Transcription de l'épisode Blurry Eyes (Spécial Pouzza Fest)

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Avertissement : Cette transcription est le fruit d'une collaboration avec une intelligence artificielle qui fait de son mieux, mais qui ne saisit pas toujours toutes les "subtilités" de nos discussions.  Le fichier audio/vidéo original demeure la seule référence officielle. Si un passage vous semble bizarre, faites confiance à vos oreilles et allez écouter l'épisode !


Hugo Lachance : Nous sommes le 18 mai 2025 à Montréal. Nous sommes au fameux bar le Blue Dog dans le cadre du fameux festival le Pouzza Fest et devant notre fameux public. Aujourd'hui, je reçois des fameux musiciens aussi et tout ça au fameux balado, l'Album Podcast. Ça slide ! Avant de vous présenter ma belle tablée d'invités, j'aimerais remercier toute l'équipe du Pouzza, franchement, de nous avoir réuni la crème des balados à l'occasion de ce 13e Pouzza,. Pour ceux qui ne connaissent pas le balado, ce n'est pas grave parce qu'il n'y a personne qui écoute ça. D'habitude, ce qu'on fait dans l'Album Podcast, c'est un balado qui est axé sur la création. Je reçois les invités, on choisit un album, on passe à travers les crédits puis ensuite on y va une chanson après l'autre, mais aujourd'hui ça va être un petit peu différent. Dans le cadre du festival, j'ai l'honneur de recevoir le groupe Blurry Eyes. Merci beaucoup. Bienvenue à l'Album Podcast, messieurs.

Marc-André Beaudet : Merci de l'invitation.

Hugo Lachance : Écoute, c'est un honneur de vous avoir avec moi. J'ai chaud, c'est humide, il pleut, c'est fou. Mais bref, Blurry Eyes est un groupe qui s'est formé sur les cendres du groupe Sainte Catherines, entre autres. Puis c'est ça qui est écrit dans votre bio, il fallait bien commencer quelque part. Je suis avec Marc-André Marc-André Beaudet, Carl Houde et Mathieu Dumontier. Bienvenue messieurs. Je pose les mêmes questions à tout le monde histoire de mettre tout le monde sur un même dénominateur. Alors on va commencer avec toi, Marc-André Beaudet, un petit gars de où, ?

Marc-André Beaudet : J'ai grandi à Montréal, à Saint-Léonard plus précisément. C'est ça, un gars de Montréal. En ce moment, je reste dans Villeray, c'est cool.

Hugo Lachance : Puis c'est quoi ton album d'enfance, le plus loin que tu te souviennes ?

Marc-André Beaudet : Je dirais Thriller de Michael Jackson, ça a été quelque chose qui était très formateur pour moi. Et puis il y avait un single de Youppi!, la mascotte des Expos. Il y avait une toune là. Je ne peux pas te la chanter, mais il y avait comme une partie en kazoo. C'était un petit peu à gauche, un petit peu à droite. Ça a été une grosse influence, ça, puis Michael Jackson avec l'album à gatefold où il chill avec son tigre.

Hugo Lachance : C'est quoi ton album d'adolescence ?

Marc-André Beaudet : L'album qui a classiquement fait beaucoup spiner d'affaires pour moi musicalement, ça aurait été Nevermind de Nirvana, qui a été très charnière. Quand j'ai entendu ça pour la première fois, j'ai pogné une espèce de feeling, un mélange de peur puis d'excitation. Je trouvais ça un peu dangereux, mais je me rappelle d'avoir entendu Smells Like Teen Spirit à MusiquePlus. Il y avait quelque chose qui se passait, on dirait que c'est là qu'est partie la vague de musique,.

Hugo Lachance : Qu'est-ce qui jouait dans le char de tes parents ?

Marc-André Beaudet : Mes parents n'ont jamais été full axés sur la musique. C'était n'importe quoi, il n'y avait pas d'album à la maison ni dans le char. Ils faisaient jouer des « rock détente » ou Ciel FM, les postes un peu de ma tante. Mon premier instrument a été la guitare.

Hugo Lachance : Merci. Louis Valiquette, salut. Un petit gars de où toi ?

Louis Valiquette : Un petit gars d'Hochelaga. Je suis né à Schlag puis je suis resté là. Mes parents y restent encore et à cette heure je reste juste en haut. Mon album d'enfance est probablement un album des Chipmunks, soit Born to Rock ou l'album punk des Chipmunks. Mike est un gros fan des Chipmunks.

Hugo Lachance : Ton album d'adolescence formateur ?

Louis Valiquette : J'aurais pu dire Nirvana, mais quand j'ai commencé à jouer de la guitare, c'était surtout à cause de Metallica, donc je vais dire Master of Puppets. Un album qui m'a fait jouer beaucoup de guitare aussi, c'est Siamese Dream des Smashing Pumpkins, ou l'album bleu de Weezer.

Hugo Lachance : Qu'est-ce qui jouait dans le char de tes parents ?

Louis Valiquette : Ça jouait les Beatles pas mal souvent, puis pas juste dans le char. Sinon, mes parents écoutaient quand même des albums québécois comme Claude Dubois puis Michel Rivard. Je me rappelle que je l'ai entendu souvent dans le char.

Hugo Lachance : D'ailleurs, j'invite Michel Rivard au balado. Ton premier instrument ?

Louis Valiquette : Sûrement la flûte à bec, puis le violon. J'ai été à l'école de Plateau, j'ai appris le violon puis quand j'ai commencé à jouer de la guitare, c'était un petit peu plus facile.

Hugo Lachance : Carl, salut. Tu es un petit gars de où, Carl ?

Carl Houde : Je suis né à Laval et j'ai grandi sur la Rive-Nord,. Dans la fin de l'adolescence, je suis venu habiter à Montréal. On peut dire Montréalais-Lavallois mélangé. Mon père m'a forcé un peu à écouter The Who. C'est un peu les mal-aimés parce que c'était dans le même temps que les Beatles, mais c'était les mods. Je n'aimais pas ça, mais j'étais forcé de l'écouter. Finalement, j'ai fini par aimer ça plus vieux, mais je trouvais que quand ils faisaient des voix de tête, ils chantaient comme des filles. Mon album d'enfance, c'était The Who.

Hugo Lachance : Ton album d'adolescence ?

Carl Houde : Quand c'était moi qui choisissais ma musique, j'étais un peu plus jeune que les autres. J'allais sur Napster. J'ai découvert le punk avec NOFX, l'album So Long and Thanks for All the Shoes,. C'est l'album que j'ai le plus écouté, avec les couleurs napolitaines sur l'artwork. On en parle en tabarnak de cet album.

Hugo Lachance : Qu'est-ce qui jouait dans le char de tes parents ?

Carl Houde : C'était plutôt ma mère qui conduisait et elle écoutait beaucoup de musique française : Aznavour, Brassens. Mon père me forçait à écouter The Who parce qu'il voulait me former en tant que « rock guy » à cause du batteur Keith Moon. C'est comme ça que j'ai accroché au drum. Mon premier instrument a été le clavier. J'ai pris des cours très basiques, puis rapidement après j'ai pris le drum parce que mon frère avait des bands et ça prenait un batteur. J'ai catché assez vite. Ma première toune au drum était « When I Come Around ».

Marc-André Beaudet : La première toune qu'on a faite en show ensemble était « Mayonnaise » des Smashing Pumpkins à notre école secondaire.

Hugo Lachance : Mathieu Dumontier, un petit gars de où toi ?

Mathieu Dumontier : Né à Sherbrooke, puis mon adolescence à Québec,. Citoyen de la terre du Québec. Mon album d'enfance est une cassette qui s'appelle Golden Platinum avec du Pat Benatar. Ça me donnait des frissons. Il y avait aussi la soundtrack du Flic de Beverly Hills. J'arrivais de Québec à Longueuil et je faisais semblant d'être comme Axel Foley en riant du monde sur le trottoir.

Hugo Lachance : Ton album d'adolescence ?

Mathieu Dumontier : Le frère de mon ami avait des cassettes enregistrées des Sex Pistols, de Bérurier Noir et de Crass. C'était un peu tout en même temps, un peu flou. Dans le char de mes parents, c'était James Taylor pas mal, plus relaxe. Mon premier instrument a été la basse. S'il n'y avait plus de guitare, je prenais la basse. Ce n'était pas un calling tant que ça, mais après j'ai joué de la guitare et je suis revenu à la basse par choix. J'ai réalisé que c'était cool comme son en voyant un vidéoclip de Ugly Kid Joe.

Hugo Lachance : On est ici pour parler de Blurry Eyes, mais vous avez fait partie des Sainte-Catherines entre autres. C'est un band hyper important avec une carrière internationale, le premier band québécois signé sur Fat Wreck Chords.

Marc-André Beaudet : On n'a pas recoupé l'argent utilisé pour enregistrer l'album Dancing for Decadence. C'est arrivé au début du downfall des labels et ça ne vendait pas autant de disques. Je recevais les rapports et ça tournait entre 3 000 et 5 000 copies.

Carl Houde : Fat Wreck est un label très cool. Chaque album a des comptes individuels, donc la dette d'un album n'affecte pas le prochain. C'est « recoupable » mais pas « refundable », ce qui veut dire que tu n'as pas besoin de rembourser personnellement. Officiellement, on fait encore des spectacles avec les Sainte Catherines des fois quand on nous le demande, parce qu'on est tous encore de super bons amis,. Comme dit la phrase : « Never really dead ».

Hugo Lachance : Blurry Eyes, comment ça s'est formé ?

Marc-André Beaudet : On avait arrêté les Sainte Catherines en 2012. J'allais dans des conventions de vinyles avec mon père et j'avais rencontré Mike, le bassiste de PL Mafia. On a commencé à jaser. On s'est rappelé que PL Mafia avait fait le show de lancement de The Art of Arrogance parce que les Sainte Catherines n'étaient pas prêts. J'ai dit à Mike que ça faisait 3 ou 4 ans que je n'avais pas eu de band et que ce serait cool. On a demandé à Carl de jouer du drum et ça a parti de même. On était efficaces, on faisait une nouvelle toune par jam et après 5 jams, on tapait notre premier EP.

Hugo Lachance : Comment vous composez, c'est quoi l'approche ?

Marc-André Beaudet : Au début, c'était improvisé au local, on arrivait avec un riff et ça nous faisait une toune,. On a même repris une ancienne toune de Roller Starter qu'on n'avait jamais finie. Pour le nouveau matériel, c'est plus composé d'avance. Je faisais des démos tout finis et j'envoyais ça aux gars, contrairement aux autres albums où on montait tout ensemble.

Marc-André Beaudet : Pas mal ça, c’est ma toune , c’est ma toune , c’est ma toune . Puis ceux qui viennent, tandis que Blurry Eyes, ben c’est ça, c’est un peu plus moi là en ce moment. Mais il y a des tounes sur le premier qu’on a... C’est ça. Mais le premier, j’avoue qu'il y en avait une au complet qu’on a fini par modifier. Moi j’avais un riff qu’on a modifié, on a comme collé ça ensemble. Mais ce qui est cool, je trouve avec Blurry, je t'en parle pour la première fois, mais vu que c'était, c'est comme... Ouais, c'est comme.

Carl : Je peux m’étendre là puis, tu sais, on peut faire une petite session. Non mais c’est des tounes personnelles, ça paraît aussi dans les paroles. Ça paraît dans comment tu chantes. Ça paraît comme que, tu sais, il y a des fois « too many cooks spoil the broth » là, tu sais, comme trop de gens qui pensent tout ça, mais là tu arrives avec tes tounes. Nous on bâtit un peu dessus, mais c’est vraiment comme... je trouve ça plus personnel puis ça marche super bien pour ce band-là.

Marc-André Beaudet : Ouais, c’est un album. Ouais, puis je te dis ça parce que c’est un album qui, tu sais, on est dans le punk rock encore mais ça se démarque quand même de Sainte Catherines, c’est pas du Sainte Cath réchauffé du tout.

Mathieu Dumontier : Non, non, non, c’est très différent je pense de Sainte Cath. En même temps, tu peux reconnaître le DNA puis tout, on ne sait pas. Oui, il y a des changements d’accords que....

Hugo Lachance : Ouais, il y a des changements d’accords puis bien du monde va dire : « Je reconnais ». C’est en écoutant ça que je suis capable de voir les contributions que tu as apportées. J’ai fait un épisode avec Fred J puis Seb de Farside pour leur album Repose puis on parle justement de la manière de chanter. Fred a une manière de chanter, c’est vraiment Sainte Cath.

Marc-André Beaudet : Ouais, mais c’est moi qui chante comme ça, je sais.

Hugo Lachance : C’est vraiment votre façon de chanter que vous avez développée. Comme tu dis, c’est votre ADN, c’est un peu l’ADN des Sainte Catherines qui se retrouve même dans leurs projets solo. Mais c’est quand même quelque chose de bien que vous avez fait ensemble, c’est votre son, c’est quelque chose que vous avez créé. C’est normal qu’il y ait des traces qui se retrouvent dans les projets solo. Un excellent épisode d’ailleurs, vous allez voir ça. Du « guitar playing » beaucoup plus, je dirais, incroyable sur l’album de Fred.

Marc-André Beaudet : Ah ouais, là c’est totalement différent. C’est un autre niveau là. Non, c’est vraiment un album comme il me plaît d’appeler OVNI, mais qui est vraiment bon, vraiment bien différent.

Hugo Lachance : Écoute, pour présenter Blurry, il y a quand même des trucs qui ont été écrits. Votre bio : trois des quatre membres de Blurry — Mathieu Dumontier, Marc-André Beaudet et Louis Valiquette — ont eu des dreads à la même époque.

Mathieu Dumontier : Carl et moi, j’avais les moins beaux.

Hugo Lachance : Carl joue dans 50 % des bands au Québec. C’est bon. C’est bon pareil. Bonne stat.

Mathieu Dumontier : Mais ce ne sont pas les mêmes 50 % qui... Non, ce ne sont pas les mêmes, c’est les deux, les deux ils fittent ensemble je pense que même j’avais jamais joué avec.

Carl : Non, mais non seulement jamais joué, mais checkez bien ça : depuis le début du Pouzza, il est toujours à six pieds de moi à peu près. Je vais voir... tu me présentes pas Vincent en finissant, pour qu’on puisse faire comme... je sens que la poignée va faire genre ça, la musique va jouer en même temps, ça va faire un fondu en direct là.

Marc-André Beaudet : Il travaille au Blue Dog. Mais l’arbre généalogique de Vincent dans les bands au Québec, elle doit être assez grosse.

Mathieu Dumontier : Ah non, non, c’est clair. Je repars, je m’en viens mais je ne suis pas encore au niveau de P.A. Je ne pense pas. Mon P.A. alerte de mots ensemble. Il joue dans 100 % des groupes d’ici.

Hugo Lachance : Louis Valiquette, guitare, les voix, est un champion de Pac-Man. Il demande toujours du poivre lorsqu’il commande au restaurant. Exact.

Louis Valiquette : Ah mais important, des faits importants ici. Je sais ce que j’aime puis je le demande, du poivre. Mais le pire, c’est que c’est pas juste le poivre... commander au restaurant avec Louis Valiquette, c’est quelque chose.

Mathieu Dumontier : Hugo, il en fait un grand plat puis il me filme des fois. Il fait bien parce que moi, juste parce que je dis comme : « Je veux mon bacon bien cuit puis avez-vous du poivre ? ».

Hugo Lachance : Ouais, mais tu fais aussi des affaires du genre : « Fait que là, la glace ici est-tu genre ronde, est-tu carrée ? ». J’exagère. Ou genre pointer, mettons, un sandwich : « Ça, c’est une soupe ? ». Tu l’as déjà fait. Tu l’as déjà fait.

Louis Valiquette : Cette phrase-là a été prise « out of context ».

Hugo Lachance : J’adore les textes des bios des bands, surtout ceux-là comme ça parce que... c’est quoi ça ? Tu chat ? Non, mais par contre, j’en ai une pour toi d’abord. J’en ai une pour ça. Attends un petit peu. Parce qu’en faisant des recherches Hugo... Ouais. Ah, c’était où ? Où est-ce que j’ai mis ça ? Il y avait un... Ah merde, je ne l'ai pas ici. Mais quand tu fais des recherches Google, tu cherches Blurry puis là, maintenant, dans Google il donne un résumé. Ça disait que c’était un groupe qui se démarquait par ses performances live, des chansons aux écrits personnels, quelque chose comme ça.

Marc-André Beaudet : Puis ça, qui ont un petit peu... il y avait quoi avec... vous avez joué avec... mais la bio, je ne peux pas dire comment c’était formulé, mais ça devient tout de suite comme si vous étiez sur le silence. On parle de leur dernier album Sh ou je ne sais pas trop quoi. C’est vraiment... elle a comme disparu merde, avec sur le... c’est vraiment drôle parce ça commence tout super logique puis plus tu lis le texte, c’est sur le total parce que quand j’ai écrit « Runaway Train », ça, c’est moi qui avais kidnappé les enfants.

Mathieu Dumontier : J’attends toujours les redevances de « Runaway Train ». Moi j’ai pas de problème à être associé à ça s’il faut. Let’s go.

Hugo Lachance : Donc tu disais Carl, on est là pour parler de votre mini-album. Mini-album, album, mini-album, c’est bon. Care propose six titres contagieux et sincères, gorgés de refrains accrocheurs, d’émotions crues et d’un lyrisme riche et introspectif. Blurry explore les thèmes de la réflexion et de la vulnérabilité, de la connexion, le tout enveloppé de mélodies qui résonnent comme une mixtape oubliée de votre jeunesse. Ce disque est très personnel, explique Marc-André. Très personnel, j'explique.

Hugo Lachance : Fait que tu vois, c’est toi qui t'es occupé de la réalisation, du mixage, matriçage.

Marc-André Beaudet : Ouais, ben c’est parce que c’est un peu une déformation professionnelle parce que je fais ça dans la vie. J’enregistre des groupes, je mixe, je fais du mastering, je suis aussi dans le jeu vidéo, je suis compositeur puis « sound designer » et tout. Fait que je suis toujours dans le son puis, à mon grand malheur, j'ai de la misère un peu à lâcher prise. Fait que ça fait partie... je veux dire, en même temps je sais ce que je fais dans ce milieu-là, fait que je suis bien placé pour savoir comment je veux que ça sonne au final. C'est juste plus simple que je le mixe et tout. Mais tu sais, cet album-là, on l'a enregistré, j'ai enregistré les bands au studio de mon ami Ryan, Ryan.

Hugo Lachance : Ryan Battistuzzi.

Marc-André Beaudet : Et puis c'est ça, puis Ryan, on a eu un studio ensemble en haut de l’Escogriffe, le Beatbox, pendant des années puis tout le kit. Donc Ryan, c'est un de mes meilleurs amis et tout. Puis ben, pour ces chansons-là, auparavant, ça a toujours été moi qui nous auto-enregistrais, mais là j'étais comme tanné de porter les chapeaux en même temps. J'avais envie de dire : « Eille Ryan, place les micros puis patch les affaires », puis moi je m'occupais juste de jouer puis de dire si j’aime ça puis si c’est bon. Fait que j'ai laissé l’enregistrement.

Hugo Lachance : OK, tu en as laissé une partie.

Marc-André Beaudet : Ouais, ben la partie enregistrement évidemment, il fait ça. Tu sais, on fait ça ensemble puis tout puis... « Ah, on devrait faire ça, ça », on s'échange des idées. Mais d'avoir Ryan qui s'occupait puis qui m'aidait, qui pognait les tons, qui réalisait et qui aidait un peu sur la technique pendant que nous autres, tout ensemble, on était capables de juste plus focuser à réaliser la patente. C'était cool. Puis après ça, ben pour le mix tout, ben je mixe puis je masterise, puis j’ai tout mixé ça puis masterisé ça chez nous. Puis vu que c'était mes chansons puis mes paroles puis tout, ben ça a fait de quoi d'un peu personnel, veux-veux pas, parce que ouais, ça vient de moi là.

Hugo Lachance : Mais tu as mixé longtemps, Marc-André Beaudet ?.

Marc-André Beaudet : Ah, je les ai mixées et remixées et remixées. Puis les chansons, je les ai composées et recomposées et tournées de tous les bords « around ». J'ai rarement gossé aussi longtemps sur un mix, ben surtout dans le fond sur tout, sur des chansons, sur un « release » que ces chansons-là. Je veux dire, on a commencé à enregistrer des chansons là pour ça en 2021.

Carl : C'est ça. C'est comme un... Ah oui, OK.

Mathieu Dumontier : Ah ouais, chez Ryan qui, d’ailleurs Ryan dans un sens c’est comme l’espèce de membre caché. Il est comme toujours là avec nous. Merci Ryan, on t’aime beaucoup. Puis il est comme toujours....

Hugo Lachance : Salut Ryan !.

Mathieu Dumontier : Il n'est pas dans le band mais quasiment, dans un sens spirituellement. Mais ouais, on a fait toujours des deux tounes, deux tounes de tounes. Fait que ça, il y a combien de... ton mini-album, tu expliquais ? Six titres, c’est trois sessions de tounes.

Marc-André Beaudet : Trois sessions de tounes qui ont été séparées mais depuis 2021. Ouais, 2021 à 2024 là genre.

Hugo Lachance : Parce qu'à l’entendre, ça ne paraît pas par exemple, c’est très, très homogène.

Mathieu Dumontier : Ouais, ouais, ça ne sonne pas comme un mixtape de différentes affaires là, c’est ça, ça ne sonne pas différentes époques.

Hugo Lachance : Non, non. On va voir votre discographie. TV, ça c’est un album, ou c'est ça ? My Best Mistakes en 2019 puis Care en 2025. C’est ça.

Hugo Lachance : D’où vient le nom ? Blurry Eyes.

Marc-André Beaudet : Blurry Eyes. On cherchait un nom et tout, puis ben moi je voulais quelque chose qui ne sonnait pas... j’étais comme tanné de tout l’aspect « tough guy » puis macho de la scène punk rock. Puis je voulais quelque chose qui ne sonne pas macho, qui sonne... puis je trouvais que justement, Blurry Eyes, je ne sais pas, dans ma tête ça avait une vibe. Ça fait appel au sentiment.

Hugo Lachance : Ouais.

Marc-André Beaudet : Mais quasiment même féminin genre. Je ne sais pas pourquoi. Il y avait de quoi qui sonnait comme anti-macho là-dedans puis, en même temps aussi, dans ce temps-là on était tous des nouveaux papas, toujours fatigués, tout le kit. Il y avait l’aspect comme les yeux... tu es fatigué, tu as les yeux comme un peu dans la graisse de bien. Je comprends tellement ce que tu veux dire. Il y a l’aspect aussi comme les émotions puis tout comme, tu sais, peut-être une petite larme à l’œil puis tout, les « blurry eyes ». Puis je ne sais pas, fait qu’il y avait ça.

Mathieu Dumontier : Parce que c'était comme une époque, les Sainte Cath bien rudes, ça, on devient plus « smooth » un peu.

Marc-André Beaudet : Ouais, mais dans la scène en général, c'est quelque chose que même avec Sainte Cath puis tout, on a toujours été pas mal anti-macho, « tough guy », hardcore. On jouait comme avec des bands comme Madball puis tout, puis on... à notre... on s’est fait même des fois tasser de différentes affaires parce qu’on n'embarquait pas avec ça. Des fois, ça peut être un peu « jock » genre cette scène-là, ça peut être une scène un peu « meathead » puis tout. Puis il y a du monde qui sont très cool dans cette scène-là aussi, c’est pas ça, mais c’est des vibes des fois qui peuvent filer macho. Puis nous, puis moi puis tout, ça c’est quelque chose que je voulais un peu me distancier. C’est comme : non, nous, c’est pas ça notre vibe. Tu n’as pas peur dans le pit quand tu vas nous voir.

Hugo Lachance : Puis il faut dire aussi que la scène a pas mal évolué depuis des années là. Le côté macho prend un peu le bord pour avoir une certaine ouverture.

Mathieu Dumontier : Full, full. Puis mais encore plus dans la scène hardcore tout, il y a des bands comme Drug Church justement qui jouent au Pouzza vendredi, qui n'a aucune vibe de macho je trouve dans la vibe d’un mosh pit. Puis même le Pouzza aussi, sauf de ouvert, vraiment ouvert, des « safe spaces » ouverts à tout le monde.

Hugo Lachance : Faire jouer des... oui c’est correct aussi. Tu n’as pas pogné le nom d’une toune de Crooked Fingers ? Ouais, c’est ça pour Blurry Eyes.

Marc-André Beaudet : Ouais, l’album avec le serpent là, comme une toune qui dit... Pas la seule toune qui doit dire, ouais, mais c’est... je pense que c’est tout ça. Ça fait très Bright Eyes aussi là, c’est pas... ben tu sais, comme l’antipode de Bright Eyes, le Blurry Eyes au lieu de Bright Eyes. Moi c’est ça que je pensais depuis le début.

Hugo Lachance : Mais c’est un petit voile d’émotion, c’est comme montrer que c’est correct d’être vulnérable un peu. Puis c’est un peu ça la vibe du Pouzza dans le sens que l’anti-macho dont tu parles, c’est comme pro-vulnérabilité. On est des êtres humains qui vivent des affaires. Tout le monde vit quelque chose de « tough » ou de « nice », parce que faut montrer que les choses évoluent aussi. Je pense que c’est ça la base. On a tous un passé, on se dirige tous vers quelque chose. Puis le titre de l’album, Care, ben c’est un peu ça aussi. Care dans la mesure où....

Marc-André Beaudet : Ouais, c’est ça. Je pense qu’au début on cherchait comment l’appeler, puis Louis Valiquette avait pris une des paroles de l’album qui, à un moment donné dans une chanson, dit : « No one care ». C’est comme : « On pourrait peut-être appeler ça No One Care ». C’est comme : « Ouais, c’est cool ». Là, je l’ai shifté de bord : Care. Que je trouvais que c’est un message plus positif que pessimiste. Puis que je voulais, en mettant un message comme un peu rassemblant puis une espèce de... « Chris, on peut-tu genre care les uns pour les autres ? On peut-tu care pour comment les autres se sentent ? ».

Marc-André Beaudet : Puis en même temps aussi, c’est aussi comme un développement par rapport à comment moi je me sens genre quand je suis full anxieux puis nerveux de savoir si le monde va aimer ça. Puis le monde, est-ce que le monde care à propos de mon band puis de ma musique ?.

Hugo Lachance : Ça s’entend dans la musique par exemple. Tellement déf... j’ai l’impression des fois que, tu sais, des fois ça peut tellement... toutes les bands font ça puis ça passe dans le beurre. Tu as l’impression des fois que c’est bon genre, puis si seulement le monde pouvait l’entendre. Je suis sûr que le monde pourrait... tes paroles aussi, c’est comme tu care à propos de tes kids, à propos de ta blonde, à propos de tes anciens « bandmates ». Tu sais, ça parle de ça là.

Mathieu Dumontier : Oui, c’est ça, c’est un peu de tout ça là.

Hugo Lachance : Ouais, c’est drôle parce que Fred aussi dans son projet avec Farside, il y a une toune qui s’appelle « L'Ing Sale ».

Marc-André Beaudet : Ouais. Ouais. Ouais.

Hugo Lachance : Puis il parle justement de vos... ah oui, de vos péripéties si on veut. Puis « les passes dans la van restent dans la van », et cetera. Mais ça se reflète dans votre musique par exemple ça là, ça se reflète vraiment là. Le côté « care », c’est le fun d’entendre ça parce que ça nous ancre vraiment dans l’album.

Hugo Lachance : On va passer à travers les crédits. Donc le titre c’est Care, année 20 avril 2025.

Marc-André Beaudet : On n’a pas de compagnie de disque. Puis tu sais, on a « shoppé » la démo à une coupe de labels, mais je ne sais pas, qu’est-ce qui se passe avec la musique ? Tu sais, le monde, ça leur prend des enveloppes de subvention, sinon... bref on aimerait ça en avoir un label, mais tu sais, je veux dire, ça faisait longtemps que les toune s étaient enregistrées puis c’est comme : « OK, ben là on va-tu attendre après un label pendant combien d’années encore ? ». Il faut les sortir ces toune s parce que tant qu’on ne les sort pas, on ne passera pas à autre chose. On est comme pas capables de composer tant que ce n’est pas sorti.

Hugo Lachance : Là on recommence justement, c’est le fun. Puis vieillir en band... vieillir aussi, est-ce que c’est important tu penses ? Tu sais, on vieillit tout le monde. Il y a lui qui est plus jeune.

Mathieu Dumontier : Heureusement les deux plus jeunes c'est les plus beaux dans les vidéoclips ! Mais vieillir en tant que band, comment vous trouvez ça ? Est-ce que ça change la façon d’écrire, est-ce que la perception du monde....

Marc-André Beaudet : Non, je pense que tu sais, on y va avec chacun ses forces et faiblesses, mais vieillir c’est plus comme : « Ah, est-ce que les jeunes vont embarquer ou non ? ». Tu sais.

Louis Valiquette : Ouais, parce que là c’est surtout du monde de notre âge je pense qui nous apprécie, mais honnêtement je ne sais pas si on peut être « relevant » avec le « young crowd ». Aucune idée.

Mathieu Dumontier : Moi je pense que oui. Je pense qu’il faut rester honnête puis transparent aussi. Ben moi quand j’étais jeune, j’en écoutais des bands plus vieux qui avaient mon âge, mais j’ai la gang.

Hugo Lachance : Non, c’est clair. C’est clair. Mais tu sais, moi il y a quelque chose... je vois une analogie de jouer de la musique passé 40 ans dans un niveau un peu de band comme on est en ce moment. Moi j’ai 45, 46 dans deux mois.

Marc-André Beaudet : Mais tu sais, je compare ça un peu à... tu sais dans Looney toune s là, le Coyote puis Road Runner là. Oui, le Coyote quand il court genre au bout d’une falaise genre, il court puis après il peut continuer même s’il n’y a plus la falaise. Tant qu’il ne regarde pas en bas, il continue à courir. La minute qu’il regarde en bas, c’est là qu’il tombe.

Marc-André Beaudet : J’ai l’impression que quand tu es un band à notre âge, tant que tu restes dans la désillusion que tu as du fun puis tout puis tu ne penses pas trop, ça va bien aller. Dès que tu te mets à « freaker » comme : « Est-ce que genre... est-ce que c’est cringe ? Est-ce que le fait qu’il y a comme cinq personnes dans mon show ça veut dire que tout le monde s’en crisse ? Je devrais juste rien faire, je devrais juste arrêter ou quelque chose ? ». C’est juste comme... fait que je vois comme l’analogie de : tant que tu y crois, tu peux continuer. La minute où tu perds confiance là-dedans puis dans toi, c’est là que tu accroches les patins. C’est peut-être plus pour moi. C’est ça fait que j’ai l’impression que c’est de même, la musique dans la quarantaine. Tant que tu continues à y croire, ben tu peux continuer à courir un peu genre.

Hugo Lachance : Réalisation ! Oui, oui, bravo là, bravo, bravo, bravo. Je pense qu’on a notre extrait. C’est ça. Non, les textes Marc-André Marc-André Beaudet, réalisation, mixage puis matriçage. Tout le fun d’avoir quelqu'un de même dans un band. Tu ne peux plus avoir un band sans personne qui s’occupe de tout ça maintenant on dirait là.

Marc-André Beaudet : Ouais, mais je fais cette partie-là, mais après ça je bloque sur tout le reste. C’est le visuel, c’est Mathieu Dumontier qui l’a fait.

Hugo Lachance : Ah oui, on va en parler de ça. Cool, cool. Donc musiciens : Marc-André Marc-André Beaudet, voix, guitare ; Louis Valiquette Viket, guitare, voix ; Mathieu Dumontier Dumontier, basse ; Carl, drum. Puis vous jouez tout du clap ?.

Mathieu Dumontier : On clappe, on clappe sur Discord, des années d’expérience.

Hugo Lachance : Ouais, pas mal. Bon, le studio c’est le Studio d’enregistrement Ryan B Study. Période d’enregistrement 2021 à 2024 à peu près. Donc il y a six pistes. Et la conception de la pochette, Mathieu Dumontier. C’est Mathieu Dumontier ça. Là on va faire... moi j’aime bien ça, on va utiliser la magie de la télé pour faire apparaître la pochette.

Hugo Lachance : 1, 2, 3 et voilà, on la voit à l’écran !.

Louis Valiquette : Magnifique hein !.

Mathieu Dumontier : Où est-elle ? Moi je la mets là. Bonne chance pour le monteur. C’est là. Mais tu peux... on peut en faire chacune. Je vais toutes les mettre. Mais tu remplaces nos faces par la pochette comme Snapchat et voilà.

Hugo Lachance : Oui pochette, super belle pochette. Parle-moi de ça. Comment vous êtes arrivés à ça ?.

Marc-André Beaudet : Je pense que j’avais envoyé la photo. C’est mon neveu qui fait une pirouette en bas.

Hugo Lachance : Ouais. Je ne demandais pas ça. Je pensais que c’était une photo....

Mathieu Dumontier : Non, non, c’est vraiment... c’est moi qui l’ai prise. Au début on voulait faire un t-shirt, on ne savait pas quoi faire. C’est pour le show des Foufs avec Sainte Cath, ça nous en prenait de quoi à vendre fait qu’on s’est dit : « On va faire un t-shirt ». Mathieu Dumontier a fait ça en même pas deux jours. En fait, je pense que ça vient d’une référence que j’avais vue, un t-shirt que je trouvais beau, c’est comme une photo en genre de « high contrast » avec le logo genre le band sur le côté. Je lui dis : « Faisons de quoi comme ça ». Une photo genre contrastée, le nom du band sur le côté.

Mathieu Dumontier : OK, fait que là, après ça on a viré ça en pochette puis ouais. C’est ma photographe aussi puis monteur vidéo. Il a fait notre vidéoclip. Oui. Oui. Ben oui.

Marc-André Beaudet : Parlons d’ailleurs très... Ouais, mais c’était cool en fait. Mais c’était vraiment comme trois heures de temps. On a filmé ça en deux secondes puis Louis Valiquette a pris la cam quand il fallait que je sois dans... tu sais à un moment donné il y a une cam qui bouge à la fin, ben là on s'est dit : « OK, mais ne filme pas de ce bord-là parce que là tu n’es plus là toi ». On est allés jusque là. On était juste nous quatre. Ouais, ouais, on a fait ça en trois heures avec des trépieds.

Hugo Lachance : Fait qu’on a Marc-André Beaudet au son puis Mathieu Dumontier à l’image. Fait que Louis Valiquette et moi il fallait qu’on se trouve de quoi. Il en manque un là, il en manque un dans le band : le keyboard. Qui fait les keyboards ?.

Marc-André Beaudet : Ah c’est moi qui a programmé avec... mais parce que j’étais étonné de savoir que vous n’avez pas de clavier dans le... le keyboard est tellement présent.

Hugo Lachance : C'est le fun de jouer avec des guitaristes qui aiment le piano.

Marc-André Beaudet : Si c’est quelqu’un qui joue du keyboard dans notre band éventuellement, faut que ça soit une parce que sinon j’en veux... Ouais, on en a parlé en plus d’avoir éventuellement... ça serait cool d’avoir un vrai clavier. On le fait en ce moment, on fait les shows avec les tracks de keyboard qui sont en backing track genre, puis quand des gens avec un « click track » puis tout puis on joue comme synchro là-dedans. Mais ça serait cool éventuellement d’avoir vraiment quelqu’un qui joue, faut juste qu’on trouve la bonne personne puis on n’en connaît pas trop des joueurs de keyboard, tu sais.

Hugo Lachance : Mais votre show non, parce que ça m’a étonné parce que je trouve qu’ils sont omniprésents, ils sont bien utilisés les keyboards.

Marc-André Beaudet : Merci, merci. C’est quelque chose... ça fait vraiment partie de l’espèce de... parce que ça fait vraiment partie du style. C’est quoi dans le fond le style ? Si on mettait une étiquette. Une espèce de « dream punk » ? Mais c’est l’amour de Tears for Fears que... en plus tu vois, on peut dire genre « new wave rock ».

Mathieu Dumontier : Ouais c'est ça parce c'est punk rock définitivement.

Hugo Lachance : Si tu veux embarquer dans... ben je peux... ben écoute, mais normalement on le fait, mais là pour aujourd’hui c’est impossible. Fait que là, écoute. Ben moi ça a commencé, la première toune que j’ai commencée, juste le vidéoclip, c’est quelle toune déjà ?.

Mathieu Dumontier : « Let it Ring ».

Hugo Lachance : « Let it Ring ». Allez voir ça. C’est super bon. Vraiment bien fait. Je pense que c’est une très belle porte d’entrée pour l’album.

Marc-André Beaudet : Merci, merci. Fait que la première toune qu’on a composée pour l’album, c’était la chanson « NY » qui au départ même n’était pas supposée nécessairement être une chanson de Blurry Eyes. C’était Hugo qui faisait un projet là, une affaire de chalet émergent, je ne sais pas trop, puis qui demandait à ses amis : « As-tu des toune s que tu peux faire qui sont comme un peu différentes de ce que tu fais d’habitude ? ». Puis là j’étais comme : « Ben je vais voir si je suis capable de trouver de quoi ». Puis j’avais composé ça chez nous.

Marc-André Beaudet : J’ai commencé avec le riff de basse, j’ai comme... toutes les affaires sont arrivées, j’étais parti dans un espèce de « high » genre, je n’ai pas vu le temps passer.

Hugo Lachance : Ce n'était pas un démo pour un des jeux sur lesquels tu travailles ?.

Marc-André Beaudet : Pas celle-là, pas celle-là, c’était vraiment comme une que j’avais faite pour une affaire d’Hugo puis là, après ça, j’étais comme : « Eille, c’est bon ». Puis là je me rappelle que je l'avais envoyée avec vous autres, j’étais comme... mais Hugo m’avait demandé : « On ta gueule, donne-la à Hugo ! ». On l’a... c’est ça j’avais dit.

Louis Valiquette : On la pogne celle-là ! OK, OK. Puis c’est là que j’avais comme tombé sur l’espèce d’affaire de mettre des synthés dessus parce que j’étais comme : « OK, ça va être différent, je peux me permettre de mettre des synthés ». J’avais jamais pensé à mettre ça sur Blurry Eyes. Puis là, je cherchais quoi faire puis j’ai comme joué ce riff-là à un moment donné, puis là je l'ai comme copié à la guit en même temps. Puis oui, oui c’est vrai, oui ça vient un bout de jeux vidéo le refrain de keyboard.

Marc-André Beaudet : Ça vient de, comme je disais, je fais la musique pour des jeux vidéos puis tout. Un menu d’un jeu... on a un jeu qui s’appelle, pour ceux qui veulent checker, on a un jeu qui s’appelle RaceCraft et puis c’est des toune s genre électro-dance tout le kit, puis il y a une des toune s qui dans le refrain... je trouvais cool ce riff-là. J’avais passé un riff d’aérobie genre un peu. Fait que là j’ai pogné ce riff-là puis je l’ai mis comme dans mon refrain de toune que j’étais en train de composer.

Marc-André Beaudet : Puis là c’est devenu « NY » avec ça. Puis là depuis ce temps-là, ben j’ai pogné de quoi, j’ai fait : « OK c’est cool l’espèce d’affaire de rentrer des synthés ». Mais ce n’est pas des synthés dans... je trouve que dans le punk rock il y en a eu souvent comme dans Get Up Kids, plein d’affaires puis c’est bien correct, mais d’avoir comme une toune punk rock qui fait comme une mélodie par-dessus... tu sais parce que là c’est comme apporté différemment je trouvais. C’est une vibe plus moi. Moi je trouve que c’est bien mélangé, c’est bien mixé ça. Puis en même temps j’aimais ça parce que ça me ramenait une touche qui venait me chercher nostalgiquement, mon enfance tout le kit genre, qui me fait penser à de la musique sur les Contes pour tous genre, sur Bach et Bottine, des affaires de même genre un peu weird des fois. Ouais, ouais, genre l’espèce de bells genre synthé.

Hugo Lachance : Donc on lance un message à tout le monde : Blurry Eyes se cherche un guitariste-claviériste ou une, peut-être aussi.

Mathieu Dumontier : Tu sais on dit un, mais on avait même parlé qu'on dirait que si on veut inclure une autre personne dans le band, ça serait cool qu'on ait une fille.

Hugo Lachance : C'est lancé. Qu’est-ce qui s’en vient pour Blurry ?.

Carl : On fait notre show de lancement le 7 juin au Cabaret des Foufs, samedi. C’est ma fête !.

Louis Valiquette : C’est bonne fête ! Non mais c’est le fameux show de ma fête. C’est à chaque année, toujours la fête à Carl, tu joues tout le temps.

Carl : Puis à part de ça, on n'a rien de prévu encore. On veut faire des shows, peut-être jouer chez Phil Vai, on ne sait pas, si c’est dans l’air. Ouais, ouais, c’est bien. L'objectif, c’est a Boucherville. Je vais t’inviter mais il n’y a rien de booké.

Hugo Lachance : Puis l’album est disponible sur toutes les plateformes. Physiquement pas encore. Xbox, PlayStation ?.

Louis Valiquette : Non, non, physiquement non mais justement on aimerait ça un moment donné, ça pourrait être cool si quelqu’un veut embarquer avec nous autres dans l’aventure puis presser ça.

Hugo Lachance : Ben le message est lancé. Merci beaucoup Blurry. Merci beaucoup messieurs. C’est votre premier podcast ?.

Mathieu Dumontier : Merci. Vous êtes bien meilleurs que moi ! Bon ben merci à tout le monde. Merci au Pouzza, merci Alex de Du bruit à mes oreilles. Merci à tout le monde.

Hugo Lachance : Abonnez-vous sur les réseaux sociaux, vous savez de quoi je parle. Vous connaissez la poutine habituelle. Puis on se retrouve pour un autre épisode de l'Album Podcast.