Transcription : L’Album Podcast — WD-40 Spécial 30e anniversaire — En direct du Cheval Blanc
Avertissement : Cette transcription est le fruit d'une collaboration avec une intelligence artificielle qui fait de son mieux, mais qui ne saisit pas toujours toutes les "subtilités" de nos discussions. Le fichier audio/vidéo original demeure la seule référence officielle. Si un passage vous semble bizarre, faites confiance à vos oreilles et allez écouter l'épisode !
Hugo Lachance : Bonjour tout le monde ! Nous sommes le 3 septembre 2023 et, en direct du Cheval Blanc, vous écoutez l'Album Podcast. [Musique, Applaudissements].
Chapitre 2 : Intro. Bonjour tout le monde, mon nom est Hugo Lachance. Bienvenue à l'Album Podcast. Vous assistez aujourd'hui au dernier épisode de la première saison. Vous assistez aussi au dernier épisode du spécial 30e anniversaire de WD-40, et vous assistez aussi à un moment historique. Oui monsieur, mesdames, vous faites l'histoire ce soir parce que c'est la première fois qu'un podcast est enregistré au Cheval Blanc.
Hugo Lachance : [Applaudissements]. Et voilà ! Évidemment, c'est un enregistrement qui est audio et vidéo. Je vous invite à aller faire un tour sur Facebook et Instagram. Le podcast est disponible sur toutes les plateformes et sur YouTube. Ça va pour ça. Le concept du podcast, pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est que je reçois un artiste puis on parcourt un de ses albums, une chanson après l'autre. C'est vraiment le podcast de base. L'idée a commencé avec WD-40 parce que cette année, c'est notre 30e anniversaire. Moi, ça fait 15 ans que je suis avec eux, mais c'est leur 30e anniversaire. Puis, fidèle à nous-mêmes, pour le 30e anniversaire on n'a absolument rien organisé. Écoute, on va faire un podcast, on essaye ça. Si je prends goût, qu'est-ce qui va arriver ? Alors je décide de faire mon propre podcast à moi. Pour ceux qui sont au courant, est-ce qu'il y en a ici qui connaissent le podcast ? [Applaudissements].
Hugo Lachance : J'aimerais ça remercier ceux qui sont là par hasard parce que vous remplissez la place, et merci évidemment à tout le monde qui est là. C'est vraiment un choix, c'est une première pour moi aussi. Je vous avoue que j'étais un peu nerveux, c'est comme si j'avais pris deux ou trois shooters d'anxiété avant de monter sur scène, mais ça va passer vite et ça va être parfait. Alors voilà pour ça. Le but du spécial 30e anniversaire de WD-40, c'est que j'ai fait un épisode pour chacun des albums. Pour être tout à fait transparent, il nous reste La nuit juste après le déluge à enregistrer, on va le faire plus tard. Aujourd'hui, on déroche un peu du concept habituel parce qu'on va parler un peu du spécial 30e anniversaire.
Chapitre 3 : SEGMENT Présentation de l'artiste. Accueillez mes invités s'il vous plaît : Alex Jones et Étienne Carrier.
Hugo Lachance : [Applaudissements]. Il y a même son petit linge ! [Rires].
Étienne Carrier : Je t'ai amené des cornichons ! Ça va être les prochains invités qui vont être à la maison.
Hugo Lachance : Chapitre 4 : Le Cheval Blanc. Le Cheval Blanc est une microbrasserie établie à Montréal sur la rue Ontario depuis 1981 à peu près. Est-ce qu'il y en a qui connaissent l'histoire de cette bière ? [Applaudissements]. Parfait ! J'ai tellement pris un coup ici souvent ! [Rires].
Alex Jones : Oui, moi j'ai jamais joué en 15 ans, j'ai jamais joué ici. Oui, mais je ne me rappelle plus. [Rires, Musique]. On vient de traverser à peu près une dizaine d'heures de podcast, mais je te dirais que le dernier qu'on a fait là, on ne s'en rappelle pas. [Rires, Musique]. La dernière fois, t'es obligé d'écouter le podcast ? Non, mais tu peux éviter avec le podcast. [Rires]. 30 ans de carrière, stars de l'underground.
Hugo Lachance : Ça fait quoi pour vous autres, après 30 ans ? C'est quoi 30 ans de rock pour WD ?
Alex Jones : Ben moi, je pourrais dire que j'essaye de toujours shiner mon étoile tous les matins. Non, mais je ne sais pas, ça a tellement passé vite ! Je n'ai plus 20 ans, j'avais 20 ans effectivement, c'est vrai. [Rires]. On a tellement vécu de bons moments, on a tellement vécu de moments de marde. On dirait que je suis zen maintenant. Il y a des moments où le meilleur est derrière nous. [Rires]. C'est cool. [Rires]. Il faut que tu t'ouvres un peu. Je veux savoir comment j'ai vécu mes 10 ans de podcast. Les deux premières fois en gilet de corps, après c'est comme une thérapie pour moi. Ça m'a fait du bien. C'est le seul moment où je me retrouve entre hommes parce que sinon, je n'aime pas la compagnie des hommes, je n'ai pas d'amis. Je retrouve la compagnie des hommes, je dirais une franche camaraderie. C'est les seuls moments parce que sinon, je ne sors jamais de la maison. Je ne sais même pas qui c'est qui joue présentement. Je n'ai même pas le poste pour poigner les postes ! Donc j'écoute la Semaine verte, j'écoute des émissions, mais je m'endors tout le temps. Moi tout ce que je veux, c'est faire l'amour, mais finalement je m'endors aussi. Ça, c'est la cinquantaine. On salue Hélène. [Rires].
Alex Jones : Pour le 30e anniversaire, on a tellement pas eu d'initiatives qu'il y en a qui l'ont prise pour nous autres. Parce que nous on n'a pas d'initiative, ça fait 20 ans qu'on se dit qu'on est séparés ! Il y a toujours du monde qui veut savoir de mon épouse en fin de semaine. D'ailleurs merci, c'est arrivé plus hein ? Parce que ce n'est pas mon anniversaire non plus là. On vient de m'inviter, Hugo, il faut y aller des fois. On n'invite pas d'autres membres, tu peux venir aussi. [Rires, Musique].
Hugo Lachance : Chapitre 5 : SEGMENT Présentation de l'album. Alors cette année, il y a le festival de culte de Port-Alfred avec de la bière, qui ont pris l'initiative de vous faire un vinyle. Oui, tout à fait ! Aujourd'hui on est en partie là pour présenter notre premier vinyle. C'est ça la notoriété : le monde fait les affaires pour nous autres. Moi je n'ai pas de tourne-disque, mais bonne année à Apple Music ! Mais j'aime ça parce qu'il y a une pochette en plastique par-dessus. Puis en plus, on va regarder l'intérieur, ça évite d'avoir des traces de fromage. Mais fais attention, parce que moi, dans l'autre que j'avais donné à Bolduc, il y avait des affaires cachées dedans !. Il y a un peu de nous autres là-dedans. Dans les organisateurs, il y a un gars, Pierre-Luc, qui a une machine à graver des vinyles. Il a gravé 50 vinyles. C'est une compilation, ouais ça c'est sûr.
Alex Jones : C'est nouveau parce que moi je pense qu'Hugo fait ça pour nous garder comme sur la corde raide. Bah oui, c'est vrai ! Si vous vous préparez, ce n'est pas bon. On parlait de créer dans l'urgence. Je t'envoie quelque chose, il faut faire la pochette comme Joy Division. Tu avais ça en tête un peu ? Non, mais peu importe. Le défunt DJ légendaire britannique qui a fait trois des sessions d'enregistrement de multiples bands alternatifs qui ont bercé mon enfance, je me suis dit qu'on allait faire quelque chose dans le même genre : quelque chose de simple, épuré, efficace. C'est beau, donc c'est pour ça que c'est monochrome un peu comme moi : gris, noir, blanc. [Musique]. Je me suis inspiré des productions Papa Richard. Le premier vinyle sous Papa Richard. Il n'est pas là ce soir parce qu'il m'a dit qu'il ne voulait pas chauffer après 8h. Il ne veut plus chauffer dans la nuit. Ça s'en vient, les gars !.
Hugo Lachance : [Applaudissements]. Évidemment, il y a Julien Livernois, le drummer, qui est là sur trois pistes. Il y a Michel Dufour, l'incroyable Michel Dufour, et moi-même qui est là sur 5 tounes là-dessus, l'incroyable Hugo Lachance. Il y a aussi Pat Mainville sur deux tounes. [Musique]. Le célèbre Jean-Philippe Villemure, une référence. Et puis on voit dans le fond Jocelyn Kano, c'est un artiste télévisuel, on essaie de le rejoindre.
Chapitre 6 : SEGMENT Une chanson après l'autre. Habituellement dans le podcast, on prend un album puis on écoute un extrait de chacune des tounes puis on les commente. Mais pour la plupart, les tounes qui sont là-dessus, on les a déjà faites dans les épisodes précédents. Moi ils m'ont dit : "Tu veux te mettre quoi ?" J'ai dit la première : "Né pour être sauvage".
Chapitre 7 : Né pour être sauvage. [Musique, Rires].
Alex Jones : C'était les pensées de la main : "Né pour être sauvage". Pourquoi ? Ouais, c'est moi qui me parle parce que je ne voulais pas faire les voix. On avait dû scanner pour une raison. J'avais écrit une chanson, j'avais fait le rire, bien sûr, qui est un effet incroyable. Gros, c'est comme plus gros, ton rayonnement c'est comme si tu avais un gros cœur. [Musique]. Tout est vibrations. L'autre jour j'ai écouté un gars, tout est énergie. Il explique comment, peu importe, on en revient à la thérapie, mais c'est par rapport aux vibrations. Encore à ce jour, 25 ans plus tard, je ne comprends pas pourquoi. Le contexte, c'est que je mangeais de la pizza kurde, je travaillais dans une shop sur Papineau. Je ne voulais rien savoir parce que moi, j'étais tout sauf manuel. Je n'avais aucun intérêt, mais je le suis devenu parce que j'étais musicien. Mon beau-père, pour l'impressionner... mais je n'ai jamais été béni. J'arrive, je mangeais juste de la pizza Kurdepuis je buvais de la Molson Dry. Dans le temps, c'était plus rentable. C'est là que "Né pour être sauvage" est né. [Musique]. J'ai composé ça, mais pas longtemps après je sais que j'ai commencé à me tenir au Cheval Blanc. Mais pas là ! J'avais 17 ans, j'étais encore jeune. 30 ans, c'était impossible. Je vais avoir 47 la semaine prochaine. [Musique]. Il faut que je sorte ma guitare, je ne l'accorde pas. Faire un gros trou dans le podcast.
Alex Jones : On achète toujours des affaires en cachette de nos femmes parce qu'elles checkent tout le temps notre budget ! [Rires]. C'est tellement mieux. [Musique]. Ah ouais, je me souviens de ça ! Tout le monde entend ? Le samedi soir, moi puis Jean-Loup on s'en va boire. Dans ces moments-là, on se dit qu'on devrait boire toute la nuit. Jean-Loup c'est mon meilleur ami, c'est même mon frère aussi. Jean-Loup sort toujours le samedi. [Musique]. C'est assez pour un soir ! [Musique].
Alex Jones : Un moment donné, on travaillait les enseignes, les affaires qu'on met en avant des magasins. On perçait des trous dans du béton pour passer des fils électriques. Un moment donné, j'ai eu envie d'aller aux toilettes faire caca. Je suis allé dans un magasin, ça sentait pas bon !. [Rires].
Chapitre 8 : Y'en aura pas de p'tites culottes. Il n'y en aura pas ! [Musique]. "Ne pleure pas, je t'en supplie, même si demain je dois partir au loin, là-bas vers je ne sais quoi. Pourquoi je t'ai emmenée ici ? Je ne sais plus, mais ce soir je t'en prie". C'est malade, on dirait que c'est orchestré !. C'est pas moi qui l'ai jouée, je ne sais même pas comment ça marche. [Rires].
Alex Jones : Chapitre 9 : Te souviens-tu Jean-Loup. Une fois, je faisais une dépression profonde. Je l'ai écoutée puis je pleurais. Jean-Loup !. [Musique]. Sur les forêts gaspésiennes. Il y a des droits d'auteur là-dessus ! [Musique, Applaudissements]. Trop courtes tournées, c'était que du temps qu'on se tient. J'ai plein d'émotion. [Musique]. Je vais vendre ! [Musique].
Chapitre 10 : Enfant de chienne. [Musique]. "Il fait soleil mais il ne fait pas beau, il y a trois robineux sur le trottoir. Le Gros Michel n'est pas ouvert enfin. Les autres, toi qui as tout fait, toi qui as tout vu. On se reverra de l'autre bord de la rue". Ça vaut toujours la peine d'essayer. Enfant de chienne, ouais, ça c'est sûr. [Musique].
Alex Jones : C’est un riff que je caresse de la main gauche qui devrait aboutir. On continue avec des trucs dont on n'a pas parlé encore au podcast parce qu'on n'a pas encore enregistré l'épisode de La nuit juste après le déluge. On t'attend ! Le prochain tome : "La mer des tourments".
Chapitre 11 : La mer des tourments.
Hugo Lachance : Un des meilleurs riffs que tu as faits ! Je me rappelle, je pense que c'était en 2012.
Alex Jones : Avant de faire une toune avec ça, c'est vraiment un super bon riff un peu rockabilly. C'est parce que moi je suis tellement artiste que c'est moi qui le fais ! C'est la deuxième toune que j'ai composée avec vous autres. [Musique]. "Au secours, galeries des continents ! Il fait chaud en tout temps dans la mer des tourments. À genoux, je veux croire encore que le monde est à nous". [Musique, Applaudissements]. 30 ans de travail et de macération ! [Rires].
Hugo Lachance : Chapitre 12 : Quand dans la nuit. [Musique]. "Quand dans la nuit...". [Rires]. On va réagir à tout mon montage !.
Alex Jones : Je veux faire une parenthèse : le G5 que j'ai composé, je ne sais même pas c'est quoi ce truc-là ! [Musique].
Hugo Lachance : Chapitre 13 : La forêt. Parce que ce ne sont pas toutes tes mauvaises notes qu'on cache ! [Rires, Musique, Applaudissements]. En plus ça va être beau ! [Rires, Musique]. "Dans une vieille grise grange au fond de la vallée pleure une jeune fille blonde désolée. Et si lourd est son cœur et si sourds sont ses pleurs dans une vieille grise grange...". La forêt des loups. On a fait entendre la pauvre, et difficilement de ses pleurs coule de l'huile, saut de douleur. Tous les louanges loin de chez nous. La forêt par Pierre Lapointe ! [Musique]. Je ne sais plus trop finalement parce qu'il faut que tu m'aides. [Musique]. Je ne me souviens même pas comment c'est venu, c'est venu comme ça, comme un geai qui vient dans le vent.
Hugo Lachance : Chapitre 14 : Du diesel sur le prélart. Je représente les versions du spectacle Six pieds, c'est notre spectacle pandémique. [Musique]. "Nous partirons jusqu'à demain soir, et ton fils il ne fait plus noir. Nous mettrons du diesel, du diesel sur mon prélart". [Applaudissements]. Pourquoi tu as écrit "Diesel sur le prélart" ?
Alex Jones : En fait, dans le temps, le diesel coûtait moins cher que le gaz. Quand j'avais acheté mon truck, tout le monde m'avait dit : "T'as pas pris un diesel ?"
Chapitre 15 : L'anecdote de Neko Case. J'avais travaillé au Metropolis pour le show de Nick Cave. En première partie de Nick Cave, c'était Neko Case, une petite belle pitoune canadienne. Elle avait exactement le même truck que moi, mais diesel ! Elle vient me voir et me dit : "Hello !". [Rires, Musique]. Personne ne fait de la mécanique diesel, surtout pas chez Canadian Tire de Verdun ! Évidemment, c'est ça mon histoire avec le diesel. En plus, elle m'avait dit "Tabarnak !", parce qu'elle disait que les Québécois sont cochons. [Rires]. Bravo ! Mais tout ce que je dis est de source sûre, j'invente rien, je n'ai pas assez d'imagination. Une superbe Neko Case ! Prochaine toune, une des meilleures du monde encore :
Chapitre 16 : Et les chiens hurlèrent jusqu'à l'aube.
Alex Jones : [Musique]. "Les feuilles mortes, tant que l'hiver s'occupe des flocons, des chiens hurlent à ma porte les sons". C'était tout le temps les amours morts, autant des bonheurs de casino. La nuit je voudrais de pourtant pas mon cœur dans une coupe profonde.
Hugo Lachance : Chapitre 17 : Mouche à marde. [Musique]. Moi, je ne vous ai rien demandé depuis le début. Ça fait du bien. [Musique]. Je parle pour rien, je sais. Je t'ai fait, je penserai demain. C'est pas de ma faute, je suis Pocahontas. [Musique]. Mec, moi je t'en prie, oui, oui, oui, pour être une mouche à marde ici.
Alex Jones : [Musique]. Je voudrais être moins de pareil pour pouvoir compenser comme toi. Oui, j'ai voulu me suicider mais tout le monde s'en équivaut, c'est je parle de passer un chapeau. C'est pas de ma faute, je suis pas capable, c'est quelqu'un d'aucune mouche à marde. [Musique]. Pour être une mouche.
Hugo Lachance : Merci Alex ! [Musique, Applaudissements]. Ah, tu es en plus que c'est des deux langues, c'est ce que j'aime. Le petit chapeau qui va, qui se promène, s'il vous plaît ! Faut que je paye mon Sandman, soyez généreux, il me coûte cher. Merci beaucoup à Franck qui est au centre ce soir, merci Fred. [Applaudissements]. On va continuer, on a passé le commander, on va savoir ça à peu près le 1er novembre.
Hugo Lachance : Chapitre 18 : Éric Goulet. J'aimerais ça recevoir quelqu'un qui a été important dans la carrière de WD-40. C'est pas n'importe qui, Monsieur Éric Goulet. [Applaudissements, Musique]. Les Chiens, Monsieur Mono, et aussi évidemment en solo. Il est aussi réalisateur pour plusieurs artistes de la scène musicale québécoise. Mais d'avoir réalisé trois albums de WD-40, dont deux albums sont fondateurs... C'est comment travailler avec WD-40 ? Il faut s'attendre à l'inattendu, j'imagine. Voilà, dans le podcast, c'est une personne qui est forte en adaptation. [Rires].
Éric Goulet : On avait tout détruit dans le, juste pour le, pour les autres. Sauf le toit avec la carabine ! Ah oui, ça c'est drôle ça.
Alex Jones : Il y avait une carabine .22 accrochée sur le dessus du foyer comme ça se fait dans des places, et puis pour une raison qui m'échappe, elle était chargée. Heureusement que tu ne m'avais pas pointé ! C'est toi qui l'as prise chez toi, il prend la carabine puis la balle... Suicidaire, il y en avait comme trois. C'est comme une semi-automatique, ça aurait pu mal finir. Ça aurait pu mal finir.
Éric Goulet : J'aurais aimé ça ! J'étais pas fier de mon père cette fois-là en tout cas. Responsable avec les armes à feu. On était partis en bateau sur ton lac froid en bas, puis je pensais pas que j'allais revenir. 200 pieds de devoirs, je pensais pas que j'allais revenir. C'était vraiment... [Rires, Musique]. Une île flottante. Il y a des algues, beaucoup d'algues aussi. Oui, des poissons, il y a des castors. Des castors, des canards.
Hugo Lachance : Dans l'album, son fantastique... Ça pagache ! Alex, il raconte la destruction justement.
Chapitre 19 : L'anecdote de l'enregistrement de Fantastik Strapagosse. La description de la maison des parents de ton ex, oui, qui servait de studio d'enregistrement. Est-ce qu'il exagère ou c'est pire ?
Éric Goulet : C'est pas mal pire ! Alors si on parle de quoi là : mobilier de patio, la piscine, le frigidaire. La pré-production des frontières de la sphère, au chalet dont vous parliez tantôt. Le chalet était parfait et même quelques années plus tard, les gars sont venus m'aider à rénover le chalet. Bref, c'est cool, c'était formidable. Sauf que le père d'Hélène, qui était ma blonde dans ce temps-là, s'était acheté un genre de Winnebago. Moi, j'avais une idée de génie : je veux emprunter ce Winnebago, je vais installer ma régie là-dedans pour aller à mon chalet pour le studio avec le chalet. Le Winnebago avec la régie, j'ai jamais vu loin ! Mais parce qu'avec ça, il allait arriver que le beau-père en question, en pensant qu'il allait faire une bonne affaire, allait peut-être ménager son Winnebago. Sauf que c'était vraiment l'éléphant proverbial dans le magasin de porcelaine.
Éric Goulet : Oui, la maison de mes beaux-parents avait été sévèrement... Les chaises y étaient dues. Non, mais personne aussi n'est arrivé qui n'aurait pas dû arriver. C'est juste que c'était très drôle parce qu'on était là trois jours puis je pense qu'il y avait à peu près cinq ans d'usure qui sont arrivés en trois jours. Et pourquoi l'eau était verte, hein ? Le filtre a plus marché ! Écoute, moi je m'ennuie mais ça c'est juste là. On était en train d'habiter la maison pendant ce temps-là et tous les jours, j'appelais Hélène, ma blonde de l'époque, pour dire en passant : « Ouais, le téléphone... ». Après deux jours, elle a dit : « Arrête de m'appeler ! ».
Hugo Lachance : Ça va maintenant ? Vous réglez des affaires hier soir.
Alex Jones : On a fait couler ! Oh oui, Goulet a cassé le frigidaire. Ça commence demain. Moi je pense que je n'ai rien fait là, je veux dire, je regardais ça avec mon œil de loin. [Rires]. Juste une fois au chalet ! [Rires]. Mais ça a donné l'album Fantastik, oui, qui est un album hallucinant. Qui est, moi je trouve, formidable de mon point de vue, parce que c'est un album qui était vraiment fait sur le tort, ou sur le tas, dépendant le taux de ruine. Parce qu'il n'y avait pas tant de chansons que ça au départ. Mon Dieu, Alexandre, je pense qu'on avait comme cinq tounes de finies. Faire un album de 15 tounes où on a fait comme ça, parce que vous avez choisi des chansons qui ont été à moitié faites ou à moitié finies, ou qui ont été créées et inventées sur place. Alors c'était vraiment trois jours à la fois totalement destructifs, au moins pour le mobilier, mais pour ce qui est de la culture et de l'album et de son art, c'était extrêmement créatif.
Éric Goulet : Moi ce que j'aime quand je réalise les albums — ça se fait moins maintenant, c'est plus difficile — c'est d'être dans une espèce d'immersion créative. Alors quand tu peux vraiment être dans une bulle avec une certaine quantité de personnes, un peu comme l'unité de temps, tu sais que tu ne fais juste ça pendant trois ou quatre jours. Tout ce que tu fais, c'est travailler les tounes, tu enregistres, tu fais des affaires. C'est ce qu'on a fait avec Fantastik, c'est pour ça que ça reste un des meilleurs albums sur lequel j'ai eu le plaisir de travailler. [Applaudissements]. Je pense, puis maintenant il y avait vraiment des criquets très, très forts en vrai. Enregistrer des criquets ! On avait sorti des micros sur le bord de la piscine de la maison, puis on a enregistré des criquets de sept minutes. C'est vraiment bon, les criquets.
Éric Goulet : Chapitre 20 : Mauvaise vie. Ce que je me souviens qu'on enregistrait ensemble à ton chalet, c'est une chanson qui est quand même assez importante pour moi, puis la seule chanson que j'écoute avec quelqu'un, Jean-Loup. [Musique]. On était sur le balcon en face du lac. [Musique]. Autant d'envers de naissance du, autant de corps morts de répandus. Dix ans plus tard, ton chien est mort. [Musique]. Mais rendu où ce que tu es rendu, à l'âge que t'as, ça viendra plus tard. [Musique]. On l'a baptisé 10 000 pétards. [Musique]. Parfois même sans te dire un mot. [Musique]. Surpris de mourir. Tout le monde ensemble, allez ! Sentir en moyenne, dans tes mains le pire. Vous veillez tard... Quand je suis plus là. [Applaudissements].
Éric Goulet : On s'est rencontrés comme ça, je pense qu'Alex est venu chez nous une fois puis on a pris un coup ou quelque chose. On s'est entendus. Je pense que tu jouais, tu avais fait un show solo hier, mal donc. Là j'étais à la cité, ça devait être épouvantable ! Non, non, je m'en rappelle plus.
Éric Goulet : Moi je m'en rappelle, mais je dirais même plus, je m'en rappellerai toute ma vie. J'avais été vraiment impressionné par la prestance de l'homme et le contenu de ses chansons. Je me suis dit : « OK, ouais ». J'avais vu, je ne sais pas si c'était du temps de Polypus, vous avez peut-être fait un show ici et là, puis je trouvais que c'était vraiment un diamant brut. Les gens ne prenaient pas WD-40 au sérieux, ils disaient : « Une gang de brosses, c'est tout croche et de la marde ». Moi, c'est comme : « Non, non, non ». On le sait, on l'a dit tantôt en blague, mais Alex c'est vraiment un poète. Je me disais que ça n'avait pas de bon sens que les gens ne puissent pas apprécier ce que ces gars-là font. Moi, ça a été à partir de ce moment-là ma mission d'aider le band. Parce que, tu sais, il y avait Crampe en Masse qui était bien bon, tu sais, mais je trouvais que ça sonnait un peu, pas tout croche, mais ça manquait le petit vernis qui aurait pu aider la patente. Ça manquait un peu d'expérience. Bref, j'ai voulu aider le band. J'ai travaillé avec La Tribu. Il n'y avait pas de compagnie, j'avais essayé. Ton local où on était allés sur Saint-Laurent, on avait commencé à faire de la pré-production. On avait pratiqué la première fois, on avait fait une chanson d'un groupe français, une reprise de « Salut à toi ». Je ne me souviens pas, mais ce qu'on avait fait aussi, c'était ça.
Éric Goulet : On avait finalement des belles conditions pour faire ce disque-là. On a fait de la pré-production à mon studio à Montréal en sous-sol. Après ça, on avait été à mon chalet, on en a parlé tantôt. Après ça, on avait eu accès au Cabaret. Moi, je voulais qu'on enregistre l'album live. Mon idée, mon concept pour le band, c'était : « Faut vraiment qu'on centre l'énergie du band ». Petite anecdote entre autres : vu qu'on avait travaillé au chalet avec Julien, j'avais amené une valise en prison. J'avais mis un micro dans ma valise puis c'était ça le bass drum ! Finalement, c'est ce qu'on avait décidé de garder pour enregistrer le disque. C'est devenu une marque de commerce, il y a plein de bands qui nous ont copiés. On a fini par aller faire de la pré-production. La compagnie La Tribu nous avait prêté le Cabaret, la fameuse mythique salle Succès. On avait installé le band pour pratiquer les chansons, puis quand on a enregistré l'album de Pierre Bazinet dans le Vieux-Montréal, on y a été trois jours. On a enregistré toutes les chansons. Vous aviez enregistré les chansons, je pense qu'il y a peut-être la chanson initiale, « Les facteurs de la salle », du choix de l'harmonie, mais sinon tout a été enregistré en deux jours. Le troisième jour, on a fait toutes les overdub, les claviers qui manquaient, des trucs comme ça.
Hugo Lachance : Intemporels de l'underground Québécois ! Avec sa belle note dans l'épisode, c'est pas mal. On sent un écart entre la vision des membres du groupe quant à la réalisation de l'album. Comment s'est passée la création de cet album-là ?
Alex Jones : Moi j'étais là ! La méthadone, les amis, la méthadone ! Qui suit cinq ans après, genre Fantastik. On sentait, selon les dires des gars, que ça sentait vraiment un écart dans la réalisation puis certains choix là-dedans. C'est facile à dire : c'est parce que quand on est arrivés pour Saint-Panache, on avait trois tounes pour douze tounes, et Alex était dans... il y avait une forte concentration de méthadone, si vous voyez ce que je veux dire. On était arrivés puis on avait toutes des idées différentes sur comment on voulait que ça sonne. Il y avait aussi un nouveau batteur, Michel, à l'époque. À chaque album que tu fais en tant qu'artiste, tu travailles avec quelqu'un dont tu veux l'avis. Tu es toujours en réaction avec le disque d'avant. Tu essaies de faire soit aussi bon, soit différent.
Alex Jones : Évidemment, quand on a fait Fantastik Strapagosse, c'était vraiment le bordel. Ça a donné un bon résultat mais en même temps, je pense qu'on a été chanceux. De un, que personne ne soit mort pendant qu'on a enregistré. De deux, d'avoir fait un disque. Et troisièmement, d'avoir fait un bon disque. Mais je pense que quand on est arrivés pour faire Saint-Panache, c'était vraiment beaucoup d'années plus tard. Je jouais avec les Colocs entre autres, qui est un gars vraiment plus structuré dans un sens émotionnel. [Musique]. Il y avait déjà beaucoup de travail de pré-production de fait avant même que j'arrive dans le truc. Je pense qu'il y avait une volonté de faire un album un petit peu plus, pas accessible, mais un peu plus léché. En tout cas, moi ce que j'avais compris en tant que réalisateur engagé pour faire le disque, c'était un peu ça ma commande. J'ai essayé d'appliquer le maximum de qualité de conditions, un vrai bon studio. Ça paraît sur l'album franchement. C'est sûr que c'est l'album peut-être le plus léché que vous ayez jamais fait. C'est là que j'ai composé « Tous les animaux sont mes amis ».
Hugo Lachance : WD-40 ! Chaque album veut dire quelque chose pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la qualité. Faut pas désespérer les gars, c'est pas parce que les disques ne sont pas bons. Avant de prendre une pause de cinq minutes, Éric, ta plus grande fierté avec WD-40, c'est quoi ?
Éric Goulet : Je peux pas citer une affaire en particulier parce qu'il y en a vraiment plein. Mais je veux dire, je pense que c'est le fait d'avoir eu la confiance que les gars m'avaient donnée pour faire ces disques-là. Pour moi, ça reste une grande fierté. Je sais que c'est pas évident pour un clan comme ça d'inviter des étrangers.
Hugo Lachance : Merci à toi Éric, tu es un acteur important. On revient tout de suite après. [Musique]. Bonsoir tout le monde ! Bienvenue à la dernière partie de la première saison de l'Album Podcast. Je suis avec Alex Jones, Étienne Carrier et j'ai aussi Pat Mainville à vous présenter.
Chapitre 21 : Pat Mainville. [Applaudissements, Musique]. De la Société de développement commercial de la rue Wellington à Verdun. Artiste de cirque, propriétaire du Tic et instigateur des camps musicaux « Immersion Rock » pour la jeune relève musicale, et futur maire de Verdun ! [Applaudissements].
Pat Mainville : En fait, moi j'ai rencontré Étienne en premier, puis ça c'est particulier. Je l'ai rencontré parce que moi j'avais commencé à travailler en cinéma. J'ai rencontré Étienne au cinéma sur Trois mois, c'était malade. C'est drôle parce que moi je commençais en cinéma puis je voyais Étienne au loin, puis je le trouvais super drôle. À un moment donné, je me suis dit : « Ce gars-là, il va être mon ami ». Je ne sais pas pourquoi. Maintenant on se retrouve dans un conteneur en train d'aller chercher du stock, puis on s'est jasés et on avait beaucoup de choses en commun. C'est comme ça que je l'ai rencontré. À un moment donné, on est en location sur un film, et Alex est venu. On vivait tous ensemble dans le même espèce de condo comme une gang de hippies. J'avais amené ma mandoline puis on s'est mis tous les deux à jammer des tounes de WD-40. Tu as dit : « Hé, on devrait faire un show acoustique au Quai des Brumes ! ». Ce qu'on a fait. C'est là que ça a commencé. À partir de ce moment-là, toutes les fois que WD-40 avait des shows, Étienne me disait : « Tu vas venir au show ». Tranquillement, j'ai intégré des bébelles. Faut me payer pour jouer ! Alex me dit : « J'aimerais ça que Pat soit là parce qu'il me calme ». Moi j'ai réussi ça ! [Rires]. Pour vrai, Étienne c'est drôle parce qu'il me dit toujours que c'est un gars sauvage qui n'a pas d'amis, mais moi je trouve que c'est une des personnes les plus attachantes.
Pat Mainville : Une fois, on avait été faire des shows en Abitibi.
Chapitre 22 : L'anecdote de remplacer Hugo au drum en Abitibi. Je me rappelle de cet appel. Alex me dit : « Hugo peut pas venir, c'est toi qui vas jouer du drum ». Étienne me dit : « Ça c'est ton problème ». J'ai appris à jouer du drum en quelques semaines. Aujourd'hui, regardez, j'ai fait ça ! [Applaudissements].
Hugo Lachance : Mais tu as pratiquement fait le tour du monde avec ton groupe, Les Parfaits Inconnus, qui mélange arts du cirque et musique. Dans le spectacle numéro 4, on te décrit comme suit : « Un guitariste virtuose mais vraiment loin d'être une lumière ». Est-ce que c'est pour ça que tu persistes à jouer avec WD ?
Pat Mainville : Faut pas mélanger les affaires ! C'est une autre affaire bizarre dans ma vie. Avec les studios, à un moment donné, quelqu'un me dit qu'une troupe de cirque cherche un guitariste. Je pensais que c'était un guitariste dans le coin qui allait jouer. Je suis allé auditionner la journée où ils auditionnaient les acrobates. Je n'avais rien fait, ils me demandaient de faire des pirouettes puis j'ai réussi ! [Musique]. J'avais tellement envie. Ils m'ont dit : « On veut pas que tu te blesses ». Je suis arrivé avec une guitare un peu, mais ceci étant dit, faut pas avoir peur du ridicule, je pense qu'on est là. [Rires].
Hugo Lachance : Merci d'être un pilier de la grande famille de WD-40. C'est quoi ton meilleur moment avec le groupe ?
Pat Mainville : Je pense que c'est le premier show que j'ai fait avec vous autres, parce que moi j'avais l'impression de jouer dans un band de reprises mais c'était vrai. [Rires]. Le monde criait, ça chantait les chansons. C'est là que j'ai découvert la dynamique qu'il y a entre les deux frères. Je vous aime beaucoup tous les trois, mais il y a vraiment une belle relation entre les deux frères même si des fois ça a l'air particulier. Je trouve que ce sont des aides créatives qui n'ont pas peur de partager leur créativité, de la mettre dans la face des gens et de l'assumer. C'est quelque chose que moi dans ma vie je n'ai pas eu la chance de faire ou je ne me suis pas senti assez confiant pour le faire. En regardant ces deux frères-là, avec toute leur histoire, quand tu commences à connaître leur passé et ce qu'ils ont traversé, et savoir qu'ils sont là aujourd'hui à faire ce qu'ils font avec toute cette fierté... ils le font pour vrai. Vraiment, c'est beau. Pour moi, c'est un honneur d'être là.
Hugo Lachance : On va continuer avec des questions du public. Chapitre 23 : Questions du public. Simon Saint-Georges : Quel est le fantasme artistique du groupe ? Une collaboration avec qui ?
Alex Jones : Un show avec Iggy Pop ! À trois. Parce que je pense qu'il est encore possible. À Chicoutimi avec Metallica !
Hugo Lachance : Quel sujet intéresse le groupe actuellement au point d'écrire de nouvelles chansons ?
Chapitre 24 : Pendant que les champs brûlent. [Musique, Applaudissements]. C'est plus fort, plus fort que tout. Branche l'air me semble encore trop doux. Dans l'herbe écrasée, raconter mes regrets, et tout part en fumée. Tant que les champs brûlent, j'attends que mes larmes viennent, et quand la plaine ondule, que jamais rien ne m'attend. Merci Alain ! Moi j'ai toujours aimé Muriel Moreno. J'aurais bien aimé l'allumer, débrancher son body. Ce que j'ai beaucoup aimé dans les années 90, c'est le retour du body. J'aime beaucoup le dessin du body.
Étienne Carrier : Tu veux dire que Muriel Moreno avait des bodys ? Ah oui, tabarnak ! C'est toujours un projet que je caresse de la main gauche, mais je pense avec la main droite.
Hugo Lachance : Malgré tous les obstacles et les embûches, qu'est-ce qui vous a poussé à toujours continuer malgré tout ? Christiane pose la question. Si vous étiez arrivés 5-6 ans plus tard, est-ce que vous croyez que le succès ou la reconnaissance seraient arrivés plus vite ?
Alex Jones : On était trop tard ou trop tôt. Parce qu'on a passé par l'arrivée de Beau Dommage avant les Cowboys Fringants. On voyait que c'était dangereux. J'ai dit la même chose à Chican Perrot.
Hugo Lachance : Nicolas Trudel : J'aimerais connaître l'histoire d'amour d'Hélène et Alex. Ça semble revenir de loin, je pense que ça serait intéressant.
Alex Jones : La première fois, c'était au café pendant que les champs brûlaient. Elle m'a dit : « Veux-tu venir faire dodo chez nous ? ». Pourquoi pas ! Ensuite je l'ai recherchée dans la nuit, je l'ai trouvée. J'avais embarqué sur mon RATP. Arrivé chez elle, elle m'a servi du bœuf aux légumes. Moi ce que j'aime, c'est faire l'amour à trois. Ah ouais, ça c'est une blague ! C'était quelqu'un qui était rigoureux dans ses choix musicaux. Ensuite elle m'a hébergé, elle m'a dit : « Si tu me fais souper, tu peux rester ». Donc maintenant je me fais un point d'honneur de toujours lui faire du manger parce qu'elle aime beaucoup le froid. Pour pouvoir continuer de rester à la maison même si c'est moi qui paye les bills. [Rires].
Hugo Lachance : Chapitre 25 : Là où les chiens jappent du trou d'cul. Une dernière toune. [Musique]. Je sais que c'est toi qui fais le plus dur. Je sais que les femmes m'amènent des légumes et on se verra quand on verra les chiens là où la vie est plus sauvage, là où tout le monde est au chômage. [Musique, Rires]. Dans tes histoires du lendemain, tout le temps tout croche. Il faut des champs, mais quand ils reviendront on en reparlera. Et on se verra au chômage, même si la vie n'a pas encore fait, même si ta mère est décédée, même si des gens t'ont sacré là. Même si les femmes, on y pense fort, mais dis-toi bien mon grand : là où la vie est plus sauvage, là où tout le monde est au chômage. [Musique, Applaudissements]. Merci beaucoup tout le monde ! Merci, bonne soirée, à l'année prochaine !