Transcription de l'épisode avec Véranda : La-bas
Avertissement : Cette transcription est le fruit d'une collaboration avec une intelligence artificielle qui fait de son mieux, mais qui ne saisit pas toujours toutes les "subtilités" de nos discussions. Le fichier audio/vidéo original demeure la seule référence officielle. Si un passage vous semble bizarre, faites confiance à vos oreilles et allez écouter l'épisode !
Hugo Lachance : Bonjour tout le monde, bienvenue à L’Album Podcast ! Bonjour à tous, bienvenue à cet épisode. Juste avant de commencer et de présenter convenablement mes invités, je tiens à vous dire que c'est le premier épisode que j'enregistre depuis le lancement du balado, donc il y a environ deux jours. Le deuxième épisode, celui avec Éric Goulet, devrait paraître bientôt. Je suis vraiment content des réactions; on part tranquillement et sûrement. C'est pour ça que je vous demande, si c'est possible et si ça vous fait plaisir, de vous abonner sur toutes les plateformes. Vous pouvez donner des petites étoiles et laisser des commentaires sur Apple Podcast, c'est toujours bien apprécié; c'est un peu le gaz qui nous « drive ». Aujourd'hui, j'ai l'honneur de recevoir le duo Véranda. Bienvenue au podcast ! Merci d'avoir répondu à l'invitation. Je suis avec Catherine-Audrey Lachapelle et Léandre Joly-Pelletier, tous les deux membres de Véranda. Le podcast fonctionne par segments : le premier est la présentation des artistes, où on parle un peu de vous en premier, ensuite on parlera du groupe, on présentera l'album, puis on tombera au segment « une chanson après l'autre ». Alors on y va, c'est parti !
Hugo Lachance : Catherine-Audrey Lachapelle, tu es de Montréal, mais plus précisément de l'est, c'est bien ça ?
Catherine-Audrey Lachapelle : Oui, je suis une Montréaliste de l'est. J'ai grandi dans le quartier ici, j'ai vécu près de l'avenue Langelier et à Pointe-aux-Trembles.
Hugo Lachance : D'ailleurs, il faut le mentionner, on est présentement dans Hochelaga-Maisonneuve. Je vous présente le commanditaire de notre épisode : La Salle des Tortues. C'est Véro, qui est juste ici derrière nous, qui est propriétaire de ce studio. C'est un écran vert; si vous avez besoin de ça, venez voir dans les descriptions des vidéos, le lien est là. Merci beaucoup Véro de nous accueillir pour la deuxième fois. C’est « La Salle des Tortues », comme l'animal, pas comme la torture ! Catherine-Audrey, ton premier contact avec la musique remonte à quand tu étais très jeune, n'est-ce pas ?
Catherine-Audrey Lachapelle : Mon premier contact avec la musique, c'est mon grand-père qui jouait du piano au chalet. Il écoutait des vinyles de Joan Baez et de James Taylor; ça a été ça, mon premier contact, vraiment au chalet dans le bois. J'imagine que le chant est venu ensuite. J'ai fait des cours de chant au secondaire, puis après j'ai appris la guitare pour pouvoir m'accompagner. De fil en aiguille, j'ai continué quelques années de cours, mais pour la suite, j'ai été principalement autodidacte.
Hugo Lachance : Est-ce que tu te souviens de ton premier instrument ? Je ne parle pas de la flûte à bec que tout le monde a eue à l'école.
Catherine-Audrey Lachapelle : Ma première vraie guitare, je pense que c'était une Takamine.
Hugo Lachance : Et quel serait l'album qui a marqué ta jeunesse ?
Catherine-Audrey Lachapelle : Il y en a plusieurs. Enfant, certains m'ont marquée même si ce n'était pas nécessairement mon choix de les écouter, mais celui des adultes qui m'entouraient. C'est une bonne question. Il y avait beaucoup de Félix Leclerc; j'en ai entendu énormément jeune et ça m'a marquée. Quant aux premiers albums que je me suis achetés moi-même, je pense que c'était... [Rires]. Mon premier 45 tours... [Rires].
Hugo Lachance : Tu as une formation en option théâtre au Collège Lionel-Groulx, dont tu as fini le programme en 2012. On en a parlé tantôt, tu as joué dans la série Yamaska, mais aussi dans District 31. C'est un rêve, ça ! J'aimais beaucoup ton personnage; tu avais peut-être une « petite face », mais tu étais adorable en même temps. Ton rôle était celui de Virginie Francoeur. Dans une entrevue, on te posait la question « joke » sur ce qui arrive avec les diamants; les gens ont l'impression d'être les premiers à te le demander, mais tu te fais poser la question tout le temps. Moi, ma vraie question, c'est : est-ce que ton rôle dans District 31 a aidé à faire connaître Véranda ?
Catherine-Audrey Lachapelle : Oui, je te dirais qu'au départ, c'est une visibilité qui est vraiment non négligeable. Jouer dans une émission comme District 31, c'est très, très écouté. Ça a aidé le projet à ses débuts, entre autres parce que ça remplissait les salles. Pour un projet « découverte » comme le nôtre, les gens ne nous connaissent pas forcément, mais il y a une curiosité qui vient du fait qu'ils m'ont vue à la télé. Ils viennent au spectacle, et c'est souvent comme ça qu'ils nous découvrent.
Hugo Lachance : Je suis un bon exemple, parce que je me rappelle avoir vu que « la fille de District 31 » faisait de la musique country et bluegrass, et c'est là que je suis tombé en amour avec votre projet. En l'écoutant avec ma blonde, on a trouvé ça vraiment bon et bien fait. C'est pour ça qu'on se retrouve tous les trois aujourd'hui. Léandre, toi aussi tu as fait des apparitions dans des vidéoclips, notamment pour « Kamikaze » de Patrice Michaud.
Léandre Joly-Pelletier : On a tourné ça en Gaspésie, c'était vraiment plaisant. C'était un peu un tournage de style « guérilla ». J'ai aussi participé à un court métrage d'Arcade Fire, réalisé par David Wilson. C'était une grosse production au Casino de Montréal où j'ai joué avec Toni Collette, imagine-toi ! C'est une actrice australienne qui a joué dans Little Miss Sunshine et Hérédité. C'est étrange que tu n'aies pas trouvé la vidéo sur YouTube; il ne faut pas chercher les titres des chansons, mais plutôt le court métrage Money + Love. C'est dans mon CV !
Hugo Lachance : Je regarde vos dossiers de presse, je fais des recherches et j'essaie de trouver des trucs par rapport aux articles pour monter mes questions. J'ai aussi découvert avec plaisir ton projet musical précédent, Caterino.
Catherine-Audrey Lachapelle : Merci, c'est gentil ! À la guitare, c'est moi qui faisais tout là-dessus. C'était ma première approche plus professionnelle avec la musique. J'avais eu des « bands » avant, comme tout le monde, mais là je jouais par curiosité. Dans mes anciens groupes, je « gratouillais » la guitare et je faisais principalement des voix d'accompagnement. Caterino a été une belle période où j'ai développé ma confiance en mes moyens et en ce que j'étais capable de créer. C'était une étape créative importante pour moi.
Hugo Lachance : Pour ceux qui veulent découvrir Caterino, le projet s'appelle Brume et se trouve sur Bandcamp et Spotify. En mars 2021, dans une entrevue pour HollywoodPQ, on te demandait : « Si tu pouvais changer de vie avec quelqu'un d'autre pendant une journée, qui choisirais-tu ? ». Ta réponse à la question « Qui t'impressionne le plus ? » était Dolly Parton. Tu disais avoir une fascination pour cette femme qui est partie de rien et qui a littéralement bâti un empire, en plus d'avoir composé des chansons extraordinaires. Est-ce qu'on retrouve du Dolly Parton dans ta création ?
Catherine-Audrey Lachapelle : Oui, pas juste dans ma création, mais dans mon approche du métier. C'est important de s'assumer, de faire les choses pour soi et de ne pas attendre l'approbation des autres.
Hugo Lachance : Léandre Joly-Pelletier, tu es natif de Chesterville, mais tu n'as pas grandi là. Tu as déménagé très jeune à Charlesbourg, puis vers l'âge de 11 ou 12 ans, tu t'es établi à Montréal. Tes premiers contacts avec la musique, c'est par tes parents. Ils écoutaient beaucoup de musique et consommaient de la culture, notamment de la musique traditionnelle comme La Bottine Souriante. Ça t'a marqué. Ta première guitare était une Ibanez CN200.
Léandre Joly-Pelletier : Oui, mon père avait acheté ça d'un gars à sa « job ». Elle datait des années 70 et ressemblait un peu à une Les Paul. J'avais environ 12 ans. Au début, je jouais du pop-punk comme Blink-182 et Sum 41, mais c'est vite devenu plus sérieux avec Metallica et Led Zeppelin. L'album de ma jeunesse, ce serait peut-être le Black Album de Metallica, ou même Master of Puppets pour la guitare, j'ai pas mal trippé sur tout. Mais mon tout premier album acheté, c'était Big Willie Style de Will Smith. Je connais encore les chansons par cœur !
Hugo Lachance : Tu as partagé tes compétences avec de nombreux artistes dans les styles folk, country et bluegrass.
Léandre Joly-Pelletier : J'ai fait un baccalauréat en musique à l'université, en interprétation de la guitare. À partir de là, j'ai travaillé à la pige un peu partout. Plus récemment, j'ai joué longtemps avec Sara Dufour; j'ai d'ailleurs enregistré sur son prochain album. J'ai aussi collaboré avec Émile Bilodeau et Laurence Jalbert. J'ai fait du rockabilly avec Bloodshot Bill et j'ai joué dans des groupes de « covers » country dans les festivals western.
Hugo Lachance : Pour quelqu'un qui ne connaîtrait pas bien ce style, comment définirais-tu le bluegrass de manière simple ?
Léandre Joly-Pelletier : La réponse simple, c'est que c'est de la musique country jouée de façon entièrement acoustique, car il n'y a aucun instrument électrique. La réponse plus historique, c'est que le style est né en 1946 avec Bill Monroe. Son groupe, les Blue Grass Boys, a inventé un son unique en mélangeant la musique traditionnelle américaine, le country, le blues et le jazz. C'était la première fois qu'on entendait le banjo à cinq cordes avec la technique de Earl Scruggs. C'était une véritable fissure dans le temps.
Hugo Lachance : C'est le style qu'on entend souvent dans les musiques de poursuite dans les films des années 70, n'est-ce pas ? Mon guitariste dans WD40, Étienne, qui s'intéresse beaucoup au blues, avait une question pour toi : es-tu plutôt de l'école de Tony Rice ou de celle de Doc Watson ?
Léandre Joly-Pelletier : Je dirais Tony Rice, mais plus j'avance, plus j'admire Doc Watson. Tony Rice est le guitariste acoustique ultime que tout le monde connaît, mais Doc Watson a quelque chose de fascinant. J'ai vu un documentaire où il faisait danser des gens dans des soirées, seul avec sa guitare. Il a un volume et des nuances incroyables. C'est un mélange des deux, mais j'ai commencé par Tony Rice.
Hugo Lachance : Parlons de Véranda. J'ai lu dans La Presse que vous vous êtes rencontrés dans un bar sportif sur le boulevard Saint-Laurent. C’est le genre de place avec des télés qui diffusent des « games », mais où il y a des « jams » de bluegrass le dimanche.
Catherine-Audrey Lachapelle : Exactement. C'est là qu'on a commencé à monter des « tonnes » ensemble pour le plaisir. Pendant cinq ou six ans, j'y allais presque tous les dimanches, juste pour m'asseoir en arrière et écouter. J'étais fascinée par ce style, par le travail des voix et des harmonies, et par le fait que c'est une musique simple qui laisse pourtant toute la place à la virtuosité des instruments. On a chanté ensemble une fois et on a réalisé que ça fonctionnait bien. On est tombés amoureux en jouant de la musique. Cette passion commune nourrit autant l'individu que le couple.
Hugo Lachance : Vous avez même attiré l'attention de Bluegrass Today, qui est un gros média spécialisé aux États-Unis. On va maintenant passer au segment de présentation de l'album : Là-bas, sorti en septembre 2022. Vous travaillez avec Guillaume Rebout, c'est bien ça ?
Léandre Joly-Pelletier : Oui, on travaille avec Guillaume et notre compagnie de « booking » 9e Vague. On l'aime beaucoup, il s'occupe d'artistes comme Alex Burger. L'album a été enregistré en deux semaines en janvier au studio ** Treatment Room** à Montréal, près de l'avenue de Bellechasse.
Hugo Lachance : La pochette est magnifique. C’est une œuvre de Denis Baudet, le graphisme est de Francis Champeau et la photographie de Félix Renaud. Comment avez-vous abordé ce visuel ?
Catherine-Audrey Lachapelle : C'était un fantasme qu'on avait depuis longtemps. Notre appartement est décoré de toiles de paysages, style chalet suisse, avec des montagnes et des lacs. On aime se retrouver dans la nature. On s'est dit que ce serait génial d'avoir une toile qui nous représente dans un de ces lieux majestueux. On a trouvé Denis Baudet par hasard et il a tout de suite compris l'idée. Sur la pochette, on nous voit intégrés au paysage : moi je pêche dans une rivière et Léandre regarde la vue. On voulait faire partie du décor plutôt que d'être simplement en avant.
Hugo Lachance : Dans quel état d'esprit étiez-vous pour ce premier album complet, après vos deux EP ?
Catherine-Audrey Lachapelle : C'est un album plus introspectif. Sur nos EP, on s'amusait à respecter les thématiques classiques du bluegrass. Pour Là-bas, c'est plus personnel; l'album est inspiré par nos réflexions du moment.
Hugo Lachance : Le 17 septembre 2022, l'émission Culture Club sur ICI Première présentait l'album comme une « ode à l'errance ». Est-ce qu'il y a un fil conducteur ?
Catherine-Audrey Lachapelle : C'est un album très inspiré par la nature et par l'endroit où on se situe dans nos vies, par rapport à ce qu'on a vécu et ce qui s'en vient. Une autre question importante : comment on finance un album comme ça ?
Léandre Joly-Pelletier : On remercie le Conseil des Arts du Canada, le Conseil des arts et des lettres du Québec et MusiqueAction. On est privilégiés d'avoir eu leur soutien. On a aussi travaillé très fort; après la sortie de Yodel bleu, on a fait pas loin de 70 spectacles. On a fait beaucoup de route et cet argent a aidé à financer l'album. C'est une réalité qu'il faut affronter; tous les artistes investissent énormément de temps, d'énergie et d'argent dans leurs projets.
Hugo Lachance : Les critiques s'entendent pour dire que vos deux voix se marient joliment d'une manière brute. Est-ce que c'est ce « match » de voix qui a déclenché l'envie de faire de la musique ensemble ?
Catherine-Audrey Lachapelle : Oui, on sentait qu'on avait du plaisir. On cherchait des tonalités pour avoir le petit « frottement » harmonique qu'on voulait, et quand on le trouvait, c'était ça !
Hugo Lachance : Chapitre 17 : Les voix. On voit que ça donne un peu de piquant, ça donne envie de continuer puis on voit que ça fonctionne vraiment bien ensemble.
Catherine-Audrey Lachapelle : Merci ! Mais oui, en tout cas on sentait qu'on avait du fun. Au début, on était comme en train de chercher des tonalités pour certaines tounes et puis il fallait qu'on l'ait, le petit frottement qu'on voulait. Des fois, on passait tout seuls à faire ça, puis là on l'avait !
Hugo Lachance : On voit que ce sont vraiment vos voix naturelles sur le dessus. Des fois l'auto-tune n'est pas juste en évidence comme dans les tounes pop, ça peut être juste pour ajouter, mais ce que je veux dire, c'est que vos voix marchent tellement bien ensemble. La prise de son est bonne, le mixage est bon et c'est vraiment vos deux voix naturelles.
Léandre Joly-Pelletier : Le mix n'est pas parfait. Moi surtout, j'en prends beaucoup sur moi. Catherine a des capacités extraordinaires à chanter juste tout le temps.
Catherine-Audrey Lachapelle : Non ! Des fois je l'entends, j'ai besoin d'un petit peu plus. Je l'entends encore sur l'album que des fois ce n'est pas parfait, mais je pense que c'est correct aussi. Je pense qu'on est comme plus habitués à ça maintenant, à cause que tout est tellement synthétisé, tout est tellement avec l'auto-tune à la perfection. C'est important aussi d'entendre des belles harmonies comme il y avait dans les années 70. La voix affronte un peu, mais c'est ce qu'on veut.
Léandre Joly-Pelletier : Vraiment ! Avec les imperfections, tu entends le souffle puis tu entends l'appui. Des fois, c'est juste beau, c'est parfait. Il y a une volonté d'avoir quelque chose de brut, je pense, dans ce qu'on fait, puis ce style musical s'y prête super bien parce que ce sont des instruments acoustiques soutenus par des voix qui sont travaillées.
Hugo Lachance : Chapitre 18 : Le yodel. Sur cet album-là, j'ai une dernière question pour toi. On parlait de l'expérience avec Marguerite tracteur et de comment elle avait appris : « il y a de l'eau, il y a du lait ». Comment as-tu appris à yodler ? Est-ce que c'est le truc de « il y a de l'eau, il y a du lait » ?
Catherine-Audrey Lachapelle : Non, même pas ce truc-là ! Je pense que dans les vinyles de mon grand-père, il y avait des vinyles de vieux yodleurs, Will Skanter entre autres, quoi qu'il se faisait appeler. C'est comme ça que j'ai commencé à être fascinée par ça, le yodel. Après ça, j'ai appris en le chantant. Pour yodler, il faut que tu sois complètement à l'os, que tu ne sois pas en train de te « checker » puis de te juger. Tu fais juste essayer des affaires puis tu prends le saut.
Hugo Lachance : Chapitre 19 : Segment : Une chanson après l'autre. Je sais que ça fait déjà 45 minutes, alors on va y aller avec le segment « une toune après l'autre ». On passe à travers l'album, on écoute un petit 30 secondes, on peut parler par-dessus, il n'y a pas de problème. Après ça, moi ce que j'ai fait, j'ai noté quelque chose, mais je vous laisse parler des tounes puis on en discute. On peut parler de studio ou de paroles, la discussion peut partir dans une autre direction. On commence par « Toutes les rivières ».
Hugo Lachance : Chapitre 20 : Toutes les rivières. [Extrait : J'ai passé des années à essayer de changer d'air... j'ai envie de toutes les rivières qui savent où elles s'en vont...]. Parlez-moi de cette chanson-là, des belles paroles en plus.
Catherine-Audrey Lachapelle : Merci ! C'est un texte qui parle des réflexions qui ont commencé à nous habiter au début de la trentaine. C'est le fait de s'arrêter puis de se dire : « Où est-ce que je serais rendue ? Est-ce que je suis là où je m'imaginais quand j'étais plus jeune ? Qu'est-ce que mon jeune moi penserait de là où je suis rendue ? ». Ce sont toutes ces petites questions qui viennent nous habiter puis qui n'existaient pas avant.
Léandre Joly-Pelletier : Qu'est-ce que je fais puis aussi où est-ce que je m'en vais ? Des fois, ça peut devenir aliénant de toujours être dans ces réflexions-là. « Toutes les rivières », c'est une volonté de dédramatiser. Catherine est la poète du groupe. Elle sort de quoi qui n'est pas tout à fait ça au début, mais ça s'enligne. Après ça, je dois travailler puis je vais sortir un texte. Mais on trouve les idées ensemble et on trouve les thèmes de quoi va parler la toune.
Catherine-Audrey Lachapelle : Pour la composition de cet album-là, par rapport au premier EP... le premier EP, c'était vraiment Catherine et moi qui arrivions avec chacun nos tounes déjà prêtes. Moi j'arrivais avec trois tounes que j'avais écrites, Léandre arrivait avec trois tounes qu'il avait écrites, puis on a mis ça ensemble. Le deuxième EP, Yodel bleu, c'était le premier exercice pour se dire : « OK, on écrit ensemble ». Ça n'a pas été tout le temps facile ! C'était d'apprendre à créer ensemble. Avant, je voyais la création comme quelque chose de détente, puis là il faut se gratter le bobo puis il faut broyer en écrivant. Avec Yodel bleu, on avait fait le jeu de prendre des thématiques récurrentes de la musique bluegrass américaine pour les adapter à nous. Mais avec cet album-là, on ne s'accotait plus sur rien, on avait comme trouvé notre formule. C'est le plus personnel.
Hugo Lachance : Chapitre 21 : Là-bas. C'est une de mes préférées de l'album. [Extrait : J'ai jamais été bien ici, j'ai toujours été mieux là-bas...]. J'aime ça, « j'ai jamais été bien ici, j'ai toujours été mieux là-bas, je suis toujours partie, c'est que là-bas n'existe pas ». La première pièce parlait de s'installer, mais celle-là, c'est le contraire. C'est un peu la dualité qu'on ressent lorsqu'on écoute l'album. Est-ce que c'est aussi votre réalité ?
Léandre Joly-Pelletier : Ben oui ! Moi comme pigiste... On avait pensé à cette idée-là. C'est un peu comme la chanson du « rambler » dans la musique folk puis dans la musique country. C'est le genre de toune qui dit : « Garde, il va passer la soirée avec toi, mais ne l'attache pas parce qu'il faut qu'il s'en aille ailleurs ». Il a le besoin d'aller voir ailleurs.
Catherine-Audrey Lachapelle : On essaie toujours de montrer ça comme quelque chose de glamour, de « hot » puis de mystérieux, mais au final, cette personne-là qui est tout le temps en train de s'en aller se sent mal souvent. Elle n'est juste pas capable de rester nulle part à trouver le bonheur. Je trouve qu'il y a quelque chose de beau là-dedans. Les deux pièces qui se suivent parlent de ça. Ce n'est pas une chanson triste, c'est juste une chanson qui parle de quelqu'un qui n'est pas capable de s'attacher.
Léandre Joly-Pelletier : Pour l'écriture musicale, on se donnait des cellules pour écrire. Au début, on l'appelait la version « bébé-là », parce que c'était trop bébé ! On a nisé avec ça et finalement on a trouvé d'autres paroles. Peut-être qu'un jour on va sortir la version « bébé-là ».
Hugo Lachance : Chapitre 22 : Forêt. [Extrait...].
Léandre Joly-Pelletier : Chapitre 23 : Léa Jarry. C'est Léa Jarry qui chante avec Ricky Skaggs puis Dolly Parton qui se joint au trio vocal pour faire le même genre d'effet « punchy » avec la guitare. C'est une valse, c'est juste beau. Tu as juste le goût de sourire puis d'aimer la vie. C'est une musique de partage, une musique de gang. C'est le fun de se faire plaisir puis d'inviter du monde à chanter pour le sport.
Hugo Lachance : Chapitre 24 : Demi-tour. [Extrait : Mon café noir, j'embarque dans mon char... demi-tour...]. Ça, c'est une de mes chansons préférées de l'album, c'est quelqu'un qui s'en va mais qui décide de revenir.
Léandre Joly-Pelletier : C'est plat à dire, mais dans ma vision des choses, c'est une toune un peu influencée par la pandémie. Il y a eu beaucoup de remises en question pendant cette période-là, surtout par rapport à notre job. C'est juste une chanson de remise en question puis c'est correct de se remettre en question. C'est important même de se dire des fois que, hé, il existe d'autres choses que je peux faire.
Catherine-Audrey Lachapelle : Avec la pandémie, j'ai toujours fait un petit peu d'anxiété par rapport à ça. C'est une grosse décision de choisir de vivre de son art. En fait, la chanson ne parle pas d'un artiste, ça parle de quelqu'un qui travaille dans une job, dans une shop. Ça montre que peu importe ton métier, ça peut arriver à tout le monde de devoir se remettre en question.
Hugo Lachance : C'est correct de se poser des questions. C'est un peu la raison pour laquelle je fais le podcast aussi. Moi je suis enseignant au secondaire en art, mais ça prend quand même quelque chose de créatif pour me nourrir un peu. Je veux savoir comment ça se passe : comment on enregistre une toune de Véranda en studio ?
Léandre Joly-Pelletier : Ça fait deux albums qu'on fait ça comme ça. On enregistre les tracks de base en même temps : la guitare acoustique puis la contrebasse. On fait toutes les « bed tracks » live, des fois sans clic ou avec un clic selon la « vibe » de la toune. On essaie d'avoir les tracks live pour avoir l'énergie. Les voix viennent après.
Catherine-Audrey Lachapelle : On a fait ça spécifiquement pour « Éclairage » sur Yodel bleu parce qu'on voulait avoir ce feeling. C'est une chanson dénudée qui parle de la mort. C'est juste acoustique : mandoline et deux voix. C'est très épuré.
Hugo Lachance : Je posais la question parce qu'il y a des manières très traditionnelles dans l'industrie. J'en parlais avec Éric Goulet pour son dernier album; forcément il ne pouvait pas tout faire en même temps à cause de la pandémie, mais pour ses autres albums, tout le monde jouait en même temps. C'est ce qu'on a fait avec WD40 aussi, on jouait en « jam » live.
Hugo Lachance : Chapitre 25 : Étrange oiseau. [Extrait : L'oiseau le plus étrange qu'il m'ait été donné de voir...]. De quel oiseau parle-t-on ?
Catherine-Audrey Lachapelle : C'est une métaphore ! C'est une chanson qui parle de confiance en soi ou de manque de confiance en soi. Souvent, les personnes que je trouve les plus formidables, extraordinaires et belles, ce sont des personnes qui ne s'aiment pas elles-mêmes. Je trouve que c'est d'une grande tristesse que ces gens-là ne voient pas leur beauté. C'était un texte pour ces personnes-là.
Hugo Lachance : Sur le banjo, c'est qui ?
Léandre Joly-Pelletier : C'est Guy Donis là-dessus. Sur cette pièce-là, l'ambiance est un peu plus « Appalache ».
Hugo Lachance : Le terme « Appalache » revient souvent dans les critiques sur vous. On fait référence à quoi ?
Léandre Joly-Pelletier : On parle de la musique du Sud-Est américain. La musique bluegrass vient du Kentucky et a été influencée majoritairement par la musique traditionnelle des Appalaches, des Carolines jusqu'à la Géorgie. C'est vraiment un style typique.
Hugo Lachance : Chapitre 26 : Escuminac breakdown. De l'album, j'aime les changements de tonalité dans la tonne; on passe du mineur au majeur. Il y a un côté un peu strate, j'écris un peu Devil running. Comment on compose une pièce comme celle-là dans Véranda, en Gaspésie devant un paysage féérique ?
Léandre Joly-Pelletier : Vous étiez là, vous étiez là ! Vous avez composé presque la moitié de l'album qui a été écrite et composée à Escuminac. On était dehors. On est extrêmement privilégiés parce qu'on a des amis formidables qui habitent à Escuminac, c'est des gens qu'on a rencontrés, Isabelle, on les aime d'amour puis ils sont tellement cool ces gens-là. Ils sont venus nous voir après notre spectacle au Festival bleu à Carlton en 2020. Ils ont dit : « Hey on se connaît pas mais on aime vraiment ce que vous faites », il y a même beaucoup aussi de travail de Catherine à la TV. Puis ils ont dit : « Venez visiter notre maison, on a fait un studio dans la grange ». De fou, super beau studio, belle grange, des gens incroyables. Puis ils nous disent : « Ben venez écrire des tunes ici, ben vous venez quand vous voulez, il y a un petit chalet là-bas qu'on vous prête ».
Catherine-Audrey Lachapelle : On est retournés un mois plus tard. C'est ça pour dire que ça nous a amenés à aller là-bas écrire la moitié de l'album dans cette pièce-là qu'on a juste écrite dehors à checker le paysage.
Hugo Lachance : Est-ce que d'autres membres sont passés là au studio ?
Léandre Joly-Pelletier : Je sais pas, on n'a pas tenu vraiment. Je pense des amis de genre comment il s'appelle, Norman ?
Hugo Lachance : Comment vous faites les arrangements ? Parce qu'il n'y a pas juste le banjo qu'on entend là-dessus, tu vois ça se construit. C'est pas mal toi le Master Mind derrière les arrangements ?
Léandre Joly-Pelletier : Les arrangements, le but dans la démarche est de faire de quoi qui s'enclenche dans la tradition de la musique bluegrass parce que c'est un respect qu'on lui veut. On aime tellement sa musique là qu'on ne veut pas la dénaturer, mais en même temps on veut l'amener ailleurs parce que nous aussi on n'est pas nés au Kentucky, on n'est pas Américains; on est nés au Québec avec notre culture avec nos influences musicales. C'est un peu ça qu'on essaie de faire : lui donner une touche plus moderne, plus à nous, surtout sur le dernier album. Les arrangements vont un peu dans ce sens-là, des fois on va essayer de juste trouver une petite twist d'accord, une petite twist de quelque chose qui fait que, ok, ben là on casse un peu le pattern plus traditionnel. Les musiciens, faut leur donner tout le crédit; on leur donne les grandes lignes mais après ça, c'est tout eux qui jouent. Au violon, écoute, il y a des thèmes qu'on lui a dits, mais tout le restant, c'est lui qui a écrit et qui a improvisé.
Hugo Lachance : Toi tu arrives avec la démo là-bas, tu lui dis « fais-moi quelque chose », ou tu arrives avec déjà une partition écrite ?
Léandre Joly-Pelletier : Il y a des accords d'écrits, il y a des breaks, il y a certains thèmes, mais tout le reste, tu donnes toute ta confiance aux musiciens. Ça fait partie aussi de ce genre de musique là, je pense que ça marcherait pas si tout était écrit. C'est vraiment eux qui ont le cerveau derrière leur instrument. On continue.
Hugo Lachance : Chapitre 27 : La visite.
Catherine-Audrey Lachapelle : Mon amour je frissonne, mon amour je t'aime. J'allumé le poêle, j'ai attendu le chat, j'ai rêvé que tu m'en charges et j'ai vieilli. Donc la visite, premier couplet : « quand se pointe l'automne je réchauffe le camp, mon amour je frissonne, mon amour je t'attends ». Le dernier couplet c'est : « c'est assez faut que je sorte c'est fini je ne suis plus là ma prière mais plus forte ne m'attends pas trop fais comme si j'étais morte j'ai mis mon cœur sous le réchaud ». C'est comme le premier couplet, elle attend son mari qui est parti travailler dans le bois puis après l'attend plus parce que c'est ça. Ça peut être une personne, mais ça peut être attendre le bonheur aussi, toutes sortes de choses. C'est une chanson que j'ai écrite dans un camp d'écriture celle-là, le texte sans musique à Tadoussac; alors c'est un exercice. J'aimais énormément ce texte-là puis on trouvait qu'il se prêtait bien à avoir une vie musicale limite. La visite est une chanson inspirée par les histoires traditionnelles du Québec. C'est l'attente puis la patience, des thèmes qui me parlent. J'avais envie d'une toune pesante où on sent la solitude puis on sent les cœurs qui commencent à se travailler. J'ai donné des caractères humains aux saisons parce que la personne est tellement seule qu'elle parle à personne; les seuls contacts sont avec les saisons, de l'hiver qui arrive.
Hugo Lachance : Ton texte, je trouve que ce que tu as dit ça fait sens, parce qu'en écoutant ça, c'est vrai qu'on peut penser à la musique plus traditionnelle ou aux histoires plus traditionnelles qui se passaient à une certaine époque où est-ce que les distances et les communications n'étaient pas les mêmes. C'est le point de vue de la personne qui attend le Rambler, je pense peut-être. La relation guitare et banjo est hallucinante aussi.
Léandre Joly-Pelletier : Le refrain change de tonalité, mais le banjo est vraiment bon là-dedans avec la guitare ensemble, c'est super bon. On voulait une toune à la John Hartford un peu, un musicien des années 60. Une ambiance lourde mais en même temps pas non plus.
Hugo Lachance : Chapitre 28 : La chasse.
Catherine-Audrey Lachapelle : Celle qui a toujours été bonne pour moi, je me suis fait de ne pas laisser mille humains, je ne connaissais pas celle qui me fait compter mes âges. Donc la chasse : « suis-je au bout de la route je contente ma faim tout ce que je redoute résonne dans ce refrain ». Qu'est-ce qui résonne dans ce refrain-là ? C'est que dans ma vie, je me suis perdue dans le bois. On voulait dans cette toune reproduire un petit peu ce feeling-là du moment où tu caches que tu sais plus pas en tout cas. Tu es dans cet endroit-là avec toute ta confiance, « moi je sais où je suis puis je la connais cette forêt-là », mais ça peut changer en une seconde. Ça vient te chercher d'un point, c'est vraiment fucky comme quand tu commences à réaliser que achète où ce que je pensais j'étais c'est plus ça, même si ça peut durer 5 minutes si tu trouves ton chemin, mais le 5 minutes est long.
Léandre Joly-Pelletier : C'est une toune résolument très bluegrass. Tu as des tounes qui sont pas mineures ou majeures, que j'appelle modal un peu, ça flirte entre les deux. On a eu du fun aussi avec la petite montée, il y a des accords un peu Yéti, il y a des accords majeur 7 là-dedans, on s'est amusés un peu plus. C'est beaucoup influencé aussi par David Grisman, mandoliniste classique, qui a amené beaucoup du côté jazz.
Hugo Lachance : Comment ça se passe dans un show de Véranda ? Est-ce que c'est juste vous deux ou vous avez vraiment un band au complet ?
Léandre Joly-Pelletier : On est accompagnés. On a fait du duo, on a fait beaucoup de trio l'année passée avec notre contrebassiste Janis Laporte. Là on joue principalement à quatre, alors on ajoute à ça un violon et un banjo à l'occasion.
Hugo Lachance : C'est vrai, vous jouez à Mémoire et Racines ! Ce festival est super important dans ma belle-famille; moi je viens de là, ils habitent à Repentigny. C'est un festival où mes beaux-parents assistent depuis pratiquement le début. J'ai parlé aux organisateurs puis ils sont très, très sympathiques. La prochaine : Chapitre 29 : Les orages.
Catherine-Audrey Lachapelle : Pourquoi tu fais ce fleuve, tu as appris à courir enfin marcher, maman pas pourquoi genre tiens mon soufflet tea, fuir afin de rester. Très jolie voix là-dessus ! C'est probablement la chanson la plus personnelle et intime de cet album-là parce que c'est une chanson que j'aime bien des diamants à ma mère. Je me suis un peu mise dans sa peau de maman pour écrire ça. Ma mère nous a élevés monoparentale pour durant plusieurs années, on déménageait souvent puis c'était pas tout le temps facile pour elle. Mon frère et moi, on était juste bien puis on se sentait toujours en sécurité parce qu'elle était là. J'ai appris à voir le concept de la maison comme une personne : c'est la sécurité d'une personne qui me respecte puis que je respecte. On savait qu'on pouvait toujours revenir à la maison puis qu'on allait être accueillis à bras ouverts, un endroit pour juste aller se déposer sans jugement. Elle a écouté l'album puis elle m'a dit : « je pense que les orages c'est ma préférée », ça a l'air de l'avoir beaucoup touchée.
Léandre Joly-Pelletier : C'est Joe Grass qui a fait le banjo clameur, donc ça c'est une technique qui est vraiment différente du Scruggs style avec les pics longs. On avait une volonté de mettre de la batterie dans deux pièces parce qu'on trouvait qu'ils allaient servir les tounes, ajouter un petit côté dansant. On ne voulait pas « sentir » le drum, on voulait garder ça dans la tradition.
Hugo Lachance : Chapitre 30 : Salut Johnny!. Tu devrais voir le soleil se lever, tu n'es pas sous les étoiles. Est-ce que c'est une métaphore encore ou le Johnny existe vraiment ?
Léandre Joly-Pelletier : On a inventé ce Johnny-là qui représente un peu quelque chose qu'on a tous en nous : la peur de ce qu'on connaît pas. On voulait dire à Johnny : « Hey vas-y voir ailleurs, essaie des affaires puis tu vas juste en sortir grandi ». C'est vraiment le Doc Watson, classique bluegrass là-dessus. J'aime bien parce que ça laisse entre modal et majeur, mais c'est pas mineur, c'est comme des petits trucs.
Hugo Lachance : Comment ça se passe la scène bluegrass ?
Léandre Joly-Pelletier : Ça va bien, sérieusement c'est vraiment en santé. Il y a des jams régulièrement à Montréal : le jeudi soir au Grumpy's sur la rue Bishop pour la musique old-time, ce sont des gens merveilleux et super ouverts. Et le dimanche au Barfly, là il y a les jams de bluegrass; ça fait quasiment 30 ans qu'ils font ça. Ça fait du bien de voir que cette musique-là est vraiment vivante. Puis on peut chanter en français, faut pas se gêner !
Hugo Lachance : Chapitre 31 : Au-dessus du chaos. Merci Véro, je sais pas besoin de mentir, je le vois dans tes yeux, tu t'ennuies à mourir.
Léandre Joly-Pelletier : C'est une toune qui parle d'un couple qui n'est pas au même diapason, une mentalité qu'on voit un peu plus à notre époque. Ça marche avec les thèmes de l'album de changement, de recommencement et de re-questionnement. C'est vraiment plus permis d'aller dans notre côté vieux country que dans le bluegrass; celle-là il y a du drum dessus. C'est la seule chanson sur l'album où il y a du pedal steel assuré par Joe Grass puis il n'y a pas de banjo.
Hugo Lachance : Chapitre 32 : Top 3 du moment. Quelles chansons représentent le mieux cet album ?
Catherine-Audrey Lachapelle : C'est dur d'en choisir juste une ! Je pense que « Là-bas », en l'écoutant, tu comprends le restant de l'album, tu comprends notre démarche, tu comprends dans qu'est-ce qu'on veut faire. On peut se procurer l'album en copie physique sur notre site web.
Hugo Lachance : Chapitre 34 : Conclusion. Merci beaucoup pour ce long entretien, ça a été vraiment cool ! Merci à Véronique et la Salle des Tortues qui ont commandité l'épisode. On se revoit bientôt, bye tout le monde !