là n'a pas levé plus que ça. Dans la musique au Québec, tout était parfait : la mélodie est super bonne. On était sur le bord de la rupture, ça ne nous tentait plus de nous pousser. On a fait le clip, on a chialé tout le long.

Étienne Carrier : C'est ton riff, mais j'ai tout réajusté avec mes "ohms" au début. C'est devenu ma marque de commerce. C'était mon premier solo très structuré. Ta guitare est vraiment bonne, ton espèce de griffe avec les octaves au début. Je voyais des saucisses qui dansent !.

Alex Jones : Le texte est venu d'une anecdote. J'étais avec ma grosse vanne et j'étais fourré dans la neige parce que c'est une propulsion. Tout d'un coup, de l'autre bord de la rue, je vois une demoiselle de joie se diriger vers moi avec assurance, une cigarette à la gueule. Elle avait les collants déchirés. Plus elle se rapproche, plus je me rends compte qu'elle a un certain âge. Elle me dit : « Écoute, je pense qu'il va falloir que je te pousse. Ça me donne 20 piastres pour me sortir de là ? ». J'ai dit : « Excuse-moi, j'ai pas d'argent ». Elle a répondu : « Ok, 10 ! ».

Alex Jones : Il y a de moins en moins de restaurants traditionnels avec menu du jour où tu peux manger un hamburger steak avec des oignons et deux œufs. C'est une affaire qui se perd, mais il en reste dans l'Est. L'été, quand il fait chaud, un de mes péchés mignons c'est de "spoter" une taverne, prendre une "drache" — ça coûte encore deux piastres — la caler, aller me rincer la face aux toilettes et repartir.

Hugo Lachance : Intermède : « Salami hongrois ». On ne passera pas beaucoup de temps là-dessus, mais c'est le meilleur. C'étaient des bobines récentes. On était sur le bord de l'eau, il y avait beaucoup de criquets. J'essayais de faire de la bière le soir.

Hugo Lachance : Prochaine chanson : « Immortel (1ère partie) ».

Étienne Carrier : Sur cette suite d'accords-là, je commençais le "hybrid picking", c'est-à-dire jouer au pic et aux doigts en même temps. Tout est écrit, tout est nuances, nostalgie et malaise. Sur ma page YouTube, il y a Guillaume des Brumes qui nous a filmés en show; on a fait la partie 1 et la partie 2 ensemble. Sauf que la partie 2 n'était pas punk, elle était vraiment post-rock. C'est une suite, une progression semi-acoustique. C’est une super bonne toune, je vous invite à aller voir ça.

Hugo Lachance : Chapitre 16 : Gramme de mort. [Rires]. On frappe à la porte, donc fini ton mariné.

Alex Jones : Ça résume tout de suite, écoute, moi c'est de loin ma chanson la plus préférée que j'ai écrite de ma vie parce que c'est tellement simple. J'avais tellement réussi à résumer mon quotidien. Il ne faut pas oublier que c'est pendant les neuf mois d'enfer où j'ai travaillé ; donc on va travailler un mois de plus. J'étais mort et puis c'était vraiment ça, c'est une taverne.

Étienne Carrier : Mais c'était du bois là, pour moi ce lieu-là était maudit. C'était carrément un lobby de l'enfer. J'ai tellement rencontré du monde étrange dans cette place-là, on aurait dit que c'était carrément une porte pour rentrer dans une zone dangereuse. Il y a un hôtel au-dessus, il y a le bar en dessous puis c'est ça, c'est que ce bar-là a toujours été un haut lieu de... comment je pourrais dire ? Mais je me souviens d'être rentré, mais je ne me suis jamais souvenu d'être sorti. Tu peux rester pris, tu peux vraiment rester. Je me souviens quand Guinness faisait des trucs parce qu'ils vendaient beaucoup de Guinness là, puis ils en avaient laissé une statue.

Alex Jones : Il y avait comme des représentants Guinness qui venaient voir comment ça se passait dans le bar. Ils se sont sauvés ! Non, mais j'ai toujours adoré Denis, le propriétaire, puis j'ai quand même vécu des moments formidables là. Mes plus beaux moments, c'est quand je me prenais une pointe de pizza avec un petit Coke et une shot de rhum, puis j'allais aux toilettes. Chassait plus que le dragon, le dragon était après lui, il l'avait poigné.

Hugo Lachance : [Applaudissements]. [Rires]. Chapitre 17 : Les parapluies de Sherbrooke. Je me sens revivre. [Musique]. C'était la fin de l'été, je me souviendrai toujours de ce moment. [Musique]. Tes yeux pleuraient sur le terminus déjà trempé. [Musique]. Nous nous quittions pour la première fois et je t'ai dit....

Alex Jones : Il y avait un studio là avec Christian Lemon, c'était là. C'était vraiment, ça avait pogné, ça avait été malade.

Hugo Lachance : Qui est sur ce panache ? Je suis tombé sur le démo, la version que tu avais faite chez vous là, qui était au moment où tu as composé la chanson.

Alex Jones : C'était pas mal dans cette période-là, j'imagine. Ce n'était pas rendu vraiment non, c'est bien après. [Musique].

Hugo Lachance : Pour dire que le démo que j'ai entendu était évidemment mal timé, mais c'était vraiment le problème. Ok, donc « Les parapluies de Sherbrooke », étonnamment, quand j'ai fait le sondage, c'est revenu souvent, cette technique des « Parapluies de Cherbourg ».

Alex Jones : [Rires]. De quelle année ?. [Musique]. Qui s'appelle... excuse-toi, c'est peut-être que je m'excuse. Il y avait une piscine avec la batterie, il y a un problème avec sa décision.

Hugo Lachance : [Rires]. Jusqu'au Canada de Verdun pour faire réparer mon truc. Mais heureusement, j'avais essayé encore plus même, j'étais complètement irresponsable et mongol. J'avais essayé en plus pour vous dire merci d'ailleurs, puis merci avec toi, tu as vu que je ne payais pas grand-chose quand j'ai vu ça me faire tourner de Sherbrooke jusqu'au Canada.

Hugo Lachance : Chapitre 18 : Fantastik Strapagosse. On continue avec la pièce titre. [Musique]. [Applaudissements]. Donne-moi une chance, je trouve ça... une autre pièce. Ok, ok.

Étienne Carrier : Moi je pense que tu es arrivé avec un riff qui ne bougeait pas comme d'habitude. J'ai mis des... comment est-ce que je pourrais dire ? Ça m'est apparu. C'est l'image qui est bonne : c'est entre le vide et le Fantastik. Je raccroche encore mais j'ai les bras... ça c'est une belle phrase.

Hugo Lachance : Moi j'étais là et c'est ça l'esprit d'où vous étiez rendus. Justement, ça fait un peu comme la devise des Canadiens.

Alex Jones : Le problème, c'est que tu résumes, tu es un peu trop musique. Exactement ça : de nos bras, nos bras meurtriers portent vos rêves. Mais j'ai un beau solo là-dedans aussi, c'est une toune que j'ai depuis 20 ans.

Hugo Lachance : On dirait que ça devient plus clair finalement, de guitariste.

Étienne Carrier : C'est plus tard, j'ai eu le côté distorsionné. Dans cette période-là, c'était pas mal ça.

Hugo Lachance : Chapitre 19 : Intermède location turbo. [Musique]. Dans l'appartement d'Éric Goulet puis la mécanique. [Musique].

Hugo Lachance : Chapitre 20 : Frankenstein amazone brittel. [Musique]. [Applaudissements]. En fait là, on avait fait cette toune-là quand on avait fait notre cabaret radiophonique au « Décrocheur d’étoiles », le premier qu'on a fait, qui avait été un franc succès d'ailleurs devant un public tout à l'extérieur. On avait bu 72 onces de scotch ou 112 onces de scotch pendant le Québec, c'était notre tour de passage entre les invités de Michel Garnaud au « Décrocheur d'étoiles » avec Christine Germain, puisqu'on racontait des histoires. Il y avait des poètes invités, Michel Faubert était là, mais on avait tellement bu, c'était épique.

Alex Jones : On est arrivés là, au test de son on avait fini un 26 onces, c'est qu'on avait renvoyé quelqu'un en acheter. Du whisky ! Il est arrivé avec la grosse crisse de bouteille, une poignée, c'est un 60 onces. Le Dieu était débarqué avec une bouteille aussi, on avait tout bu. On était complètement dans un état aussi, on s'est perdus dans les dalles de Radio-Canada. On est partis, finalement une agente de sécurité nous a ramenés. Sérieux là, ça devait faire 20 minutes qu'on se cherchait. Mais qu'est-ce qu'on avait eu du fun !.

Hugo Lachance : C'était tout pas mal d'épée live, on avait mis un setup là.

Alex Jones : Oui, c'est encore une fois son drum valise puis on jouait, on jouait pas mal tout live. Je me rappelle, l'ampli de basse était en bas dans une boîte dans le temps, mais on jouait tous en même temps parce que l'important c'était le drum, la basse, puis après si on faisait des autres c'était bon ou pas bon, mais c'était assez momentané notre affaire. Ok, on y va avec la suite.

Hugo Lachance : Chapitre 21 : Immortel 2ème partie..

Alex Jones : Je faisais tout ça avec Hugo... Hugo excuse-moi, avec Éric Goulet. Comment faire ça, comment finir la toune. Après on allait faire la masterisation. C'était long, moi je n'étais pas là quand ils faisaient les voix non plus. Mais comment ça, vous avez Mathieu ? Est-ce que c'est vraiment une toune que vous avez composée ?.

Hugo Lachance : Chapitre 22 : Angoisse et mal de ventre. [Musique]. Sans savoir si on est encore dedans ou si on s'en est sorti, on n'est plus là pour te dire que ton mal était... 19h27. Ouais mais ça, c'était une toune où vous tombez WD-40 jazz, comme le premier là.

Alex Jones : J'ai eu un rêve de jouer de la trompette de jazz toute ma vie donc j'en avais trouvé une bonne. Mon frère m'en avait acheté une plus chère mais je l'ai eue longtemps, mais je n'ai malheureusement pas trouvé le temps de... Mais moi je suis vraiment fan de Miles Davis, le petit nouveau là, surtout Chet Baker que je trouvais être un espèce de chanteur de charme avec ce que je puis, j'aimais beaucoup son jeu de trompette.

Hugo Lachance : On n'a peur de rien donc voilà, d'accord, faisons un neuvième avec du jazz. Salut là-dedans ! Mais quand Alex faisait des shows de la contrebasse là....

Étienne Carrier : Il n'est pas bon mais il aurait pu, mais il est capable de le faire.

Alex Jones : J'aurais pu ! [Rires]..

Hugo Lachance : Ok, ok. [Musique]. Il y avait aussi « Monotonie chromatique », on n'a pas mis de paroles parce que... mais ça c'était elle. Si tout est monotone... ton texte est super beau, tu l'as perdu ? Bon, je ne m'en suis jamais servi. C'est parce qu'on était supposés la faire chanter par la blonde à Éric, dont on oublie le nom, et puis on a eu une chicane parce qu'elle ne l'avait pas. On ne l'a pas mise, en fait ce qui faisait que la chanson aurait pu pour le premier nerf. On a voulu la faire chanter par la blonde à Jessie, ça a été l'insulte suprême, et puis j'ai perdu. On avait pris une chanteuse qui s'appelle Viviane Odette pour faire ça. C'était de la merde, on l'a laissée instrumentale, ça avait été épique notre chicane.

Alex Jones : Ah oui, mais c'était rendu... c'est parce qu'il le prenait personnel. J'avais fait comme ça, ça ne marchait pas, elle n'avait pas ça, ça ne cliquait pas.

Hugo Lachance : Éric, quand il devient de mauvaise humeur, il devient de mauvaise humeur en tabarnak.

Hugo Lachance : Chapitre 23 : Caisse de douze. [Musique]..

Alex Jones : C'est une toune de cuisine avec le frère d'Anne-Karine justement, chez nous, qui était déprimé du temps des Fêtes. Justement, vu qu'on avait souvent un spectacle, on a voulu en avoir une version enregistrée mais c'est vraiment... écoute, j'ai composé ça en 93-94.

Hugo Lachance : Mais moi dans ma tête, malheureusement, ça ne ressemble pas, mais ça reste pour moi WASP, pas Iron Maiden parce que....

Alex Jones : C'est un gros fan de WASP plus que... mais c'est vrai que ça ressemble un peu à tout. C'est plus pour moi, mais c'est vrai que ça ressemble un peu n'importe quand même, c'est ça qui a marqué les esprits.

Hugo Lachance : Chapitre 24 : Chérie tu fourres mieux quand t'es stone. [Musique]. [Applaudissements]. On n'a pas un peu beaucoup de sel là quand même ? Par contre, quand j'ai fait le sondage sur Facebook, elle revient souvent.

Alex Jones : [Rires]. Il y a le monde entier qui me regarde, il n'y a personne qui cause.

Hugo Lachance : Ça reste quand même que ça a marqué les gens parce qu'il n'y en a pas aussi. C'est comme la petite « Monotonie chromatique ».

Hugo Lachance : Chapitre 25 : Monotonie chromatique. Une belle chanson de jazz comme j'ai expliqué tantôt que finalement on a laissée instrumentale parce qu'on s'est chicanés sur la chanteuse, on en a parlé tout à l'heure.

Alex Jones : La première fois l'album, moi ça m'a beaucoup plu ces affaires-là. On aime les trucs un peu trash et puis... mais sauf que c'était intéressant, ce n'était pas tout le temps juste nous.

Hugo Lachance : Vous avez toujours eu votre style distinctif, mais je pense que ça vous donnait un peu comme la permission de faire ensuite le jazz aussi pas mal. On finit avec « Nocturne évasion ».

Hugo Lachance : Chapitre 26 : Nocturne évasion. C'est juste au bout du CD. Combien de temps maintenant jusqu'à la fin qui met tout le monde en crisse ?. Dans le temps que le monde avait des lecteurs de disques, tu mettais des disques, ça tombait sur les grillons de brouillon.

Alex Jones : Je suis fatigué, c'est dur, deux épisodes de suite.

Hugo Lachance : Chapitre 27 : SEGMENT Top 3. Mon top 3 : « Immortel » partie 1 et 2, puis « Vivre au-dessus de ses moyens ». Aussi « Je reviens de l'Est », je ramène....

Alex Jones : [Rires]..

Hugo Lachance : Prochain épisode, dans le fond, c'est une anthologie parce qu'il y a des nouvelles tounes. On ne passera pas au travers au complet évidemment, mais il y a quand même des tounes intéressantes. Prochain épisode, et puis l'épisode suivant on va conclure avec « La niche après le déluge ». Donc merci beaucoup les gars de votre participation.

Alex Jones : Ça nous a fait plaisir !.

Hugo Lachance : Merci tout le monde d'avoir écouté, on se revoit pour un prochain épisode. Merci, au revoir tout le monde !