Festivoix 2024 : Steve Hill
Festivoix 2024 : Steve Hill
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Steve Hill : https://stevehillmusic.com/
Le 7 juillet 2024, le cadre enchanteur du Festivoix de Trois-Rivières est devenu le théâtre d'une rencontre au sommet pour L’Album Podcast. Autour des micros, l'animateur s'est installé avec une véritable légende vivante du blues-rock québécois : le virtuose Steve Hill.
De ses premiers pas sur les scènes locales à l'âge de 16 ans jusqu'à ses performances actuelles devant des foules immenses, le guitariste s'est confié avec générosité sur son rapport viscéral à la scène, son obsession pour l'équipement d'époque et ses souvenirs impérissables accumulés sur les routes aux côtés de géants de la musique.
Steve Hill est mondialement reconnu pour sa configuration en solo phénoménale, un contexte de one-man band où il orchestre simultanément la guitare, la voix, la basse et les percussions avec ses pieds. Au cours de l'entretien, il explique comment il module son répertoire et bâtit ses sélections de morceaux pour laisser une grande place à l'improvisation, qu'il soit complètement seul sur les planches ou épaulé par ses musiciens en formule full band.
L'épisode s'attarde également sur ses expériences marquantes, notamment ses premières parties mémorables pour le mythique groupe texan ZZ Top. Steve en profite pour poser son regard de vétéran sur l'étiquette en spectacle, le fléau des téléphones cellulaires dans la foule et la manière de gérer les imprévus techniques en plein concert sans jamais briser le lien avec le public.
Pour les amoureux d'instruments, le guitariste ouvre les portes de son univers et partage sa complicité avec son luthier. Il dévoile ses critères de sélection stricts pour ses outils de travail en festival, mettant en lumière des pièces de collection uniques qu'il fait vibrer sur scène :
Sa Gibson 1956 ES-225 d'origine.
Sa Les Paul Jr 1959, une guitare lourdement modifiée et dotée d'un micro Teisco Gold Foil pour obtenir ce grain si particulier.
En fin d'émission, l'artiste se prête de bonne grâce au traditionnel segment des rafales, affrontant des dilemmes impossibles pour tout puriste : préfère-t-il le travail de studio ou l'adrénaline de la scène ? Est-il plus sensible à l'héritage de Ray Charles ou à celui de B.B. King ? Et enfin, pour le Festivoix, choisit-il son propre projet ou la formation Cypress Hill ?
Cette formule spectaculaire est paradoxalement née d'une urgence financière en 2011, à la suite de l'échec commercial d'un projet précédent. N'ayant plus les ressources nécessaires pour rémunérer des musiciens d'accompagnement, mais détenant des parts dans un studio d'enregistrement, Steve a choisi de s'installer seul derrière les instruments. C'est en expérimentant sur le tas qu'il a développé sa technique unique, lui permettant de livrer la charge sonore d'un groupe complet en solitaire.
La production de ce disque a été jalonnée de malchance et d'imprévus dignes d'un scénario de film. Steve a d'abord dû évacuer d'urgence la résidence de son gérant de tournée à Calgary, alors qu'elle était la proie d'un violent incendie. Une fois arrivé à Los Angeles, un grave accident de la route lui a fracturé les côtes. Pour couronner le tout, une série de pannes d'électricité est venue jouer les trouble-fêtes en plein cœur de ses sessions de création au célèbre Studio 606 appartenant à Dave Grohl.
Bien qu'il ait relevé ce défi prestigieux à deux reprises, Steve a dû s'imposer une discipline de fer, consacrant neuf mois complets de préparation intensive à l'apprentissage d'un concerto complexe pour guitare électrique. Ce travail colossal et rigide a forcé le bluesman à mettre ses propres projets de composition en veilleuse pendant près d'un an, l'amenant à conclure que, malgré l'immense respect qu'il porte au chef d'orchestre, il ne répéterait pas l'expérience.
Transcription intégrale de l’épisode avec Steve Hill (Spécial Festivoix de Trois-Rivières)