Blurry Eyes : Care
Blurry Eyes : Care
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Dans cet épisode unique de L'Album Podcast, on s'immerge en plein cœur de la 13e édition du Pouzza Fest. Installés en direct du bar Le Blue Dog à Montréal, on reçoit les gars de Blurry Eyes, une formation locale née des cendres de groupes phares de notre scène comme The Sainte Catherines et Roller Starter.
Marc-André Beaudet, Louis Valiquette, Karl Houde et Mathieu Dumontier se posent au micro pour jaser de la création de leur tout nouvel EP, Care. Un projet qui brise les conventions et marque une solide évolution sonore vers ce qu'ils appellent le « Dream Punk ».
Épisode spécial enregistré au Blue Dog (Montréal).
Paru le 20 avril 2025, le nouvel EP de Blurry Eyes propose six pistes qui marient à la perfection l'énergie brute du punk rock à des textures mélodiques tout droit inspirées de la New Wave et de la Dream Pop.
Une réalisation faite maison : Fort de sa solide expérience en design sonore et en composition pour le milieu du jeu vidéo, le guitariste Marc-André Beaudet a pris lui-même les commandes du mixage et du matriçage. C'était la clé pour garantir une vision artistique sans compromis.
Les sessions en studio : Le travail s'est étalé entre 2021 et 2024 au studio Stuzzio (le Ryan B Studio, anciennement le Beatbox), en complicité avec leur éternel complice Ryan Battistuzzi.
L'identité visuelle : La pochette, qui met en scène une pirouette mémorable, a été entièrement conçue par le bassiste du groupe, Mathieu Dumontier.
Au tout départ, le projet devait s'appeler No One Cares (« Tout le monde s'en fout »). Les gars ont finalement choisi de simplifier le tout pour lancer un message beaucoup plus positif et rassembleur. L'album plonge dans des thèmes intimes comme la vulnérabilité, l'anxiété et l'importance de prendre soin les uns des autres, prenant ainsi le contre-pied d'une scène punk rock parfois jugée trop macho.
L'épisode décortique l'ADN musical du groupe, qui refuse de jouer aux tough guys pour plutôt embrasser une approche introspective.
30:52 // Marc-André et les coulisses du mixage maison
43:01 // Les années de création au studio avec Ryan Battistuzzi
43:31 // La conception visuelle de la pochette
45:35 // L'apport des « synthés » : si on reconnaît les influences des Sainte Catherines dans les voix, Blurry Eyes se démarque par des arrangements de claviers omniprésents.
46:12 // Let it Ring : Le premier extrait vidéo du projet, qui sert de porte d'entrée mélodique et puissante à l'EP.
47:47 // NYE : La chanson charnière de l'album, née d'une mélodie d'un menu de jeu vidéo (Racecraft), qui a ouvert la porte à l'intégration des synthétiseurs.
D'où provient le nom du groupe « Blurry Eyes » ?
Le nom a été trouvé pour s'éloigner des clichés macho de la scène punk. Il évoque une sensibilité plus à fleur de peau, presque féminine, tout en faisant un clin d'œil amical à l'état de fatigue des membres du groupe, qui étaient tous de nouveaux papas fatigués au moment de lancer le projet.
Comment la chanson « NYE » s'est-elle retrouvée parée de synthétiseurs ?
À l'origine, NYE était un morceau composé pour un projet d'Hugo Mudie. Marc-André Beaudet a récupéré un riff de clavier qu'il avait créé à la base pour le menu du jeu vidéo Racecraft. C'est ce titre qui a débloqué le son du band, amenant des touches de synthés qui rappellent étrangement les trames sonores des Contes pour tous.
Comment s'est formé le groupe Blurry Eyes ?
Tout a commencé par une rencontre fortuite entre Marc-André Beaudet et Mike (PL Mafia) lors d'une convention de disques vinyles. Après avoir recruté Carl Houde derrière les fûts, la chimie a opéré instantanément : le groupe a composé son premier EP après seulement cinq pratiques.
Où en est le groupe culte The Sainte Catherines aujourd'hui ?
Même si le band ne tourne plus au rythme effréné d'autrefois, les gars sont restés d'excellents chums. Ils acceptent encore de monter sur scène pour des spectacles sporadiques quand de belles occasions se présentent. Comme ils le disent si bien : ils sont « Never really dead ».
Comment fonctionne le système de financement chez le mythique label punk Fat Wreck Chords ?
Le fonctionnement est assez particulier : les dettes liées à l'enregistrement sont « recoupables » sur les ventes d'albums, ce qui signifie que les musiciens n'ont jamais à rembourser de leur propre poche si le disque ne fonctionne pas. De plus, chaque projet est géré de façon indépendante, évitant ainsi que la dette d'un album ne vienne plomber le budget du suivant.
L'équipe de L'Album Podcast tient chaleureusement à remercier Hugo Mudie et toute la gang du Pouzza Fest, Alex de Du bruit à mes oreilles.