Écoutez l'épisode audio GENERAL CHAOS : Can't please 'em all
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GENERAL CHAOS : Bandcamp, Instagram
Dans ce nouvel épisode de L'Album Podcast, l'animateur Hugo Lachance s'est posé au Café La Ligne Verte dans le Centre-Sud de Montréal pour s'entretenir avec la formation punk rock General Chaos. Composé de Rémi Jacques (batterie), Constantin Blondy (guitare et chant) et Aude Deniger (basse), le trio de la relève est venu décortiquer son premier album complet sous l'étiquette Stomp Records, Can't Please 'Em All.
Formé alors que ses membres n'avaient que 12 et 13 ans sur les bancs de l'école FACE à Montréal, General Chaos a rapidement franchi les étapes, passant des scènes extérieures du Pouzza Fest jusqu'à des premières parties marquantes comme celle de The Offspring.
L'évolution du son : Contrairement à leur précédent effort Outta My Way, conçu comme une compilation, Can't Please 'Em All a été pensé et composé comme une œuvre homogène. Le groupe livre un punk rock direct et sans détour (straightforward) qui puise ses influences autant chez Rancid et les Descendents que chez NOFX ou les Dead Kennedys.
Une affaire de famille : L'album a été réalisé par Fred Jacques (des Sainte Catherines, père du batteur Rémi) et enregistré en seulement trois jours par Ryan Battistuzzi au studio Le Stuzzio. L'épisode réserve d'ailleurs des moments touchants avec les interventions surprises des parents des membres, qui témoignent de leur soutien indéfectible envers la démarche artistique de leurs enfants.
« Le chaos du monde n'est que la projection du chaos régnant dans chaque individu. »
— Jiddu Krishnamurti (cité en ouverture d'épisode)
L'entretien a permis de revenir sur l'histoire et les thématiques de plusieurs morceaux clés de l'album :
You Prove Nothing & The Idiots Have Taken Over : Deux titres composés en urgence juste avant l'entrée en studio. Le premier offre un pré-refrain inspiré d'Ace of Spades de Motörhead, tandis que le second rend hommage à NOFX tout en dénonçant la montée de la droite et le climat politique mondial actuel.
Zipko : Inspiré du livre de photos The Bike Riders de Danny Lyon, le morceau retrace l'histoire vraie d'un membre du club de motards des Outlaws de Chicago dans les années 1960.
Busted & Bon à rien : Deux pièces qui abordent les frustrations scolaires, la pression sociale et le sentiment de rejet. Bon à rien se distingue par le fait qu'il s'agit de la seule chanson en français de l'album, interprétée par la bassiste Aude Deniger.
200 Yards : Une chanson née d'une réaction à chaud et écrite le jour même de la tentative d'assassinat contre Donald Trump.
Trust Anyone : Un titre hardcore très rapide né d'un riff mémorisé sur téléphone par Aude. La chanson met en vedette la chanteuse Vera Bozickovic du groupe Taxi Girls.
El Bato : Un morceau ska festif aux influences d'Operation Ivy qui fait un clin d'œil à l'univers de Stomp Records. Son titre provient d'une blague du réalisateur Fred Jacques lancée dans les micros du studio pendant la préproduction.
Junkie Territory : Un texte introspectif écrit par Constantin offrant un regard sombre et réaliste sur la gentrification, la crise des opioïdes et la détresse sociale observée dans le quartier Centre-Sud de Montréal.
L'anecdote provient d'un article de Dominic Tardif publié dans La Presse en 2023. Lors de l'entrevue, le batteur Rémi Jacques était en retard parce qu'il était allé au dépanneur chercher du Kool-Aid, pour finalement revenir avec de la liqueur et du chocolat, ce qui est devenu une blague récurrente autour du groupe.
L'album a été réalisé par Fred Jacques. L'enregistrement et le mixage ont été assurés par Ryan Battistuzzi au studio Le Stuzzio à Montréal, le tout complété en trois jours intensifs.
Le groupe part en tournée à l'automne aux côtés de formations établies comme The Planet Smashers, Mustard Plug et K-Man & The 45s, avec plusieurs dates au Québec et à Ottawa.
Sources journalistiques
Dominic Tardif, 14 sept. 2023 pour La Presse
Communiqué de Stomp records (2026)