Transcription de l’épisode Guhn Twei : Capital de l'arsenic

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Avertissement : Cette transcription est le fruit d'une collaboration avec une intelligence artificielle qui fait de son mieux, mais qui ne saisit pas toujours toutes les "subtilités" de nos discussions.  Le fichier audio/vidéo original demeure la seule référence officielle. Si un passage vous semble bizarre, faites confiance à vos oreilles et allez écouter l'épisode !


Hugo Lachance : Nous sommes le 1er mars 2025 à Montréal et aujourd'hui on vous prévoit un épisode assez intense avec le groupe Guhn Twei, grindcore francophone. Hey, bonjour à tous, bienvenue à l'Album Podcast. Avant de vous présenter mes invités convenablement, je tiens à remercier Véronique Lambert parce qu'elle nous prête son studio, la salle des tortues. C'est un studio écran vert qui est situé à Montréal. Alors pour tous vos besoins, si vous avez besoin par exemple d'un vidéo corporatif, sketch d'humour, télé, il y a un super beau studio. Puis elle est toute équipée, caméra, micro. Récemment, elle vient aussi de renouveler son éclairage. Vous avez juste à vous promener sur les réseaux sociaux, cherchez la salle des tortues et Véronique va vous accueillir. Elle est très sympathique, c'est un super bel environnement et ben voilà. Merci beaucoup Véro de nous avoir prêté ton studio pour cet épisode.

Hugo Lachance : Aussi, avant évidemment de vous présenter mes invités, je dois faire la poutine habituelle. Alors je remercie tous ceux et celles qui se sont abonnés au podcast sur les réseaux sociaux Instagram, Facebook, YouTube, mais allez mettre des petites étoiles. C'est un geste qui est gratuit puis c'est vraiment vraiment encourageant pour tout le travail que représente l'exécution d'un podcast comme celui-là. Alors, merci à tous ceux qui se sont abonnés maintenant. Hey Guhn Twei, yes, bienvenue!

Guhn Twei : Merci. Hey salut.

Hugo Lachance : Écoute, je suis vraiment content de vous recevoir. J'avais hâte de vous recevoir. On va commencer par les présentations. Je suis avec Simon Turcotte, Jeanne Perrin, David Alisich-Bérubé exactement et Étienne Pelchat. J'ai pas noté mon nom de famille, désolé.

Étienne Pelchat : Ah, c'est pas grave. Côté.

Hugo Lachance : Écoutez, ben écoute, on est ici pour parler de l'album Capital de l'arsenic. Je suis content de tout vous recevoir. C'est une première pour moi parce que là c'est la première fois que j'ai autant d'invités avec ma nouvelle machine. En espérant techniquement ça se passe bien. Alors je vais vous poser les mêmes questions histoire de vous connaître. C'est les mêmes questions que je pose à tout le monde histoire que tout le monde parte sur le même dénominateur commun. Alors Simon, c'est un petit gars de où?

Simon Turcotte : Rouyn-Noranda.

Hugo Lachance : Rouyn-Noranda. Ton album d'enfance plus loin que tu te rappelles?

Simon Turcotte : Ouais. Nevermind de Nirvana à l'enfance. Ouais.

Hugo Lachance : Ah ouais. Commencé de bonne heure.

Simon Turcotte : Ouais. Ben mon père c'est un mélomane fini là, fait que j'y volais ses CD là.

Hugo Lachance : Super. Ton album d'adolescence, celui-là qui a forgé ton identité, parce que c'est souvent ça qui arrive à l'adolescence.

Simon Turcotte : Ouais. Ben premier show vraiment métal extrême j'ai vu, c'était Cannibal Corpse, fait que l'album Bloodthirst.

Hugo Lachance : OK, ça. Puis qu'est-ce qui jouait dans le char de tes parents ou à la maison?

Simon Turcotte : Ça dépend avec quel parent je me promenais. Avec ma mère plus genre Beau Dommage puis Harmonium.

Hugo Lachance : OK.

Simon Turcotte : Avec mon père plus métal.

Hugo Lachance : Plus métal. OK. C'est bon. Puis à quel moment tu as réalisé que la musique allait être fondamentale dans ta vie?

Simon Turcotte : Tout le temps. Toujours. Ouais. Tout le temps.

Hugo Lachance : OK. On continue avec David. Alors le petit gars de où?

David Alisich-Bérubé : De Ville-Marie au Témiscamingue.

Hugo Lachance : OK. Cool. Puis ton album d'enfance. D'enfance là.

David Alisich-Bérubé : Mettons que j'écoutais pas de musique quand j'étais kid. Pas pantoute. J'écoutais ce qui jouait, ce que ma mère elle écoutait. Mais j'ai pas vraiment de souvenir de "Ah, j'aime cet album-là" ou OK. Non, c'est quand j'ai commencé à tomber dans la musique, c'est à l'adolescence puis je suis tombé dedans à 100 %, à fond la caisse. Ouais.

Hugo Lachance : Fait qu'album d'enfance là, première mo... tu en nommer deux.

David Alisich-Bérubé : Premier album ever, je me suis acheté Balance de Van Halen.

Hugo Lachance : Ah ouais, OK.

David Alisich-Bérubé : Ouais, on est vraiment ailleurs. Ouais, mais c'est correct. Puis ce qui m'a vraiment apporté dans la musique, c'est Antichrist Superstar de Marilyn Manson. OK. Ouais, ça c'est comme mon top ever.

Hugo Lachance : Puis qu'est-ce qui jouait dans le char de tes parents ou à la maison bien entendu?

David Alisich-Bérubé : Dans le char à mon père, c'était genre Rock Détente à la radio. OK. Pauvre toi. Puis ma mère c'était beaucoup de musique anglaise, musique américaine, mais ben c'est voir de ma mère, c'est toute anglophone fait que c'est toute la...

Hugo Lachance : Puis ta passion? Ta passion pour la musique, ça a commencé quand?

David Alisich-Bérubé : Ça a commencé quand j'ai découvert Green Day. Ah ouais, OK. Ouais, jamais... il y avait une toune que j'aimais le son de la basse. OK. J'étais : "C'est quoi cet instrument-là?". Puis j'ai été curieux. J'ai commencé à jouer de la basse à cause du son de basse de Green Day que je trouvais agréable à mes oreilles.

Hugo Lachance : Ouais, c'est vrai que c'est bon aussi. Après ça, je suis tombé sur le drum puis je suis tombé ailleurs. C'est ça qui m'a initié. Jeanne, une fille de où?

Jeanne Perrin : Dieppe en France.

Hugo Lachance : Ah ouais, ça s'entend. Ouais, un peu mais je pense une première. Tu es la première française au podcast.

Jeanne Perrin : Et ben merci. Je commence à avoir un accent québécois en fait.

Hugo Lachance : C'est bien ça. Ton album d'enfance Jeanne?

Jeanne Perrin : Ben, j'y réfléchissais. Je pense que c'est soit Nevermind de Nirvana, je pense c'est le premier CD genre que mon tonton m'a offert quand j'étais kid, ou Back in Black d'AC/DC parce que j'ai comme commencé la guitare avec ça. Puis mon tonton m'avait aussi acheté le CD que je mettais dans mon lecteur.

Hugo Lachance : Excellent. Excellent. Ton album d'adolescence.

Jeanne Perrin : Je pense que c'était plus genre du punk rock genre Ignition de The Offspring, des albums de Sum 41.

Hugo Lachance : Ta musique?

Jeanne Perrin : Je pense que genre j'ai... quand j'ai commencé la guitare à 8 ans mettons, puis qu'il y a un gars de 16 ans qui est arrivé dans mon cours puis qui jouait du Nirvana genre, puis j'ai commencé à trouver ça fucking cool puis j'ai commencé à prendre des solos de guitare puis genre là c'était parti puis depuis j'ai pas arrêté.

Hugo Lachance : Ah c'est cool. Étienne, tu es un gars de où?

Étienne Pelchat : À Amos. OK. Pas loin de Rouyn en Abitibi. Ouais. Une belle gang de l'Abitibi. C'est cool. Ouais.

Hugo Lachance : Puis ton album d'enfance? On dirait que je me rappelle pas trop vraiment mais je pense que là que plus loin je me souviens, je jouais avec mes avec mes bonhommes là quand j'avais genre 7-8 ans puis je voyais les CD à mon père genre, il y avait White Zombie ou... ah ouais... Metallica, Megadeth, ces affaires-là.

Étienne Pelchat : OK. Fait que c'est pas mal avec ça. J'ai commencé mais tu sais mes parents écoutaient les deux du métal, Testament.

Hugo Lachance : Ce qui jouait dans le char de tes parents, c'était du métal.

Étienne Pelchat : Ben ouais, pas mal. Mais des fois un peu de pop là, du Shakira, des affaires, mais la plupart du temps, on écoutait du métal.

Hugo Lachance : OK, cool. Puis ton album d'adolescence?

Étienne Pelchat : Ben mon premier album que je me suis acheté genre à peu près à 13-14 ans, c'est le premier album de Slipknot. Ah ouais, OK. OK. Ça c'est ça qui m'a converti vraiment.

Hugo Lachance : Puis dans le char de tes parents, on en a parlé. Puis à quel moment as-tu réalisé que la musique allait être fondamentale pour toi?

Étienne Pelchat : Je pense que c'est ça. Je le savais, je l'ai jamais su mais c'était tout le temps là genre. Ouais. Ouais. Tu sais dans ta chambre, tu écoutes tout le temps de la musique fort. Puis à un moment donné, mon père jouait un peu de guit, il tripait. Fait que puis moi je voulais jouer du drum. Fait qu'il m'a acheté mon drum. OK. Ouais. Fait que c'est comme venu naturellement, on dirait là, tu sais

Simon Turcotte : Merci d'avoir cru en ma vision et de me laisser propager mon message incendiaire sans compromis. Cet album-là serait resté dans ma tête sans ton aide et ton travail.

Hugo Lachance : C'est beau quand même comme texte. Je trouve ça le fun que tu donnes du crédit à tes musiciens. Comment ça s'est passé l'enregistrement de l'album justement ? Tu sais, juste par rapport à ça, ça coûte très cher enregistrer des albums.

Simon Turcotte : Mettons un band qui n'a pas un Dave dedans, il faut que tu ailles en studio pour aller enregistrer ces chansons, avoir quelqu'un qui enregistre tout, qui mixe, qui masterise ça, et c'est extrêmement cher. Surtout aujourd'hui en 2025, le coût de la vie et tout, pour un artiste, c'est très difficile. Je trouve que c'était très important de souligner la chance qu'on a de faire de la musique avec Dave, son studio, son expertise. Quand on décide qu'on fait un album, on le fait là.

David Alisich-Bérubé : Le troisième album, on l'a commencé à Noël parce qu'on ne faisait rien. On a commencé à l'enregistrer le 24, le 25 il était fini.

Simon Turcotte : Juste pour dire, on a fait un souper le 23 puis Dave me dit : « Ah Simon, il y a déjà un album d'écrit ». Trois jours après, j'arrive chez eux et on a tout enregistré les maquettes des tounes.

Hugo Lachance : Voyons donc ! Vous avez fait ça pendant trois jours non-stop ? Genre crinqués là, ces gars-là, ça n'a pas de bon sens. Mais toi, tu jouais du drum et les guitares au début ? Je veux juste savoir comment ça s'est passé l'enregistrement.

David Alisich-Bérubé : Quand j'ai commencé à jouer, j'étais à la guitare. Puis après ça, j'ai varié entre la guitare et la basse. Sur l'album, j'ai traqué le drum, j'ai traqué la guitare. Simon, il a chanté et il a fait la basse. Il y a des parties que toi tu as jouées de la guitare aussi. On s'était échangé plein d'instruments.

Simon Turcotte : Il y a des tounes où c'est moi qui joue de la basse. C'est comme un peu free-for-all. C'est un processus de création à deux vraiment. On enregistre de quoi, il y a des tracks, il y a des layers, go on s'amuse. Qu'est-ce qu'on met là-dessus ? Un show, tu écoutes la musique, elle passe, c'est fini. L'album, tu peux le réécouter et le réécouter, fait qu'on a mis beaucoup d'éléments pour rendre ça le fun à entendre. Quand tu le réécoutes, tu retrouves des nouveaux sons.

Hugo Lachance : J'en profite aussi pour dire merci à Jeanne de nous suivre dans l'aventure rocambolesque Guhn Twei. Dimanche avant la performance, on était dans le cadre du GAMIQ je pense, tu m'as rappelé qu'il fallait en profiter à fond quand on allait être sur scène, qu'il fallait se regarder durant le gros riff de la toune pour se rappeler mutuellement qu'on vivait quelque chose de beau. J'ai trouvé ça cute et contagieux. Un band, c'est ça aussi. Au-delà de la musique, il y a les humains et leurs vibes qui définissent le groupe. Jeanne, est-ce que ça s'est bien passé ?

Jeanne Perrin : Moi, j'ai vraiment eu du fun. On s'est regardés pendant le riff et c'était vraiment cool.

Simon Turcotte : C'est ça qu'on essaie de recréer aussi. C'est cool de préparer un show et de donner un show à un public, mais c'est encore plus le fun d'en profiter pour se donner le show pour nous-mêmes. On essaie de cultiver ça de plus en plus : avoir des contacts visuels, danser ensemble, avoir du fun ensemble et se lâcher des gros sourires. Moi, c'est ça que j'aime avec notre équipe, on s'amuse pour vrai.

Hugo Lachance : C'est pour ça que j'ai utilisé les bouts de ton texte parce que tu écris bien. Je trouve ça cool que tu partages les trucs de ta vie et que tu soulignes la part des autres humains qui travaillent avec toi. Pour Guhn Twei, la discographie, il y a Glencorruption en 2023 puis Capitale de l'arsenic en 2024. C'est ça ? Étienne, comment tu es arrivé dans le band, toi ?

Étienne Pelchat : Dans le fond, j'avais un projet il y a quelques années puis j'avais arrêté. Ma blonde a commencé à faire de la musique et ça m'a vraiment redonné le goût. J'avais décidé de me chercher un band, j'avais fait un post. Simon il me connaissait déjà puis quand j'ai posté que je me cherchais un groupe, il m'avait écrit de suite car il n'y avait plus de batteur dans le band. Tout était enligné. J'ai dit oui parce que le projet, je le trouvais déjà vraiment cool. Je suis pas du genre à m'exprimer sur les scandales, mais c'est quelque chose que je respecte vraiment et qui me tient à cœur parce que je trouve ça important. J'étais bien content de faire partie de ça.

Hugo Lachance : On connaît un peu l'histoire et le contexte. On va laisser parler l'album par lui-même, mais avant on va le présenter. Segment de présentation de l'album. L'idée est qu'on passe à travers les crédits. On va commencer par les étiquettes. Les étiquettes, c'est chiant, mais il faut en mettre pour guider les auditeurs. Où se situe Guhn Twei dans le spectre des genres musicaux ? C'est drôle, à chaque fois que le monde décrit musicalement le band, on n'est pas d'accord.

Simon Turcotte : Grindcore ? Je ne vois pas le grindcore. On n'est pas dans la culture du grind. Je comprends pourquoi le monde dit ça, mais moi j'en écoute beaucoup. Il y a beaucoup de riffs que j'emmène qui pourraient faire du grind, mais quand on fait les arrangements, ça amène d'autres influences. C'est plus vraiment ça. Il y a un truc qui est sorti aujourd'hui sur Urbania où c'est écrit Death Metal. Ben non, ce n'est pas du Death Metal, mais en même temps je peux comprendre tel riff. C'est comme une méga grande catégorie de métal ou c'est du métal méchant, je dirais. On peut dire que c'est agressif et rapide.

Hugo Lachance : Toi, tu as une voix hallucinante. Ça fait longtemps que j'avais pas entendu ça, surtout en français. Les albums sont bien réalisés, les guitares et le drum sont super bons aussi. C'est lourd. Dans l'album Capitale de l'arsenic, aux premières écoutes, on dirait que c'est uniforme, mais je l'ai écouté à peu près sept fois et quand on s'y attarde, il y a beaucoup de belles nuances. C'est de la poésie là-dedans.

David Alisich-Bérubé : On ne s'arrête pas à un style, on mélange tout plein de choses. L'éventail de style de métal que j'écoute est vraiment large, et de musique en général.

Simon Turcotte : Hardcore, ça fait du sens. Ça fait punk des fois aussi. Sur le prochain album, on a une toune qui est un clin d'œil : une toune qui dure 3 secondes ou 9 secondes. Vous l'avez appris à l'Album Podcast.

Hugo Lachance : Titre : Capitale de l'arsenic. Année : 5 juillet 2024. Compagnie de disque indépendante.

Simon Turcotte : On a travaillé avec un label de Québec, D7i Records et Doomsday Machine Records. C'est un petit label indépendant. Ils distribuent nos trucs, surtout les cassettes. Les CD, on les fait nous-mêmes, mais pour les cassettes et la promo, c'est le fun d'avoir quelqu'un qui aide à abattre la job. Hier, on a fait le show et Scare nous a apporté une batch de cassettes. On fait une fin de semaine complète avec les autres pour le lancement de leur nouvel album.

Hugo Lachance : Qui sont les musiciens sur l'album ? C'est un peu complexe, cet album-là, on est juste deux, pas vrai ?

David Alisich-Bérubé : Je suis arrivé et le drum sortait. Étienne, c'est le petit nouveau encore. Sur l'album, il y a voix, basse, guitare et paroles : Simon Turcotte. Drum, basse et mixage : David Alisich-Bérubé. Jeanne est là-dessus aussi ?

Simon Turcotte : Il y a une toune featuring Jeanne. Avant même qu'elle soit dans le band officiellement, elle avait mis son petit pied dans la porte. Il y a aussi Marc-André Larose, mon coloc. C'est avec lui que j'ai trouvé le nom Guhn Twei en 2021.

Hugo Lachance : Comment c'est arrivé ça ?

Simon Turcotte : C'était une conversation pour essayer de trouver un nom plus élevé que mon band de l'époque qui s'appelait Tumeur. C'est Marc-André qui l'a trouvé. C'est assez élevé comme nom.

Hugo Lachance : Ma mère le prononce « Gun ». Anecdote, quand j'en parle à mon petit gars de 4 ans, ce n'est pas « Gun », c'est « Guntoy ».

Simon Turcotte : Moi, ma mère m'appelle et me demande ce que ça veut dire. Explique ça à ta mère ! Mes amis français ne comprennent rien du tout car il n'y a pas de référence en France là-dessus.

Hugo Lachance : Comment s'appelle ton studio ?

David Alisich-Bérubé : Ça n'a pas de nom encore. La chambre à David ? J'ai vraiment une pièce dédiée à ça. C'est insonorisé grâce à Sarah qui a fait mes panneaux. On a relié la « Punk House » et ma salle de contrôle. Tout le monde qui pratique à la Punk House, je peux brancher des micros et écouter de chez nous. Je ferme la porte et j'entends juste le mix final. J'ai toujours voulu opérer un studio professionnel. En ce moment, je travaille sur l'album de Bar à clou et l'album de Doupel. Doupel, ce sont des ados qui font du métal old school. Ils ont gagné le prix émergence à Secondaire en spectacle la semaine passée. Avec Doupel, ça va faire le quatrième album que je réalise en deux ans.

Hugo Lachance : Période d'enregistrement de l'album ?

David Alisich-Bérubé : C'était supposé être un album de 17 chansons. On a commencé à enregistrer ça à l'été 2023.

Simon Turcotte : Mais là, le FME s'en venait. On s'est dit que ce serait le fun d'avoir un CD, une bonne opportunité avant Anonymus. On a splitté ça en deux. On a sorti Glencorruption, puis après on a monté ce qui est devenu Capitale de l'arsenic avec les autres chansons.

David Alisich-Bérubé : On a traqué 17 tracks de drum d'une shot. « L'acte terreur », on l'a fait après. J'ai repris des bouts de drum que j'avais pour monter la toune. C'est le breakdown de « Parasite » sur Glencorruption, j'ai pris le drum et on a fait « L'acte terreur » avec ça. Du recyclage écologique !

Simon Turcotte : La toune « Capitale de l'arsenic », au début, ce n'était pas la même chose. La maquette s'appelait « Biker ». J'écoutais Bruno un matin, il parlait de capitale, et là j'ai fait écouter mon démo. Dave avait fait un drum qui fittait avec la toune initiale, mais on ne savait pas trop ce que ça allait donner. À l'hiver 2024, j'ai réécouté les drums tout seul et j'ai composé une autre ligne de guitare et de basse. On l'a changée peut-être cinq fois, mais ça s'améliorait tout le temps. Dave a repris les riffs, il les a tassés de place. À force de travailler ensemble, ça a donné « Capitale de l'arsenic ».

Hugo Lachance : La pochette ? Attention, 1, 2, 3... Voilà ! Comment êtes-vous arrivés au concept ?

Simon Turcotte : Le titre Capitale de l'arsenic, à Rouyn, il y a une grosse anode de cuivre où c'est écrit « Capitale nationale du cuivre ». C'est un jeu de mots là-dessus. Mathieu Marcotte est vraiment bon pour faire des paysages au pastel. J'ai dit : « J'aimerais ça que tu prennes la même anode et que tu mettes ça dans un décor post-apocalyptique, comme Rouyn dans 200 ans après toute la destruction ». Ce que je trouve beau, c'est le ciel. On est allés voir l'œuvre en vrai, c'est magnifique. Le jaune est tout doré avec des brillants dedans, ça sparkle. Le graphisme est de Desro du label. Le logo est de Denis Germain.

Hugo Lachance : Après Glencorruption, comment avez-vous abordé l'album ?

David Alisich-Bérubé : Les drums étaient déjà faits. On ne s'est pas pressés, on a pris notre temps. Il y a eu beaucoup de recul. Je donnais une go de trois semaines, puis un mois de recul sans y toucher. Ça a été long, mais on s'est toujours gardé une oreille fraîche.

Simon Turcotte : Glencorruption, on l'a fait plus rapidement, on n'avait pas de musique nulle part. Pour Capitale, on a pris plus notre temps. On a retravaillé les parts de voix. Dave a refait la guitare quatre fois car il avait un nouvel ampli et il voulait le nouveau son.

Hugo Lachance : Est-ce qu'il y a un concept ou un fil conducteur au-delà des paroles ? Tu fais beaucoup attention à l'ordre des chansons.

Simon Turcotte : C'est important le pacing. Ça a été beaucoup réfléchi pour que l'album soit une expérience. On a regroupé les chansons par vibe.

Hugo Lachance : Segment une chanson après l'autre. Est-ce que vous avez réécouté l'album pour vous préparer ?

Simon Turcotte : Non.

David Alisich-Bérubé : Je l'ai écouté la semaine passée pour le mastering de la version vinyle. J'ai juste écouté les parties critiques.

Jeanne Perrin : Moi, c'est le seul projet de musique où j'écoute mes tounes. J'adore écouter cet album.

Hugo Lachance : On écoute un petit 30 secondes et on en discute. On commence avec « Corpocratie ».


Chapitre 21 : Corpocratie

Hugo Lachance : Corpocratie. La planète brûle, la faune se meurt, l’air est toxique. Tout le monde s’en crisse. Un cancer qui me ronge est le même que tu prônes, un gun dans la main, un pied d’entre, j’attends la fin du monde. Ouais. Parlez-nous de ça. Allez, corpo.

Simon Turcotte : Ça, c’est d’une première... d’une première compo. C’est dans les trois premières. Je peux pas dire c'est laquelle, mais c'est dans les trois premières.

Hugo Lachance : Chris de beau début d'album. C'est le début du show aussi.

Simon Turcotte : Ouais. Puis moi quand j’entends ça, on dirait je me ferme les yeux puis je m’imagine en arrière du drum devant tout le monde.

David Alisich-Bérubé : [Musique] C'est un clin d'œil ça. Le début d'album, c'était un album de Neuraxis qui commençait comme ça, Passage into Forn.

Hugo Lachance : OK. Au lieu du... Ouais, la tonne, l’album commence vraiment de la même manière là, c’est un clin d’œil. Tu aimes ça les clins d'œil, hein?

Simon Turcotte : Des artistes, c'est en cultivant... puis il met ça dans les albums. Corpocratie, comment est arrivée cette tonne-là? Ça a été dans les premières, c’est ça. Ça, c’est une tonne, ça fait longtemps que je l’avais écrite. Je m’étais acheté une guit en 2017, je venais de déménager à Laval puis j'avais rien à faire de mon temps, que je m’étais acheté une guitare pour passer le temps. Puis c'est une des premières compos que j’ai gosées là. Fait que là quand qu’on a fait Gun, je trouvais que je me rappelais ces riffs-là, ça fittait, puis là on l’a remonté version Gun.

Hugo Lachance : En tout cas, ça met bien la table pour le reste de l’album, ça c’est clair, net, précis. Non, c’est une bonne... Moi j’adore celle-là. Ta voix tout de suite est super. Tu sais, tu as comme quand même plusieurs styles de voix si on veut de vocal.

Simon Turcotte : Ben c'est parce que on fait... tu sais justement la plupart des bands, maintenant tu vas aller enregistrer ton album, ben tu vas le faire sur une certaine période de temps, fait que ton timbre de voix va être d’une certaine couleur sur tel recording parce que tu l'as fait d'une shot. Nous autres, vu qu'on a le studio en bas, c'est mon voisin, ben on a fait les tonnes puis les voix sur plusieurs périodes différentes, fait que le timbre de voix change beaucoup.

Hugo Lachance : OK. Puis avez-vous autre chose à ajouter là-dessus?

Simon Turcotte : Parlant de timbre de voix, ce que j'ai remarqué, il y a ben les deux albums, il y a beaucoup de shit tracks, mettons des tracks pré-prod qui ont fait la voix parce que j’ai remarqué que quand vient le temps d’enregistrer pour vrai, des fois l’énergie est pas toute là. C’est pas la même, fait que j’aimais mieux avoir une track qui sonne moins bien, qui a une meilleure énergie, qu'une track qui sonne... le son est parfait mais que l’énergie est pas là.

Hugo Lachance : Tu dis qu'il y a des shit tracks qui se sont retrouvées sur l'album?

Simon Turcotte : Énormément. Énormément.

Hugo Lachance : OK. La spontanéité, en fait.

Simon Turcotte : Ouais. Puis là le nouvel album qu'on travaille, ben c'est juste l'idée... c'est rien que des shit tracks. C'est ça. Ouais, mais on va les refaire parce qu’on a... j'ai screamé genre 13 tonnes en un après-midi.

Hugo Lachance : Ah ouais? Les dernières tracks. Mais c'est toujours impressionnant comment ça se passe avec ta voix. Tu es capable de supporter ça longtemps, le fait de devoir crier comme ça?

Simon Turcotte : Ouais, je me fais bien de la violence.

Hugo Lachance : Ouais, parce que tu gueules sur cet album-là. On va passer à « Capitale de l’arsenic » qui est l’extrait... je pense que c’est le premier single si on veut.

Simon Turcotte : Ouais, il est sorti avant l'album.

Chapitre 22 : Capitale de l'arsenic

Hugo Lachance : OK. On écoute. [Musique]. Capitale, capitale sauvage, capitale de qualité sociale. Capitale de l’argent, la corruption, capitale de l’arsenic. Donc capitale de l’arsenic, oui, des fois ça coupe un peu, hein? Capitale de la dissonance cognitive. Capitale de l’aveuglement volontaire. Capitale du cancer, des maladies pulmonaires, capitale de l’arsenic. Bien fiers de nos lacs aussi pollués que notre air, bien fiers de nos élus vendus aux enchères, bien fiers de la douce poubelle qui nous sert de ville. Bien fiers de vivre et mourir à l’usine, ville de l’arsenic. Parlant justement de shit track de voix, celle-là, je suis pas mal certain qu'on n'a même pas refait de voix.

Simon Turcotte : Non, c'est la première. Ah ouais, genre quand qu’on a fait la tonne, j’avais dit à Dave : « je les ai déjà les voix », puis on a traqué ça vite fait, puis c'était juste pour comme avoir une idée de la tonne. J'ai fait ça one-take, c'est ce qu'on a gardé puis on l'a gardé de même finalement. Fait que là, même il y a une phrase qui me gossait parce que c’est « capitale des inégalités sociales », je le prononce mal, il manque genre « iné » genre. Mais finalement on est comme... on s’en fout, on la garde telle quelle.

Hugo Lachance : La take là, de toute façon, on n'écoute pas Gun pour l’addiction non plus, clairement. C’est justement cette tonne-là qu'on disait tantôt qu'on s’est échangé comme cinq-six fois, qu’on l'a modifiée parce que le riff c’est vraiment pas ça.

Simon Turcotte : OK. Fait que je vais te shooter... ça serait le fun en tout cas si tu as le temps après là, je vais te shooter la tonne originale.

Chapitre 23 : L'intégration d'Etienne

Hugo Lachance : Tantôt, on parlait de toi, Étienne, tu es rentré après l'enregistrement. Comment tu t'es adapté aux drums de David?

Étienne Pelchat : Ah, j’ai travaillé fort. Ouais. Ça m’a sorti de ma zone de confort, mais je pense que j’ai vraiment apprécié. Puis en connaissant Simon, j’aurais pas pensé qu’il aurait fait des tonnes catchy de même. Je pensais que ça aurait été un tantinet plus brut. Je sais pas si c'est une partie de Dave dans l’écriture des tonnes des fois.

Simon Turcotte : Ben celle-là en particulier, oui, parce que la structure se ressemblait quand même pas mal à ça quand j'y suis arrivé avec les riffs de guit, mais après ça c’est comme Dave qui... tu sais, juste le « ville de l’arsenic » qui est comme tout seul dans le vide. Ça c’était lui, puis au début j’étais pas d’accord.

David Alisich-Bérubé : Ah mais c'est la meilleure! Il m'avait dit : « Attends, j'ai fait de quoi, je vais te le montrer là ».

Simon Turcotte : Je lui ai dit : « Je suis pas sûr là ». Je suis allé chez nous là, je suis revenu : « Ah ouais, c’est vraiment bon ». Eh mais tu sais, en show là, ton micro comment c’est... ce bout-là là, le monde le crie. Ouais, c’est débile là. C’est le bout là, tu sais, la tonne arrête là, tout le monde sont là : « ville de l’arsenic! ». Tu es comme : « ah ouais, ça se passe ».

Étienne Pelchat : Mais ouais, c'est drôle parce que cette chanson-là quand qu’ils l’ont sortie avant avec le vidéoclip, j'avais pas encore... je commençais à checker pour genre jouer de la musique puis j'écoutais ça, j'étais comme : « aïe, c’est bon là ». Puis c’est poignant comme vidéo, ça fait ça. Puis je disais à ma blonde : « aïe, je suis sûr Simon il aimerait ça que je sois dans son band ». Puis quand j’ai posté, il m’a écrit.

Simon Turcotte : Genre 5 secondes après que j'ai vu le post. Ouais.

Hugo Lachance : Ah mais j’aimerais vraiment... ben j’ai vu que le show sur YouTube sous le viaduc, c’est toi qui joues.

Étienne Pelchat : Ouais, ouais, c’est mon quasiment mon premier show.

Hugo Lachance : Ah ouais, OK. C’est fou, man. Bienvenue dans Guhn Twei.

Étienne Pelchat : Ouais, c'est ça. Ben merci. On a du fun en maudit, pour vrai.

Hugo Lachance : Alors ça fait combien de temps que tu es là? J'ai peut-être manqué.

Étienne Pelchat : Ça fait depuis 2023.

Hugo Lachance : OK. Est-ce qu'il y a autre chose à ajouter sur Capitale de l'arsenic?

Simon Turcotte : Ben shoutout à Samuel Prun pour avoir réalisé le vidéoclip.

Hugo Lachance : Ah ouais, hein? On le salue.

Chapitre 24 : Brûler des banques

Hugo Lachance : Super. On passe à « Brûler des banques ». OK. [Musique]. Brûler les banques. Celle-là, on n’est plus vraiment dans le coin du métal.

Simon Turcotte : Ouais, ça c’est... c’est vraiment inspiré d’une toune de Cannibal Corpse, Hammer Smashed Face pas mal, le riff du début, la première ligne. C’est pour ça qu’elle fait vraiment plus... celle-là qu'on discutait tantôt là.

Hugo Lachance : Puis on parlait de Marc-André Larose tantôt. Cette chanson-là, c’est un de ses textes. Puis c’est là que j’en venais parce que c’est drôle parce que ce texte-là, il est comme... comment je dirais? Je le trouve très bien parce qu’il est comme super doux sur une toune vraiment agressive, mais le texte a des éléments vraiment durs mais en même temps super sweet. Je vais en lire un extrait : « Je rêve encore mais ce soir les cocktails pleuvent sur des succursales de la Banque Nationale et les reflets du brasier dans les larmes de joie qui coulent de tes yeux. Nué d’éveil d’essence, bidon d’essence, bravo une étincelle, les sirènes au loin, l’aboiement des chiens. Je me réveille, quelle nuit magnifique mon amour, j’en rêve encore ». Fou pareil.

Simon Turcotte : Ce qui est drôle, c’est que c’est ça, j’ai pris son texte, tous les passages plus doux comme tu dis, ça c’est le texte initial de Marc-André. Et là il me manquait des lyrics pour la chanson, fait que le milieu, ça c’est moi qui l’ai ajouté. OK, je comprends. Mais c’est à partir d’un court texte que Marc avait fait.

Hugo Lachance : J’ai toujours bien aimé les paroles, la façon dont ça a été écrit, le rapport pas amour-haine mais tu sais, de douceur, quasiment une chanson d’amour. Puis ouais, ça perdure violent.

Simon Turcotte : C’est que ça parle de quelque chose de crissement intense, mettre le feu. Mais c’est comme si à la place ça se vivait comme sur un beau moment.

Hugo Lachance : C'est comme Bonnie and Clyde, en fait, comme s'ils avaient mis le feu à la banque puis après ils regardaient ça amoureux puis ils s’embrassent. Je trouve ça... c’est une belle qualité.

Simon Turcotte : Oui, ça fait partie d'une des trois premières tonnes qui ont existé dans Gun. Ouais, c’est ça, avec Corpocratie. La troisième c’est « Contempler l'absurde de la corruption ».

Chapitre 25 : L'intégration de Jeanne

Hugo Lachance : Ouais, ouais. Puis je posais la même question à Jeanne : comment tu t’es adaptée à Guhn Twei? Ton micro, Jeanne, s'il te plaît.

Jeanne Perrin : Ah excusez, pardon. Ben dans le fond, moi c'est Dave qui a composé toutes les parts de guit que je joue en show, puis il me faisait des vidéos puis je les apprenais. Ça a quand même bien allé. C’est quand même fait de manière organique. Il faisait des vidéos très détaillées de chaque part, de chaque riff en fait, des tonnes. Il était comme : « ben là je joue ça comme ça, bla-bla-bla ». J’ai appris ses riffs de guit comme ça. Puis après on les a jammés parce que c’est un bon guitariste.

Hugo Lachance : Il fait tout, même les jeux de pédales aussi là?

Jeanne Perrin : C’est le pedalboard, en fait. C'est ça que j'ai eu le plus de travail à faire, maintenant, c'est comme les jeux de pédales parce que Dave, c'est un ostie de geek du son, genre, mais sur tous ses aspects. Son pedalboard, genre, c’est énorme, il y a genre 15 000 pédales. Puis j’ai... ben pour l’instant pas tant parce que je joue beaucoup avec sa gear parce que justement il en a beaucoup, mais c’est plus les jeux de pédales que j’ai dû m’adapter pas mal, comme la Wah.

Chapitre 26 : Les shows

Hugo Lachance : Est-ce qu’il y a autre chose à ajouter sur « Brûler des banques »?

Jeanne Perrin : Le fun à jouer. C'est sûr, mon bout préféré c'est le breakdown, ça arrache tout en show.

Simon Turcotte : C'est fou. C'est le bout que je saute dans le monde. Ouais.

Hugo Lachance : Parlant de show, comment ça se passe un show de Guhn Twei? En tout cas, hier c'était intense.

Simon Turcotte : Ah hier, j’ai eu du fun en tabarnac. Ouais.

Hugo Lachance : Mais c’est comment d'habitude? Vous arrivez sur stage?

David Alisich-Bérubé : Ben moi, j’ai toujours tripé quand j’étais ado, je checkais des shows puis je tripais à voir le monde bouger. J’ai toujours été batteur, fait que j’étais tout statique. Quand je suis tombé sur la guit avec Simon là, je suis libre. On dirait que je rattrape mes 20 dernières années en arrière d’un kit de drum. Là je donne tout puis je saute partout. Non, la présence est bonne.

Hugo Lachance : J'en ai regardé quelques-uns en show là, votre présence est bonne. Même toi, Étienne, malgré ton handicap, tu as une présence qui est là. Il joue debout au drum des fois, il se lève.

David Alisich-Bérubé : Ouais, mais tu sais Simon là, il a ce bout-là qu'il est pas capable de se retenir puis on dirait qu'il va casser sa chaise. C'est parasite là, ça n'a pas de bon sens. Quand qu'on pratique, genre, il est comme : « ouais, c’est bon ».

Simon Turcotte : C’est déjà arrivé que je tombe. Pendant un tour, je me rappelle pas c’est quel show, mais je fais beaucoup des « stumps » avec mon pied, comme Mitch Lucker de Suicide Silence. Mais moi je faisais ça avant dans mes autres bands quand j'avais mes deux jambes. Fait que pendant « L'acte terreur », c’est un gros breakdown, fait que je faisais ça, puis à un moment donné j’ai vraiment failli tomber avec la basse.

Hugo Lachance : Non, mais c’est cool ça. On passe à « Immobiliste ».

Chapitre 27 : Immobiliste

Hugo Lachance : C'est ma préférée à jouer. [Musique]. Moi, j’ai de quoi à raconter pour celle-là.

David Alisich-Bérubé : Vas-y, on t'écoute. À droite, tu entends? Puis à la fin, ting-ting. Quand j’ai déménagé, mon ancien coloc a laissé du stock. Puis il y avait un espèce de bâton là. Ça s’appelle un « stump fiddle ». OK. C’est un bâton avec des assiettes de tôle, des grelots, un grand spring, une cloche, un espèce de patate en dessous. Mais ça c'est... c'est lui qui l'a patenté?

Simon Turcotte : Non, non, ils vendent ça. C’est un instrument irlandais, mettons pour des parades. Tu te promènes avec ça, tu fais juste le taper à terre, ça fait un vacarme dégueulasse. Je déteste ce son-là! Puis sur les deux tonnes grind qu'on a fait, Glencorruption et « Immobiliste », on a utilisé le stump fiddle. J’ai juste vargé dans le plancher avec. Une première au Québec! Puis encore, j’essaie de le plugger le plus de place possible vu que c’est un instrument non commun.

David Alisich-Bérubé : Mais c’est genre en même temps que le kick, quoi?

Simon Turcotte : Ouais, au début là, tu l'entends, les grelots là, c’est ça là.

Hugo Lachance : Ah quand même bien. Tu as patenté ça sur un pied de cymbales.

Simon Turcotte : Fait que salut Frank Pocket, merci pour le stump fiddle.

Chapitre 28 : Le "Wall of Pastorale"

David Alisich-Bérubé : Cette tonne-là, il y a une anecdote à Rimouski là. Simon pourrait bien la raconter. « Immobiliste », le « wall of pastorale ».

Hugo Lachance : Waouh! OK. Je sais pas c’est quoi, mais ça sonne bien.

Simon Turcotte : La première fois qu’on a joué à Rimouski, c’était en juin 2023 puis il y avait moins de 10 personnes au show là, tu sais. Ah ouais, OK. Puis parmi les moins de 10 personnes, il y avait la gang de Pastoral Grindcore. OK. Je pensais une gang d’animateurs de pastorale! Non, c’est des amis à nous. C’est un band de grindcore de Rimouski. Puis pendant cette tonne-là, on a fait une niaiserie : on a demandé de faire un Wall of Death vu qu'il y avait personne. Puis c’est juste les deux gars de Pastoral qui se sont foncés dedans. Il y en a un qui a pris l'autre, il l'a lancé dans le mur puis ça a fait un trou dans le mur dans la salle. Ah, tu vois! Puis là quand qu'on est retourné à Rimouski, c'était un vieux cinéma aménagé en théâtre, c'est vraiment une belle place. Puis là, ben là c’était un pas mal plus gros show, il devait avoir quoi, 100 personnes au spectacle. Fait qu'on a refait un wall of death sur « Immobiliste », mais là c'était Pastoral parce que le band jouait avec nous.

Hugo Lachance : Est-ce qu’il y a eu d’autres trous dans le mur?

Simon Turcotte : Non. Dans le show par exemple, il y a une chaise qui a roché. Ah oui, c’est pas nous autres là, mais ils ont fait une chaise musicale dans un moshpit. C’était écoeurant.

Hugo Lachance : Pastoral Grindcore, chaise musicale?

Simon Turcotte : Tu sais, quand tu as un gros trash qui tourne, tu mets des chaises dans le milieu. Mais le pire c'est que c’était une petite chaise pour enfants en plastique rouge, à peu près cette hauteur-là. OK, puis c’était ça la chaise, puis ils ont joué, mais la chaise n’a pas survécu. J'imagine.

Chapitre 29 : Fosse commune

Hugo Lachance : Ouais. On continue avec « Fosse commune ». [Musique]. Fosse commune. Bon, fosse commune à Fausse, hein? Je me demandais si tu voulais parler tout de suite après le début.

David Alisich-Bérubé : Le début... j’ai oublié de muter une vieille track de guit, une track DI. C’est juste la guit clean puis était pas sur la note, puis j’écoutais puis il y avait de quoi de bizarre. Ça bourdonne, ça faisait penser à une abeille là. J'avais pas remarqué ça puis j’ai aimé ça, fait que je l’ai laissée là. Ben ça fade-in, plus que le riff avance, plus ça fausse avec le scream qui est en même temps. Les deux ensemble, ça fait que quand tu arrives à la fin du riff, il est rendu qu’il fausse.

Hugo Lachance : C’est comme désagréable. Tu aurais pu appeler ça « Fausse commune ».

Simon Turcotte : Ouais, ouais. Moi j’aime bien cette tonne, mais moi je l'ai jamais jouée. Les paroles, on l'a jamais faite live.

Étienne Pelchat : Une fois quand j’étais au drum!

Hugo Lachance : Moi j’aime vraiment les coups de pelle puis on dirait... le beat de drum, on dirait que j’ai l’impression d’entendre du monde marcher jusque dans la fosse, man.

Simon Turcotte : Oui, absolument. C’est fucké là, que la chanson parle de ça. Et c’est dans celle-là qu’il dit : « l’or ne se mange pas ». Ouais, c’est celle-là. Au début, il y a un texte : « Pour nous c’était un moment de fierté, c’est un moment aussi pour partager avec nos employés un très grand accomplissement, c’est vraiment une belle réussite d’équipe d’avoir réussi à exploiter la fosse de belle façon jusqu’à la fin. Directeur général de la mine Canadian Malartic ». C'est quoi cette affaire-là?

David Alisich-Bérubé : J’étais un peu baveux des fois. C’est quelque chose que justement le directeur général avait dit par rapport à la mine Canadian Malartic. Je sais pas si tu as déjà été à Malartic. Non. Ben mettons, le Mordor des années... ça ressemble à ça.

Simon Turcotte : Sais-tu, je comprends le contexte dans lequel il a dit ça, mais quand tu sors du contexte puis que tu dis « je suis vraiment content de comment on a tout rasé comme ça »... La chanson c’est ça, « Fosse commune », c’est un peu... on est en région minière, c’est ça qui fait vivre la région. C’est juste que des fois quand qu’on regarde justement Malartic, on regarde toute la destruction de l’environnement, on se demande c’est quoi la finalité. Jusqu'à où on va exploiter puis qu'est-ce qui va rester après? Je trouve que c’est une question qui est très importante. Ben oui.

David Alisich-Bérubé : Je pense que la mine Malartic, c'est la fosse commune, d'après moi on serait capable de tout rentrer dedans.

Chapitre 30 : Hymne à la guillotine

Hugo Lachance : On continue avec « À la guillotine ». Une jolie balade. [Musique]. Hymne à la guillotine. Le sang bleu qui coule, sa tête qui roule. Soif de justice, hymne à la guillotine. Décapiter des rois, découper des princes, exécuter des reines, un après l'autre à tour de rôle, le grand ménage. Ça dit ce que ça a à dire, hein?

Simon Turcotte : J’ai grandi beaucoup sur le Death Metal, Gore... tu sais, je parlais de Cannibal Corpse plus tôt là. Cette tonne-là, c’est un peu plus ça là. Ça commence avec un blast beat puis tout.

Hugo Lachance : Ouais, mais c’est la tonne la plus rapide de l’album, je pense. C’est une de nos tonnes qui bûche, c’est la seule tonne qui a un blast beat de Gun. Ben à part le prochain album. La guit est le fun aussi, le type d’accord que tu utilises.

Simon Turcotte : Non, je pense que c’est mon petit côté... Il y a un solo pas mal rock. Moi j’écoute pas beaucoup de métal maintenant. J’ai mes bands métal sur lesquels je tripais avant, puis là je suis plus dans le rock, je suis plus dans le fun, dans plein d’affaires sauf du métal. Fait que j’ai comme beaucoup d’influences. C’est la seule tonne qui a un solo de guit puis ça fait vraiment rock.

David Alisich-Bérubé : Il y a des keyboards dedans aussi, hein? Il y a des ajouts de keyboard... je sais qu’il y a une layer de guit sur octaver qui backe le solo. OK, c’est ça. On a fait une coupe de layers de guit là qu’on a travaillé ensemble.

Hugo Lachance : Ça paraît qu'il y a beaucoup de recherche sur l’album au niveau des instruments parce qu'il y a plusieurs sonorités. Des bouts plus funky un peu.

Simon Turcotte : Ouais, mais tu vois cette tonne-là, c’est une tonne où j’ai été lâche un peu. Je l’avais enregistrée pour Glencorruption avec mon Fender puis ça c’est une des seules tonnes que j’ai pas refaites avec le nouvel ampli.

Hugo Lachance : Ouais, moi je pense... je veux pas le dire trop souvent mais je pense que c’est ma préférée.

David Alisich-Bérubé : C’est à cause des tonnes de même que tu es pas capable de genrer. C’est quoi ce style? Ouais.

Hugo Lachance : Non, mais j'avoue quand je repense 2 secondes, c'est ça, du gros blast beat puis après ça ça tourne rock, après ça ça tourne breakdown. En tout cas, chapeau pour celle-là, pour vrai. On finit avec « Opasatica ».

Chapitre 31 : Opasatica

Hugo Lachance : J’aime bien le début. [Musique]. Ah, c'est ça le keyboard dont je parlais. Espèce de... Ouais.

Simon Turcotte : Ouais, c'est ça. Il y a beaucoup de layers. Ça fait vraiment la croisée entre Sepultura puis un peu White Zombie.

David Alisich-Bérubé : Ça c’est une tonne à Dave. Ouais, c’est la seule tonne que j’ai composée, le musical, en entier. J’ai composé ça en 2009.

Hugo Lachance : Ah ouais? Ce riff-là?

David Alisich-Bérubé : J’avais un autre band, Fatal Heroes, dans le temps. Salut Chante! Puis on avait commencé à jouer puis ça a comme pas abouti. Puis j’avais tout le temps aimé ça. Puis là je proposais à Simon, je lui faisais écouter... j’ai comme plein de chansons puis il l’avait bien aimée.

Hugo Lachance : Ah ben le fun, c’est là parce qu’elle change un peu le beat de l’album aussi.

Simon Turcotte : Ouais, puis on a pris ça puis après on l’a faite en deux parts. « Opasatica », la deuxième part, c’est toi qui l’as composée. On l’a finie ensemble puis c’est un texte de Marc-André Larose aussi. Fait que c’est comme la tonne de Gun que moi j’ai le moins au niveau créatif, tu sais, j’ai aidé à faire les arrangements puis à finir la track puis à faire les mélodies de voix.

Hugo Lachance : Ah mais moi c'est une de mes préférées de l’album.

David Alisich-Bérubé : Ben celle-là moi, ouais... ah mais tu sais quand j'ai dit au début, un de mes albums préférés c’est Antichrist Superstar. C'est vraiment mon côté qui tripe industriel, dark ambiance. Pense un peu à Rob Zombie, des trucs comme ça.

Hugo Lachance : Mais non, moi j'aime beaucoup celle-là.


Chapitre 32 :

 Hugo Lachance : On arrive au « Lac Terreur », avec Jeanne en vedette. C’est celle dont on parlait tantôt, qui a une vibe pas mal plus sombre.

Simon Turcotte : Maintenant, Jeanne fait officiellement partie du band. Pour cette chanson-là, le drum qu'on entend, c’est celui de la pièce « Parasite », de l’album précédent.

Hugo Lachance : On entend de l’eau au début du morceau. C’est vrai qu’en ce moment, on enregistre juste à côté d’un bel aquarium. C’était vraiment cool quand tu es venue traquer ça en studio, Jeanne. C’était la première fois que je t’entendais chanter sur quelque chose de dark comme ça.

Jeanne Perrin : « Mon lac est bleu, mon lac est brillant, mon lac est sale, mon lac me fait peur... mon lac ne fait pas ».

Hugo Lachance : On imagine bien la suite. Comment es-tu arrivée à chanter sur cette chanson-là?

Jeanne Perrin : À la base, c’est encore un texte et une mélodie que Simon a composés.

Simon Turcotte : On voulait une voix d’enfant au début, on pensait le faire faire par la fille de Sarah. Le texte de « Lac Terreur », ça vient d’une piste cyclable au Lac Osisko à Rouyn. Cette phrase-là était écrite sur un panneau et elle a été composée par des enfants du primaire dans le cadre d’un projet scolaire. C’est quand même frappant : ces enfants-là ont peur du lac.

Hugo Lachance : Bah oui, c'est spécial. Pourquoi ont-ils peur du lac, au juste?

Simon Turcotte : Parce que le lac est extrêmement pollué. On ne peut pas s’y baigner, c’est plein de métaux lourds. Si tu te baignes là, il ne faut surtout pas que tu touches le fond ou que tu te blesses, sinon c’est fini. C’est une drôle de réalité qui date pas d'hier, c'est connu de tout le monde à Rouyn, mais c'est frappant quand les enfants l'écrivent. Finalement, la fille de ma blonde était trop gênée pour venir en studio, alors c’est Jeanne qui a fait la ligne de voix.

Jeanne Perrin : On a eu du fun à enregistrer ça, j’aime ça faire des voix creepy.

Simon Turcotte : Tu l’as très bien fait. On la joue en show aussi et j’adore le break après.

Hugo Lachance : On continue avec le Chapitre 33 : « James Bond ». On est plus dans le prog ou dans le plaisir avec celle-là. C’est une de mes préférées, notamment à cause de la longue introduction au piano.

Simon Turcotte : Il y a beaucoup de stock dans cette toune-là. On peut carrément parler pendant l’intro qui dure une minute. C'est une chanson qui change beaucoup et qui a été faite à la dernière minute à partir d'une simple ligne de basse. Je jouais la baseline en même temps que je chantais, c’est la version originale de la préprod qu’on a gardée. On a tout buildé autour de ça et le drum est totalement improvisé.

Hugo Lachance : Mais pourquoi l'avoir appelée « James Bond »?

Simon Turcotte : Musicalement, j'ai incorporé une phase de wah-wah funk dedans. Mais pour l’histoire du texte, ça vient de mon temps passé à l'hôpital. Quand tu es hospitalisé longtemps après des chirurgies — j'y ai passé six semaines — tu as des colocs de chambre. Un de mes colocs était un monsieur paralysé, et les préposés l’appelaient « James Bond ».

Hugo Lachance : Tu n'as jamais su pourquoi ce surnom?

Simon Turcotte : Non, j'ai jamais su, mais ce monsieur-là m’a beaucoup marqué. Sa réalité était très dure. Les deux seuls mots qu’il était capable de dire, avec beaucoup de misère, c’étaient « câlice » et « tabarnak ». C’était difficile de partager la chambre avec lui parce que moi, j’étais en convalescence, mais je m’améliorais de jour en jour avec la physio. J'étais capable de me remettre debout et de remarcher. Lui, il restait dans sa chaise toute la journée sans parler, puis on le remettait dans son lit le soir. Il voyait bien que moi, j'allais finir par « crisser mon camp » de là.

Simon Turcotte : Le texte parle de ma perception de sa situation. Vu son âge et le background catholique qu’on a au Québec, j’ai fait un texte avec beaucoup de références bibliques et des jeux de mots avec des trucs d’hôpital. Il y a même des références à la crucifixion.

Hugo Lachance : Ça finit par la phrase : « comment excuser un dieu si sadique ».

Simon Turcotte : Ben oui. C’est intense d’imaginer sa perception, seul, paralysé dans une chambre où personne ne vient le voir. Il doit se demander comment Dieu peut lui faire ça. Pour la composition, on avait un tableau de craie avec la structure : baseline, blast beat, un bout relax, puis on finit ça Doom à la fin. À la base, il n’y avait même pas de guitare sur cette chanson.

Hugo Lachance : On sent les influences funk et crossover même si ça reste du métal qui bûche. On finit avec la superbe mais difficile « Omerta » (Chapitre 34). Elle dure presque 14 minutes, avec une narration de 4 minutes, la chanson, puis du noise total pendant 5 à 8 minutes.

Simon Turcotte : Le texte est un superbe poème d’Alexandre Castonguay. La toune évolue très tranquillement.

Hugo Lachance : Il y a un extrait particulier dans « Omerta » au Chapitre 35 : Le dernier message de Mario Lacroix. Juste avant une minute de silence, on entend un message vocal.

Simon Turcotte : C’est le dernier message vocal qu’un de mes amis m’a envoyé avant de mourir. C’était Martin Lacroix, un tatoueur qui a été chanteur pour Spasme et Cryptopsy. Martin est mort en janvier 2024 pendant qu’on travaillait sur l’album. C’est aussi un ami de Mathieu Marcotte qui a fait la pochette; ils avaient un band ensemble dans le temps. J’ai demandé à Dave si je pouvais cacher son message dans le noise à la fin pour lui rendre hommage.

Simon Turcotte : C’est bizarre, parce que dans son dernier message, il me parlait du nom du band, « Gun ». Il trouvait ça écoeurant et il riait dans le message en disant que c'était intense. On ne s’est plus jamais reparlé de vive voix après ça. La partie de guitare seule que j’ai composée après la minute de silence, je l’ai écrite avec lui en tête.

Hugo Lachance : C’est brillant d’avoir fait ça. Ça prend tout son sens quand tu l’expliques : la relation avec Martin, tes hospitalisations.

Simon Turcotte : Ma relation avec Martin a été très particulière. Avant de tomber malade, j’avais aucun tatouage. À 26 ans, juste avant une opération au cœur à Montréal, je suis monté sur le pouce à Val-d'Or pour qu'il me tatoue le Joker. C'était ma première fois, une séance de 6 heures. Six mois plus tard, j'ai eu mon premier diagnostic de cancer et je suis débarqué à sa boutique sur Saint-Denis en sortant de l'hôpital. Il m’a fait tout ce bras-là pendant mes années de maladie, parfois juste une heure avant mes séances de radiothérapie. Sa mère aussi est morte du cancer, on avait un lien fort par rapport à ça. C'est spécial qu'il ait laissé sa marque sur ma peau et que moi je lui rende hommage en chanson.

Hugo Lachance : On passe au Chapitre 36 : Segment Rafales. J’ai vu sur Facebook que tu as hâte que l’hiver s’installe pour t’enfermer avec ta guit, ton chat et ton laptop pour écrire le prochain album. Qu’est-ce qui s’en vient pour Guhn Twei?

Simon Turcotte : On a déjà un autre album de prêt. À Noël, on ne faisait pas grand-chose et j'ai fait écouter mes nouvelles tounes à Dave. On a une douzaine de morceaux pour l’album 3. Étienne et Jeanne vont monter leurs parts quand ils seront prêts, on ne met pas de pression. Mais entre-temps, j’ai déjà écrit un autre album, l’album 4.

Hugo Lachance : Lequel est lequel, là-dedans?

Simon Turcotte : J’ai des bursts d’inspiration. J'ai composé un album complet très vite alors que j'étais supposé travailler sur d'autre chose. Je travaille seul chez nous avec ma guitare et du MIDI.

David Alisich-Bérubé : Simon traque ça avec des sons MIDI de marde qui sonnent comme du Nintendo cheap. Il faut beaucoup d’imagination pour comprendre ce qui se passe quand il m’envoie ça!

Simon Turcotte : C'est mon pad pour prendre mes notes, c'est facile pour changer les parts de drum ou de basse.

Hugo Lachance : Et pour la sortie de ce nouvel album?

Simon Turcotte : La préprod est finie. On veut commencer à enregistrer le drum dans les prochaines semaines. L’objectif, ce serait de le sortir avant la fin de l’année.

Hugo Lachance : Étienne, Jeanne, David, Simon, merci beaucoup. Suivez Guhn Twei sur Facebook et Instagram, et abonnez-vous à l'Album Podcast sur YouTube. On se revoit pour un prochain épisode!