Klaus : Klaus II : Transcription Intégrale
Avertissement : Cette transcription est le fruit d'une collaboration avec une intelligence artificielle qui fait de son mieux, mais qui ne saisit pas toujours toutes les "subtilités" de nos discussions. Le fichier audio/vidéo original demeure la seule référence officielle. Si un passage vous semble bizarre, faites confiance à vos oreilles et allez écouter l'épisode !
Hugo Lachance : Nous sommes le 17 décembre 2025 au studio d'Anduran à Montréal et aujourd'hui si vous ne connaissez pas le projet de mes invités c'est normal mais chose est sûre c'est que vous avez déjà entendu leur musique à quelque part sinon ben vous habitiez sur une autre planète depuis les 20 dernières années. Alors aujourd'hui je reçois Joe Grass et François Lafontaine qui viennent nous présenter leur album que je considère comme un album OVNI. Alors je reçois Klaus à l'album podcast.
Hey bonjour à tous avant de vous présenter convenablement mes invités mais je tiens à remercier notre commanditaire Hopéra. Hopéra c'est une microbrasserie qui est située à Jonquière. C'est un restaurant bar sur la rue Saint-Dominique en plein centre-ville mais aussi ils ont un usine où est-ce qu'ils brassent leur bière puis dans l'usine il y a un petit pub qui est vraiment incroyable vous pouvez goûter à toutes les produits. C'est vraiment super cool c'est accessible à tout le monde vous pouvez acheter des caisses et vous pouvez consommer sur place aussi. Et puis c'est un endroit aussi où il y a plein d'artefacts des groupes underground du Québec par exemple la première guitare de Piggy de Voivod il y a des trucs de WD-40, de Groovy Aardvark. Vous pouvez aussi aller voir les fermenteurs qui sont personnalisés avec des logos de ces groupes-là le plus récent je pense c'est Barf qui a eu son fermenteur. Alors ben merci à Vlad merci à toute leur équipe à écouter leur produit c'est vraiment de très bonne qualité. Aussi si vous aimez mon travail vous voulez supporter le balado et ben il y a un lien dans la description du vidéo ou si vous êtes à l'audio rendez-vous au www.lalbumpodcast.ca vous pouvez faire une petite contribution comme ça spontanée ou une contribution par mois. Et merci beaucoup à tous ceux et celles qui se sont abonnés c'est vraiment vraiment apprécié c'est un petit geste qui prend pas de temps et puis ben ça aide beaucoup pour un podcast comme celui-là.
Joe Grass bonjour. François Lafontaine salut. Merci d'avoir accepté l'invitation.
Joe Grass : Merci à toi.
François Lafontaine : Plaisir merci merci à toi oui.
Hugo Lachance : Ben écoute on est là pour parler de votre album votre projet Klaus et l'album Klaus 2 mais avant vous avez fait le lancement je pense c'est mercredi passé. Ça mercredi ouais. C'est un show lancement ouais ouais l'album est sorti le 28 novembre dernier OK mais le on a fait le concert lancement si tu veux à l'Escogriffe comment ça comment ça s'est passé ?
François Lafontaine : Bien très loud très le fun très loud très le fun ouais cool.
// SEGMENT : Présentation de l'artiste
Hugo Lachance : Ça je commence toujours les mêmes six questions pour chacun de mes invités alors Joe Grass c'est un petit gars de où ?
// Joe Grass
Joe Grass : Je viens de Nouveau-Brunswick originalement mais je j'habite à Montréal depuis un bout de ma bout puis c'est quoi ton album d'enfance le plus loin que tu te rappelles ? Night Train Oscar Peterson Trio probablement ouais je comme je me souviens je me souviens de celle-là c'est comme mon père écoutait ça puis on tripait depuis que que je comme finalement ouais ouais dans le jazz ça commence fort ouais ça commence fort. C'est quoi ton album d'adolescence ? D'adolescence que moi j'ai choisi que moi j'ai vraiment aimé qui a changé ma vie je dis comme Bitches Brew a fait comme un gros quand j'ai découvert ça. Mahavishnu aussi Inner Mounting Flame c'est comme tout ça m'a vraiment fait peur puis réaliser des choses que c'était comme vraiment un autre monde mais ouais je Bitches Brew ah ouais OK c'est bon c'est bon puis qu'est-ce qui jouait dans le char de tes parents ou à la maison ? Ben Oscar Peterson Oscar Peterson Joe Williams Joe Williams avec Count Basie il y avait comme ouais beaucoup de choses de ce côté de mon père. Ma mère c'était plus comme you know Top Gun soundtrack puis il Lionel Richie pas Lionel Richie Cat Stevens aussi comme plus dans les choses folk des vieux années là.
Hugo Lachance : Cool puis à quel moment as-tu réalisé que la musique allait être fondamentale pour toi ?
Joe Grass : Ben j'ai commencé des cours de musique assez jeune parce que je comme c'était on était en mini-van nous autres on venait de tu sais comme un peu la campagne alors que tu comme chaque fois que j'avais quelque chose en ville à un moment donné il faudrait comme conduire un demi-heure alors passé beaucoup de temps puis je me souviens une fois il y avait Lee Dorsey qui est venu sur sur la radio. Lee Dorsey comme Working in the Coal Mine des choses comme ça avec Allen Toussaint dans le temps un gars de New Orleans c'est comme j'ai entendu ça j'étais comme eh c'est cool ça c'est quoi ça ? Puis ma mère tu comme de cette discussion-là ma mère m'a m'a inscrit des des cours de guitare à comme 7 ans OK puis c'était bien après ça probablement 12 à 13 où est-ce que ça est devenu quelque chose social que ça j'étais comme je suis certain que c'est quelque chose que je voulais faire comme plus mais c'était comme autour les les les feux de camp puis tu sais comme quand c'était comme ensemble puis tout je connaissais les accords déjà puis chantais un couple de chansons puis c'était fun puis le feeling de célébration ensemble qu'est-ce que les chansons ça fait ça a fait comme OK wow il y a comme quelque chose dans ça qui est vraiment puissant qui est vraiment comme spécial.
Hugo Lachance : Ton premier instrument ?
Joe Grass : Guitare guitare OK.
// Francois Lafontaine
Hugo Lachance : Merci François tu es un petit gars de où toi ?
François Lafontaine : Gars de Montréal un petit gars de Montréal cool dans le nord de la ville là en fait ouais ouais.
Hugo Lachance : Puis ton album d'enfance le plus loin ?
François Lafontaine : On n'avait pas d'album chez nous curieusement mon père c'était un mélomane là il y avait tout donné ses vinyles mais on écoutait beaucoup la radio puis tu sais je me souviens qu'est-ce moi j'écoutais on enregistrait des vidéos sur le beta même avant VHS là MusiquePlus mais MuchMusic puis je sais pas toutes les vidéos de l'époque que ça soit Dire Straits puis Money for Nothing c'était toutes ces ces trucs-là là tout going ouais c'est c'est toute la musique qui passait à cette époque-là dans les années 80 là fait que ouais.
Hugo Lachance : Tu as raison je faisais ça aussi j'enregistrais les des solides rock avec Paul Sarasin.
François Lafontaine : Paul Sarasin ça a carrément créé toute ma culture musicale de jeunesse tellement tu sais je dis moi c'était la façon je me suis j'arrivais de la maternelle puis je me je me ploguais devant la TV là genre ouais tous les après-midis là tu sais puis j'écoutais que des vidéoclips tu sais ouais vraiment puis qu'est-ce qui jouait dans le char de tes parents ? Mettons tu sais quand j'étais plus mettons à partir de 10 ans mettons le début de l'adolescence là mon père j'écoutais ce que mon père écoutait en fait là OK. Que ça soit Cat Stevens, Pink Floyd, Genesis c'est toutes les bands que mon père a eu la chance de voir dans les années 70 ah ouais fait que ouais tout ça Supertramp ouais beaucoup de ça beaucoup de musique francophone aussi Richard Desjardins ouais Paul Piché Michel Rivard Richard Séguin ça jouait beaucoup là.
Hugo Lachance : Puis ton album d'adolescence ?
François Lafontaine : Bah je vais y aller je vais y aller avec les premiers disques quoi j'ai acheté deux disques là. Les deux premiers disques que j'ai achetés c'était deux albums de rock j'avais acheté The Wall de Pink Floyd puis de The Lamb Lies Down on Broadway de Genesis ça coûtait 40 dollars un album double wow 92 c'était très cher 40 dollars oui c'est encore cher.
Hugo Lachance : À quel moment tu as réalisé que la musique allait être fondamentale pour toi comment ça s'est passé ?
François Lafontaine : Au début de l'adolescence en fait ouais ouais je j'ai commencé à jouer du piano quoi j'avais 11 ans j'ai pris des cours avec l'organisme de l'église en fait ah ouais OK qui m'a laissé jouer sur l'orgue à un moment donné en haut puis j'ai fait OK ça c'est cool c'est loud puis c'est très métal métal église ouais ouais quand même puis non je pense c'est venu assez vite à un moment donné je trouvais ça mais tu sais toutes les bandes que j'écoutais toutes les bandes de prog tu sais que ça soit ça ou tu sais les bandes des 90s aussi que j'écoutais je me disais OK je sais pas j'avais le goût de faire ça dans la vie là ça a été très clair très tôt là je pense là.
Hugo Lachance : Puis ton premier instrument c'est piano j'imagine ?
François Lafontaine : Oui ouais ouais OK cool.
// Discographie : Joe Grass
Hugo Lachance : Vous avez quand même chacun de votre carrière dans l'introduction je disais que même si on vous connaît pas de nom on a probablement entendu ce que vous avez fait à quelque part sans le savoir tu sais puis fait là je vais commencer avec Joe dans le fond ta discographie en 2004 tu as sorti ST c'est ça ?
Joe Grass : Mais ça c'est probablement mon self-titled self-titled OK OK OK OK cool OK je dis ça sonne bien en français ouais c'est ça.
Hugo Lachance : Puis après ça en 2011 Deadlocks ou ouais c'est quoi ça Deadlocks ?
Joe Grass : Non c'est écoute ça un jour là c'est comme ouais ouais c'est c'est je vais te passer ça comme tu m'as passé Calambour oh shit ah ouais.
Hugo Lachance : 2016 The Rest Will Disappear ouais et puis 2023 ton dernier album solo c'est Falcon Heart OK puis tu as travaillé avec bien du monde entre autres avec Lhasa tu as travaillé sur quel album ?
Joe Grass : Sur le dernier album mais il y a comme il y a un album live live en Islande qui est sorti après qu'elle soit décédée que moi j'étais là aussi dans la bande cool.
Hugo Lachance : Tu as travaillé avec les Barr Brothers avec Patrick Watson Elisapie Marie-Pierre Arthur Fred Fortin hm hm OK fait tu roules ta bosse depuis combien de temps dans dans le milieu de la musique ?
Joe Grass : Mais je venais à Montréal tu sais comme un peu parce que tu sais comme à Nouveau-Brunswick je suis comme je j'étais allé à l'école la première année en Nouvelle-Écosse puis j'étais comme je voulais être dans un scène que ça vivait puis j'ai arrivé ici tu comme le moment que j'ai arrivé ici à 18 j'ai commencé de jouer dans les bars puis tout comme j'ai joué dans les bars quand j'étais comme dans mon adolescence à Nouveau-Brunswick aussi alors j'ai commencé comme assez vite quand j'ai arrivé ici alors je dirais que ça comme c'est depuis c'est depuis ce temps-là puis j'ai raconté du monde sur les scènes dans les bars c'est comme OK cool.
Hugo Lachance : Je te disais tantôt quand on s'est croisés que je suis vraiment content de t'avoir rencontré parce que ton nom revient souvent au podcast ah j'ai fait un épisode avec Stéphane Archambault OK tu sais fait que là je te lis un extrait de de l'épisode quand je l'ai je l'ai rencontré pour son album point qui est vraiment vraiment bon alors il dit à propos de toi puis un moment donné je me suis rendu compte que je faisais fausse route parce que j'avais l'impression de faire du Mes Aïeux sans Mes Aïeux et c'est exactement ce que je voulais pas faire puis là j'ai cherché j'ai cherché puis sur cette même émission-là je me rappelle plus laquelle c'est Joe Grass qui était le chef d'orchestre je connaissais son travail je savais qu'il travaillait bien puis il est tasty il a du goût donc j'avais un peu orienté le choix vers ça fait que je suis allé voir Joe et Joe avait vraiment le gros avantage de connaître à peu près rien de Mes Aïeux il en avait entendu parler mais il est dans un milieu mais plus anglophone il savait que ça existait mais sans plus puis là j'ai là j'ai dit tu vas rien écouter de plus on part de là pour moi c'était vraiment la plus belle opportunité de page blanche c'est c'est le plus proche de la page blanche que je pouvais avoir c'était de travailler avec des gens qui avaient aucune idée préconçue de comment ça devait sonner. C'était comment travailler sur cet album-là ?
Joe Grass : Mais c'était le fun comme sur l'émission qu'on travaillait ensemble c'était bien on avait on...
Hugo Lachance : C'est quoi l'émission ?
Joe Grass : Ça s'appelle Le Grand Veillée c'est un ouais ouais c'est un show un peu comme musique traditionnelle de francophone d'ici Louisiane ouais ouais ouais ouais puis c'était bien mais on a eu la chance de faire des arrangements tu comme de rien là-bas que c'était vraiment comme mais low pressure faudrait que c'est bon mais on a on a eu beaucoup d'essais parce que chaque émission lui il choisit un toune puis nous autres on faisait un nouveau arrangement pour ça alors on a déjà fait ça un peu mais tu comme quand lui est venu avec des les enregistrements sans instruments c'était ouais.
Hugo Lachance : Parce qu'il avait enregistré ses maquettes juste la voix ouais exactement.
Joe Grass : Et c'était fun de comme travailler page blanche comme ça tu comme l'harmonie tout c'était comme il pourrait vraiment comme tu pourrais vraiment créer un monde puis lui était comme willing d'y essayer des choses alors c'était ouais.
Hugo Lachance : Je sais qu'il avait il avait bien aimé ça travailler avec toi puis il y avait Robbie ouais ouais Robbie puis on le salue Stéphane puis on salue Robbie fait c'est ça ben ça ça a été un bel épisode puis tu es revenu aussi pour l'épisode avec Veranda ah ouais il en fait le album là-bas et puis l'autre je me souviens plus ça va me revenir tantôt mais c'est ça il y avait Veranda puis il y avait Stéphane Archambault dans un autre aussi on parlait de ton ton nom revient de temps en temps dans les crédits de participation je suis content que c'est tout positif jusqu'à date.
// François Lafontaine
Hugo Lachance : François.
François Lafontaine : Yep.
Hugo Lachance : À part Calambour.
François Lafontaine : Oui faut bien commencer à quelque part je comprends mais j'ai moi j'ai tu sais on on fait des blagues avec ça on fait des calambours ouais mais j'ai appris quand même j'avais 18 ans j'ai fait commencé à faire le tour du Québec à 18 ans dans le fond là quand qu'on y pense là non mais c'est fou Calambour c'est de toute beauté la majorité du band venait de la Côte-Nord il y avait seulement Stéphane Bergeron qui venait de Québec qui a fini dans Karkwa aussi fait que puis fait que tu étais habitué de tourner en Gaspésie à Côte-Nord tout ça fait que tu sais moi j'ai beaucoup appris quand même j'ai découvert le Québec en fait à l'extérieur de Montréal tu sais pour avoir grandi à Montréal je n'étais pas sorti beaucoup de Montréal fait c'était vraiment quand même une belle école là.
Hugo Lachance : Ah je comprends bah ouais c'est là que tu fais tes c'est là que tu apprends c'est tout des premières fois dans fond c'est c'est très cool. Tu as fait partie d'un certain groupe qui s'appelle Karkwa.
François Lafontaine : Yep.
Hugo Lachance : Que d'ailleurs j'aimerais ça recevoir au podcast.
François Lafontaine : Ben oui dans l'univers on va sûrement faire ça ici si jamais on a à refaire ça on s'en parlera.
Hugo Lachance : Il y a une certaine Marie-Pierre Arthur aussi que tu as travaillé avec.
François Lafontaine : Oui.
Hugo Lachance : Entre Galaxie Fred Fortin puis beaucoup beaucoup beaucoup de monde puis aussi on tu reviens aussi de dans le podcast souvent tu as été nommé par Mara Tremblay pour le super album Tu m'intimides j'ai fait un épisode avec elle puis on a parlé de toi Fred Fortin entre autres puis Antoine.
François Lafontaine : Antoine Corriveau oui on a tapé des choses ici d'ailleurs avec Antoine ouais OK c'est ça ouais ouais.
Hugo Lachance : Puis ça je trouve ça très cool de finir par vous.
François Lafontaine : Mara qui m'a donné ma première gig professionnelle de studio je ouais mais en fait c'est avec Olivier puis Pierre Girard qui réalisaient l'album non c'est avant avant Tu m'intimides que j'ai joué c'était je pense c'était Les nouvelles lunes lunes c'est ça fait qui était son troisième album en tout cas fait que ouais c'est on avait enregistré ça au studio Victor je commençais à me tenir avec Pierre et Olivier c'est avant même Galaxie tout ça fait ouais.
// Discographie : François Lafontaine
Hugo Lachance : Ta discographie mais en fait tu tu as pas d'album solo.
François Lafontaine : Non.
Hugo Lachance : Puis dans le fond la discographie de Karkwa dans le fond tu 2003 c'est Le pensionnat des établis ouais sur C4 pas très loin de Calambour non plus il y a des bons ragoûts OK 2005 Les tremblements s'immobilisent ouais après ça 2008 Le volume du vent 2010 Les chemins de verre et 2023 Dans la seconde voilà sur Simon Records.
// Klaus
Hugo Lachance : Fait là on est rendu à Klaus on est ici pour parler de ça dans votre communiqué vous décrivez Klaus comme conscient du pouvoir qu'ils ont eu entre les mains dans la collection de l'album dans la confection de l'album Grass et Lafontaine sont les maîtres d'œuvres du parcours en dents de scie de leur alter ego à la mine patibulaire ils ont inventé pour lui des histoires auxquelles ils ont cru eux-mêmes troquant ainsi notre réalité pour une autre distorsionnée mais oh combien réjouissante c'est un rêve impossible ou une piste de danse invite à l'oubli des herbes longues qui s'étendent à perdre de vue une attaque de panique en plein vol de nuit une crise cardiaque les deux pieds sur la lame les ailes d'un ange derrière le visage chargé de la vérité c'est Klaus. Mais c'est qui Klaus ? Intense comme présentation.
François Lafontaine : C'est lui ça Monsieur Klaus.
Joe Grass : Et ouais c'est comme l'identité d'avoir comme une identité à Klaus parce ça sonne comme c'est un nom puis avec le couvercle qu'on a choisi puis un peu le l'angle qu'on a pris c'était quand même fun de penser à une identité qui était pas nous parce que nous autres notre identité c'est tu sais comment on aime ça faire les tracks faire notre décision dans la musique puis avoir beaucoup de fun en faisant ça mais c'est comme notre vie comme ça tu sais comme ce serait plus intéressant de faire comme on écrit comme de perspective de quelqu'un d'autre d'habitude puis tu comme avec toujours un peu de ton propre expérience dedans tu peux pas l'éviter mais ouais on trouvait ça fun de comme vraiment aller loin avec ça comme d'appeler au lieu d'appeler ça Grass-Lafontaine vous avez mis ça sur le dos d'un personnage c'est quand même bien c'est ça.
François Lafontaine : Plus amusant ouais c'est ça.
Hugo Lachance : C'est quoi l'histoire de de votre rencontre comment vous avez démarré Klaus parce que c'est votre deuxième album ?
François Lafontaine : On travaille ensemble tu as parlé des artistes sur lesquels Joe ou moi que j'ai accompagnés en studio live on se connaît quand même depuis my god fait 20 ans avant ça ouais mais j'ai rencontré Joe je pense la première fois il était sur un house band au Spectrum avec ça c'était le show de Michel Goulet puis là Karkwa était invité OK Joe jouait du pedal steel et de la guitare fait moi je capotais sur le steel j'étais comme genre wow OK on s'est présenté là peu de temps après je pense tu as embarqué avec.
Joe Grass : J'ai appris comment jouer après ça va très bien ça va très bien maintenant.
François Lafontaine : Mais mais c'est ça puis après ça ben il a embarqué sur la tournée de Marie-Pierre à moitié de la sur son premier disque c'est puis depuis ce temps-là on a fait plein de studios ensemble sur plein de projets ça que ça soit sur des albums que lui a réalisés ou que moi j'ai réalisés ou des fois les deux ensemble sont sur le projet d'un artiste juste comme session guy si tu veux le studio puis fait que à un moment donné c'est arrivé j'étais dans un bar puis j'ai j'avais comme du temps à perdre j'étais j'étais comme j'avais plus de gigs je disais je pense tout le monde me disait fais un projet solo je comme ah ça me tente pas d'être tout seul pour faire ça j'aime ça travailler en gang puis Joe a dit "Ah pourquoi qu'on on fait pas un band tu sais ?" et j'ai fait yeah j'ai fait qu'on a tout de suite on a commencé pour tu sais on a travaillé là-dessus puis on ouais on travaille bien ensemble alors c'était comme c'était fun c'était naturel là.
Hugo Lachance : C'est comment parce que tu c'est un podcast quand même axé sur la création puis comment vous faites comment ça vient au monde une toune de Klaus ?
François Lafontaine : Mais je pense que le fait d'avoir travaillé ben du monde avant ouais pour d'autres en fait ouais puis de tu sais des fois tu arrives dans studio puis tu sais bon tu connais pas la chanson puis tu connais pas tout ce que tu as à jouer tu connais pas l'arrangement tout la façon qu'on travaille la majorité des artistes maintenant tu arrives pas puis il y a pas une il y a pas une partition puis c'est comme joue ça fait tu sais on a développé une façon ensemble toi tu fais ça moi je vais faire ça OK on fait il y avait comme une une complicité si tu veux que que Joe et moi mais je pensais pas qu'on allait dans la création même des chansons aller pousser l'enveloppe aussi loin que ce qu'on a fait pour le projet tu sais fait que c'est une toune c'est comme ça il y en a un qui apporte un riff ça part d'un jam puis vous complétez ?
Joe Grass : Plein de différentes façons je suis comme ça ça l'évolué dans le temps aussi la façon qu'on compose mais c'est jamais la même c'est comme des fois il y avait comme des choses que moi je venais avec comme un toune un peu composé déjà puis on on faisait autour on mettait des autres couleurs on trouvait un verbe ou des fois tu sais comme on partait de rien un expériment de comme un couple d'accords tu sais comme il y a une les tounes tu comme Smarties où est-ce que toi tu tu es parti de rang d'accords qui est même plus dans la toune une fois tu sais comme ça je pense qu'elle arrive une seule fois finalement ouais ça une seule fois puis c'était comme vraie progression tu comme je sais pas comment écrire cette progression puis je comprenais trop pas trop mais tu comme on a parti la toune de ça puis tu tu sais comme c'est c'est toujours différent c'est jamais comme j'espère vraiment que c'est comme jamais comme une seule façon là c'est c'est fun que c'est comme tu tu trouves un différent façon à chaque fois.
François Lafontaine : Toi ça un bon exemple justement Smarties tu sais je veux dire il y avait des accords puis on a juste gardé on a juste gardé la basse malade ballade je pense que oui quasiment mais c'était un R&B en tout cas puis tu sais on a ôté tout ce qu'il y avait en haut juste gardé la basse qu'on a finalement fait un riff avec on a développé ça puis ça donne ça tu sais c'est vraiment le fun de pouvoir faire ça tu sais ce qui on a pas de limite ouais à ce qu'on peut faire il y a pas de le...
Joe Grass : Non ça existe pas vraiment beaucoup avec nous genoux.
François Lafontaine : Il y en a un qui apporte un riff ou une intention puis on lui donne une chance on donne tout le temps une chance on essaie des choses puis à un moment donné je veux dire on se regarde on fait comme ah ça c'est peut-être plus ou moins intéressant on passe à un autre appel c'est tout il y a pas de...
Hugo Lachance : C'est vraiment la musique qui est en avant-plan plutôt que les egos musicaux des deux têtes à quel moment vous rentrez d'autres musiciens est-ce que vous faites les les les tounes de base vous êtes deux ou des fois ?
Joe Grass : Cette fois-là je pense c'était plus tard c'est comme on tout avait des démos pour toutes je dirais comme départ puis il y a comme des enregistrements que où est-ce que tu comme tu entends des choses de la démo qui sont là et il y a d'autres choses où est-ce qu'on a comme reparti en jouer ça live avec les musiciens puis on laissait tout le monde avoir l'espace puis quand même OK.
Hugo Lachance : Parce que c'est ça parce que quand vient le temps d'enregistrer la toune vous dites il y a vous appelez quelqu'un pour pour venir jouer avec vous autres la basse souvent puis entre autres Robbie tu sais Robbie a joué les drums surtout sur toutes les...
François Lafontaine : Ouais c'est vrai qu'on était prêt à enregistrer il y a des éléments comme Joe disait qu'on qu'on a gardé du démo fait que des fois on joue avec ça des fois ah fuck on met ça de côté on va juste on va repartir juste les trois puis on buildait des choses par-dessus mais c'est ça parce qu'il y a quand même beaucoup de collaborateurs Robbie Fred Fortin Marie-Pierre Arthur on va aller voir OK c'est cool ça ouais.
// Le jeu des étiquettes
Hugo Lachance : Puis pour votre discographie dans le fond c'est le je disais que c'est le deuxième album vous avez sorti Klaus en 2018 puis Klaus 2 en 2025 c'est quoi la différence entre les deux il y en a un qui est moins collage que l'autre j'imagine ce que j'ai ce que j'ai cru entendre.
Joe Grass : Mais c'est comme on était sur la première on était comme vraiment trois qui travaillaient ensemble comme dans les compositions puis tout puis tu sais comme au travers des choses a changé puis on a décidé comme c'est moi Frank maintenant c'est plus un duo tu comme qui qui fait ça alors ça c'était un gros affaire qui a changé je dirais que la première c'était plus des expériments c'est comme c'était ça venait de partout tu sais comme que quand qu'on faisait ça puis c'était plus collage je dirais tu sais comme on forçait des trucs qui allaient pas nécessairement ensemble c'était tu sais puis on se gênait pas de le faire on disait ah qu'à cela ne tienne ça s'en va là puis là c'est comme tu sais c'est comme ça fait un peu plus prog là.
François Lafontaine : Ça faisait peut-être probablement un peu plus prog mais tu sais je pense que c'est quelque part d'autre pour aucune raison aucune raison on essaie on essaie de mettre le plus d'idées possible dans une chanson super belles choses mais des fois tu fais comme il y a trop tu sais mais il y a pas c'est pas trop c'est juste c'était ça c'était ça le c'était condensé ah c'est cool cette mélodie-là ah c'est cool ce son-là fait tout il passait puis c'est un bel exercice à faire quand même tu sais mais moins de silence moins de silence ouais tandis que probablement que celui-là ça moi c'est ça je dis que j'ai qu'on se dit depuis le début c'est que ça s'est fait un peu naturellement quand même je veux dire les les les les formes sont plus claires peut-être tu sais probablement en fait mais mais je pense qu'il c'est plus chanson probablement que ce que plus pop un peu mais tu sais c'est quoi une chanson ça peut être ça peut être que sur le premier de Klaus ça peut être ça peut être plein de choses mais c'est pour ça c'est la raison pour laquelle je le présente comme un album OVNI j'aime bien ça tu sais comme un espèce d'album qui tu sais tu sais pas à quoi t'attendre puis qui arrive un peu nulle part qui est un peu tu sais a quand même un fil conducteur mais ça ça part quand même dans dans toutes les sens cet album-là mais tu sens que c'est contrôlé c'est maîtrisé plus ramassé ouais c'est ça exact mais moi c'est j'aime beaucoup les les albums OVNI ouais. On va faire justement on va en parler le jeu des étiquettes OK les étiquettes c'est chiant mais il faut en mettre pour guider les auditeurs alors si tu avais des étiquettes de style à mettre sur Klaus 2 ça serait quoi ?
Joe Grass : Quelqu'un qui m'a posé ça je pense une autre j'ai fait à Radio-Can puis elle m'a dit j'étais incapable de j'ai dit je dis je te laisse décider je laisse l'auditeur décider je dis c'est dur moi j'adore poser cette question mais en fait regarde je tu as posé la question c'est c'est quoi que tu écoutais quand tu étais plus jeune Oscar Peterson Genesis je sais pas moi si on dit prog c'est misleading si tu dis jazz c'est misleading si tu dis rock c'est c'est comme ça marche pas je comme rock c'est le plus proche mais tu tu sais comme c'est c'est loin de comme c'est c'est quoi c'est quoi rock c'est comme c'est c'est c'est beaucoup de choses c'est beaucoup de choses là c'est...
François Lafontaine : Mais je pense tu as une excellente réponse je veux dire on j'aime penser que c'est des tounes ouais exactement puis tu sais rendu là les gens se feront une tête de tout ce que c'est tu sais c'est je trouve ça parce que oui on peut parler de chaque influence de chaque toune mais ouais c'est comme de toute façon on va écouter une par une les tounes puis je savais que la réponse allait être complexe mais tu as quand même trouvé la meilleure réponse c'est vrai c'est vrai.
// SEGMENT : Présentation de l'album
Hugo Lachance : On va passer justement au segment présentation de l'album on va passer à travers les les crédits parce qu'il y a beaucoup de monde qui ont travaillé là-dessus quand même puis est-ce qu'il y a un concept dans cet album-là autre que que Klaus est-ce que ça est-ce que les tounes tournent autour du du personnage ou est-ce qu'il y a un fil conducteur musical dans l'album ?
François Lafontaine : En tout cas moi je me souviens de je sais que je sais qu'il y a un moment dans l'album Joe puis moi on a dit "OK ça c'est la première chanson ça c'est la dernière chanson" OK puis il y a comme un personnage qui apparaît au début qui apparaît dans la première et la dernière chanson je pense c'est à peu près le seul concept qu'on est allé plus loin ah ouais OK dans le sens que il y a une chorale au début il y a une chorale à la fin qui clôt l'album tu sais ouais ouais ouais ouais puis c'est pas mal ça là sinon le reste c'était vraiment de faire un une espèce d'amalgame de toutes ces chansons-là puis qu'il y ait une espèce de narration entre les chansons si tu veux vous avez fait un début une fin Klaus et remplir tout ça OK c'est bon excellent.
// Les crédits
Hugo Lachance : Remplir après ça 10 décembre 2025 Louis-Philippe Labrèche pour Le Canal Auditif dans la forme le premier était probablement un peu plus collage que le dernier mais ça c'est pas quelque chose qu'on s'est posé comme question ça s'est fait naturellement comme ça puis c'est pas moins éclaté je pense on a fait du dripping contrôlé pour cet album-là je trouvais ça très cool comme image je ne sais pas si ça existe du dripping contrôlé mais ouais tu prends le dripping de peinture Jackson Pollock fais ça carrément ça ou je trouve c'est une belle expression pour pour ça des fois on essaie de trouver des termes hein mais ça va bien. Alors le titre Klaus 2 année 28 novembre 2025 euh maison de disque Simon Records réalisation Joe Grass et François Lafontaine les compositions aussi de vous deux paroles Joe Grass les musiciens évidemment il y a vous deux ben guitare Joe Grass guitare basse percussion voix puis François les les claviers et synthé basse percussion puis des voix aussi ouais c'est les informations de de base.
Je pense le 10 décembre 2025 dans le même article encore il y a de nombreux amis qui sont venus faire leur tour sur deux parmi eux on retrouve notamment Morgan Moore et Fred Fortin qui tour à tour ont joué de la basse François Lafontaine explique les personnes qu'on invitait c'est parce qu'on les entendait réellement jouer sur cette pièce-là c'était vraiment un casting particulier pour pour des telles chansons puis puis Marie-Pierre aussi Marie-Pierre aussi venue jouer ouais c'est ça il y a une autre anecdote tantôt qui s'en vient dans le même article c'est ça fait que mettons pour Fred il était de passage tu l'as appelé tu as dit tu as envoyé des tracks viens jouer là-dessus ou comment vous approchez les gens ?
Joe Grass : Envoyé le toune puis je pense que lui a passé du temps de son côté puis passait en ville pour quelque chose puis venir à mon studio puis on a ouais on a traqué ça on a pris une après-midi là puis on a hangé OK c'est bon OK fait c'est vraiment comme la bonne franquette si on veut.
François Lafontaine : Même chose mais tu sais Morgan je pense que Morgan on l'a tapé live je pense live ouais ça ça a été fait ici d'ailleurs ouais justement les autres musiciens Robbie Koster drums percussion Marie-Pierre Arthur basse puis back vocal Morgan Moore à la basse Fred Fortin à la basse Lysandre Bourdage congas et percussions Olivier Salazar au marimba oui il y a il y a des chœurs aussi Lysandre Ménard Laurence Nerbonne Marie-Pierre Arthur Émile Pompaie voilà. L'anecdote toujours du même article j'avais trouvé ça cute dans le sous-sol chez nous à un moment donné on était comme OK telle harmonie ça serait cool on va demander à Marie-Pierre Lafontaine pointe en haut voulant dire qu'elle était à l'étage pendant ce temps c'est l'avantage d'avoir comme partenaire une chanteuse d'exception surtout que dans un rire Joe Grass confirme nous autres on peut pas chanter ça c'est vrai c'est très haut ouais c'est cool ça.
// La pochette
Hugo Lachance : Studio studio d'Anduran c'est c'est c'est ton studio ici ?
François Lafontaine : Je fais partie je crache ici là depuis environ quoi 7 ans peut-être 7 ans OK très belle place merci d'ailleurs de de me recevoir plaisir.
Hugo Lachance : Il y a le Wild Studio puis le PJ Mansion ça c'est studio à Joe ouais ah ouais OK cool enregistrement et mixage Pierre Girard je vais l'inviter aussi lui il est quasiment dans le 3/4 des albums en a fait beaucoup maintenant ouais après ça additional recording on a A Star Away par Guillaume Chartrain puis euh Gautier Marinof ouais ça c'est la ça a été fait Gautier avec au Wild ah ouais OK OK parfait mastering Le Lab. Période d'enregistrement vous ça sur combien de temps cet album-là ?
Joe Grass : Ouais il y a des choses qui ouais on a beaucoup de choses ça venait de la dernière 3 ans tu sais comme mais il y avait des choses de le qu'on a commencé en 2019 je dirais que des choses ah ouais OK qu'on était pas en 2020 ouais je pense que quand on était au c'est comme il y a un couple d'affaires comme un couple de guitares qui ont resté un couple de pianos peut-être qui ou probablement probablement ouais les synthés puis des choses de les démo qu'on a qu'on a gardé ce temps-là mais on a tapé des affaires en fait c'est on tapait des trucs puis c'était comme à un moment donné tu sais plus c'est c'est le démo ou c'est l'enregistrement tu sais de projets qui s'étalent aussi c'est vraiment étalé là tu sais fait que je comprends voilà. Nombre de pistes il y en a il y en a une quinzaine non il ou il y a combien de tounes ? Il y a 10 chansons 10 ouais excuse-moi puis la pochette super belle pochette on va la faire apparaître à l'écran attention 1 2 3 et voilà magnifique pochette donc la photographie par Marc-André Montgrain puis le design graphique par Antoine Corriveau cool puis c'est quoi l'idée derrière la pochette c'est qui la Klaus vous avez pris qui comme personnage ?
Joe Grass : Mais tu comme après d'avoir la première et la dernière toune on a comme on a c'est comme genre on on avait comme beaucoup de choses à remplir puis tu sais ça retourne à ton question est-ce qu'il y a comme un concept un fil puis tu sais comme je pense que pour avoir notre étoile du Nord dans tout ça on pensait tu sais comme qu'est-ce que ça prend pour comme naviguer cette monde qui bouge tellement vite puis le c'est comme le mental health comme des choses comme ça alors tu sais on on pensait beaucoup de comme de beaucoup d'histoires de monde qu'on connaît tu comme autour de nous puis tu comme par ça bouge vite puis c'est beaucoup pour nos têtes euh euh à comprendre alors c'est comme on a peu près tout que nous autres on a vécu personnellement aussi on parlait beaucoup de ça mais tu sais comme mais tu sais notre caractère c'est c'est un peu lui une personne plus jeune qui passe au travers de tout ça que des choses qui qui bougent tellement vite puis là après que on avait ce fil dans l'album on pensait comme mais ça prend ça prend quelqu'un c'est c'est pas nous à ce point de notre vie tu comme la personne qu'on va mettre sur le cover parce que l'histoire c'est c'est trop loin de nous comme individuel comme nous autres alors on a pensé de comme trouver quelqu'un d'autre qui était comme qui avait comme du vécu qui était jeune mais avait du vécu vécu dans les yeux dans la face exact alors on était sur le chemin de comme aller comme trouver c'était comme c'était qui c'est vous autres qui l'avez trouvé ou c'est Marc-André ?
Joe Grass : C'est Marc-André qui l'a trouvé ouais ouais OK c'est ça cool ça ça fait une belle pochette.
// La réception de l'album
Hugo Lachance : Tu vois tu parlais de concept mais c'est vrai que quand j'y repense il y a quand même des sujets récurrents sur l'album au niveau de l'écriture de de de de passage de vie de problèmes quotidiens qu'on voit dans la rue de c'est c'est vrai c'est vrai que j'avais pas fait le lien mais il y a ça il y a ça il y a ça qui revient quand même beaucoup sur l'album au niveau des textes ouais mais c'est c'est ça qu'on perçoit en regardant puis écoute la proposition est là plus que ça que de la musique je te dirais des fois on parle de concept musical mais mais c'est plus c'est plus au niveau des des textes même il y a peut-être un lien avec la musique aussi c'est que vu qu'il y a différents styles il y a des tounes plus intenses il y a des tounes on dirait comme des espèces d'état d'esprit différent de toune en toune on peut faire un lien peut-être avec ça ça a été quoi la la réception de l'album ?
François Lafontaine : Ben je pense que c'est étonnamment surprenant je sais pas à ce jour personne ne m'a appelé pour dire que c'était de la merde.
Joe Grass : Ta mère t'a pas appelé pour te dire tu as fait un excellent disque Joe tu peux laisser ton numéro les auditeurs vont t'appeler dans un projet que tu vois une de les parents une membres qui a appelé tu comme je comprends pas pourquoi tu fais ça ça me donne anxiété mais c'est pas cet album-là ouais non mais euh non tu sais comme et d'aller jouer de donner le nouveau vie de comme jouer les tounes live aussi ça c'était comme tellement positif de comme donner une nouveau vie à les tounes puis voir l'énergie avec le monde ça c'est ça c'est vraiment comme ça c'est spécial mais ouais c'est c'est positif la réception était cool les les les on seulement fait trois concerts de plus de de depuis la sortie puis il y a une belle réaction de gens en fait j'ai vu des nouvelles faces que tu tu sais je pensais de voir juste mes chums musiciens il y en avait mais finalement plein de gens qui sont passés puis c'était comme ah wow OK on a entendu parler quand même c'est ça fait que non c'est étonnant puis tu tu sais comme Joe dit il faut jouer ouais exact.
Hugo Lachance : Mais justement ça ressemble à quoi un show de Klaus êtes-vous assez proche des tounes assez loin est-ce que tu sais ça se passe comment un show de Klaus combien de musiciens ?
Joe Grass : On est on est quatre euh mais on était cinq pour le lancement avec les euh mais c'est comme toujours en évolution tu tu sais comme on a fait comme trois c'est comme juste trois vrais spectacles jusqu'à date on a on a joué beaucoup on a répété pour le fun et c'est comme j'imagine c'est comme si on joue beaucoup dans une an dans une an que qu'est-ce que c'est à ce moment puis on aime ça que ça évolue mais déjà où est-ce que c'est c'est comme dans la place qu'on est vraiment contente que c'est comme plein de découvertes chaque fois puis il y a des moments où est-ce que quelqu'un peut comme jouer quelque chose comme un surprise puis il y a du place pour réagir il y a des places que ça ouvre puis ouais yeah.
[00:00:00] SEGMENT : Une chanson après l'autre
Hugo Lachance : On va passer au segment une chanson après l'autre puis on va commencer par la première. On écoute un extrait là, c'est pour aujourd'hui c'est Joe qui est aux commandes. Puis voilà, on va commencer avant. Ça fait longtemps que vous avez écouté votre album ?
Joe Grass : Ça fait longtemps, on sait. Ouais, mais pour apprendre les tounes pour le pour le live, pour checker des parts, j'ai écouté un peu par... mais j'ai j'ai pas écouté de A à Z depuis... non, c'est ça.
François Lafontaine : Moi, même chose pour moi. Je l'ai écouté pour pour monter les les tounes pour le live. Ouais, fait qu'on va commencer par "Wider Sky".
[00:00:37] Wider sky
[Extrait musical de "Wider sky"]
Hugo Lachance : Donc "Wider Sky", belle voix, Joe ! Et merci, merci ! On entend quasiment Leonard Cohen. Ouais, j'ai déjà entendu parler de lui. Ouais, parle-moi de de cette toune. Mais celle-là, c'est comme vraiment, on a... c'était deux morceaux. Ça, c'était comme c'est moi, j'avais comme un petit démo de cette toune, c'est comme juste simple, trois accords, quatre accords, puis François avait comme le le la chose plus avec les étoiles. Ouais, les étoiles au début. Puis on a juste mis ça ensemble pour voir qu'est-ce que ça qu'est-ce que ça va faire de mettre ça ensemble. Puis ça a marché, on a laissé ça ensemble. Cool ! Puis là, la outro puis tout ça, on a comme essayé d'amener tout ça ensemble, les paroles, le thème au début tu as la chanson ben la partie verse-chorus, puis le thème qui revient à la fin. En fait, c'est vraiment ça qui est arrivé. Il y a c'était comme deux différentes affaires complètement.
François Lafontaine : OK. Les paroles, c'était quelque chose que je... comme moi, je suis toujours en train de composer un peu de mon bord, puis tu les avais déjà les paroles, c'est ça ? La chanson, toute la partie chantée existait déjà dans... OK, OK. Tu avais ça dans un dans un carnet à quelque part ? Ouais, c'était... mais tu sais, comme je pense que les tracks de la démo originale de chez nous étaient ils sont là quelque part, on peut les écouter plus tard. Mais oui, cette chanson-là, tu sais comme je pense que je... ça de penser de de parler à quelqu'un, tu es comme toi-même mais plus jeune, tu comme pour donner un peu de avis, de rester calme. Reste calme, c'est correct, écoute. Ouais, ouais, c'est bon ça.
Dans nos notes, j'avais pas les paroles mais dans mes notes, j'avais l'esprit de Leonard Cohen en écoutant beaucoup en écoutant cette chanson-là. Puis ouais, quelque chose à ajouter ? Ou ben non, c'est ça. C'est en fait c'est probablement la chanson qui s'est faite le plus vite. OK, ouais. Techniquement, peut-être qu'on a eu à gosser un peu. Je te dirais parce que ce que moi j'avais, c'était pas dans la même tonalité que la chanson originale que toi tu avais. La la partie que tu avais, c'était pas dans la même tonalité. On n'a pas pitché ça, tu ça donnait comme un peu un peu plus de voix grave. Ouais. Ce qui donne le caractère aussi, qui a déjà une voix grave là, on s'entend. C'est comme le personnage, tu sais. Puis on a fait exprès pour mettre la voix très forte que quand ça part, tu fais comme gar, c'est beaucoup, tu sais. Comme après qu'on avait l'intro, je suis comme j'ai l'impression que je veux comme les que le vent astral, vent astral ça passe au travers de ma tête. Et j'ai appelé comme un sound guy design, comment je fais ça ? Puis comment... flangers, phasers, delay... OK, on essaie quelque chose. On a gossé avec le son là, de faire que c'est comme vraiment un trip dans les headphones, le début là. La première, comme tu disais tantôt, la première couche, la première parenthèse de de Klaus qui était faite avec un truc... Oh my God ! On avait du temps à perdre pendant la pandémie ! J'ai acheté un logiciel qui s'appelle Cycles en fait, OK, qui est un système qui est un logiciel pour faire de la synthèse granulaire puis tout ça. Fait que j'ai pris comme un espèce d'accord qui est arpégé, puis d'après ça ben tu trafiques là-dedans, puis après ça tu peux jouer polyphoniquement finalement, tu sais. Tu pars tout ça, c'est pas une note, c'est un accord, mais là après ça, rajouté avec d'autres accords, il y a des cloches dedans. Il y a des cloches dedans que ça ça fait ça, mais le son original c'est rien, rien à voir avec ce qu'on... c'est un truc qu'on aime beaucoup, Joe et moi, de pas comprendre ce qui sort. C'est qu'est-ce qu'est... c'est comme on le sait pas, tu sais. OK, ouais. On passe à la deuxième, "The pressure".
[00:05:54] The pressure
[Extrait musical de "The pressure"]
Hugo Lachance : Ouais, moi c'est une que j'aime beaucoup. Le riff de guitare est hallucinant ! Puis il y a un petit côté, je sais pas, King Crimson un peu là-dedans, ou je sais pas c'est laquelle. Il y en a une, il y a il y a plusieurs cherchent tout le temps des influences, qu'est-ce qu'on entend en écoutant cette toune-là ? Mais je l'aime beaucoup celle-là.
François Lafontaine : Moi ce que je me souviens, c'est que ça c'est un riff que Joe jouait dans Klaus quand qu'on tournait avec le premier disque. Ouais. Ça faisait longtemps qu'il traînait ce riff-là, puis qu'on s'est dit c'est sûr qu'on va faire de quoi avec ça un moment donné. Puis ben finalement c'est ça, tu sais. Quand quand l'idée s'en va pas, c'est qu'elle veut exister. Ouais, exactement. Puis son temps arrive, puis des fois des fois ça prend 2, 3, 4, 5, 6 ans, tu sais pas. Tu sais, tu as fait... c'est sûr que si ton guitariste ou n'importe qui joue, faut toujours une riff. C'est elle veut vivre, elle veut vivre. Quand tu l'oublies pas, c'est que c'est déjà bon signe. Ouais.
Joe Grass : Mais le riff de guitare, j'avais ça comme... j'ai écrit ça, je me souviens, c'est comme un matin, c'était comme 4h45 ou quelque chose, je pouvais pas dormir, j'étais allé dehors sur le balcon quand j'habitais sur... elle voulait sortir la... bélanger, mais le jeune jeune enfant à la maison, puis j'étais allé là, puis je comme c'est... c'était l'été, puis je jouais ça sur la guitare nylon. Mais ça, c'est après ça. Avec les soundchecks, on jouait comme le le vocal c'était quelque chose, on essaie comme on faisait... on essaie beaucoup avec ce groupe de trouver des différents sons de vocal, de comme trouver des layers entre nos voix, voir qu'est-ce qui peut être intéressant. Puis ça, c'est comme genre fifth, fourth, sort of stacked harmonies comme tout le long. Puis ouais, tu comme on avait ça juste comme chanter comme ça pour longtemps là, tu comme... puis l'autre section, je pense c'est quelque chose j'avais sur la guitare déjà aussi. Le refrain, le refrain existait déjà. Ouais, ouais, ouais, c'était déjà là. Puis après ça, c'est comme le gros section instrumentale, ça c'était... ben tu sais, c'est ça qui manquait je pense dans la chanson. Ça serait cool que là... parce que c'est quand même quelque chose de statique un peu, d'un peu mantra si tu veux. Puis je pense qu'on a juste voulu casser cette espèce de truc-là puis que ça explose, tu sais. Il y a pratiquement pas de synthé, c'est beaucoup de drum, vocal et guitare pratiquement tout le long, mais que quand les synthés arrivent, ça soit comme un espèce de... ouais, quelque part d'autre. C'est ça. Ça fait comme pas un bridge mais comme... ouais, un long bridge dans le fond. Ouais, OK. Ben moi je trouve que c'est une toune qui représente bien l'album. Sais, la finale, on a compris pourquoi qu'on est arrivé... la finale ça, je me souviens pas comme ça s'est fait au BG Mansion, ça je me souviens. La toute toute toute fin de la chanson ? Oui, c'était toujours là. Ouais, c'était là, c'était là, c'était... mais c'était là depuis la première fois que nous autres on travaillait ensemble, la fin. Ouais, c'est ça. Mais le pourquoi et comment, je n'en ai aucune idée. Ouais. Ben ça, faut écouter les tounes parce que souvent ils commencent à un certain état puis ils finissent dans un autre carrément. Exact. Mais il y a toujours un genre de tension. Je pense que probablement c'est comme il y a toujours un genre de tension tout le long de cette toune, ça c'est c'est comme que ça feel comme quelque chose va arriver. C'est comme puis je pense que c'était comme d'avoir un sorte de résolution à la à la fin, pas comme... ouais, pas que c'était c'était encore mélancolique un peu à la fin, mais c'est comme qui a comme un gros shift dynamique puis c'est un contraste. Moi je trouve une toune qui définit bien l'album. Puis la prochaine aussi, c'est "Joy will find a way".
[00:10:22] Joy will find a way
[Extrait musical de "Joy will find a way"]
Hugo Lachance : Écoute, cette toune est assez rétro, sais. Il y a quelque chose d'un peu fin 70, 80. Ouais, un bon un bon shuffle. Ouais, c'est ça. Mais ouais, mais pas... j'avais comme dans mes comme Tears for Fears, je sais pas, j'arrive pas à mettre le le doigt dessus. Ça me fait penser à plus un style de musique un peu pop des années 80 là. Puis mais c'est super bon ! Le refrain est vraiment accrocheur, ça marche. C'est une des tounes que j'avais vraiment hâte d'enregistrer. Ouais, OK. Joe avait l'espèce de riff de guitare là, c'était comme j'étais comme OK là, tu sais, puis c'est ces deux accords-là, moi j'étais comme ah non non non, il y a une toune là, c'est clair ! Je pense qu'il y avait pas mal juste ça je pense au départ, puis mais tu peux voir exactement c'était quoi avant parce que c'était comme pendant... c'était comme je faisais un bout que j'avais comme j'avais pas grand-chose puis je voulais voir qu'est-ce que ça donne de faire comme vidéo chaque 3 jours sur Instagram. C'est comme, j'allais au studio puis je faisais comme mettre la caméra puis la version, et c'est actuellement la guitare qui est dans les couplets, c'est c'est la guitare qui était sur la vidéo Instagram. Ah ouais, OK ! Parce que tu tu... mais qu'est-ce que tu faisais sur Instagram ? Je rentrais à mon studio puis j'ai comme j'ai composé quelque chose puis je faisais une vidéo, je faisais ça live, un vidéo de ça comme je faisais un post, whatever, pour voir la pandémie passer, des affaires pendant la pandémie. Juste essaie de voir comme faire comme un genre de calling cards, comme un peu de comme tout ce que je fais pour que le monde peut checker ça, whatever you do Instagram. Mais ouais, c'est ça. Puis tu... François, tu as comme entendu ça puis comme ouais, non, puis on a comme coupé beaucoup dans la forme, toutes les c'était différent au départ. Pas le refrain je pense, et le refrain est venu après. Ouais, le refrain, puis je me suis... tu m'avais dit, genre hey, parce que tu sais, tu... où est-ce que tu vas après ça, tu sais ? Comment comment switcher puis que ça ça tu perdes pas la couleur du début, puis mais finalement on a gossé au piano puis on est arrivé à ces accords-là, fait qu'on a fait OK. La méthode, on fait souvent ça aussi, tu sais. Quand on n'a pas les mots vite, on chante une mélodie. Ouais, ouais, quelque chose qui vient quand tu entends quelque chose, tu es comme ouais, tu en chantes quelque chose avec n'importe quoi, avec l'accord, puis là c'est ça, on l'enregistre tout de suite, tu sais, pour que cette idée de mélodie-là soit là. Fait que qu'on a gossé après ça le le chorus, puis moi je pense qu'on avait bien l'idée du fait que ça soit simple, la forme soit vraiment... c'est vraiment abrupt, tu sais, vraiment. Puis la recherche des sons est fun aussi. Il y a des ben c'est pas des je pense ça doit être du synthé... ben en fait, c'est qu'on voulait... on était juste les deux, mais il y avait pas de basse, fait que mon... ben je vais jouer une basse de synthé. OK. C'est tu sais, des fois tu fais comme... tu veux l'entendre, tu sais, on a tout on a tout fait avec un espèce de DMX d'Oberheim le drum, au départ. Fait que ce que tu entends ce que tu entends là, c'est exactement ce que on avait fait, c'est juste Robby a joué bien joué par-dessus. Mais de la chose vidéo Instagram, moi j'avais comme c'était un autre drum machine, je faisais je faisais comme un genre de... oui, c'est vrai, ah ouais OK ! C'est encore dans le track puis après ça, doublé avec le DMX. Ouais, c'est pour ça que j'aime ça faire le podcast parce que tu sais, on a on a toutes les secrets, les petites tounes. C'est un peu un peu geek notre affaire, mais c'est le fun. Bah tu sais, tu veux entendre les affaires même si c'est tu sais, quand quand tu es en processus de ben de création, de composition, tu sais c'est ça que j'aime avec Joe, c'est ce projet-là c'est que c'est on n'attend pas, c'est de suite on fait quelque chose puis au pire ça va rester, au pire on va le refaire. Si ça reste, ça reste. C'est souvent on vient attaché à ces petites choses-là, tu sais. Mais comment vous arrivez à dire que qu'on s'est OK, la toune est finie, on arrête ? C'est fini quand qu'on se regarde puis on dit... mais je pense que je je pense qu'on est... je pense que le dernier le premier album, on a essayé de comme remplir les couleurs plus, tu sais, comme de chaque trou qui a comme on trouver les autres toutes les directions que ça devient vraiment chargé, puis tu sais comme quand tu comme des fois on allait trop loin puis d'enlever des choses, et des fois tu comme c'est juste comme ça, rien d'autre là, c'est comme ça marche bien là, comme la toune est là, l'énergie est là, il y a pas une raison qu'on veut comme mettre que c'est moins clair. C'est comme ça, c'est un bon exemple, tu sais.
François Lafontaine : Moi je pense qu'on s'était parlé de ça, tu sais. Je disais souvent on laisse pas trop charger, juste juste la guitare, le drum, il y a déjà une conversation là, il y a déjà quelque chose, ça fait du bien. Ça fait du bien dans l'ordre des tounes. Ouais, exact. Parce que là tu vois, je parlais de d'un album tantôt là, les trois tounes qu'on vient d'écouter sont totalement différentes les unes des trois. Puis la prochaine pas mal aussi, on va avec "In vacuo".
[00:16:33] In vacuo
[Extrait musical de "In vacuo"]
Hugo Lachance : Donc "In vacuo", dans le vide. Une vibe qui va... ouais, une vibe dans le vide. Là on est on est plus dans dans dans le rock avec des accords. C'est quoi le le type le type d'harmonie ? C'est phrygien je pense. Phrygien, un peu arabisant. Mais ouais, c'est une super bonne toune. C'est la c'est une idée d'une journée, Joe puis moi on est rentré au PG Mansion mettons, au studio à Joe, puis genre on avait aucune idée de ce qu'on allait faire. On se donnait des journées comme ça, genre OK on va aller composer des choses, tu sais, ou travailler sur des trucs qu'on a déjà préalablement commencés. Puis quand qu'on est arrivé cette journée-là, on s'est dit je pense c'est toi que tu disais, genre ça serait cool une toune juste un accord ou un riff, puis tu sais on s'est mis au piano, guitare, puis OK on va partir de ça, puis tu sais c'est comme puis le thème de guitare est arrivé par après, tu sais la mélodie est arrivée par après, puis bon c'est pas rendu quelque chose qui est juste comme... l'énergie c'est comme plus que ça, juste comme ça pousse là, jamais exact, non, ça prenait dans le pacing aussi, hein ? Ouais, ouais, c'est bien c'est bien situé dans dans c'est un bon moment dans l'album, tu sais. Puis tu sais comme là, tu sais ce que peut-être probablement quelque chose qui ressemble peut-être à ce qu'on faisait un peu avant, tu sais la le refrain c'est une cassure très directe ce que ouais ce qu'il y a avant ou ce que... j'ai aucune idée comment c'est arrivé, je m'en souviens plus. Peut-être j'avais gossé de quoi chez nous avec j'avais je venais d'acheter l'Oberheim que là je me souviens qu'on a tout fait ça avec ça, ouais. On avait comme la séquence, ouais, ça là, fait que ouais, fait tu sais c'est c'est dur de se rappeler exactement qui est arrivé ou comment, tu sais. Faut juste qu'on en parle, moi c'est une de mes tounes de mes tounes préférées de l'album, surtout au début parce qu'elle est plus accrocheuse que les autres puis ouais, moi je l'aime beaucoup. Autre chose à ajouter là-dessus ?
Joe Grass : Je pense que toi tu as joué la basse dans la live tracking ? Ouais, c'est moi qui ai joué la basse. J'avais mal au poignet en fait. Ah ouais, OK, OK ! Parce que c'est classique punk là, sur une corde ça va. Tout est joué sur une corde, la corde de la, je suis capable. Mais ça, au bout de... mon coup de pic faisait mal ici à la longue. Ça a l'air de rien, mais pas facile. Je veux de la basse, non. On on y est arrivé. Cool. On va passer à la prochaine, "Looping states".
[00:20:12] Looping states
[Extrait musical de "Looping states"]
Hugo Lachance : Donc "Looping States", yeah, voilà ! C'est on parlait de trucs qui veulent qui qui veulent pas mourir, qui veulent exister, ben c'est ça, c'est un bon exemple entre autres aussi. Là, c'est c'est un truc que j'avais... j'ai fait un démo, pratiquement toute la toune, mais la mélodie finale tout ça ça n'existait pas ça. Mais c'est comme... mais tu sais, on pratique l'art du recyclage ! Ah ouais, c'est pas ouais, c'est c'est ça. Fait que moi je suis... je pense c'est une évidence, à un moment donné je pense que... et celle-là, tu comme tu avais les accords puis le le vibe, comme après d'avoir la mélodie puis tout était vraiment là. Celle-là, c'était comme probablement le plus difficile pour moi de créer dessus parce que on avait comme... on savait pas trop, c'était comme ça part de quoi puis le le feeling était tellement thick, c'est comme on feelait... c'était c'était difficile de comme écrire quelque chose qui était qui était la bonne affaire, qui faisait... qui ça donnait plus à la chanson que take away, d'enlever quelque chose. Alors c'était un challenge comme ça, mais je suis content avec le résultat. Mais c'est on échange les rôles, on fait souvent ça. Des fois, quand même si c'est quelque chose qui a été préalablement composé, des fois au piano, sais on échange les... on échange les rôles. OK. Joe, il me disait, hey pourquoi pourquoi je le jouerais pas, tu sais la guitare cette affaire-là, toi tu toi tu fais ce que je fais. Ouais. Puis des fois, je sais plus trop quelle toune où on a fait la même affaire. Je pense c'est "A star away", c'est ça. Normalement, c'est Joe qui jouait, OK, toute la run d'accords à la guitare. C'est comme, OK je vais le faire au piano, fait qu'on on échange, des fois c'est juste ça ça fait en sorte que tu... c'est quand même deux instruments distincts là, puis ça change le mot de place. Non, c'est tu peux virer une toune vraiment, avoir... ouais. Puis Joe, je sais pas comment est-ce qu'il fait, c'est comme... mais c'est ça, fait on c'est ça là où ce que Fred joue à la fin de... Fred Fortin joue à la fin de... basse toute folle dans la chanson, la guitare c'est comme la basse mais avec plus de doigts, et c'est un peu ça, ouais. Quoique, des bassistes qui... ah oui oui, même chose, ouais. Mais ouais, c'est pas mal ça. Mais je pense qu'on a parlé du sujet à propos de... on est tombé sur l'espèce de ouais, de quelqu'un là qui qui est mentalement... qui fait juste des loupes. Ouais. L'anxiété comme ça, puis tu comme un peu comme tes habitudes, et quand tu tu comment tu reviens à les états comme les mêmes états sans vouloir... comme tu pensais que tu comme passé au travers de ça puis ça loupe. Là, au départ, on est encore dans le thème. C'est bon pour "Looping states". On repart avec l'étonnante "Smarties".
[00:24:03] Smarties
[Extrait musical de "Smarties"]
Hugo Lachance : Donc "Smarties". Tantôt je parlais de King Crimson, c'est elle qui me fait penser à King Crimson, le début dans la période de "Discipline". OK. Ouais, ça ça fait du sens peut-être. Ouais, ça amène des images, ouais exact. Aussi, c'est ça exact. C'est toute cette période-là peut-être. J'adore cette toune ! Ouais. Pourquoi "Smarties" ? Smarties, c'est un titre qu'on a comme parce que tu c'est le le refrain c'est un peu... c'est comme les euh les lignes, il y avait comme plein de lignes dans la course qu'on choisit. J'ai fait un liste puis il y avait comme une qui était "Smarties in the pipeline", tu sais comme, puis ouais c'est ça est devenu le titre. Pourquoi pas ? OK. C'est une toune qu'on ne se prenait pas au sérieux du tout là. On voulait faire de quoi que qui ça soit pas dansant un peu. Ouais, juste danser puis que ça soit... tu sais, on peut qu'on peut se permettre ce qu'on ce qu'on veut là à l'intérieur de tout ça, puis ouais. Puis le refrain, un refrain comme ça tu peux pas faire grand-chose, juste la suite d'accords avec la mélodie puis ce que ce qui est dit dans les paroles, c'était comme genre OK let's go, on y va là, tu sais. C'est pas... OK. Ben moi j'aime bien comment tu chantes au début, ton ton de voix là, c'est c'est il y a un petit côté, tu te donnes même un petit accent aussi. Ouais, c'était comme je pense que j'ai gardé quand je travaillais sur les paroles, j'étais à mon studio puis j'ai fait ça comme un matin, j'ai essayé puis ça vibrait vraiment, comme ça j'ai même pas recalé les gamins, vraiment, je suis juste allé puis ça sonnait bien. Avec ça, c'est resté. Mais oui, tu sais comme on voulait vraiment qu'il y ait un gros contraste entre la section A puis la section B pour celle-là. Ouais, ouais, c'est comme un peu c'est comme des états de comme d'être un peu bipolaire, comme le refrain ça serait comme les... et tu comme les couplets sont plus contemplatifs, ben ouais ils sont plus un peu plus dark. Plus dark, ouais c'est ça. Mais c'est ça, il y a un côté funny aussi dans cette toune-là, comme tu disais vous prenez pas au sérieux, puis il me semble ça se transmet bien sur une piste de danse justement qu'on est dans un espèce de incroyable, tu... là-dessus, Lisandre qui est venue faire des percussions. Il y a Marie-Pierre qui est venue nous épauler dans les chorus, qui chante dans le pit, c'est dans le sous-sol. Ouais. Ben moi, c'est un beau moment dans dans l'album. On va faire... j'ai fait mon mon top 3, vous allez faire le vôtre tantôt de l'album. On continue avec "Living with the bomb".
[00:27:48] Living with the bomb
[Extrait musical de "Living with the bomb"]
Hugo Lachance : Ouais, faut l'arrêter celle-là parce qu'on l'écouterait au complet. Super bonne toune ! Vraiment vraiment cool cette toune. Là-dessus, comme tu disais, Marie-Pierre à la basse, il y a les Bourdages, congas et percussions, puis Olivier Salazar au marimba. Alors c'est quoi vivre avec la bombe ?
Joe Grass : C'est comme un peu comme le le chanson le frère le frère ou la sœur de "The pressure" là. Tu sais, comme le bomb c'est c'est les grosses affaires vraiment sérieuses, puis c'est comme de trouver le lightness dans tout ça, de... ouais.
François Lafontaine : OK. Ou faire du déni, tu es dans le déni total, tout va bien, c'est correct, c'est correct. C'est bon ça. Mais est-ce que... super toune avec les "La la la", tout fonctionne dans cette toune-là, tu sais. Ouais. Moi, une de mes une de mes tounes préférées. Mention d'honneur à Olivier qui est venu jouer les marimbas. Ouais, OK, qui... ce solo, le solo de piano, on a comme on a fait sur un live puis on a construit ça vraiment comme on a joué des juste juste des mélodies. C'est comme juste des choses super simples, puis on a pitché, tu comme comme fait en triolet, c'est comme jusqu'à la... c'est comme des choses comme ça puis on a composé ça un peu, tu comme tu as tout joué, mais c'est vraiment trafiqué. C'est trafiqué. Ah ouais, OK ! Olivier Salazar a vraiment comme pris ça puis a transcrit ça, puis est venu jouer ça sur la marimba, moins robot. OK, waouh ! Mais c'est tu sais, moi quand je l'ai appelé, écoute je sais pas comment est-ce que tu peux faire ça parce que j'ai aucune idée, je peux pas te faire une partition de ça, c'est impossible. "Je... moi je... c'est beau, je m'occupe de ça." Jésus-Christ, un malade, man ! Tu l'as fait puis il a fait quoi, trois quatre takes en studio, comme OK bravo ! On le salue, Olivier. Ouais, puis bravo, mention d'honneur. Ben super bonne toune. Encore, on passe à la 8e, "Barefoot torpedo". Hop !
[00:31:13] Barefoot torpedo
[Extrait musical de "Barefoot torpedo"]
Hugo Lachance : Alors "Barefoot Torpedo", quoi dire sur cette chanson ?
Joe Grass : Il y avait ce titre vraiment vieux, c'est comme quand on a commencé le processus du deuxième album quand on était encore en trio, on a comme travaillé sur celle-là dans un autre genre de groove complètement, un autre feeling. Puis on a on a fait une prise de son sur celle-là, François et moi, puis ça a vraiment pris une autre une autre trajectoire. Mais la toune de base, c'est que c'était comme un riff que toi tu avais, puis les paroles sont sorties assez vite. C'était comme je pensais à un ami d'enfance puis c'est... qu'est-ce que lui a passé au travers, et c'est ça. C'est comme ça donne ça. Puis à la fin, on a... on a permis de de prendre, aller plus un espace un peu de plus trans-sonic à la fin. C'était un bon moment pour ça. Ouais, c'est c'est une toune à écouter quand même assez longue là, mais c'est une toune à écouter au complet à la fin. Je pense ça ça ça brasse un petit peu. C'est comme le voyage de ton ami à la fin, c'est comme s'il s'en va, il part. Puis tu sais, je veux dire, tu sais des fois on ne s'en rend pas compte, mais tu sais les paroles inconsciemment nous font réagir sur des affaires qui vont arriver, tu sais. Tu te rends pas... OK, c'est de ça que ça parle. Ah waouh, OK ! C'est pour ça qu'on a fait ça. C'est pour ça que ça ça arrive là. Des fois de comprendre mot par mot ce qui ce qui est dit dans une chanson, l'image est trop claire. Des fois, juste laisser aller les trucs, tu fais comme "Ah ben oui, OK, ça va là, tu sais." C'est... mais moi c'est une des chansons que j'aime. Je trouve que je suis... je trouve qu'on a on a toute la façon que ça s'enchaîne dans le refrain avec la finale, je trouve que je trouve je trouve que c'est une chanson qu'on a qu'on a bien travaillée, je trouve. Ça fait du bien aussi dans dans le pacing, ça relaxe un petit peu. Les voix aussi, de la façon que les voix sont placées, c'est là le... on le remarque là, tu sais. Tu entends une voix là, une voix là, une voix, c'est comme quelqu'un... c'est quelqu'un qui te parle, tu sais. C'est comme c'est... ouais, c'est mais c'est le genre d'album aussi qu'il faut tu sais, il faut il faut que tu réécoutes souvent, dans le sens que tu fais tu sais ça dépend où tu places ton oreille parce que tu vas faire des découvertes un petit peu partout, tu sais, dans dans les chansons comme quand justement comme tu disais, comment les voix sont placées, la recherche sonore, les textures. C'est le fun pour ça à penser, on dirait quand tu mixes ou tu sais quand le gars mixe quand qu'on a placé nos affaires. Mais des fois, tu es dans le feu de l'action, ça roule puis là tu t'en rends pas compte, mais là tu sais des fois avec un peu de recul, tu fais "Ah ouais, OK c'est cool, tu sais." Cool. Ouais, on passe à "A star away".
[00:34:44] A star away
[Extrait musical de "A star away"]
Hugo Lachance : Tu peux la faire avancer celle-là. Bon, alors oui, c'est ça que c'est ça l'espèce de solo de guitare vraiment vraiment intéressant à la fin. Très cool ça, nice !
Joe Grass : Ouais, celle-là c'est comme j'aime toujours cette idée de comme prendre une section... comme je pense j'ai fait un couple de différents essais de ce solo-là, puis un coup c'était comme juste du blowing improvisé comme avec l'instrument, puis celle-là je l'ai chantée en premier. Je suis comme juste improvisé en chantant, puis j'ai fait un take comme... je pense j'ai fait ça une journée de vocal, c'était le solo vocal, puis après ça tu comme de trouver un son que je peux jouer cette ligne-là avec, alors c'était comme un slide avec une volume pedal. OK. Parce qu'au début, ça fait comme une baleine, des chants de baleine au début, c'est c'est comme vraiment chanté. Alors c'est comme je suis comme de lire quelque part que c'est comme c'est que David Gilmour, tu comme il faisait ses solos comme ça, il chantait... chantait les solos souvent en premier, tu comme, et ça ça enlève les choses automatiques, les patterns que tu as tellement sur ton instrument, puis ça donne quelque chose d'autre, tu phrases différemment. Ouais, très bonne. Ouais, c'est moi je suis... ça, une pas pire aussi, on a vraiment gossé sur sur la finale, le bridge aussi là. Ouais, c'est ça. Parce que on écoute on écoute des extraits mais c'est évidemment faut écouter les tounes au complet parce qu'elles progressent beaucoup là, tu sais. Tu vois, même quand on a parlé de Scott Walker, je pense un moment donné, dans cette chanson-là, un espèce de mood, pas nécessairement tu sais que ça soit du Scott Walker exactement, mais OK, cet espèce de de truc cloudy un peu, là tu sais. OK, ouais, ouais, puis après ça que ça devienne lumineux. Ça fait peut-être ça fait penser un peu à Pink Floyd la fin, à cause peut-être de tout ça, mais mais c'était vraiment cet univers. Non, c'est parfait, tout est à sa place. Puis c'est "A star away", c'est la dernière chanson qui est enregistrée d'ailleurs. Ah ouais, OK ! Ou qui a failli pas exister, je sais pas pourquoi, un moment donné je suis retombé parce qu'on avait beaucoup de démos de plein de trucs. Un moment donné, j'ai comme juste réécouté : faut qu'elle soit là. Bon, tout est là, fait que on l'a juste rajoutée finalement. Puis une chance, parce qu'elle fait du bien sur l'album. Ça nous mène à la dernière toune, "Coldest cold".
[00:38:45] Coldest cold
[Extrait musical de "Coldest cold"]
Hugo Lachance : Je pense que tu peux l'avancer, la fin est assez euh...
[Extrait musical - Suite et fin de "Coldest cold"]
Hugo Lachance : La conclusion de l'album, "Coldest cold", très bonne toune ! J'aime beaucoup la finale là, fait que voilà. C'est tu sais que il y avait plusieurs parties, ça il y a eu ça on l'a travaillé longtemps, c'est...
Joe Grass : Ouais, je pense c'était comme le le working title c'était c'était "Odyssey" là, ouais, parce qu'il y avait un long passage là. Ça c'était pas là à la fin ? Euh non, c'était une autre toune. Puis on a essayé de réenregistrer le début. Je pense c'est la guitare de mon démo qu'on a gardée parce qu'on n'était pas capables. Je suis comme je pense que j'ai écouté comme you know My Bloody Valentine ou quelque chose, puis j'ai fait ça un matin comme... puis on a tout refait les autres choses, les drums puis tout ça, mais les guitares, la façon que ça modulait puis tout, j'étais pas capable de le refaire mieux que le le démo original. Ben c'est vrai, j'avoue. Avec le titre de travail, on dirait que ça donne plus de sens avec la toune "Odyssey", parce que c'est vrai qu'elle est assez longue aussi puis elle passe par plusieurs plusieurs phases. Il y avait deux autres sections normalement. Ah ouais, OK ! Une partie super vaporeuse puis il y avait une autre section où on revenait avec ça... j'écoutes, ça fait trop longtemps. La mélodie de la fin est super bonne aussi, dans la section la section B c'est comme de le de la toune c'est comme ça, ça venait ça c'était la mélodie de... non, oh yeah, de "Natrix", c'est ça. Mais on a pris cette mélodie, on l'a mise ensemble pour que ça faisait plus de sens. Là on a passé à travers l'album les gars, voilà, écoute je vous remercie. Il y a un dernier petit segment oui, avant de partir, le segment rafales.
[00:41:38] SEGMENT : Rafales
Hugo Lachance : Le top 3 de l'album, ça serait quoi ? Des tounes de l'album, tellement dur ! C'est super dur. Moi le mien, en trois j'ai mis "Living with the bomb", deux "Smarties", un "In vacuo". Mais tu sais, ça tend à changer quand je parle avec les artistes, tu sais. Mais mention d'honneur à "The Pressure". Ça ça change rien, je suis très content de "Wider Sky". Ouais, en tout cas, je trouve que ça c'est vraiment... je trouve que "Barefoot", "Wider Sky", c'est comme une facette du band qui qui est qui nous représente bien. C'est là où ce qu'on est rendu, je pense en ce moment, probablement.
Joe Grass : Euh, je sais, en même temps j'ai je... "Living with the bomb", c'est comme c'est nous autres, c'est peut-être pas les meilleurs juges parce que c'est comme les choses que nous autres on a prises en faisant les tounes, c'est comme pour faire ça en réalité. Et comme oui, le résultat a marché, mais des unes qu'on a vraiment comme appris des choses puis on avait besoin de passer au travers des choses puis trouver d'autres solutions. C'est comme les tounes où est-ce qu'on a été capables de faire ça puis ça comme venait naturellement de où est-ce qu'on est comme dans tout, c'est... mais c'est clair que le résultat de "Living with the bomb" puis "Smarties", on est contents avec ça. Mais ouais, elles sont c'est un peu plus... ouais, c'est c'est c'est c'est plus les peut-être des ovnis sur sur tu sais, mais en même temps toute la narration par rapport aux textes puis des affaires, ça ça a du sens sur l'album quand tu quand qu'on parle du personnage qui est qui est qui a à vivre oui, qui a à vivre au quotidien la vie qui n'est pas qui n'est pas évidente, tout ça tout ça a un lien finalement. Pour ça, ça marche très bien. Je suis content d'en discuter avec vous autres parce que tu sais, il y a des lumières qui s'allument, on comprend un peu la la démarche. Puis si tu avais à faire écouter une toune qui représente l'album, genre écoute c'est quoi l'album de Klaus II, écoute cette toune ?
François Lafontaine : Tu es difficile, c'est pas facile. J'avais comme l'impression qu'allaient être difficiles ces questions-là. Je dirais "The pressure" un peu. "The pressure" ? Ouais, tu sais comme il y a un peu toutes les les saveurs. C'est comme où est-ce que je pense, moi c'est un bon choix aussi. Ouais, c'est un bon choix. Puis la meilleure toune en show ? Euh, c'est trop tôt pour je sais pas, c'est qu'on a... laquelle vous avez plus de fun à jouer live maintenant ? "In vacuo", c'est très cool. "The pressure", ça va super bien. Moi je trouve que c'est une des des tounes qui rentrent. Ouais, qui rentre bien, ou il y a pas une qui est comme non, c'est ça particulièrement. "Smarties" même, c'est c'est quand même agréable des passes, tu sais, je ouais tu peux vraiment comme aller dans une place de danse là. La prochaine est cruelle : la toune que tu aimes le moins, ou si tu avais une toune à enlever, ça serait laquelle ? Ah moi j'ai j'en ai aucune. Ouais, ça c'est la réponse facile. Non, mais c'est parce que tu vois, même normalement normalement c'est un album de 9 tounes puis finalement on en a rajouté une, tu sais. Fait que c'est dur pour moi de dire, genre pour nous autres pour dire genre j'en enlèverais... j'ai j'ai pendant que on parlait de la avant, et je me souviens quand elle pensait que le dernier album c'était trop lent, puis la maison de disques voulait qu'elle enlève une une de les tounes. Oh, OK, de l'album ! Alors je pense à ça un peu. C'est comme en écoutant ça, tu comme c'est comme les tounes qu'on a comme choisi de finir, tu sais. Comme je pense que tout est... en fait, c'est qu'il y a tellement de de choses qui ont qui ne sont pas sur l'album, de de pièces de musique qu'on a commencées puis qu'on finalement on fait OK, ça le fait pas. Tu sais, celles-là sont pas là pour... ça serait plus facile d'enlever des sections de tounes qu'une toune au complet. Non, même des des musiques qu'on a commencées, on va faire une toune, finalement on n'a juste pas abouti à quelque chose. Fait tu sais, je veux dire ce qui est là, ça a sa raison d'être, tu sais. Ouais. Euh, puis où est-ce qu'on peut se procurer l'album ? Ben euh en vinyle, il est en vinyle, sinon plateformes, et appelle-nous ! C'est sur les plateformes, euh euh le site web de Simone c'est certain j'imagine, son sont des les boutiques de euh je pense 33 tours l'ont, comme je sais que je pense qu'il y en a au 33 tours. OK. Euh, devrait avoir... amener au Aux 33 Tours aussi, mais je l'ai pas fait encore. Je sais pas si... mais on va aller avec les certains euh chez Simone, le le site web de Simone c'est puis Bandcamp aussi. Exactement. Et puis c'est quoi vos projets, qu'est-ce qui s'en vient avec Klaus ? Ben on est supposés de jouer, on est encore dans le booking en ce moment, tu sais. Euh, je pense des shows mettons à l'été, automne, probablement qu'il va avoir des tu sais, en tout cas on espère jouer cet été, mais tu sais tout ce qui est les festivals ça se b... ça commence tranquillement. Alors on aimerait ça de jouer cet été. Je pense que la grosse partie de la tournée en salle, ça va être plus l'automne.
[00:47:09] Conclusion
Hugo Lachance : Parfait, génial ! Ouais, ben Joe Grass, François Lafontaine, merci beaucoup ! Merci à toi, c'était vraiment chouette, un réel plaisir. Je vous souhaite le meilleur avec cet album-là. Merci aux auditeurs, auditrices. Si vous voulez contribuer au podcast, le lien est dans la description, sinon lalbumpodcast.ca. Merci à Hopera d'avoir commandité cet album. Puis on se revoit pour pour un autre épisode de L'Album Podcast !